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La Soupe au Pain


samedi 1er octobre 2005, par Corinne Chambras

Mouvements de terrain de ma mémoire, un souvenir en amène un autre... Du présent au passé proche ou lointain, vécu ou ressenti, quelques instants partagés.


La soupe au pain est un plat de pauvres, elle est composée du peu, qui a fait le tout de bien des générations.

Au Moyen Age, un système « idéal » répartissait les végétaux comestibles en deux groupes : les racines, tubercules et bulbes, nés dans l’obscurité de la terre, ne pouvaient être destinés qu’aux paysans ; les parties aériennes des plantes, liées à la lumière et à l’air, étaient assez « nobles » pour être consommées par l’élite.

Les enfants n’aiment guère la soupe, surtout quand il y a des morceaux... Aussi loin que remonte ma mémoire, j’ai toujours aimé la soupe au pain, nourriture de croissance physique mais aussi à plus long terme, celle de mon âme.

Animal familier, le potager était tapi derrière la maison d’habitation entre le couder, les clapiers à lapins et les cabinets. De chaque côté de la porte en bois grisé par les pluies, les framboisiers formaient une haie protectrice et gourmande. A leur pieds, petites et rondes, les salades semblables à des boutons cousus à la terre, ramenaient les yeux à l’essentiel. Des têtes d’ail à l’air hagard, ne sachant vers quelle inclination se tourner, séparaient les rangées de poireaux échevelés, jeunes et vieux, indispensables sentinelles des soupes paysannes, des rames de haricots verts, jaunes ou à écosser.

A l’époque je n’aimais pas les haricots verts à cause des fils, résultat des étés, déjà caniculaires et qui semblaient grâce au phénomène de l’attraction terrestre, se diriger uniquement vers mon assiette. Pourtant, ces gousses jaunes ou vertes ont acquis leurs lettres de noblesses car elles agrémentent systématiquement le plat de viande rare et cher, du dimanche. Je ne savais pas que beaucoup plus tard le fil me rattraperait.

Légion d’honneur du potager estival, la tomate poussait à foison, non calibrée, rouge et chaude du soleil à son l’heure réelle. Les plumets des fanes de carottes se balançaient tendrement vers les feuilles naïves des navets, leur faisant du charme avant de se côtoyer intimement dans la soupière Rien ne laissait deviner leurs formes ni les vives couleurs qui se déployaient sous la terre brune. Venaient ensuite les oignons basiques et désordonnés, ils précédaient les sillons de « patates », l’ALIMENT.

J’écris sciemment soupe et patate ; potage et pomme de terre se dégustent du bout des lèvres, il me semble que soupe et patate remplissent plus vite et plus durablement l’estomac. Il est bon et respectueux d’appeler les choses, les bêtes et les gens par leur nom. On arrachaient les patates de leur refuge sous terrain et, j’ai aimé, les pieds enfoncés dans la terre chaude et poussiéreuse de l’été, tirer à deux mains sur la tige verte et voir surgir les tubercules blondes puis plonger les doigts sous la croûte terreuse et découvrir, tel un trésor, encore une ou deux rondeurs ombrées.

Je ne me souviens pas, parmi les rangs de légumes de spécimens exotiques tel que courgettes, aubergines ou féeriques potirons. Peut être quelques concombres rampaient-ils insidieusement sous couvert de leurs feuillages.

Le fond du potager et ses limites redevenues sauvages, reste flou ; au-delà des ronces, les champs et les prés se transforment en un patchwork agricole de verts, bruns et jaunes alternés.

Ma mémoire brode, vraie ou fausse peu importe. Elle va de l’avant, recule, saute, chante, pleure et ri. Le chemin que mon cerveau adopte spontanément est-il le bon ? Le meilleur ? Surprise, mystère ou seulement les mouvements de terrain de mon âme ancienne et sauvage...

Réussir la soupe au pain !

