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Des fleurs pour le courageux Poilu

Qui est ce soldat décoré ?


jeudi 1er novembre 2018, par Michel Guironnet, Simone Lissillour

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Sur le champ de foire de Chatelaudren-Plelo (Côtes d’Armor), un soldat décoré est photographié avec une petite fille qui lui offre des fleurs. Au fond, dans la foule, une femme porte dans ses bras un bébé. Il se peut que ce soldat soit son mari...

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Des fleurs pour le courageux Poilu

Un soldat décoré

Voici ce que nous écrivait Mme Lissillour en 2008 alors que nous préparions avec Thierry une série d’article pour célébrer les 90 ans de l’Armistice :
Sur cette 1re photo, prise sur le champ de foire de Chatelaudren-Plelo (Côtes d’Armor), nous voyons un soldat se faire photographier avec les honneurs d’une petite fille qui porte des fleurs. Cela ne paraît pas très protocolaire.

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Qui est ce soldat décoré ?

A l’arrière plan il y a d’autres soldats , mais qui ne sont pas en uniforme, donc, eux, ne doivent pas être mis à l’honneur. Ils paraissent tous très décontractés.
Au fond, à gauche, on remarque une femme qui porte dans ses bras un bébé.Cette femme est ma grand mère, qui demeurait à Plelo et le bébé est, soit ma mère (Louise Marie) qui est née le 12 juin 1914, soit son frère (Georges Jean Marie) qui lui est né le 24 mai 1916.

Il se peut que cet homme soit son mari (mon grand père) ? Si l’on pouvait me dire quel est cet uniforme ? Je trouve cette photo très belle et intéressante, je viens de la récupérer après le décès d’une tante qui était la soeur du bébé cité ci-dessus.

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La mère et l’enfant

Très récemment, j’ai ré-ouvert le dossier et repris cette recherche. J’ai re-contacté Mme Lissillour par Généanet pour en savoir plus.
En septembre 2017, elle me réponds et m’envoie une photo du mariage de ses grand parents le 28 mai 1913 à Plélo et une autre de la même année :
" Cela nous replonge 9 ans en arrière ! Le soldat sur cette photo ne peut pas être mon grand père. En reprenant sa fiche matricule [1], nous retrouvons ses états de service aux armées."

Louis Marie Diquelou, né le 23 mars 1889 à Pont l’Abbé (Finistère), est de la classe 1909. Il est incorporé en 1910 au 12e Cuirassiers à Rambouillet. En 1914, il est affecté à un régiment de Dragons.

Sur cette photo, j’ai reconnu ma grand mère (Marie-Françoise Bars), à gauche, devant le soldat appuyé sur l’arbre, elle tient un bébé d’environ 3 ou 4 mois dans les bras. Il s’agit de ma mère née le 12 juin 1914 dans cette commune de Plélo-Chatelaudren.

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Marie-Françoise en 1913
Marie-Françoise Bars, épouse Diquelou, à 20 ans.

C’est bien elle sur la photo du Poilu décoré en 1914. Sur celle du mariage également, la ressemblance est frappante.

"La photo parait être prise en automne. Or, mon grand père a eu un accident de cheval avec une fracture à la cuisse [2], le 17 juin 1914, soit 5 jours après la naissance du bébé. Il en est resté handicapé.
Donc au vu de la tenue et du visage resplendissant du soldat sur la photo, mon grand père, lui, ne devait pas être dans une bonne forme !"

Après ces quelques recoupements, ce Poilu ne peut donc pas être Louis Marie Diquelou, le mari de Marie Françoise Bars. Alors, qui est-il ?

De la Champagne à la Bretagne

Le numéro du régiment est bien lisible sur le col de sa vareuse : ce soldat est du 332e Régiment d’Infanterie.
À la mobilisation de 1914, les régiments d’infanterie forment chacun un régiment de réserve dont le numéro est celui du régiment d’active majoré de 200. Le 132e régiment, infanterie d’active, met ainsi sur pied le 332e, régiment de réserve [3].

