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1738, « le cimetière de Propières se trouvant interdit... »

... les corps sont « transportés » dans le cimetière d’Azolette.

Le vendredi 25 juin 2021, par Michel Guironnet

Nicolas DUMOULIN meurt le 6 octobre 1738. Son corps « est apporté à l’église paroissiale dudit Propières... les cérémonies requises en pareil cas ont été faites, présent le cadavre. Ensuite on a transféré ledit cadavre à la paroisse d’Azolette pour y être inhumé.. »
A Propières encore, Louise COCHARD décède le 22 novembre 1738. Elle « a été transportée dans le cimetière de la paroisse d’Azolette pour y être inhumée ». Quelle en est la raison ?

La réponse nous est donnée par les registres paroissiaux de ce village du Haut-Beaujolais. C’est aussi l’occasion d’évoquer nos ancêtres maternels : les CORGIER, BRIDAY et consorts.

« Transportés à Azolette pour y être inhumés »

Antoine DECORGIER (ou CORGIER selon les actes) est l’époux de Louise COCHARD. Mariés à Propières le 6 août 1726, Antoine est le fils de Claude , charpentier de Belleroche, et de Jeanne VERMOREL. Il serait né vers 1707.
Louise COCHARD est la fille « de feu François COCHARD, de son vivant meunier à Propières » et de Jeanne DELACOMBE. Elle serait née vers 1711.

Un de leurs enfants, « Pierre, fils légitime d’Antoine DES CORGIER, meunier, et de Louise COCHARD son épouse » est baptisé le jour même de sa naissance le 20 mars 1736. Le 17 novembre 1738 naît à Propières un autre de leurs garçons également prénommé Pierre. Baptisé le même jour, son parrain est Pierre BOTTON et sa marraine Nicole ODIN, sa femme.

Quelques pages plus loin, on relève cet acte dans les registres paroissiaux :
« Louise COCHARD, femme d’Antoine DESCORGIERS, habitant de la paroisse de Propières, âgée d’environ vingt sept ans, munie de ses sacrements, est décédée le vingt deuxième de novembre mil sept cent trente huit. »
Le 22 novembre 1738, c’est à dire huit jours après avoir accouché de son fils Pierre ! A l’époque, les femmes meurent souvent jeunes des suites de leurs couches.

L’acte précise que le lendemain, elle « a été transportée dans le cimetière de la paroisse d’Azolette pour y être inhumée ».
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Vierge à l’enfant
Façade de l’église d’Azolette

Pourquoi enterrer Louise COCHARD dans la paroisse voisine et non à Propières ? La réponse est donnée par une lecture attentive des registres paroissiaux du village.

Claudine BOTTON, décédée à cinq ans le 13 septembre 1738, est bien inhumée dans le cimetière de Propières. Même procédure pour Etienne ODIN inhumé le 21 septembre. Par contre, pour Nicolas DUMOULIN, quatorze ans, mort le 6 octobre 1738, son corps « est apporté à l’église paroissiale dudit Propière... les cérémonies requises en pareil cas ont été faites, présent le cadavre. Ensuite on a transféré ledit cadavre à la paroisse d’Azolette pour y être inhumé, le cimetière de Propière se trouvant interdit.. »

« Un enfant mâle appartenant... »
11 octobre 1738 vue 11/13 BMS de Propières (161 GG 1 archives du Rhône)

C’est la même cérémonie pour « un enfant mâle... (né le 10 octobre 1738) ayant été ondoyé à cause du péril de mort par Benoît LIEVRE... ledit enfant a donné véritablement des signes de vie, est décédé un moment après. »
« Les cérémonies requises en pareil cas » ont lieu le 11 octobre, puis le cadavre est inhumé à Azolette, le cimetière de Propières « se trouvant interdit » .

