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Antonio Carreras Martin né le 2 juin 1912 à Granada, Espagne, républicain espagnol


jeudi 28 septembre 2017, par Françoise Carreras

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Il s’agit d’une photo où apparaissent sept réfugiés espagnols et une infirmière française, au dos, écrit de la main de mon père qui porte le n°1 : « hospital temporaire de Clairvivre 2-25-39 ».

J’en conclus 25 février 1939, malheureusement le verso ne donne pas le nom de ses compagnons. Antonio est arrivé le 29 janvier 1939 en France, il était admis dans la famille, et surtout dans le discours de ma mère, car lui parlait peu, qu’il avait eu une pleurésie détectée à son arrivée à la frontière française et qu’il avait été soigné dans cet hôpital qui était un sana à cette époque. La pleurésie de mon père n’était pas tuberculeuse car il guérit vite et sans antituberculeux inconnus à cette époque.

Le bâtiment hospitalier s’ouvre sur un paysage d’une beauté à couper le souffle, au sud, c’est-à-dire en direction des Pyrénées et de l’Espagne... J’ai imaginé l’arrivée de ce jeune homme de 27 ans, malade, qui a tout perdu, peut-être désespéré, et j’ai pensé que ce lieu avait dû lui redonner espoir, il a dû penser qu’il y avait quelque chose à faire dans ce pays si vert et qui l’accueillait. Certes, l’accueil n’était pas unanime en France mais il sortait vivant de l’enfer, et la photo prise au sana nous montre les jeunes gens esquissant un timide sourire, seuls les deux plus anciens ne parviennent pas à quitter un masque de désespoir.

Je suis allée aux AD de Dordogne à Périgueux pour chercher des renseignements relatifs à ce séjour. Les archives de cet hôpital, actuellement reconverti en centre de rééducation, sont introuvables tant aux AD qu’à l’hôpital lui-même. J’ai cependant trouvé sa trace aux AD sur une page en papier pelure non datée :

« XVII Région Camp de Réfugiés Espagnols. Liste nominative des espagnols volontaires pour les Compagnies de travailleurs Antonio Carreras Martin 2 juin 1912 Grenade cultivateur ».

Guéri, il sera transféré ensuite au camp de Septfonds en Tarn-et-Garonne et en partira le 29 août 1939 date de son affectation à la 65e Compagnie de Travailleurs Espagnols à Cravant (Yonne) où il travaille jusqu’à l’exode de juin 1940.
Il se mariera le 15 janvier 1945 dans l’Yonne et sera naturalisé français le 1 juin 1951.

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3 Messages

  • Un lien vers un rapide apperçu de l’histoire de l’hôpital.
    http://www.ferguson-en-perigord.com...

    Bel article, merci.

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    • Merci pour ce lien sur le Périgord où j’ai eu souvent le loisir de promener mes chaussures et mes rangers.

      Cette promenade « virtuelle » m’a également remis en mémoire mes enchantements d’enfant et d’adolescent et plus tard d’adulte, à la lecture des œuvres d’Eugène Leroy.(le Moulin du Frau, les gens d’Auberoche, le célèbre Jacquou le Croquant, l’Année Rustique en Périgard etc...).

      Mais je suis hors sujet. toutes mes excuses.

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  • Antonio Carreras Martin eut la chance, dans son malheur d’avoir été soigné dans cet hôpital de Dordogne, puis d’être envoyé dans le camp de Septfonds, contrairement à ses malheureux compatriotes qui furent parqués au camp des Alliers à Angoulême et de la Combe aux Loups à Ruelle sur Touvre.

    En effet, ces 927 réfugiés furent embarqués par les autorités allemandes le 20 août 1940 dans le premier convoi de déportés en direction de l’Allemagne. Les femmes et les enfants, renvoyés en Espagne par la suite furent remis aux autorités franquistes.

    Seulement 73 rescapés, parmi les 470 hommes (et enfants de plus de 13 ans) revinrent du camp de Mathausen où ils avaient été déportés.

    En janvier 2008 fut inaugurée près de la gare d’Angoulême, à côté du monument de Déportés, une stèle en mémoire de ce sinistre et tragique événement.
    « No los olbidemos », ne les oublions pas.

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