Des Bouches-du-Rhône à la Haute-Saône, le parcours d’une enfant des hospices
, par maryvonne ploquien
Bonjour,
Bravo pour cet exposé très intéressant. J’ai moi aussi une ancêtre qui a vécu à la même période et qui a eu 4 enfants de père inconnus nés dans 4 villages différents.
je me suis donc intéressée aux enfants abandonnés dans le département de Maine et Loire et j’ai fait les constats suivants que je vous laisse apprécier :
Pour les baptêmes, mariages et sépultures catholiques après la période suivant la Révolution, ils sont conservés jusqu’à aujourd’hui par les archives de la paroisse et consultables aux archives diocésaines sur simple demande.Il y a actuellement une campagne de relevés effectués par des bénévoles à la demande de l’archiviste diocésain en Maine et Loire : c’est peut-être le cas dans d’autres départements ? Il faut contacter les archives diocésaines au chef-lieu du département pour connaître le contenu éventuel de l’acte de baptême.
Pour le domicile de la naissance, il peut s’agir du domicile de la sage-femme qui accueillait chez elle moyennant un peu d’argent les femmes seules proches de leur terme, A Angers, le relais sera pris ensuite par l’hôpital général où les femmes pauvres pouvaient accoucher dans de bonnes conditions avant que l’on ouvre l’hôpital à tout le monde et que l’on créé des maternités.
Pour le prénom, il est parfois donné à partir d’un écrit qui accompagne l’enfant même si la mère ne sait pas écrire.
Pour les hardes, j’ai lu une explication sur la raison de faire porter au bébé des vêtements usagés dans les premiers mois suivants la naissance : la toile commune (chanvre ou autre) neuve est trop rêche et irritante pour la peau délicate du bébé. Il n’est pas rare de confectionner les trousseaux pour les bébés abandonnés avec des draps achetés d’occasion.
Bien cordialement,
Maryvonne Angers
Bonjour,
Bravo pour cet exposé très intéressant. J’ai moi aussi une ancêtre qui a vécu à la même période et qui a eu 4 enfants de père inconnus nés dans 4 villages différents.
je me suis donc intéressée aux enfants abandonnés dans le département de Maine et Loire et j’ai fait les constats suivants que je vous laisse apprécier :
Pour les baptêmes, mariages et sépultures catholiques après la période suivant la Révolution, ils sont conservés jusqu’à aujourd’hui par les archives de la paroisse et consultables aux archives diocésaines sur simple demande.Il y a actuellement une campagne de relevés effectués par des bénévoles à la demande de l’archiviste diocésain en Maine et Loire : c’est peut-être le cas dans d’autres départements ? Il faut contacter les archives diocésaines au chef-lieu du département pour connaître le contenu éventuel de l’acte de baptême.
Pour le domicile de la naissance, il peut s’agir du domicile de la sage-femme qui accueillait chez elle moyennant un peu d’argent les femmes seules proches de leur terme, A Angers, le relais sera pris ensuite par l’hôpital général où les femmes pauvres pouvaient accoucher dans de bonnes conditions avant que l’on ouvre l’hôpital à tout le monde et que l’on créé des maternités.
Pour le prénom, il est parfois donné à partir d’un écrit qui accompagne l’enfant même si la mère ne sait pas écrire.
Pour les hardes, j’ai lu une explication sur la raison de faire porter au bébé des vêtements usagés dans les premiers mois suivants la naissance : la toile commune (chanvre ou autre) neuve est trop rêche et irritante pour la peau délicate du bébé. Il n’est pas rare de confectionner les trousseaux pour les bébés abandonnés avec des draps achetés d’occasion.
Bien cordialement,
Maryvonne Angers