Ingrédients indispensables : une combe bien verte sur laquelle sont posées les pierres blanches et dorées de deux maisons isolées, deux toits d’ardoises grises comme un ciel d’orage. L’une est une ancienne ferme toute en longueur tournée vers rien, mais au sud. L’autre est une maison des années trente, un dessin d’enfant toute ramassée sur elle-même et construite par les bras des hommes de la famille dont mon grand-père plâtrier en vacances et maçon. Un mois de récents congés payés pour construire une maison, ceci explique cela. Elle est bourrée de défauts, trop petite parce que les poutres livrées n’étaient pas à la taille demandée, pas d’électricité dans la petite chambre, pas de chauffage et une échelle posée sur l’escalier extérieur pour monter au grenier.Celui-ci n’est pas isolé ce qui permettait d’entendre, en s’endormant, les conversations dans la cuisine. Une belle cabane en dur... Le ruban blanc de la route ceint ce périmètre de liberté. Le chemin qui conduisait aux habitations était balisé par des piquets et par les pointillés des fils de fer barbelés. Une large bande d’herbe grasse, creusée d’ornières, conduisait à la fontaine. C’était un bac de pierre monolithe, mystérieux et moussu dans lequel coulait une source, guidée des profondeurs de la terre vers l’air libre par un quelconque tuyau bien de ce siècle. Nous venions chercher l’eau pure à l’aide d’un abominable sceau en plastique vert comme il n’en existe pas dans la nature. Nous nous en retournions vers la maison en renversant l’eau froide sur nos jambes sales et nues.

Les légumes arrivés à leur parfaite maturité sont cueillis le matin avant qu’il ne fasse trop chaud. La porte de la maison neuve, produisait toujours le même bruit traînant, car elle frottait sur le sol de pierre comme si elle hésitait à s’ouvrir et à laisser pénétrer la lumière crue du dehors, sur le décor sombre de la cuisine. Dans un angle, entre la pierre à évier, l’égouttoir à vaisselle, le mur moucheté au sens sale et le cageot à bûches, trônait la cuisinière à bois. C’est une bête archaïque et frustre, pourvue d’une grande bouche circulaire que les femmes ouvraient de force, anneaux par anneaux avec un tisonnier afin de la rassasier de courtes bûches sèches, de chêne, châtaignier ou hêtre.

Lorsque les légumes sont épluchés, lavés, détaillés en morceaux rustiques, on les jette dans une marmite d’eau bouillante en fonte noire culottée par le feu et le temps ; puis on les oublie sur le coin du feu... Les épluchures seront pour les lapins.

Il reste le temps de mettre le couvert pour huit, dix, douze personnes qui se serreront autour de la table rectangulaire et sur les bancs de bois lisse ; les femmes, grand-mère et grandes tantes resteront debout, le torchon ou la serviette sur l’épaule. Il faut encore assaisonner les haricots verts et de tomates, tourner la salade, battre l’omelette et... enfin, tailler la tourte de pain bis, en tranches fines qui seront déposées au fond de la soupière. Les assiettes à fleurs, dépareillées par indifférence et à cause du nombre de convives, sont placées sur la toile cirée sans âge, à motifs bucoliques qui recouvre les précédentes. Les secrets de famille sont ainsi rendus imperméables au temps.

Le mauvais « goût » que peut représenter la vision de cette scène de repas populaire est une critique totalement absente de mon esprit d’enfant. Bonheur parfait.

L’été, il faut écarter les lanières de plastique multicolore qui ont envahi les pas de portes campagnards. Elles sont censées faire fuir ou en tous cas, empêcher les insectes d’entrer dans la maison, tout comme les rouleaux « tue-mouches » qui pendaient dans la cuisine ou les bestioles expiraient cruellement en bourdonnements interminables, les pattes et les ailes collées à leur destin. Il fallait encore rassembler les hommes et les enfants, tâche difficile, délicate, que celle de les arracher à leur occupation car, si ce n’étaient pas leurs ventres creux qui les ramenaient vers le Saint Office, c’était, qu’il leur fallait aussi abandonner à sa fin, cette journée unique. Seuls les chiens arrivaient sans que quiconque les appelle. « Tremper la soupe », acte solennel, qui consistait à déposer les légumes sur les tranches de pain puis à verser lentement le bouillon. Les tranches de tourte se gorgeaient des odeurs mêlées des végétaux auxquelles s’ajoutait l’odeur un peu aigrelette du levain et celle spirituelle du feu de bois.

Nous, les enfants, étions encore petits et nous ne prenions pas beaucoup de place, l’un près de la porte, l’autre coincé par le buffet ou l’horloge. L’arrière grand-père s’asseyait toujours à la même place avec près de lui sa femme, notre arrière grand-mère, la mère de nos grand-mère et la grand-mère de nos père ou mères, ce qui lui donnait enfin le droit de ne plus être debout à servir tout ces estomacs affamés par l’insouciance. Les soupières rondes et fumantes étaient déposées sur la table, chacun tendait son assiette et était servi de légumes de toutes les couleurs, de bouillon brûlant et de pain ramolli. Nous mangions en silence ce que les bras, la terre et le ciel, en conjuguant leurs efforts, avait produit. En ce moment banal et quotidien de vacances, je ne pouvais pas penser que cette simplissime soupe me nourrirait beaucoup plus l’âme que le ventre. Dans cette inconscience merveilleuse de l’enfance qui n’a rien à perdre mais au contraire tout à gagner, seuls nos pieds pensaient avant notre esprit, à battre la campagne.