On relève cette mention de « cimetière interdit » sur les actes de sépulture de Benoit ACHAINTRE et Antoine LAGARDETTE, transportés eux aussi les 19 et 25 octobre à Azolette. Les cinq sépultures suivantes [1] sont toutes inhumées à Azolette, mais sans la précision du cimetière interdit.

Retour à la normale fin novembre : pour l’enterrement de Jeanne CINQUIN, le 28 novembre 1738, et celui de Pierre THEVENON, le 2 décembre 1738, il est de nouveau noté « enterré dans le cimetière de Propières ».
Presque deux mois d’interdiction d’utilisation du cimetière de Propières. Mais pourquoi ?

« L’interdit est une censure par laquelle l’Église défend l’usage des sacremens, les divers offices en public & au son des cloches, & la sépulture ecclésiastique, pour punir des désobéissances notables & scandaleuses. Cet interdit est ou local, ou personnel, ou mixte, ou général, ou enfin spécial. L’interdit local est celui qui ne tombe que sur les lieux. Par exemple, quand on défend de célébrer les offices divins dans une église, d’enterrer dans un cimetière. Si c’est une église, alors les habitans doivent aller à l’office ailleurs. Si c’est un cimetière, il faut chercher une autre sépulture. » [2]

« L’évêque peut porter des interdits particuliers, locaux ou personnels... mais seulement sur le territoire ou le peuple d’une paroisse... Un interdit local général demande une cause très grave, un délit spécialement fâcheux, et qui soit en quelque sorte le fait de la communauté... L’interdit local atteint tous les fidèles qui se trouvent dans ce lieu... Quand une église est interdite, le cimetière ne l’est pas... L’interdit dont est frappé un cimetière atteint tous les oratoires installés dans ce cimetière mais non l’église qui lui est contiguè... Si un cimetière est interdit, on peut cependant y enterrer les fidèles, mais sans aucun rite ecclésiastique. On se contente de faire à l’église les obsèques et de conduire le corps à l’entrée du cimetière » [3]
Aussi, pour éviter d’être enterré sans cérémonies au cimetière interdit, les paroissiens sont enterrés dans le cimetière voisin. Ainsi ils peuvent bénéficier des prières de l’Eglise, jointes à celles des fidèles qui les accompagnent à leur dernière demeure. « L’interdit local » ne cesse que par l’intervention du supérieur qui l’a portée, lui seul peut lever la sanction.

Château du Plumet à Azolette

Mes ancêtres CORGIER-BRIDAY

Antoine CORGIER se marie en secondes noces avec Claudine LIEVRE le 16 mai 1741 à Propières. Il est bien précisé dans l’acte, cela aura son importance, « veuf de Louise COCHARD ».

Quatre ans plus tard, dans les registres paroissiaux de Saint Igny de Vers, le vicaire DESFORGES rédige cet acte de mariage :
« Le mardy vingt un juin mil sept cent quarante six (21 juin 1746), après les fiançailles ratifiées en cette église et les publications de bans y faittes et en celle de Propierre, sans oppositions, ni réclamations d’empêchements canoniques ou civils, Antoine DESCORGIERS, laboureur de la paroisse de Propierre, veuf de Louise COCHARD, et Antoinette BRIDAY, fille de Pierre BRIDAY et de Pierrette BUISSON, procédant de l’authorité desdits BRIDAY et BUISSON ses père et mère de la paroisse de Saint Igny de Vers ; ont reçus la bénédiction nuptiale.
Présents Louis BOTTON, Pierre COLLON, Claude LIEVRE, tous de la paroisse de Propierre et Jacques DUMOULIN de St Igny de Vers, qui se sont soussignés avec nous, et non les dites parties pour ne le scavoir, enquis... »

Ce sont donc ses troisièmes noces pour Antoine DESCORGIERS...A noter que l’acte oublie complètement Claudine LIEVRE, décédée à Propières le 26 octobre 1741. Antoinette BRIDAY est native du village le 9 juin 1720. Elle a donc vingt six ans depuis quelques jours.

