L’énigmatique dégothification du seing de Xavier Baumgarth
, par Michel BAUMGARTH
Orson, bonjour,
D’abord un grand merci pour le "... quelque chose d’alsacien ".
Votre explication par un apprentissage inversé du fils vers le père me séduit. J’ai donc immédiatement vérifié que Xavier fils signait bien "à la française" ; mais son premier paraphe datait de son mariage en 1861 soit 13 ans après la mutation...
Néanmoins à l’encontre de cette hypothèse, on peut objecter qu’il serait extraordinaire que ce changement se soit limité au seul Xavier père puisque nous n’avons pas trouvé de modification significative dans le reste du village.
À la réflexion, il serait logique que ce changement "patriotique" de la signature soit précédé du changement patriotique de l’écriture.
hélas, nous ne disposons pas d’exemplaires de l’écriture de Xavier père et de ses contemporains pour le vérifier.
Cette option nous étant refusée, poussons l’idée un peu plus loin : faute de pouvoir comparer l’évolution de leur écriture personnelle, nous pourrions comparer l’évolution de leurs lectures.
Autrement dit, les journaux régionaux de l’époque étaient-ils
" gothiques" ou "à la française" et il y a-t-il eu une évolution ?
Qui saura nous le dire ?
Quant à " Mein kampf ", il est vrai qu’il fut "offert " larga manu aux nouveaux mariés, mais il a aussi été beaucoup acheté par les vieux couples et les célibataires éblouis par l’auréole du fuhrer ( ou pour ne pas se faire dénoncer par les voisins...) ; ce fut donc quand même un best seller, même s’il fut aussi un " best gift" de propagande ;
J’ai hérité de mon grand père Adrien Baumgarth d’un exemplaire de "mein Kampf ".
Concierge d’école et portant un profond respect aux livres - symboles de l’éducation, il l’avait trouvé dans une poubelle à la libération et en dépit de son caractère sulfureux, il n’avait pas supporté qu’un livre puisse subir un tel sort ).
J’ai vérifié mon exemplaire : il est bel et bien imprimé totalement en écriture gothique.
L’abandon officiel de la cursive gothique datant de 1941, il serait logique que les tirages ultérieurs respectent cet abandon.
Orson, bonjour,
D’abord un grand merci pour le "... quelque chose d’alsacien ".
Votre explication par un apprentissage inversé du fils vers le père me séduit. J’ai donc immédiatement vérifié que Xavier fils signait bien "à la française" ; mais son premier paraphe datait de son mariage en 1861 soit 13 ans après la mutation...
Néanmoins à l’encontre de cette hypothèse, on peut objecter qu’il serait extraordinaire que ce changement se soit limité au seul Xavier père puisque nous n’avons pas trouvé de modification significative dans le reste du village.
À la réflexion, il serait logique que ce changement "patriotique" de la signature soit précédé du changement patriotique de l’écriture.
hélas, nous ne disposons pas d’exemplaires de l’écriture de Xavier père et de ses contemporains pour le vérifier.
Cette option nous étant refusée, poussons l’idée un peu plus loin : faute de pouvoir comparer l’évolution de leur écriture personnelle, nous pourrions comparer l’évolution de leurs lectures.
Autrement dit, les journaux régionaux de l’époque étaient-ils
" gothiques" ou "à la française" et il y a-t-il eu une évolution ?
Qui saura nous le dire ?
Quant à " Mein kampf ", il est vrai qu’il fut "offert " larga manu aux nouveaux mariés, mais il a aussi été beaucoup acheté par les vieux couples et les célibataires éblouis par l’auréole du fuhrer ( ou pour ne pas se faire dénoncer par les voisins...) ; ce fut donc quand même un best seller, même s’il fut aussi un " best gift" de propagande ;
J’ai hérité de mon grand père Adrien Baumgarth d’un exemplaire de "mein Kampf ".
Concierge d’école et portant un profond respect aux livres - symboles de l’éducation, il l’avait trouvé dans une poubelle à la libération et en dépit de son caractère sulfureux, il n’avait pas supporté qu’un livre puisse subir un tel sort ).
J’ai vérifié mon exemplaire : il est bel et bien imprimé totalement en écriture gothique.
L’abandon officiel de la cursive gothique datant de 1941, il serait logique que les tirages ultérieurs respectent cet abandon.
Orson, un grand merci pour vos commentaires.
Michel Baumgarth