Un seul dépôt à Reims pour ces deux régiments. Dès le début de la guerre, Reims étant directement menacé par l’avancée allemande et la proximité de la ligne de front, le dépôt de ces régiment est replié à Chatelaudren dans les Côtes-du-Nord, en Bretagne. Les compagnies de soldats casernent dans les bâtiments qui leur sont affectés : "aux abattoirs" et "au cantonnement Letellier" aussi appelé "au Zeppelin" [4].
Dans les journaux d’alors, on peut lire des annonces envoyées par des militaires des 132e et 332e RI pour rassurer leurs familles et demander des nouvelles. Exemple dans « Le Petit Parisien » du 22 septembre 1914 :
Thomassin Paulin, de Thugny, avise sa femme qu’il est au 332e de ligne, 28e Compagnie de dépôt, à Chatelaudren (Côtes-du-Nord).
Guillaume Henri, capitaine, avise sa famille qu’il est au 332e de ligne, 28e Compagnie de dépôt, à Chatelaudren (Côtes-du-Nord).

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Un soldat du 46e R.I.T
Deux soldats, vêtus en blanc sur la photo, sont en bourgeron de travail. L’un porte sur la tête un bonnet de police, l’autre un képi avec le numéro 46. Ce doit être un soldat du 46e Régiment d’Infanterie Territoriale, régiment de Reims lui aussi replié à Chatelaudren.
Ces soldats de la territoriale, plus âgés, sont en théorie affectés à des travaux de terrassement et autres chantiers.

Les grands arbres en arrière-plan de la photo, avec leurs branches dépouillées, me font penser qu’elle peut être prise sur "les promenades".

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Les promenades à Chatelaudren
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« Grandes manœuvres sur le château. Cela avait l’air d’intéresser
les gens du Châté à en juger par le nombre de curieux massés autour de l’esplanade »

Pages 106 et 107 du livre « Le Châtelaudren de nos aînés »
par Georges Jaouen. Édité par la Ville de Châtelaudren en 1994.

Médaillé

Me basant sur l’équipement porté par "notre" soldat, je pense que nous sommes bien en 1914 : képi troupe modèle 1884, veste avec pattes de col fermée par 7 boutons et avec des passants pour fixer les "pattes d’épaules", ceinturon du modèle 1903 avec sa boucle à 2 ardillons. Sur son côté gauche, porte- baïonnette suspendu au ceinturon.

La médaille qu’arbore ce soldat, même si elle est peu nette, ressemble "bigrement" à la médaille militaire. Cela laisse penser que ce soldat a accompli une action d’éclat et a certainement eu une citation à l’ordre de l’Armée suite à son acte de courage au combat.

Les soldats à qui cette décoration est décernée sont inscrits au Bulletin des Armées. Régulièrement, le "Journal Officiel" publie leurs noms suivis de leur citation. Parfois, ils figurent aussi dans le Journal de Marche et Opérations des régiments dont ils font partie. La médaille leur est ensuite remise au cours d’une cérémonie militaire.

Concernant ce soldat, elle a du avoir lieu en octobre ou novembre 1914 à Chatelaudren. Ma recherche dans les journaux bretons de l’époque, consultés sur le site des archives du Finistère, n’a rien donné !

Le Journal de Marches et Opérations du 332e RI [5] me livre un indice :

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Le 6 décembre 1914 au 332e RI
« Tous deux ont fait partie de l’ancienne Compagnie Klipffel »

Et le Lieutenant Colonel rappelle le parcours de la 20e compagnie sous les ordres du Capitaine Klipffel...

L’Odyssée de la compagnie du Capitaine Klipfel

"Nancy, 13 octobre.
Tous les journaux ont rapporté l’héroïque randonnée d’une compagnie d’infanterie qui, séparée de son régiment, a rejoint l’armée française, vivant pendant quinze jours au milieu de l’armée allemande, se cachant quelquefois, combattant souvent. A bon droit, son chef, le capitaine Klipfel, du 332e, vient d’être porté à l’ordre du jour de l’armée. « Coupé des troupes françaises, dit la citation, il a réussi par son énergie à rallier avec sa compagnie grossie d’une cinquantaine d’isolés, le 2e corps d’armée, après avoir traversé, au prix des plus grandes difficultés, les lignes de marche de l’armée allemande. »
Il est agréable à un ami d’études du capitaine Klipfel de dire qu’il est un ancien élève du lycée de Nancy. Sa mère et sa sœur habitent encore notre ville. Klipfel fut successivement lieutenant au 94e à Bar-le-Duc, puis capitaine au 132e à Reims. Voilà quelques années, il s’était fait admettre dans la réserve spéciale et avait pris la direction de l’importante verrerie de Fains. Parmi tant de braves, tant de héros, Klipfel vient de prendre une belle place. Nancy et notre vieux bahut peuvent être fiers de lui. - L. S."
 [6]