Antoine CORGIER et Antoinette BRIDAY ont cinq enfants, tous nés à Propières :
1/ Antoinette, [4]
2/ Claudine,... « a été baptisée à Azolette », ainsi que l’indique une mention du curé de Propières entre un baptême du 12 et un enterrement du 19 février 1749.
Effectivement on trouve à Azolette : « Claudine, fille légitime et naturelle d’Antoine CORGIER et d’Antoinette BRIDAY est née et a été baptisée le quinzième février mil sept cent quarante neuf. Son parrain a été Jean CORGIER de Belleroche, sa marraine Claudine BRIDAY, tous de Propière, qui n’ont signé, de ce enquis, CHRISTOPHLE curé. »

C’est elle qui épousera en octobre 1774 notre ancêtre Claude VALENTIN. Elle est probablement baptisée (avec dispense) en dehors de sa paroisse pour des raisons de proximité entre le Moulin Cochard et Azolette et aussi de mauvaise saison. En février la neige est fréquente en Haut Beaujolais. Peut être l’enfant nouveau-né est-elle de constitution fragile, donc en danger de mort ?

3/ Pierre, [5] 4/ Claudine, [6] 5/ Benoîte, [7]

C’est la dernière naissance du couple CORGIER/BRIDAY, trois mois après le décès de son père. En effet, un Antoine CORGIER décède à quarante huit ans le 23 janvier 1755 à Propières. Il s’agit fort probablement du mari d’Antoinette BRIDAY, Antoinette alors enceinte de six mois. Sont présents Claude CORGIER, peut être son fils, et « autre Claude, son neveu », un fils de son frère.

Le hameau du Vermorel à Propières
C’est là que le couple Valentin Corgier s’établit dès 1777, venant de Cours.

Antoinette BRIDAY survit longtemps à son mari.Il existe un doute sur la date de son décès. A Propières, le 3 novembre 1765, à quarante ans, meurt une Antoinette BRIDAY sans autre précision. Le 19 octobre 1772 on enterre, âgée de cinquante ans, une autre Antoinette BRIDAY. Laquelle est la veuve d’Antoine CORGIER ?
Toujours est-il que ses deux parents sont décédés lorsque Claudine CORGIER, mon ancêtre, se marie.

Déjà le 21 juin 1774, pour se marier à Propières avec Etiennette GRANDJEAN [8]Pierre CORGIER son frère, « fils des défunts Antoine CORGIER et Antoinette BRIDAY, de leurs vivants laboureurs à Propières » a besoin « de l’autorité de Benoît SAMBARDIER son tuteur ad hoc, de la paroisse de St Igny de Vers ». De leur union naît Jeanne Marie le 27 octobre 1775, baptisée le lendemain à Propières.

Pierre CORGIER, « muni des sacrements nécessaires... », meurt le 13 décembre 1775, il n’a pas plus de vingt quatre ans [9]. Sa fille Jeanne Marie meurt à un an et demi le 19 mai 1777 à Propières.

La branche CORGIER-JUGNET

Immédiatement après l’acte de mariage CORGIER-BRIDAY du 21 juin 1746, cet autre mariage :
« Le même jour et an que dessus iceluy, Claude DESCORGIERS, fils d’Anthoine DESCORGIERS, laboureur et habitant de la paroisse de Propierre, de son père dûement authorisé et renvoyé par Messire VEDEAU, curé de Propierre ; et Pierrette JUGNET, fille de déffunt Benoît JUGNET, laboureur de la paroisse de St Igny de Vers, et de Jeanne BRIDAY sa mère, dûement authorisée, après les publications des bans faittes en cette église ; et les fiançailles en icelles, ratiffiées sans oppositions ni réclamations d’empêchements canoniques ou civils, ont reçus la bénédiction nuptialle.
Présents Etienne CORTEY, Benoît SAMBARDIER, Benoît DEBORDE Not (notaire ?) et autre Benoît SAMBARDIER qui se sont soussignés avec nous et non les dites parties pour ne le scavoir, enquis...
 »

Antoine et Claude DESCORGIERS sont certainement le père et le fils, Claude étant probablement né le 21 janvier 1732 du 1er mariage d’Antoine avec Louise COCHARD.

