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Familles & ménages de nos ancêtres

au même pot & au même feu


jeudi 21 novembre 2013, par Thierry Sabot

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Ce sont des documents d’un grand intérêt historique et généalogique, les listes nominatives de recensement, que je vous propose de découvrir à travers ce quatrième fascicule de la collection Théma, consacré à la composition et à l’organisation des familles et ménages de nos ancêtres.

En effet, la mise en ligne progressive des registres de recensement sur les sites des archives départementales offre aux historiens locaux et aux généalogistes une source exceptionnelle qui va leur permettre de découvrir des aspects méconnus et insoupçonnés de la vie de leurs ancêtres.

Ainsi, grâce à la lecture et à l’interprétation des documents d’archives désormais disponibles, les généalogistes vont pouvoir connaître avec précision la composition, la taille et la structure des ménages de leurs ancêtres, puis en mesurer les évolutions à différentes dates de leur histoire et enfin trouver les réponses à de nombreuses questions insatisfaites jusqu’alors : qui et combien d’individus vivaient sous le même toit «  au même pot et au même feu  » ? Comment vivaient-ils en famille ? Quelles étaient la place et la fonction de chacun dans la famille ? Vivaient-ils au sein d’une communauté familiale ? Comment identifier leur parenté, proche ou lointaine, leurs voisins, leurs amis et définir la nature des relations avec chacun d’eux ?

La collection THÉMA raconte la petite histoire de nos ancêtres :

Familles & ménages de nos ancêtres : «  au même pot et au même feu  »

- Introduction p 02

- Repères : recensement et évolution de la composition des familles p 03

- La notion de famille : aujourd’hui comme hier, une notion complexe p 04-05
Depuis toujours, la famille est la cellule de base de la société. C’est elle qui structure les rapports sociaux, notamment ceux de la vie quotidienne ou ceux, essentiels, de la parenté. Mais qu’est-ce qu’une famille ? Comment nos ancêtres concevaient-ils la cellule familiale ? Comment la définissaient-ils selon les époques ?

  • Vocabulaire : les termes à ne pas confondre : famille, ménage, maisonnée, feu, maison, parenté, lignage, fidélité, clientèle.

- Les membres du ménage p 06-07
Autrefois, la famille ne se réduisait pas seulement au couple conjugal avec ses enfants. Le ménage, entendu souvent comme une famille au sens large, rassemblait tous ceux qui vivaient dans un même lieu de résidence, sans nécessairement être tous liés par les liens du sang ou de l’alliance.

  • les relations au sein du ménage : le père, l’épouse, les enfants, les pièces rapportées, les parents proches, les domestiques, les enfants mis en nourrice, les hôtes.

- Les cercles de la parenté p 08-09
Autour d’un ancêtre se dessinent les cercles concentriques d’une parenté plus ou moins large, selon les types de familles, les caractéristiques de l’habitat et les milieux sociaux. Tous ces individus sont solidaires par des liens qui peuvent être tissés d’affection, de traditions ou parfois même d’intérêt.

  • La nébuleuse familiale s’étend jusqu’au seuil de la parenté :
    • la famille proche (paternelle et maternelle),
    • la famille éloignée ou «  ceux qui sont un peu parents  »,
    • ceux qui sont sortis de la famille,
    • les domestiques 
    • les voisins
  • Nos ancêtres connaissaient-ils leurs parents proches ou lointains ?
  • La géographie de la parenté du laboureur Pierre Bordier, à Lancé, en Vendômois, au XVIIIe siècle.

- Sommes-nous tous cousins ? p 10-11
Si Auguste, le père de Joseph, est le frère de Paul, si Louise, demi-sœur de Benoît, est la belle-fille de Marie, seconde épouse de Paul, et que François est le frère de Marie, quel est le lien de parenté entre Joseph et François  ?