Outre les pages du JMO du 332e consacrées à ce périple, le passionnant "compte rendu" de ces 15 jours passés dans les lignes ennemies peut être découvert sur l’indispensable Forum Pages 14-18

Pour ces faits, Henri Jean Maurice Klipffel, Capitaine de réserve, né le 18 décembre 1870 à Arlon (Belgique) est élevé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur "pour prendre rang" à dater du 4 octobre 1914 [7]

Faisant partie de la 20e compagnie, le Sous-Lieutenant Maurice Brayer, alors adjudant, et le Sergent de réserve J.B Martin sont cités [8] : Se sont très brillamment comporté et ont secondé énergiquement leur capitaine au cours d’une retraite de quinze jours en arrière des lignes ennemies

Même reconnaissance pour le Caporal Chatillon et le soldat Houtte, de la 20e compagnie également, cités à l’ordre du jour du 6e Corps d’Armée [9] : Ont fait particulièrement preuve de bravoure, d’énergie et de sang-froid pendant la marche de quinze jours à travers les lignes allemandes que leur compagnie exécuta pour rejoindre l’armée française, dont elle s’était trouvée séparée ; ont secondé avec vigueur et intelligence son commandant de compagnie, le capitaine Klipffel

En plus de ces citations individuelles, c’est toute la 20e Compagnie qui est citée [10] :

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« Journal Officiel » du 15 octobre 1914

"Notre" Poilu décoré serait-il alors l’un des courageux soldats de cette 20e compagnie du 332e ?

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Au Tableau d’Honneur
Le Capitaine Klipffel au « Tableau d’Honneur » (paru dans l’Illustration, planche n° 91)
Merci à Jean Luc Dron.

Notes

[1Classe 1909/N° matricule 172/bureau de Quimper/ page 262/692 aux des AD du Finistère

[2son cheval surpris par un cycliste fait un écart et renverse la charrette, lui écrasant la jambe : fracture du fémur gauche

[3Le 332e RI fait partie de la 137e Brigade d’infanterie rattachée à la 69e Division d’Infanterie.

[4Voir, entre autres, "Le Chatelaudren de nos aînés" et "Le Petit Echo du Châté" (3e trimestre 2015)

[526 N 753/12 sur "Mémoire des Hommes"

[6« La Grande guerre. La Vie en Lorraine » Edition de "l’Est républicain" (Nancy octobre 1914)

[7Son dossier est sur la base Léonore.

[8Leur citation se retrouve dans le « Journal Officiel » du 28 octobre 1914.

[9Articles dans « Le Temps » et « La Libre Parole » du 1er novembre 1914 et dans le « Bulletin des Armées » N°42 du 4 novembre 1914.

[10Dans le "Journal Officiel" du 15 octobre et le « Bulletin des Armées » N°37 du 17 octobre 1914.

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50 Messages

  • Des fleurs pour le courageux Poilu 1er novembre 10:05, par André Vessot

    Merci à Simone pour cette belle photo, très bien conservée, qui témoigne de cet événement très émouvant. Et bravo à toi Michel pour la recherche du poilu de cette photo. J’espère beaucoup que d’autres lecteurs ou lectrices apporteront leurs lumières.
    Bien amicalement.

    André

    Répondre à ce message

  • Des fleurs pour le courageux Poilu 2 novembre 10:35, par Suzanne

    Bonjour,

    En tous cas ce n’est pas la forme d’une croix de la Grande Guerre (en forme d’étoile). Ni celle du combattant.
    Celle de ce soldat est ronde. Et semble en 2 parties : la médaille ronde et dessus une sorte de carré. Ceci vu de loin. Il faudrait zoomer... Le ruban semble uni.

    Ce serait plutôt une médaille commémorative mais pas de la guerre, plutôt de la Troisième République.