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42 Messages de forum

  • > La Soupe au Pain

    11 octobre 2005 11:00, par iorana

    ... un souvenir en amène un autre ... dites-vous ! Oui, cest bien ça ! Quand on est arrivé, comme moi, dans la tranche du « troisième âge » on a connu cette « qualité » de vie, si on a eu la chance de pouvoir passer des vacances chez les grands-parents à la campagne. Et oui, avec le recul, on se rend compte que malgré le travail pénible, le manque de commodités et une grande rusticité, cette vie était saine et on appréciait la moindre chose à sa juste valeur... Qu’en est’il aujourdh’ui de la nouriture simple et saine, de la juste valeur des choses ? Des valeurs, tout simplement ? On dirait que notre société en a oublié le sens ... Dommage ! En tout cas, merci pour votre « Soupe au pain » car à sa lecture, je me suis retrouvée soixante ans en arrière et ma mémoire est allée bon train... j’ai revu ma grand-mère cuisinant au feu de cheminée, ma tante lui prêtant main-forte, ma cousine et moi évoluant au milieu, sous prétexte d’aider, mais surtout en quête d’un morceau à goûter (bunyetes, par exemple, pâtisserie locale ou un reste de préparation de flan). Et, lorsque enfin tout était prêt, tous réunis autour de la table nous savourions la moindre miette du succulent repas fait avec tant d’amour et de dextérité. Et même nous, jeunes enfants que nous étions, ressentions tout au fond de nous-mêmes sans comprendre pourquoi, que nous vivions des moments précieux et rares. Soixante ans plus tard ces souvenirs affluent avec toutefois quelques pincements au coeur puisque malheureusement la plupart des personnes dont il est question dans ma réponse sont « parties » vers le pays dont on ne revient pas ...

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    • > La Soupe au Pain 11 octobre 2005 13:40, par Corinne Chambras

      Merci pour votre message que je prends comme un encouragement.Je vais proposer un autre texte. A bientôt.

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      • > La Soupe au Pain 11 octobre 2005 21:16, par Iorana

        Je suis impatiente de vous lire. Il y a quelques années, j’écrivais en vers ou en prose, inspirée par des grands moments de ma vie ou celle de mes proches (amis, famille,collègues, ...). Voici deux ans que je suis quelque peu dépressive et que je n’ai plus d’inspiration. Peut-être un jour viendra où les idées fourmilleront dans ma tête et je pourrai alors reprendre la plume ? En attendant, enchantez-moi à nouveau, par d’autres récits aussi lumineux et pleins d’émotions ... A bientôt !

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        • > La Soupe au Pain 12 octobre 2005 10:34

          Merci beaucoup pour vos compliments. Pour ce qui est de l’inspiration que vous avez perdue ; je pense qu’elle est bien là, juste derrière un arbre qui cache la forêt. L’écriture est une bonne « thérapie » ainsi que les travaux manuels. Je vous souhaite un bon rétablissement à l’écriture. J’ai proposé deux nouveaux textes hier...C.Chambras

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      • > La Soupe au Pain 19 juillet 2008 17:42, par JOUEN Martine

        Merci de transmettre mes cordonnées à Corinne Chambras, qui me reconnaîtra. Excusez-moi de passer par votre site. Je suis une ancienne copine de classe de Corinne et ne la retrouve pas dans l’annuaire. Nous nous sommes retrouvées sur trombi.com il y à peu, mais elle n’est plus joignable sur ce site. Merci encore de faire passer ce message.

        Cordialement.

        Martine.Jouen

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    • > La Soupe au Pain 5 février 2006 00:46

      Je me souviens on trempait la soupe : verser le bouillon dans une soupière garnie de morceaux de pain . Ou la panade : pain, eau et beurre bien mitonnée.

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      • > La Soupe au Pain... 7 novembre 2009 11:03, par « Souvenance »

        La soupe au pain....... En vous lisant, je me souviens de mon enfance.Dans les « moments difficiles », Maman nous servait, le soir,la soupe au pain : eau, pain , sel, un petit morceau de beurre. C’était chaud, c’était bon, cela calait nos petits estomacs et avait le bon goût de la famille réunie !