Claude CORGIER et Pierrette JUGNET ont huit enfants, tous nés à Propières :
1/ Antoinette, [10] 2/ Benoît, [11] 3/ Claude, [12] 4/ Louis, [13] 5/ Benoîte, [14] 6/ Pierrette, [15] 7/ Jeanne Marie, [16] 8/ Jean Marie, [17]

Claude CORGIER est mort avant 1783, puisque lors du mariage de son fils Claude (né en 1758) avec Jeanne DENOYER le 20 février, il est dit de lui « de son vivant meunier à Propières ». Il ne s’agit probablement pas de lui quand est enterré un Claude CORGIER, pourtant « meunier à Propières », à trente cinq ans le 10 avril 1773. Il serait né vers 1738, marié en 1746 il aurait son premier enfant en 1753 à quinze ans !
Pierrette JUGNET, elle, est présente au mariage de son fils « de l’autorité de laquelle il procède... » Il n’a pas encore vingt cinq ans. J’ignore la date de son décès.

Merci à mes « cousins » du Haut-Beaujolais de m’apporter précisions et compléments sur ces branches ancestrales.

Pour en savoir plus :
https://www.histoire-genealogie.com/-Chez-nos-ancetres-en-Haut-Beaujolais-


Cette généalogie est établie suite à mes recherches, il y a plus de vingt cinq ans, dans les registres paroissiaux originaux de Propières aux archives du Rhône : 4E3888 (1692 à 1764), 4E3889 (1756 à 1792), 4E3890 (1793 à 1809), ainsi que les microfilms, copie des cahiers de paroissiaux conservés à Propières (1718 à 1792), ceux de Saint Igny de Vers (1609 à 1760) et d’Azolette.
Les minutes des notaires de Poule les Echarmeaux et Saint Igny de Vers (Sapin, Corcelette, Boucaud...) m’ont bien aider a étoffer cette lignée.


[1Celles de Jeanne AULAS, Louise COCHARD, Claudine BALLENDRAS, Pierrette MOREL

[2« Éraste, ou l’Ami de la jeunesse, entretiens familiers, dans lesquels on donne... des notions suffisantes sur la plupart des connaissances humaines... » par Jean-Jacques Fillassier (1773)

[3Catholicisme. Hier, aujourd’hui, demain, tome 5 par G. Jacquemet chez Letouzey et Ané (Paris 1963)

[4baptisée le 26 mai 1747 (les parents sont dits « laboureurs ») son parrain est Pierre BRIDAY, de St Igny et sa marraine Antoinette DECORGIER.

[5né et baptisé le 25 février 1751 (les parents sont dits « meuniers ») son parrain est Pierre COLONE et sa marraine Demoiselle Anne GONNET.

[6née et baptisée le 8 mai 1753, (les parents sont « meuniers au Moulin Cochard ») « son parrain a été Claude CORGIER, son frère paternel (son oncle) seulement et sa marraine Claudine VIVIER, femme du Sieur Pierre COLOMB. »

[7née et baptisée le 19 avril 1755, le parrain est Benoît SAMBARDIER, de St Igny de Vers, et la marraine Jeanne BRIDAY, « femme du parrain ».

[8Née à Propières le 27 janvier 1752, la fille de Benoît GRANDJEAN et Guillemette BOTTON est, à vingt deux ans, « domestique à Vaux (en Beaujolais) ».

