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Conseils méthodologiques en paléographie


vendredi 27 août 2004, par Thierry Sabot

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La lecture des documents anciens n’est pas un obstacle insurmontable.
Elle demande un peu de théorie, quelques conseils méthodologiques et beaucoup de pratique.
Vous trouverez, ci-dessous, les premiers éléments
à respecter pour une meilleure compréhension des écritures manuscrites.

En générale, la lecture des documents d’archives des XIX et XX° siècles ne pose pas de problèmes majeures. Les choses se compliquent dès que l’on aborde les XVI° et XVII et, plus encore, au-delà.

Nous aborderons successivement :

  • Les règles simples de transcription,
  • Les principaux obstacles rencontrés lors de la lecture d’un document,
  • Quelques pistes pour vous aider dans votre étude des documents.
     

Quelques règles simples à appliquer lors de la lecture d’un document :

  • Numéroter les lignes du document d’archives et utiliser la même numérotation pour la transcription.
  • Essayer de lire le texte en entier pour, si possible, en comprendre le sens général.
  • Chercher à identifier les mots, les phrases, les formules usuelles, les abréviations dont le sens est familier.
  • Éventuellement, comparer le document étudié à d’autres textes manuscrits du même rédacteur.
  • Repérer les dates, les professions, les titres, les noms de personnes, les noms de lieux et les mentions dans la marge.
  • Chercher à identifier en priorité les « R », les « S », les « E » et les « A ».
  • Faire attention aux lettres initiales et aux lettres finales des mots, aux jambages et aux hampes de certaines lettres, ainsi qu’aux écritures minuscules et majuscules des lettres.
  • Ne pas oublier qu’une même lettre chez un même scribe s’écrit souvent différemment selon qu’elle figure en début ou en fin de mot.
    Comparer les éléments entre eux afin de déchiffrer de nouvelles lettres, de nouveaux mots.
  • Respecter l’orthographe du texte original (même si elle vous choque !).
  • Restituer toutes les lettres (même celles qui, de nos jours, ne sont plus utilisées dans un mot).
  • Résoudre les abréviations sauf : Sr, Me, Led. (pour sieur, maître, ledit/ladite...).
  • Séparer les mots qui étaient « soudés » dans le texte original.

Restituer les majuscules, les virgules, les points.

  • Laisser en blanc les mots illisibles (on peut éventuellement les décalquer soigneusement avec un crayon de papier).
  • Faire toujours très attention aux erreurs de transcription qui peuvent changer le sens du texte.
     
     

Les principaux obstacles rencontrés lors de la lecture d’un document :

  • La qualité du support : parfois les pages peuvent être déchirées, tachées... L’encre peut être effacée ou, au contraire, on peut avoir la superposition des écritures du recto et du verso du document.
  • Le vocabulaire qui peut varier d’un lieu à un autre, d’une période à une autre : termes spécialisés, mots en patois, en latin (langue parfois utilisée dans les registres jusqu’en 1736)... Le recours à un lexique est indispensable.
  • Les noms propres sont souvent sources d’erreurs de transcription. Ne pas hésiter à feuilleter la liasse de documents ou le registre, pour repérer les noms les plus fréquents ou les graphies assez proches. Pour les noms de lieux, une carte au 1/25 000e est indispensable.
  • Les chiffres et les nombres car les scribes ne respectent pas toujours la méthode romaine de transcription des chiffres. On trouve parfois plus de trois signes identiques pour désigner un nombre : CCCC pour 400 au lieu de CD.
  • Les dates et les calendriers. La concordance des dates entre le calendrier républicain et le calendrier grégorien est souvent difficile (un tableau de concordance est nécessaire). Les abréviations chiffrées des mois peuvent aussi prêter à confusion :
  • 7 bris ou VII bris = septembris = septembre et non juillet
  • 8 bris ou VIII bris = octobris = octobre et non août
  • 9 bris ou IX bris = novembris = novembre et non septembre
  • 10 bris ou X bris = decembris = décembre et non octobre.
  • Les abréviations et les symboles sont souvent complexes. Nous donnerons prochainement un tableau des principales abréviations rencontrées en paléographie.
  • La forme des lettres est parfois très élaborée ou purement fantaisiste. 
  • L’orthographe est souvent approximative et phonétique.
  • La ponctuation est parfois absente, souvent aléatoire.
     
     

Quelques piste d’aides :

  • De nombreux cours d’initiation à la paléographie sont proposés par les universités (et sont parfois ouverts aux personnes extérieures), les centres d’archives (Archives nationales, départementales, parfois municipales), ou encore les associations de généalogie.

Sur le même sujet, voir aussi :

P.-S.

Note :
Cette page a été en partie inspirée par un cours de paléographie (licence d’histoire) de l’Université Lyon III - Jean-Moulin.

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2 Messages

  • > Conseils méthodologiques en paléographie 30 mars 2006 14:40, par Jack Pichon

    La paléographie ne s"apprend qu’en faisant de nombreuses transcriptions.

    Certains membres du Groupe Faire l’Histoire de l’université Inter-Âges de Poitiers ont édité un recueil de textes extraits des Archives départementales de la Vienne. Ce sont des textes variés qui concernent le Poitou exclusivement.

    Chaque texte est accompagné de sa transcription et d’un commentaire plaçant le document dans son contexte.

    Pour vous exercer voici les références de cet ouvrage :

    Yves Couturier et Nicole Pellegrin, « Lire les textes anciens, 25 documents poitevins des 17e et 18e siècles », La Créche 79,Geste Editions, Archives de Vies, 2005.

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