  • Les degrés de la parenté et les dénominations des membres de la famille
    • Les degrés de parenté selon le droit canon
    • Les degrés de parenté selon le Code civil
    • Les dénominations des principaux membres de la famille par rapport à la personne étudiée.
    • L’implexe
    • Tableau pour le calcul du degré de parenté à partir d’un ancêtre commun

- La mémoire familiale p 12-13
Nos ancêtres avaient-ils le sens du lignage, le souci des origines et du passé de la famille ? Autrement dit, avaient-ils le sentiment d’une continuité de la famille à travers les générations, d’une mémoire généalogique, d’un imaginaire familial et d’une identité à transmettre aux jeunes générations ?

  • Le souci généalogique
    • les références aux ancêtres dans les écrits personnels 
    • la rédaction d’un livre de raison sur plusieurs générations
    • la transmission d’un prénom de génération en génération
    • les signatures permettent d’affirmer l’identité d’un individu au sein du groupe familial
    • la coutume qui, le lendemain d’un mariage, consiste à faire célébrer une messe pour les défunts des deux familles
  • À la mode de Bretagne
  • La veillée et l’unité familiale
  • La généalogie pour activer la mémoire

- La solidarité familiale p 14-15
Les liens créés par le sang et l’alliance renforcent la mobilisation et la solidarité de la parenté à l’occasion des grands événements familiaux ou dans les moments difficiles de l’existence. Ainsi, chaque membre de la famille peut trouver affection, aide, conseils ou assistance auprès de ses parents plus ou moins proches.

  • Les motifs d’intervention de la parenté
    • les témoins naturels de toutes les grandes étapes
    • les parents proches apportent leur soutien aux jeunes générations
    • l’aide que les enfants et les parents apportent à une personne âgée
    • le sort du mineur orphelin
    • certaines familles constituent de véritables réseaux de parenté
  • Oncles et tantes
  • L’esprit de famille !

- Les sources pour connaître les familles et les ménages p 16-17
Du XVIe au XXe siècle, les sources pour reconstituer les familles et les ménages et connaître leur composition sont diverses et nombreuses, mais souvent d’un intérêt inégal. Il faut généralement attendre les recensements du XIXe siècle pour disposer de documents réguliers et fiables pour suivre l’évolution d’une famille sur une longue période.

  • Les sources de l’Ancien Régime
    • les sources fiscales
    • les dénombrements par tête
    • les registres paroissiaux
    • les actes notariés
  • L’époque révolutionnaire
  • Les recensements modernes
  • La méthode de Vauban
  • Deux initiatives locales : La Courtine (Creuse) et Saint-Désert en Bourgogne
  • Sur le web : dénombrements et recensements

- Méthode Travaux pratiques : Les recensements, une source précieuse sur nos ancêtres p 18-19
Pour le chercheur qui prend le temps d’étudier les recensements, ceux-ci sont une source d’un grand intérêt qui va lui permettre d’affiner la connaissance des familles de ses ancêtres. Voici quelques cas concrets, trouvés au hasard des registres, pour vous montrer qu’il ne faut surtout pas négliger ce type de documents.

  • L’étude des familles à travers les recensements
    • De l’imprécision des registres de recensement
    • Les pièges du vocabulaire et des prénoms
    • Lire les actes entre les lignes
  • Cas concrets :
    • Fabricant d’étoffe de soie
    • L’exode rural à travers les recensements
    • Le marquisat de Bellenaves en Bourbonnais (Allier)
    • En 1851, confession et infirmité de nos ancêtres

- Méthode Travaux pratiques : Une fiche pratique pour suivre la chronologie familiale d’un couple p 20-21
L’état civil et les recensements nous permettent de connaître les grandes étapes de l’existence d’un ancêtre, mais aussi de reconstituer avec précision la composition et l’évolution de sa famille. Mais rien de mieux qu’une fiche familiale pour rassembler, synthétiser et étudier toutes les informations relevées dans les documents d’archives.

  • La fiche chronologique familiale

- La diversité des ménages p 22-23
En France, plusieurs modèles familiaux présentant des formes d’organisations différentes ont coexisté depuis le Moyen Âge. Il apparaît également que la composition et la taille des ménages sont en recomposition permanente. De même, il existe une grande diversité de situations et de modèles régionaux. Voici une grille de lecture qui va vous permettre de comprendre le modèle d’organisation de la famille de vos ancêtres.