[9Etiennette GRANDJEAN se remarie (entre décembre 1775 et avril 1780, date et lieux inconnus) avec Jean Marie DUBOST, un laboureur de Propières

[10née et baptisée le 2 novembre 1753 (ses parents sont « meuniers au Moulin appelé Cochard »). Le parrain est « Antoine CORGIER son grand-père » et sa marraine « Antoinette BRIDAY sa tante, et femme dudit Antoine CORGIER en secondes noces ». Formulation un tant soit peu hermétique.
Mais, à la réflexion, comment est-il possible qu’Antoinette soit la tante de la baptisée sinon par alliance avec le frère de Claude CORGIER, Antoine l’oncle paternel, son mari « en secondes noces » dit l’acte. En fait ce serait plus juste de dire « en troisièmes noces ». Le parrain Antoine CORGIER est le père de son mari et de son beau-frère Claude CORGIER.

[11né et baptisé le 12 août 1755 (les parents sont « meuniers de cette paroisse ») parrain : Benoît SAMBARDIER « son beau-père » marraine : Jeanne BRIDAY, sa femme. C’est le tuteur de Pierre CORGIER, parrain en avril de la même année de Benoît, le fils d’Antoine CORGIER décédé. Que veut dire ici le qualificatif « beau-père » par rapport au nouveau-né ?

[12né le 10 juillet 1758, baptisé le 11. Claude CORGIER, son père, est toujours dit « meunier ».

[13né et baptisé le 10 novembre 1760. Son parrain est « Louis CORGIE, meunier de la paroisse de St Germain la Montagne », la marraine est « Antoinette CORGIE » de Propières.

[14née et baptisée le 11 août 1763. Elle meurt à dix mois le 18 juin 1764. A noter que sa marraine est Benoîte SAMBARDIER, de Saint Igny.

[15née et baptisée le 19 avril 1765.

[16née et baptisée le 2 janvier 1768.Son parrain est Jean SAMBARDIER, de St Igny, et sa marraine « Antoinette BRIDAY qui a tenu ledit enfant... pour Antoinette CORGER ».

[17né et baptisé le 8 avril 1770, mort le 2 septembre à cinq mois.

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23 Messages

  • Bonsoir,

    Cela donne envie de savoir ce qui s’est passé entre le 21 septembre et le 06 octobre 1738 à Propières, impliquant que le cimetière soit alors interdit. Le savez-vous ?
    Bon week-end,

    Répondre à ce message

    • Bonjour Colette,

      Et non, je l’ignore. Mais je suis persuadé que l’un de nos lecteurs a une piste de recherches pour nous l’apprendre.

      Cordialement.
      Michel

      Répondre à ce message

    • Bonjour Michel,
      Merci pour cette intéressante communication sur les cimetières interdits.
      Comme vous et vos lecteurs, ma curiosité a été aiguisée à l’égard de la nature des faits scandaleux qui provoquaient la sanction divine via un oukase épiscopal.
      Tombé en arrêt devant une telle sentence à Ferrières sur Sichon (Allier) le 14/03/1773 et jours suivants vue 76/647 2 Mi EC 104 5, FERRIERES-SUR-SICHON, BMS, 1771-1792 ,
      j’ai trouvé plus tard, quelques éléments de réponse,dans le journal du curé de la paroisse Louis Perraud (1896-1918) sans qu’il cite ses sources sur les origines des troubles :

      « Le 10 mars 1773, dit le registre, le cimetière fut interdit à cause d’une bataille d’enfants survenue à la sortie du catéchisme, mais avant la réconciliation il le fut derechef par une dispute plus sanglante qui eut lieu entre Rollet dragon, Marie Laurent Jacques Bigay et Philippe Laurent, tous habitants de ce bourg. En punition de leur crime, les délinquants furent condamnés à rétablir le mur du champs des morts qu’ils avaient probablement dégradé. »
      Je m’autorise une demande complémentaire : un lecteur latiniste pourrait-il nous proposer une traduction de la formule qui accompagne ici l’interdiction : « B - - - - - ( ?) suadente diabolo » ?
      Merci
      Jean Magnier

      Répondre à ce message

  • Merci beaucoup, tres interessant, d autant plus que Claude VALENTIN et Claudine CORGIER sont les ancetres de mon mari, j apprecie de trouver tous ces détails sur les origines de Claudine CORGIER

    Répondre à ce message

    • Bonjour Bernadette,

      Ainsi nous sommes « cousins »...Merci de m’en dire plus.