        Mes enfants n’ont-hélas-pas apprécié, mes petits-enfants non plus ! Autre temps....

        Merci de votre évocation si pleine de poésie et à bientôt d’autres textes.

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    • > La Soupe au Pain 14 novembre 2009 15:15, par chrisco

      quelques minutes de lecture me ramène a bien des années... et oui la soute au pain, la pannade...avec un oeuf en plus si on le pouvait...comme dirait quelqu’un que je connais c’était le bon temps ! allez donc faire manger seulement une assiettée de soupe aux petits enfants / c’était surtout le temps de notre jeunesse - de l’après guerre aussi.Il fallait bien faire avec ce que l’on avait - le pot au feu du dimanche pris en famille - avec la grand-mère que l’on allait voir le dimanche à pieds ou a bicyclette.Tout le monde n’avait pas de voiture.On ne parlait pas de pollution ni du prix de l’essence.. et surtout on prenait le temps d’aller voir la famille et les voisins il n’y avait pas la télé ni internet (alors là, je ne sais pas si c’était le bon temps)car maintenant tout va tellement plus vite - on communique avec ses petits enfants par MSN, on mange du potage en sachet ou en briques et le jardin est remplaçé par la pelouse qu’il faut tondre souvent car elle doit rester verte et etre arrosée le plus souvent possible = enfin autre temps autres moeurs mais il faut bien évoluer et le pain... il vaut mieux le mettre à la poubelle que dans la soupe ...

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  • > La Soupe au Pain

    24 novembre 2005 00:30, par liemar

    en lisant ce texte il me remonte avec un brin de nostalgie mes 4 heures a la campagne de mes vacances,=une pomme de terre cuite avec du beurre et du sel,cé tout me direz vous,oui mais quelles saveurs,avec le bonheur d’etre entouré de personnes qui nous ont quittés Henri

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  • > La Soupe au Pain

    15 octobre 2006 18:21

    Merci d’être

    Vous faites partie de ceux qui me rappellent le bonheur de ma jeunesse de paysan, alors que maintenant je suis dans les bureaux et dans les avions. Votre texte est tout, mes racines, ma nostalgie, mon bonheur d’hier et de demain, car quand on est paysan, on a gouté à la joie de faire et de voir pousser et cette joie ne peut jamais s’oublier

    Encore merci d’être comme .... ,

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    • > La Soupe au Pain 24 avril 2008 12:15, par COTTY Geneviève

      Bonjour, Et voilà...L’histoire de cette soupe au pain me fait revivre une période très ancienne puisque j’étais enfant, bien avant la guerre ! Nous allions en vacences chez mes grands-parents en Lorraine et je revois ma grand-mère apportant la soupe sur la table, dans une soupière bien ventrue, et la posant devant mon grand-père. C’était lui qui « trempait la soupe »...cette soupe déjà si appétissante faite avec tous les légumes frais du jardin. Il coupait des tranches de pain, de cette grosse « miche » bien dorée, et les disposait sur la soupe..Ensuite, il servait tout le monde... Mon frère et moi admirions ce rite absolument indispensable. Nous pensions alors que seul, grand-père, savait couper le pain ! La soupe était sacrée comme tous les aliments alors. Heureux ceux qui pouvaient en manger tous les jours.

      Merci de m’avoir permis de raviver ces souvenirs simples, mais tellement importants.

      Geneviève COTTY

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  • La Soupe au Pain

    7 novembre 2009 07:27, par mamiemondon

    Comme vous écrivez bien, de façon vivante et allègre. Merci pour ce petit bonheur où les « vieux » se reconnaissent. Je ne suis pas arrivée à faire aimer la soupe au pain à mes enfants. Question d’ambiance, sans doute. La ville n’est pas propice à ces rites. Bonne continuation

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  • La Soupe au Pain

    7 novembre 2009 09:11, par rolande

    le bonheur de ma jeunesse, le souvenir présent tout comme le

    votre, vous avez le don de pouvoir le faire partager allez y

    racontez...il y a tellement a faire partager.

    je suis fière d’avoir vécu ces années là.

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  • La Soupe au Pain

    7 novembre 2009 10:04, par Gilles Audoux

    Magnifiquement écrit, plein de poésie cet article traduit l’amour de l’auteur pour sa famille. Accélérateur de neurones, les souvenirs affluent...un grand merci !