    (d’après le numéro spécial « Les médailles et décorations militaires » de la revue Généalogie et histoire des familles)

    Répondre à ce message

    • Des fleurs pour le courageux Poilu 3 novembre 17:44, par René Mettey

      voir mon message plus haut. la croix de guerre a une forme.. de croix (peu ou prou comme la croix de Malte). la légion d’honneur a une forme d’étoile, car à 5 branches.
      la croix du combattant a elle aussi une forme en croix, mais je crois qu’elle n’a été decernée que pour 39-45 (j’ai celle de mon père... et la médaille militaire de mon gd-père)

      Répondre à ce message

  • Des fleurs pour le courageux Poilu 2 novembre 10:50, par Suzanne

    Il faudrait zoomer aussi sur les bouquets.
    Sur le papier, à la base, on aperçoit 2 petits cercles. Peut-être une indication...

    Répondre à ce message

    • Des fleurs pour le courageux Poilu 2 novembre 11:08, par Michel Guironnet

      Merci Suzanne pour vos judicieuses remarques.

      Même en zoomant sur la photo en haute définition, la médaille n’est pas nette : le carré au dessus de la médaille ronde est peut être la cuirasse avec les deux canons croisés qui surmonte la Médaille militaire elle-même ?

      Pour les bouquets, vous avez un oeil de lynx ! Il y a aussi une décoration ronde en haut du papier du bouquet de gauche (sur la photo). Cette décoration qui ressemble à une cocarde se retrouve en bas sur l’autre bouquet.

      A identifier !

      Michel Guironnet

      Répondre à ce message

      • Des fleurs pour le courageux Poilu 5 novembre 18:21, par simone lissillour

        Bonjour Michel,
        Dites-moi comment je peux vous faire parvenir des photos du 132 ième, en 1914, à Chatelaudren.(du livre « Le Chatelaudren de nos ayeux »
        Il y a 5 photos, dont une représentant ce régiment en grandes manoeuvres, paraissant être prise le même jour que le poilu, et l’on peut aussi y reconnaitre une femme et son bébé.
        Cordialement
        Simone

        Répondre à ce message

        • Des fleurs pour le courageux Poilu 5 novembre 19:19, par Michel Guironnet

          Bonsoir Simone,

          N’hésitez pas à me les envoyer sur mon adresse de messagerie.
          Je viens de vous écrire en privé.

          Très cordialement.
          Michel

          Répondre à ce message

        • Des fleurs pour le courageux Poilu 6 novembre 14:01, par Michel Guironnet

          Bonjour Simone,

          Merci pour les photos des pages du livre.
          Je viens d’insérer celle des « grandes manoeuvres » dans l’article.
          Connaitre la date de cette prise de vue pourrait peut être faire avancer notre recherche.

          Très cordialement.
          Michel

          Répondre à ce message

          • Des fleurs pour le courageux Poilu 6 novembre 18:21, par Jacques

            Bonjour,

            La photo prise lors des grandes manœuvres et celle de notre médaillé ne me semblent pas avoir été prises le même jour.
            Sur l’une (les grandes manœuvres), les arbres entourant la place sont très branchus, ce qui n’est pas le cas sur la photo du médaillé où ils paraissent avoir été élagués depuis peu.

            Cordialement.
            Jacques

            Répondre à ce message

  • Des fleurs pour le courageux Poilu 2 novembre 11:38, par Suzanne

    Y-a-il un patronyme MARTIN ou BRAYER dans la famille et/ou alliés de Simone ?

    Répondre à ce message

  • Des fleurs pour le courageux Poilu 2 novembre 12:00, par Suzanne

    Pas de traces dans les journaux régionaux ?

    Il y a une autre piste à ne pas négliger (pour l’avoir expérimenter !)
    Les compte-rendus des conseils municipaux de la commune concernée.
    Cette petite fête pour honorer ce soldat, cela s’est préparé. Il y a fallu voter pour le budget concernant, au moins, les 2 gros bouquets...
    Il y en a forcément traces dans les semaines précédentes. Et sûrement le NOM de la personne honorée !

    D’abord, Simone saurait vraiment ainsi si elle fait partie de sa famille.
    Et l’on pourrait ensuite retrouver la fiche matricule de ce soldat !

    Répondre à ce message

    • Des fleurs pour le courageux Poilu 2 novembre 13:22, par Vuillemin

      bonjour Michel,bonjourSuzanne

      En effet il serait bon de savoir de quelle medaille ce soldat est honoré !
      La ceremonie à eu lieu dans cette commune de Chatelaudren Plelo , donc il serait logiquement natif de cette commune ? Un enfant du pays !
      La photo prise vers l’automne 1914 ( selon votre certitude ), ce soldat n’est il pas ensuite decedé dans la suite du conflit ?
      Il serait judicieux de verifier les registres matricules de tous les soldats de cette commune (inscrit sur le monument aux morts , mais pas que ...) Recouper les informations sur les decorations ( en fonction de la medaille) mais aussi celui qui aurait servis dans le 332 eme regiment ou de l’ancienne compagnie Klipffel .
      C’est une recherche compliquée mais pas impossible ! A mediter !