      Cordialement.
      Michel

      Répondre à ce message

      • Bonjour, Nous sommes cousins, mais par alliance : le pere de mon mari est Paul VALENTIN ( 1926/ 1977)fils de Pierre VALENTIN ( 1902/1966) lui meme fils de Paul François VALENTIN ( 1874/ 1916) , fils de François Marie VALENTIN ( 1836/1919) fils de Jean Pierre VALENTIN ( 1786/1852) , ce meme Jean Pierre VALENTIN sur lequel j ai trouvé de la documentation très interessante sur votre site. Merci, d ailleurs, pour toute cette belle documentation et tout ce travail !Si vous souhaitez le voir, mon arbre est en ligne sur généanet ,mon pseudo est Dadette3.Bien cordialement, B VALENTIN

        Répondre à ce message

  • Bonjour Michel,

    Merci pour cet intéressant article. Je ne connaissais pas ces interdictions d’églises ou de cimetières ... Mais voilà qu’aujourd’hui même, me retrouvant dans les registres paroissiaux d’Etrelles-et-la-Montbleuse (Haute-Saône) au hasard d’une entraide généalogique, je tombe sur un acte de mariage qui commence ainsi :

    « L’an mil sept cents soixante neuf le dixiéme janvier en l’église d’Etrelles ou par decret de son Eminence Monseigneur le Cardinal de Choiseul archevéque de Besançon on fait presentement tous les offices de la paroisse de Frasne le Chatel, a raison de l’interdit de l’église dud(it) Frasne, se sont presentés » (etc.)
    https://archives.haute-saone.fr/ark:/77977/vtac916a6fa42424a78/daogrp/0/layout:table/idsearch:RECH_a0f08db1d66f0f574e03e31a7178928e#id:1296092176?brightness=100.00&contrast=100.00¢er=655.903,-739.601&zoom=11&rotation=0.000&lock=true&gallery=true

    Je n’ai pas (encore) poussé la curiosité jusqu’à éplucher les registres de Frasne le Château pour voir la durée de l’interdiction, mais ce serait sûrement intéressant ... même s’il y a peu de chances pour que la raison de l’interdit y figure !

    Cordialement,
    Sonia

    Répondre à ce message

  • Bonjour

    Connaissant un peu le village de Propières à côté du quel j’habite depuis de très nombreuses années, je viens d’étudier si l’église actuelle est au même endroit depuis longtemps. D’après le cadastre napoléonien ( 100 ans après ces évènements) l’église est toujours au même endroit. Si le cimetière était le tour de l’église comme c’était le cas à cette époque, il ne risquait pas d’être inondé car l’église est construite sur un promontoire rocheux.
    Il existe un livre écrit par l’abbé Auguste COMBY « Histoire de Propières » . Ce livre a été écrit début 1900 et a été republié en 1993. Je ne l’ai pas.
    J’espère que quelqu’un aura plus d’information que moi.
    Bone recherche
    Françoise CHAUMONT

    Répondre à ce message

  • Bonjour à tous
    Je viens de voir mentionner le nom de Sombardier ou Sambardier. Les ancetres SOMBARDIER sont tous natifs de St-Igny de Vers ou St-Cl"ment de Vers - mon arrière grand-père SOMBARDIER Jean-Marie s’est marié à Proprières avec les soeurs DESSAUGE. Donc toutes ces informations m’intéressent vraiment car touchant directement ma famille.
    Merci
    Cordialement

    Répondre à ce message

    • Bonjour,

      Merci pour votre commentaire. Il me pose question : vous dites que votre ancêtre s’est marié avec les soeurs Dessauge. Cela veut il dire que veuf d’une des soeurs, il a épousé en secondes noces sa belle-soeur ? C’est en quelle année ?