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  • La Soupe au Pain

    7 novembre 2009 10:07, par Marc

    Merci pour ce beau texte « historique » et plein de sentiment et de poésie ! Il serait digne de Michelet ou de Signol ! Continuez et publiez, pour votre plaisir peut-être, mais aussi pour celui de tous vos lecteurs...

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  • La Soupe au Pain

    7 novembre 2009 10:35, par Anna

    J’ai été très émue à l’évocation des tomates non calibrées et chaudes, du rideau aux lanières de plastique, des rubans de tue-mouches... La maison a été vendue mais je n’oublie rien de mes vacances d’enfant de la ville, même pas les bruits et les odeurs. Merci pour ces instants de souvenir.

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  • La Soupe au Pain

    7 novembre 2009 10:45, par MF Gourdain

    En Picardie, dans la région d’Amiens, vers les années 1950 nous avions « la panade » soupe sans légume , à base de lait et de pain .

    marie france Gourdain Maltzkorn http://jpgourdain.fr

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  • La Soupe au Pain

    7 novembre 2009 11:01, par fribge

    Bonjour Corinne

    La soupe au pain n’est pas un plat de pauvre pour deux raisons, une religieuse, le grand-père même s’il allait peu à l’église faisait toujours le signe de croix avec son couteau au dos du pain et ne posait jamais le pain à l’envers, une économique, à cette époque riches comme pauvres ne gaspillaient pas et si le pain n’allait pas dans la soupe on faisait du pain perdu.

    Pour les légumes, en Normandie mon grand-père faisait des potirons, des cantalous sous cloches de verre et il avait une vigne de raisin de table qui il est vrai produisait peu.

    Cordialement Gérard

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  • La Soupe au Pain

    7 novembre 2009 11:03, par annellyn

    Bravo pour ce texte souvenir. Oui, oui, je m’y retrouve bien. Et puis l’écriture est magnifique. Quelle poésie. A tous les nostalgiques de ce temps, qui ne comportait pas que des moments heureux tout de même, qu’est ce qui vous empêche de revivre des choses simples : des repas frugaux, les patates à l’eau avec du beurre, les patates à la crème,le pot au feu, le gras-double, les pommes cuites au four, les bourdins,les pâtés aux pommes... et les veillées ! Bon appétit et bonne vie. Annellyn

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  • La Soupe au Pain

    7 novembre 2009 11:23, par Danielle

    J’ai cru un moment que vous nous parleriez d’une autre soupe froide que l’on mangeait les soirs d’été qui était en fait du vin très frais dans lequel on trempait de larges tranches de pain ; j’avais 4 ans , j’étais enfant de l’Assistance Publique placée dans une famille pauvre mais combien aimante du Berry . Cela pourrait scandaliser aujourd’hui , je suppose que le vin était très coupé et très sucré mais cela n’a pas fait de moi une alcoolique et je ne garde que de bons souvenirs de ce temps où l’AP n’était pas très regardante ;je n’ai souffert de rien dans cette famille que j’ai du quitter vers 5 ans . Quelqu’un aurait-il ces mêmes souvenirs car on pourrait me prendre pour une folle . C’était en 1950

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    • La Soupe au Pain 7 novembre 2009 14:00, par Gilles Audoux

      Cette « soupe » porte, en Poitou (notamment dans la Vienne), le nom de « mijet ». A défaut d’être servie lors de grandes occasions sur les tables bourgeoises, on la retrouve souvent lors de fêtes de village où il fait bon de retrouver les amis et se souvenir du « bon temps ». Et là, dans l’anonymat, au milieu de tous, point de honte, point de gêne, tous piquent le nez dans le bol ou l’assiette y compris les citadins revenus pour quelques temps au village natal. NB : le savant dosage « eau - vin » varie selon les familles et les circonstances.Pour se rafraichir l’été, la proportion d’eau (très fraiche)est importante. Il en va autrement les jours de fête...l’eau étant un bien précieux qui doit être économisé !

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    • La Soupe au Pain 7 novembre 2009 15:26, par jalunoel

      Non Danielle je vous prends pas pour une « folle ».J’ai passé pendant 30 ans de 1977 à 2007 mes étés dans les Deux -Sèvres,et mes amis agriculteurs consommaient cette soupe au vin pendant les moissons à la pause vers 16h,c’était rafraichissant et réconfortant.Ils disent qu’ils font « Mijot ».