      Hervé

      Répondre à ce message

      • Des fleurs pour le courageux Poilu 2 novembre 16:26, par Michel Guironnet

        Bonjour Hervé,

        Merci pour votre commentaire.

        Au début de ma recherche, j’ai exploré ces pistes...qui n’ont abouti à rien de probant.
        Ce soldat n’est pas obligatoirement du pays. C’est peut être un soldat « en subsistance » au dépôt du régiment, en convalescence ou en permission.
        Il peut donc venir d’une autre région, ce qui donne d’infinies possibilités.

        Cordialement.
        Michel Guironnet

        Répondre à ce message

    • Des fleurs pour le courageux Poilu 2 novembre 16:17, par Michel Guironnet

      Excellente idée !

      Si l’un de nos lecteurs Bretons peut se rende sur place pour chercher dans les registres...Sinon, il reste la possibilité de leur envoyer un message expliquant la piste à explorer.

      Cordialement.
      Michel Guironnet

      Répondre à ce message

  • Des fleurs pour le courageux Poilu 2 novembre 16:22, par Jacques

    Bonjour,

    Je ne pense pas que cette photo ait été prise lors d’une cérémonie de remise de médaille militaire (car il s’agit pour moi sans aucun doute de cette décoration), auquel cas il y aurait eu une cérémonie militaire au cours de laquelle il aurait été photographié.
    La médaille militaire était remise au récipiendaire par le chef de corps, et ceci devant l’unité.

    Ceci me fait plus penser au « retour du héros », fêté comme il se doit dans sa commune, lors d’une permission.
    Pour moi, la photo est postérieure à la remise de médaille.

    Cordialement.
    Jacques

    Répondre à ce message

    • Des fleurs pour le courageux Poilu 2 novembre 17:06, par Suzanne

      Pour moi cette photo est un « contre-champ » de la photo « officielle. Comme noté, tout le monde pose, maintenant, de manière débonnaire.
      Pas d’estrade, pas de tissu » bleu-blanc-rouge...

      Les badauds cherchent aussi à être un peu sur la photo...
      Pourquoi ne pas chercher du côté de la petite-fille  ? Le photographe a peut-être voulu lui laisser un souvenir pour elle aussi.
      Et Simone dit que cette photo lui vient d’une tante...

      A-t-on choisi cette petite-fille au hasard ? Est-elle de la famille d’un des notables ? Ou une bonne élève mise en avant par l’instituteur ?
      Elle ne semble pas être une intime du soldat, sinon ils se seraient rapprochés certainement pour le cliché...

      Quelle est la signification de son calot, qui m’a surpris de suite pour une jeune fille...

      Répondre à ce message

    • Des fleurs pour le courageux Poilu 2 novembre 17:19, par Vuillemin

      Bonjour Jacques

      J’adhére entierement à votre avis ! Ce n’est pas une remise officielle !
      Il semble que la photo parle d’elle meme ! Il n’y à que des badaux ! en ordre dispersés et decontractés ! Ils honorent leur soldat sans commune mesure avec une remise officielle .
      Je donnerais à ce soldat l’age d’environ 25 ans ( avec plus ou moins 5 ans , en prenant large) donc né entre 1884 et 1894 .
      Une question me chiffonne : Chatelaudren et Plelo sont 2 communes distinctes ? ou ont elles fusionnées ?
      Sur Wikipedia , vers 1914 l’une avait environs 1300 habitants et l’autres un peu plus de 3000 .

      Cordialement

      Hervé

      Répondre à ce message

  • Des fleurs pour le courageux Poilu 2 novembre 17:25, par Vuillemin

    Autre remarque :

    Cela ne peut etre une remise officiel car notre soldat inconnu

    n’aurait pas les mains dans ses poches ! cela va sans dire !

    Répondre à ce message

    • Des fleurs pour le courageux Poilu 2 novembre 18:38, par Michel Guironnet

      Merci à Jacques, Suzanne et Hervé.