  • À quelles formes familiales correspondent les familles de vos ancêtres ?
    • Les ménages simples :
      • les personnes qui vivent seules
      • les ménages sans structure familiale ou à structure familiale indéterminée
      • les familles conjugales
    • Les ménages «  en miettes  »
    • Les ménages élargis
    • Les ménages multiples

- La géographie des formes familiales p 24-25
Les études des historiens ont montré que la famille conjugale dominait très largement dans l’Europe du Nord-Ouest, alors que les structures familiales complexes sont nombreuses dans l’Europe du centre et du Sud. Mais quelle est la situation en France ? Comment se répartissent dans le pays les diverses formes d’organisation familiale ?

  • Une répartition complexe
    • le contexte historique 
    • la cohabitation des structures
    • l’évolution cyclique des familles
    • l’opposition entre les campagnes et les villes
    • la condition sociale :
    • la répartition géographique des formes familiales en France

- L’évolution de la composition des ménages p 26-27
Le classement des structures familiales proposé pages 20 et 21 est commode pour donner une représentation graphique de la composition de la famille. Mais c’est une sorte d’instantané photographique qui ne tient pas compte de l’évolution du ménage tout au long de son cycle de vie. Or la cellule familiale est en perpétuelle transformation...

  • Le cycle des ménages
  • Les situations qui entraînent le plus souvent un changement de la structure et de la taille d’un ménage

- Portraits p 28-29
Grâce au livre de raison du négociant François Valesque (1706-1791), qui décrit chaque événement familial, nous pouvons suivre les évolutions du ménage sur près de 60 ans, de 1732 à 1791.

  • Chronique d’une famille ordinaire : La famille d’un négociant lyonnais d’origine languedocienne

- Méthode Travaux pratiques : Comment connaître la composition d’une famille ? p 30-31
La mise en ligne des registres de recensement ouvre de nouvelles perspectives aux historiens locaux et aux généalogistes qui vont pouvoir confronter ces listes nominatives à l’état civil et au cadastre. Pour le XIXe siècle au moins, il devient désormais possible de connaître précisément l’évolution de la taille et de la composition d’un ménage ainsi que ses éventuels changements de domiciliation.

  • Étudier une famille sur la longue durée
  • Les informations contenues dans les recensements de la population
  • Cas concrets commentés :
    • Trois destins de femmes : Les ménages de Madeleine Auroux, de sa fille Madeleine Poirier et de sa belle-fille Catherine Lassimonne, à Bellenaves en Bourbonnais de 1836 à 1881

- Les ménages simples, solitaires et conjugaux p 32-33
Sous l’appellation «  ménages simples  », les historiens regroupent les personnes qui vivent seules (soit les célibataires et les veufs ou veuves sans enfant), les familles conjugales (soit un couple conjugal avec ou sans enfant, soit un veuf ou une veuve avec enfant(s)), et les ménages sans structure familiale déterminée, c’est-à-dire des personnes qui vivent ensemble, mais qui ont entre elles un lien autre que conjugal (frères et sœurs célibataires, par exemple).

  • La famille conjugale
  • Les ménages solitaires
  • La famille selon Nicolas Rétif de la Bretonne
  • L’installation d’un jeune ménage
  • Deux exemples de l’abandon et de la détresse morale et matérielle de personnes âgées

- Les ménages élargis ou recomposés p 34-35
La plupart du temps, les couples sont fragilisés par la mort d’un des conjoints. Aussi, les ménages ne restent souvent ensemble qu’un nombre réduit d’années, passant d’une famille conjugale à un ménage élargi ou recomposé selon les nécessités, les opportunités ou les circonstances de la vie. Il en résulte également un nombre important de familles réduites, brisées ou «  en miettes  ».

  • Les ménages élargis
  • Les familles en «  miettes  » ou recomposées
  • Le remariage des veufs
  • Sur l’importance des familles recomposées et complexes
  • Cas concrets : Quelques familles élargies à Ouessant en 1846
  • Un exemple de famille brisée puis recomposée
  • Pensionnaire ou concubin

- Les ménages multiples p 36-37
Les ménages multiples se distinguent des ménages simples ou élargis par la présence sous le même toit de plusieurs couples qui vivent ensemble. Ils peuvent être constitués soit d’un couple de parents et d’un second couple formé par le ménage d’un enfant, soit d’un regroupement de familles conjugales liées par le sang ou l’alliance dans le cadre de communautés familiales.