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      • La Soupe au Pain 14 novembre 2009 08:44, par joelpierl

        Aucun brin de folie en consommant du « mijot » . Je suis charentais et combien de goûters de ce genre ai-je pu apprécier dans mes années d’enfance. Certes, le vin, il était léger, mais avec de l’eau et du sucre, c’était un délice de raffraîchissment les jours d’été.

        La soupe au pain telle qu’elle est décrite par le texte initial, je suis toujours amateur. Les potages modernes, si on veut s’en donner la peine, et savoir en conserver l’esprit, permettent une approche aussi délicieuse, avec du pain de campagne fabriqué par un boulanger, un vrai, çà existe encore.

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    • La Soupe au Pain 7 novembre 2009 15:31, par Dany

      Bonjour, Je viens aussi de la DASS, dans les années soixante.. et les années n’ont pas changé grand-chose, sauf qu’aujourd’hui, les familles sont choisies sur des critères de confort matériel et non affectif, ce qui est bien dommage... j’ai le souvenir d’une vieille Mémé Denise qui m’apportait beaucoup d’amour et me nourrissait de plats simples, sans viande, et d’histoires anciennes. C’était ma Mémé et pourtant... un jour, des éducateurs sont venus me chercher pour me mettre dans un de ces foyers froids et inhumains... pour la seule et unique raison que Mémé Denise s’était trop attachée à moi et réciproquement !! Les plats les plus nourrissants sont ceux qui remplissent l’estomac, le coeur et l’âme en même temps. Quant à l’alcool, qui ne ne souvient pas des petits canard que nous offraient les « grands » (sucre trempé dans le calva) ? ça piquait la langue et personne n’est devenu alcoolique pour ça... le manque d’amour me semblent, en revanche, responsables de cette maladie. Bien à vous, Dany

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    • La Soupe au Pain 14 novembre 2009 08:51, par Annellyn

      Bonjour Danielle, Rassurez-vous j’ai aussi connu les soupes au vin rouge, bien coupé d’eau, avec du sucre et du pain. Et je ne suis pas folle ni alcoolique. Bons souvenirs. Annellyn

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    • La Soupe au Pain 14 novembre 2009 11:30, par jdutemple

      Bonjour, Oui quelqu’un a les mêmes souvenvirs. Mon mari était, dans les mêmes années que vous placé dans une famille d’accueil dans l’Yonne. Lui aussi mangeait du pain trempé dans du vin (certainement coupé et sucré) C’était dans les années 1953/54. Tous les enfants travaillaient, les plus jeunes étaient chargés de trouver les oeufs frais. Chez moi on mangeait la panade (pain, lait, sel) bien cuite, une de mes filles en fait encore de temps à autre. Merci pour tous ces souvenirs.

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    • La Soupe au Pain 17 novembre 2009 23:49, par F. P.

      La soupe en question se déguste toujours dans les familles qui ont gardé leurs racines paysannes. Chez moi, dans le Faux-Perche, on appelle cela une « trempée » ou une « miettée ». Elle se déguste uniquement l’été, lorsqu’il fait très chaud. Le vin (le cidre) est coupé d’eau. Pour les enfants existe une variante où le vin est remplacé par du lait. On y trempe les croûtons de pain, éventuellement rôtis ou beurrés. Ce plat est une entrée ou un plat unique, selon l’appétit des convives. Bien cordialement, F.P.

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  • La Soupe au Pain

    7 novembre 2009 11:26, par Monique

    Merci pour votre « Soupe au pain », pour ce moment de poésie qui m’a scotchée à mon écran. Moi aussi du « troisème âge » et fille de la ville, je n’ai pas trop connu ces moments-là mais comme cela est vivant et agréable. Vous écrivez merveilleusement bien. Encore merci Monique

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  • La Soupe au Pain

    7 novembre 2009 11:47, par jcoignard

    Merci pour ce beau texte, mais encore plus pour ce qu’il représente : les années passées.

    Pour Vous Corinne c’était la soupe au pain, pour moi c’était « les gaudes » en Franche Comté et les « pâtes » que ma Cousine, seconde Mère, nous fabriquait, le dimanche matin, à la fin des années quarante.