      Je suis d’accord avec vous sur le fait que cette cérémonie est moins « guindée » et plus « décontractée » qu’une remise officielle de médaille par l’autorité militaire.

      L’idée de chercher du côté de la petite fille est séduisante, mais où chercher ? Son calot est peut être celui du soldat qui a remis son képi pour la photo ?

      Le mystère reste (pour l’instant) entier.

      Michel Guironnet

      Répondre à ce message

  • Des fleurs pour le courageux Poilu 2 novembre 19:11, par Nicole Boisnard

    Bonsoir,
    A Chatelaudren, il y a actuellement une exposition dédiée au centenaire de la Première Guerre Mondiale. Je vous livre une piste à explorer : celle de contacter l’Association « Mémoire patriotique armoricaine » située à Lanrodec. Très Cordialement. Nicole BOISNARD

    Répondre à ce message

  • Des fleurs pour le courageux Poilu 3 novembre 17:39, par René Mettey

    "La médaille qu’arbore ce soldat, même si elle est peu nette, ressemble « bigrement » à la médaille militaire."
    Vous pouvez en être sûr (comme le note un autre intervenant, jacques). Cette médaille, réservée aux sous-officiers et soldats pour faits de guerre, est composée d’une médaille ronde, suspendue à « une béliaire » (??? terme adéquat dont je n’ai jamais su l’origine !) composée d’une cuirasse et de sabres, ce qui lui donne de loin une forme « carrée », suspendue elle-même à un ruban jaune bordé de deux lignes vertes (ces deux couleurs se remarquent bien même sur cette photo en noir et blanc).

    Répondre à ce message

  • Des fleurs pour le courageux Poilu 3 novembre 18:46, par JOURDAIN Isabelle

    Bonsoir Michel et Simone

    Je ne pense pas que cette petite fille offre des fleurs au militaire qui se trouve a ses côté . Elle est de face comme lui et est habillée de façon élégante avec un calot sur la tête. Elle est la seule.Sur les papiers des bouquets de fleurs on peut distinguer des cocardes (je pense)

    Autour d’elle à droite beaucoup de personnes portent des sabots, pas elle car elle porte de jolies bottines.
    Enfin je trouve que les visages ne marquent pas de gravité particulière. Est-ce le mariage d’un militaire pendant la guerre ?

    Cordialement
    Isabelle

    Répondre à ce message

  • Des fleurs pour le courageux Poilu 3 novembre 18:55, par JOURDAIN Isabelle

    Bonsoir

    Concernant la médaille

    https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9corations_militaires_(France)

    Je pense qu’il s’agit de la médaille de la Marne

    Cordialement
    Isabelle

    Répondre à ce message

  • Des fleurs pour le courageux Poilu 4 novembre 08:37, par JOURDAIN Isabelle

    Bonjour

    Voir aussi la catastrophe ferroviaire relatée en date du
    01 Novembre 1922 où l’on y parle du courage des soldats
    Journal Ouest-éclair sur GALLICA

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k583945t/f1.image.r=132%20%C3%A8me%20r%C3%A9giment%20militaire%20%C3%A0%20Chatelaudren%20les%20promenades?rk=193134;0

    Cordialement
    Isabelle

    Répondre à ce message

  • Des fleurs pour le courageux Poilu 4 novembre 09:24, par JOURDAIN Isabelle

    Photo de Delcampe . La caserne du quartier- frebault à Chatelaudren

    https://www.delcampe.net/fr/collections/cartes-postales/france/chatelaudren/chatelaudren-cp-la-caserne-du-quartier-frebault-vers-1900-offert-par-les-editions-atlas-661739074.htm

    Il se peut que votre militaire soit un homme de cette caserne , remercié pour un geste de bravoure.

