Les frères Jacques et Etienne BROUHET, des marchands entre la Bourgogne et les Flandres...
, par Sylvie Cauche-Laouchez
Bonjour,
il ne faut pas oublier que les maîtres artisans étaient des "bourgeois" qui pouvaient jouir parfois d’une certaine aisance, d’où la possibilité de recevoir une certaine éducation et de financer l’achat d’offices ou de se lancer dans une activité marchande pour les enfants. La solidarité familiale financière existait pour aider un membre ou un autre de la famille.
Vers 1780 à Uzerche en Corrèze un maître cordonnier a aidé financièrement son jeune beau-frère pour qu’il "monte" à Paris apprendre un métier. Je passe les péripéties mais ce jeune homme est devenu maître chirurgien puis un médecin réputé et ... baron d’empire.
En ce qui concerne les distances parcourues par les marchands, elles pouvaient être importantes. J’ai lu l’exemple de marchands du Rouergue au 14e siècle qui vendaient à Figeac (important marché) des étoffes achetées en Italie. A la fin du 18e siècle des marchands mazeliers (bouchers) de Corrèze allaient vendre des bêtes jusqu’à Paris (pas de train à l’époque).
Bref la coexistence dans une même famille de maîtres artisans, de marchands et de détenteurs d’offices ne me semble pas étonnante.
Je pense que les archives des notaires de la famille que vous étudiez vous permettront d’évaluer le niveau de vie de ces personnes. Les contrats de mariage, les donations, les inventaires après décès (quand ils existent) sont un bon outil, mais tous les actes d’achat et de vente sont de bons indicateurs également.
Bonjour,
il ne faut pas oublier que les maîtres artisans étaient des "bourgeois" qui pouvaient jouir parfois d’une certaine aisance, d’où la possibilité de recevoir une certaine éducation et de financer l’achat d’offices ou de se lancer dans une activité marchande pour les enfants. La solidarité familiale financière existait pour aider un membre ou un autre de la famille.
Vers 1780 à Uzerche en Corrèze un maître cordonnier a aidé financièrement son jeune beau-frère pour qu’il "monte" à Paris apprendre un métier. Je passe les péripéties mais ce jeune homme est devenu maître chirurgien puis un médecin réputé et ... baron d’empire.
En ce qui concerne les distances parcourues par les marchands, elles pouvaient être importantes. J’ai lu l’exemple de marchands du Rouergue au 14e siècle qui vendaient à Figeac (important marché) des étoffes achetées en Italie. A la fin du 18e siècle des marchands mazeliers (bouchers) de Corrèze allaient vendre des bêtes jusqu’à Paris (pas de train à l’époque).
Bref la coexistence dans une même famille de maîtres artisans, de marchands et de détenteurs d’offices ne me semble pas étonnante.
Je pense que les archives des notaires de la famille que vous étudiez vous permettront d’évaluer le niveau de vie de ces personnes. Les contrats de mariage, les donations, les inventaires après décès (quand ils existent) sont un bon outil, mais tous les actes d’achat et de vente sont de bons indicateurs également.
Bon courage pour la suite.
Sylvie Laouchez