    Jean

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  • La Soupe au Pain

    7 novembre 2009 15:06, par jocelyneberger/luquin

    bonjour Corinne,

    ah la bonne soupe de légume dans laquelle on laisse trempée des morceaux de pain !! Comme l’écrit une autre des internautes pour moi ce n’est pas un plat de pauvre

    J’apprends à ma petite fille à la déguster ainsi, parce que pour moi la soupe est le plat préféré des enfants GOURMANDS donc aucune notion de pauvreté là.Elle les aime toutes pois-cassés, choux fleur, lentilles, potiron( avec pour elle une préférence au potiron:crème fraîche oblige. Pour moi celle de lentilles avec du riz à l’intérieur : plat qui me vient de ma grand mère marseillaise, avec un peu de parmesan) je suis comme vous tous reportée 50 ans en arrière et ceci est de la pure convivialité, pourtant je suis née à lyon mais mes parents avait un potager. Corinne d’autres jolis souvenirs comme celui-ci aussi bien écrit quand tu veux

    jocelyne

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  • La Soupe au Pain

    7 novembre 2009 17:38, par J.P. BERNARD

    Bonsoir, J’avais lu votre texte il y a déjà quelque temps, et il m’avait ravi ! Puis, j’ai eu la surprise de le redécouvrir sur le blog de Geneanet, où notre webmaster l’a proposé. Quel régal ! Que de souvenirs d’enfant ! Oui, j’ai les mêmes, mais je ne sais pas décrire cela aussi bien que vous. Merci, merci encore pour nous « retourner » un peu les sangs de cette manière douce et poétique. Cordialement. Jean-Pierre BERNARD.

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  • La Soupe au Pain

    7 novembre 2009 21:35, par J. PELTIER

    Avant l’arrachage des pommes de terre nous avions droit... au ramassage des « doryphores ». je redoutais cette corvée. Ce sont de jolis insectes qui dévorent les feuilles des « patates ». Nous les mettions dans de vieilles boites en fer et je suppose que la grand-mère devait les bruler. Rien de poétique !!!

    Je ne me souviens que de soupe au pain et aux légumes en gros morceaux. Je laissais les poireaux sur le pourtour de l’assiette. Le père disait « et ça ? » je les avalais d’un coup !! Les pâtes à potage n’existaient pas. Je doute que le pain actuel permette d’en faire....

    Souvenirs d’enfant... le bon temps....

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    • La Soupe au Pain 12 novembre 2009 14:42, par Bredinnoir

      Pour répondre au message du 7 novembre 21:35 de J. PELTIER, j’ai eu entre les mains une petite affiche qui faisait référence à cette corvée. Le ramassage des doryphores pendant la guerre 1939 -1945 avait été institué par le Maréchal Pétain. Il était fait par les écoliers qui rapportaient leur « récolte » à l’école & qui recevaient en contre partie une petite récompense. Ceci pour que les productions de pommes de terre soient conséquentes pour nourrir la population, en ces temps difficiles.

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  • La Soupe au Pain

    7 novembre 2009 22:35, par André Vessot

    Bonjour Corinne,

    Félicitations pour ce beau texte ; vous avez du talent. J’aime ce genre de témoignage du passé qui reste gravé longtemps dans notre mémoire. Le style est agréable, très évocateur, poétique. En vous lisant, on a vraiment l’impression d’y être et de manger la soupe au pain.

    J’ai aussi quelques un de ces souvenirs d’enfance : la soupe de gaudes évoquée dans ce même forum, les tartes craquantes de ma grand-mère maternelle ou bien ses goûters fait de tartines de pain beurré saupoudrées de cassonnade ...

    Encore merci Corinne pour ce beau témoignage qui réveille nos propres souvenirs d’enfance.

    André

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  • La Soupe au Pain

    8 novembre 2009 05:15, par Hélène Leboeuf

    Je demeure au Québec.

    Madame, vous m’avez amenée dans la cuisine chez mon grand-père maternel. J’étais assise au bout du grand banc.

    Vous venez de me faire déguster la même bonne Soupe au Pain. La soupe de mes vacances estivales chez ce grand-père que j’adorais tant.

    MERCI MADAME

    Hélène Leboeuf, du Québec.

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  • La Soupe au Pain

    8 novembre 2009 15:48, par huguette

    Que de souvenirs, Merci. La soupe avec les légumes du potager se fait toujours. Enfants et petits enfants apprecient encore, mais avec le pain c’est plus difficile. Le pain actuel n’est pas celui de l’époque le gout n’est plus le meme. Chez nous aussi c’était le chef de famille qui signé d’une croix la tourte et coupais les tranches.