    Cordialement
    Isabelle

    Répondre à ce message

  • Des fleurs pour le courageux Poilu 4 novembre 11:30, par Jean-Luc Lebas

    Bonjour à tous.
    Une autre hypothèse, pourquoi se focaliser sur ce militaire.
    Il se peut que se soit la petite fille qui reçoit une récompense et justement ce poilu, héros et médaillé, de retour ou ancien maître d’ école, voir conseiller municipal lui remet ces bouquets de fleurs. On peut estimer que la photo soit prise le matin ou le soir, vu l’ inclinaison des ombres des arbres et personnages. Je m’ avancerai à dire vers 10h 40 du matin, si on zoom sur la montre du militaire on peut observer que la partie droite de sa montre c.a.d vers le poignet est blanche et que l’ autre partie forme un quartier gris qui doit correspondre aux aiguilles. De même la plupart des enfants surtout ceux de droite sur la photo ne regardent pas le photographe, mais bien plus loin et derrière cette appareil photo, il me semble que cela pourrait signifier qu’une animation, activité etc. se déroule
    au loin et que la prise de la photo ne les intéresses pas. Les autres adultes semblent de passage, voir revenir des courses avec le panier sur l’ épaule.
    Bref rien de solennelle.
    Super intéressant, j’ espère que cette histoire de photo soit résolue
    Cordialement Jean-Luc

    Répondre à ce message

    • Des fleurs pour le courageux Poilu 4 novembre 12:01, par Michel Guironnet

      Bonjour Jean Luc,

      Votre idée « d’inverser les rôles » est excellente !
      C’est une toute autre piste pour faire « parler » cette photo.
      Un moment, au début de ma recherche, j’ai pensé que la petite fille portait l’uniforme de son école...reste à trouver laquelle !
      Qu’aurait fait cette « écolière méritante » pour se voir offrir deux beaux bouquets par son instituteur ou par son papa mobilisé ?

      Cordialement.
      Michel

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  • Des fleurs pour le courageux Poilu 4 novembre 13:57, par martine hautot

    Bonjour ,
    Voici une carte postale du casernement du 132 ème

    https://www.communes.com/images/orig/postcard/maxi/22038/f7ef98d5d384d1eca5e4fb978fac3929

    Je ne pense pas que le soldat soit un habitant du pays .Avant guerre le 132 ème et son régiment de réserve le 332 ème étaient situés à Reims et les soldats de ces régiments étaient ,me semble-t-il pour la plupart originaires de Reims et de ses environs.Suite à l’invasion allemande,le dépôt de ces régiments a été transféré en Bretagne . Les soldats de ces régiments étaient donc nombreux à Chatelaudren, où ils essaiaient de donner des nouvelles à leurs familles éloignées .Parfois ils y étaient hospitalisés . Ce pourrait être le cas de notre soldat .
    Martine

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  • Des fleurs pour le courageux Poilu 4 novembre 14:14, par martine hautot

    En complément les dates d’ arrivée en Bretagne des 132 et 332 RI

    Guincamp septembre 1914
    Chatelaudren 1915
    https://fr.wikipedia.org/wiki/132e_régiment_d’infanterie

    « Le dépôt commun du 132e et du 332e était à Reims. Pendant la guerre 1914-1918, Reims étant directement menacé par l’avancée allemande et la proximité de la ligne de front, le dépôt a été déplacé à Guingamp, le 2 septembre 1914, puis à Châtelaudren dans les Côtes-du-Nord, en Bretagne en 1915. »
    Martine

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    • Des fleurs pour le courageux Poilu 4 novembre 14:56, par Michel Guironnet

      Bonjour Martine,

      C’est bien ce que j’explique dans mon article. Par contre, à mon avis, l’info tirée de Wikipédia indiquant Guigamp comme dépôt en 1914 est fausse !
      Dès octobre 1914, de nombreux « avis de recherche » dans les journaux sont publiées, citant le dépôt des 132 et 332e régiments à Chatelaudren.

      Cordialement.
      Michel

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      • Des fleurs pour le courageux Poilu 4 novembre 15:21, par Michel Guironnet

        Un petit bémol à mon message ci-dessus :

        Trouvé dans « Le Petit Troyen » du 18 octobre 1914
        « M. Crinviller Ferdinand, des Ardennes, informe ses parents et amis que son adresse est la suivante : M. Crinviller Ferdinand, au 332e de ligne, 22e compagnie, à Châteleaudren, par Guingamp (Côtes-du-Nord).
        M. Tocut Paul. 332e de ligne, 30e compagnie, à Guingamp (Côtes-du-Nord), demande des nouvelles de sa famille d’Amagne. Lui écrire ou s’adresser au secrétariat de la mairie de Troyes. »

        La 30e Compagnie du 332e RI doit être casernée à Guingamp, les autres sont à Chatelaudren dès septembre 1914.