      Vos DESSAUGE sont peut être des DUSSAUGE, nom bien présent dans ce coin du Mâconnais.
      Deux fils de Thomas Dussauge et Antoinette Chantin ont épousé deux soeurs Valentin, Claudine et Jeanne Marie, filles de mon ancêtre Jean Pierre Valentin époux de Jeanne Marie Fouilloux :

      1/ Claudine épouse François DUSSAUGE
      2/ Jeanne Marie épouse Antoine DUSSAUGE

      François DUSSAUGE
      Naissance le 18 octobre 1812 à Saint Point
      Mariage le 29 mai 1834 à Saint Point avec VALENTIN Claudine
      Naissance le 27 septembre 1815 à Saint Léger sous la Bussière

      ** Contrat de mariage du 1ER mai 1834 passé devant Maître BRUYS notaire à Tramayes, d’après la table des contrats de mariage (1824 à 1856) de l’enregistrement de Tramayes (3 E 14516 archives de Saône et Loire)

      Domiciliés au hameau de La Chanalle à Saint Point
      Décès de François DUSSAUGE après 1864
      Claudine VALENTIN décédée le 7 juillet 1864 à Saint Point

      Antoine DUSSAUGE
      Naissance le 2 mai 1814 à Saint Point
      Mariage le 26 octobre 1840 à Saint Léger avec VALENTIN Jeanne Marie
      Naissance le 24 septembre 1818 à Saint Léger sous la Bussièr
      Contrat de mariage : reçu Me BRUYS à Tramayes le 4 février 1840
      Domiciliés au hameau de Chagny à Saint Point
      Décès après 1876
      Conjoint décédée le 5 décembre 1876 à Saint Point

      Le contrat de mariage de Thomas DUSSAUGE (père de François) avec Antoinette CHANTIN est passé chez Maître BRUYS notaire à Tramayes le 9 JANVIER 1809 (3 E 6579 archives de Saône et Loire)
      Thomas DUSSAUGE et sa future épouse sont de Saint Point, Thomas habite La Chanale.
      Il est veuf en premières noces de Claudine POLLET.Ses parents sont François DUSSAUGE et Gabrielle DELORME
      Antoinette CHANTIN est la fille d’Antoine CHANTIN et de Jeanne BLETTON propriétaires à Blanchissey, à Saint Point.

      Cordialement.
      Michel Guironnet

      Répondre à ce message

  • Réponse au sujet des DUSSAUGE de Proprières
    Jean-Marie Sombardier né le 30 Août 1852 à St-Igny a épousé le 5 mai 1878 à Proprières Marie-Magdeleine Dussauge 1857-1893. Ils ont eu un fils Claude mon grand-père. Remarié avec Marie Louise enfant Joséphine . Les parents des soeurs DUSSAUGE Antoine 1830-1902 et Durousset Benoite 1837-1904

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  • Question pour moi à l’instant sans réponse
    Mais un cas identique le 30 janvier 1706 entre les proches paroisses de Vernay et Chênelette (la dite voisine de celle de Propières)
    donc le cimetière de Vernay est interdit à l’ensevelissement, en 2021 il est toujours blotti autour de l’église (comme celui de Chênelette) et ne risque pas l’inondation.
    https://archives.rhone.fr/ark:/28729/qcg6h10nt845/1b9a92af-740d-4b11-b47e-0dc706c194e1
    La dernière inhumation au cimetière de Vernay par le curé Servajan remonte au 1er mai 1703 (et ensuite à Vernay on se retient pour mourir ...)
    Et le 23 février 1706 le cimetière reprend du service et le curé Servajan malgré sa belle écriture nous laisse dans l’ignorance ...
    Il faut bien qu’il reste quelques mystères pour aiguiser notre curiosité ...

    Répondre à ce message

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