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  • La Soupe au Pain

    9 novembre 2009 07:38, par bailly5

    quelle belle description de l’ancien temps. Que de souvenirs identiques me remonte a l’esprit, le jardin, la cuisine , la soupe ,mais on était heureux du peu que l’on nous donnait !!!! pour la soupe ! mon grand père né en 1877 et qui a été placé par l’AP dans une ferme de la nièvre me racontait qu’étant vers 8ans a garder les vaches,quand il se mettait a table devant cette soupe épaisse ,on voyait des mouches qui s’étaient noyées dans le bouillon et la cuillère tenait droite dans l’épaisseur du pain trempé.çà tenait au corps !!!

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  • La Soupe au Pain

    11 novembre 2009 18:03, par Jehanne1

    1956 ou 1957 ? J’avais un peu moins de dix ans. Départ en vacances vers le Midi, étape à Salon-de-Provence dans un petit hôtel-restaurant pas cher.

    La patronne apporte une soupière, et s’asseoit pour bavarder avec mes parents. Je goûte à la soupe au pistou, et je m’écrie, avec mon accent parisien : « Qu’est-ce que c’est bon ! » Grand sourire de la dame, et, dès l’assiette vidée : « Elle en re-veut, la petite ? » « Oh, oui ! s’il vous plaît.... » (mots qu’on ne vous laissait pas ignorer, en cette époque lointaine) Question et réponse furent plusieurs fois répétées, et, de la soupière, je n’ai laissé que la faïence ! La dame en était enchantée, et comme il n’y avait là que de bonnes choses naturelles, je n’ai pas souffert de la moindre indisposition !

    Je conserve de cette délicieuse soupe, partagée avec mes parents, d’une recette locale traditionnelle, et faite avec les légumes poussés dans les environs, un souvenir que le temps n’a jamais effacé ! Celle qui l’a préparée est peut-être au Ciel à présent, je lui dédie cet hommage à la cuisine populaire des Provençaux.

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  • La Soupe au Pain

    14 novembre 2009 09:22, par Eva

    Bonjour, Je trouve votre texte un « vrai régal »... J’apprécie votre manière très colorée de raconter et très vivante. Vous avez réussi à me transporter dans un passé pas si lointain. Je reprends le terme d’une personne : je suis enchantée. Je me suis également reconnue dans certains commentaires. Je n’ai pas connu mes grands parents, mais une enfance avec un jardin potager et la forêt toute proche comme terrain de jeu. J’ai le souvenir aussi des morceaux de poireaux que je n’arrivais pas à avaler et que systématiquement mon père repoussait en un coup de cuillère au centre de l’assiette et cela à mon grand désespoir. J’attends avec impatience un autre texte. Cordialement. Eva

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  • La Soupe au Pain

    14 novembre 2009 11:11, par Alain CATHELOUX

    Merci pour votre article que j’ai lu avec beaucoup d’émotion. J’ai été « élevé » par mes grands-parents et ma tante en Creuse entre 1945 et 1953 (mon père, très malade et contagieux, était resté à Limoges avec ma mère...). Je retrouve tout : le jardin, la maison, l’ambiance et le repas... Chez nous, on faisait le pain tous les quinze jours : de grandes tourtes qui avaient été pétries dans la « huche » (l’archo), mises à lever dans des corbeilles en paille de seigle et ronces (les palissous) et cuites dans le four en briques chauffé au préalable avec des fagots...En plus, c’était une ferme et je ne vous parle pas des animaux (qui avaient tous un nom et que l’on connaissait par leurs caractéristiques physiques mais aussi par leur « caractère » !), des travaux des champs, des odeurs des saisons... Je n’ai rien oublié ; ce fut les plus belles années de ma vie malgré l’absence de confort moderne et de tout superflu... Je fais encore parfois cette soupe de mon enfance avec les légumes de mon jardin et du pain au levain que j’arrive encore à trouver, mais l’ambiance n’y est plus (je vis seul) et cela ne fait que raviver ma nostalgie (de nostos=retour et algos=douleur).

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  • La Soupe au Pain

    14 novembre 2009 23:01, par Eliane F

    En lisant ce texte et tous vos témoignages très émouvants, je me dit que le net ,ce n’est pas si mal que ça ! Dommage que nous ne puissions pas nous retrouver tous autour de cette bonne soupe dans un coin de campagne en évoquant nos souvenirs !

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  • La Soupe au Pain

    15 novembre 2009 21:30, par slebarh

    Il faut savoir que la soupe est à l’origine la tranche de pain que l’on trempe dans le potage. Mais, je reconnais que c’est une belle évocation d’un passé quotidien pas si lointain.

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