        Cordialement.
        Michel

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    • Des fleurs pour le courageux Poilu 4 novembre 18:57, par Michel Guironnet

      Merci Isabelle pour ces cartes anciennes.

      J’en avais déjà trouvé pas mal sur ce même site. Au verso de la 1re carte, on voit que Georges Bonnet a le cafard. Il doit être rentré de permission depuis peu.

      Cordialement.
      Michel

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  • Des fleurs pour le courageux Poilu 4 novembre 20:33, par JOURDAIN

    Bonsoir

    Je viens de trouver sur GALLICA sous le NOM de Louis Marie DIQUELOU , dans le journal les mutilés et réformés en date du 09 février 1930 les nom et prénoms de votre aïeul .

    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5750124t/f5.item.r=LOUIS%20Marie%20DIQUELOU.zoom

    Quand à la photo du militaire que vous cherchez , je me demande s’il avait toujours son bras droit car la veste n’a pas la même forme.Sa main gauche, dans la poche de son pantalon ,déforme le pan de sa veste.. pas du côté droit.
    Serait-il mutilé ?

    Cordialement
    Isabelle

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    • Des fleurs pour le courageux Poilu 4 novembre 22:05, par Michel Guironnet

      Bonsoir Isabelle,

      Votre trouvaille concerne un autre Louis Marie Diquelou, du 137e Régiment d’Infanterie.
      L’article du Journal des Mutilés fait référence au Journal Officiel du 1er octobre 1921 dans lequel se trouve sa citation obtenue en février 1917 à Verdun. Elle lui donne droit au port de la Médaille militaire.

      Ce soldat homonyme est né le 2 novembre 1893 à Combrit et sa fiche matricule porte le N° 2352 (classe 1913 au bureau de Quimper pages 519 et 520/697)

      Cordialement.
      Michel Guironnet

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      • Des fleurs pour le courageux Poilu 5 novembre 11:56, par JOURDAIN

        Désolée pour l’erreur..

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      • Des fleurs pour le courageux Poilu 7 novembre 10:21, par simone lissillour

        Bonjour,
        Ce « Louis Marie Diquélou » de Combrit, n’est pas mon grand père. Il s’agit d’une branche « Diquélou », proche géographiquement de Pont l’Abbé, lieu de naissance de mon GP le 23/03/1889.
        Je suis allée voir la fiche matricule, et par ses père et mère retrouver peut-etre un lien avec ma branche !
        Merci pour ces renseignements
        Cordialement
        Simone

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    • Des fleurs pour le courageux Poilu 6 novembre 19:12, par simone lissillour

      Bonsoir,
      Sur la liste que vous m’indiquez, et que je ne connaissais
      pas, il pourrait s’agir de mon grand père.
      Je vais vérifier les informations sur sa fiche matricule.
      Merci pour cette recherche.

      Quand au poilu de la photo, je ne pense pas qu’il soit amputé du bras gauche, car l’on voit sa montre à ce poignet gauche.
      Belle observation de l’uniforme.
      Cordialement
      Simone

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      • Des fleurs pour le courageux Poilu 7 novembre 20:47, par JOURDAIN

        C’est de son bras droit (le sien) qu’il doit être amputé .Pas celui qui porte la montre.Regardez à nouveau ses pans de veste...et l’inclinaison et hauteur de ses épaules..

        J’ai repéré autre chose en copiant cette photo sur Photoshop et en la grossissant au maximum. J’aimerais que quelqu’un puisse me confirmer ce que je pense, à savoir que cette photo a été retouchée par le photographe en deux endroits.

        En tous cas le ruban a deux bandes de couleur et porte en son centre un cercle. Si quelqu’un connait ce genre de ruban...on trouvera peut-être la médaille....

        Je n’en dis pas plus pour ne pas influencer qui que ce soit.

        Cordialement
        Isabelle

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        • Des fleurs pour le courageux Poilu 8 novembre 17:52, par Anne

          Ces 2 bouquets m’interrogent.
          Pourquoi 2 ? Ne symboliseraient-ils pas l’Alsace et la Lorraine ?
          J’ai l’impression que cette petite fille va les porter à quelqu’un ou les déposer quelque part, accompagnée du soldat que l’on a honoré.
          Il me semble que les visages regardent aussi vers cet inconnu qui est en deça de la photo et que nous ne pouvons pas voir car nous sommes derrière le photographe.

          Répondre à ce message

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