  • La diversité des ménages multiples
  • Les communautés patrimoniales ou communautés de sang
  • Les communautés de travail ou communautés-association
  • Deux exemples de ménages multiples au hameau de Féligny, commune d’Alligny-en-Morvan
  • Vocabulaire : Frérèche, affrèrement, mariage «  en gendre  », parsonnier, communiers, famille-souche, communauté taisible.

- La famille-souche ou «  l’esprit de maison  » p 38-39
Le ménage multiple et complexe le plus souvent cité en exemple est celui de la famille-souche pyrénéenne liée à la permanence d’une maison (l’ostal ou l’oustau) ou d’une exploitation, symbole d’un patrimoine qu’il faut transmettre, entier, à un seul héritier, de préférence l’aîné des enfants, garçon ou fille, choisi par le patriarche.

  • La famille-souche : un ménage à géométrie variable
  • Le choix de l’héritier
  • Les effets du Code Civil
  • Comment identifier les lieux où l’on trouve des familles-souches ?
  • Comment identifier une famille-souche ?
  • La «  maison du père  » en Haute-Provence
  • La cohabitation dans la «  maison  »

- Les communautés familiales p 40-41
Entre le XVe et le XIXe siècle, les communautés familiales sont nombreuses dans le centre de la France, autour du Nivernais, entre la Creuse et la Saône, dans le Poitou et en Auvergne. On distingue deux types d’associations : d’une part les communautés patrimoniales ou communautés de sang (communautés «  taisibles  ») et les communautés de travail ou communautés-association (communautés par contrat) qui toutes partagent une motivation économique.

  • La diversité des communautés familiales
    • Les communautés de «  parsonniers  » (ou «  consorts  »)
    • Les frérèches (ou l’affrérement)
    • Les «  communiers  »
    • La maison commune
    • Les communautés et la toponymie

- Méthode Travaux pratiques : Vos ancêtres vivaient-ils dans une communauté ? p 42-43
Comment savoir si vos ancêtres vivaient dans une communauté familiale ? Plusieurs documents d’archives, notamment les registres d’état civil, les recensements et les actes notariés, vont vous donner de précieuses indications sur la constitution de communautés familiales.

  • Quelques exemples concrets trouvés dans les archives
    • La mention d’une communauté familiale dans un registre paroissial
    • Les formules d’actes notariés nous informent de la constitution et de l’organisation des communautés
    • Repérer une communauté dans les recensements
    • Cinq «  mariages associations  » le même jour dans la communauté des parsonniers Ferrier à Escoutoux (63)
    • Les petits arrangements familiaux à travers les unions doubles, croisées ou parallèles

- Témoignage : Les Guittard-Pinon vus par Le Grand d’Aussy p 44-45
C’est vers 1750 que la communauté des Guitard-Pinon a été «  découverte  » en Auvergne d’abord par des voyageurs puis par des écrivains. Mais il faut toutefois attendre 1788 et le récit de voyage du jésuite Pierre Jean-Baptiste Le Grand d’Aussy pour que le public puisse enfin lire une description quasi ethnographique de cette pittoresque communauté familiale.

- Dossier : Les images de la famille p 46-47
Qu’elles dorment dans un vieil album, dans une enveloppe ou dans une boîte en carton ou qu’elles trônent dans un cadre sur le manteau de la cheminée, les photos de famille nous interpellent, car elles sont un élément du puzzle de notre identité et de notre mémoire familiale. Elles nous disent d’où l’on vient et qui on est. La lecture et l’interprétation de ces images de notre passé mériteraient à elles seules que tout un Théma spécial leur soit consacré. En attendant, lisons ensemble quelques-unes de ces vieilles et belles images d’autrefois...

  • Cas concrets de photos de famille commentées :
    • Les trois sœurs Teillon
    • Une famille dans la paix d’un dimanche à la campagne

- Bibliographie : pour aller plus loin p 48.

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