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Jean François de Surville

Capitaine et explorateur


jeudi 13 septembre 2012, par Jean-Yves Le Lan

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Jean François de Surville naquit à Port-Louis le 17 janvier 1717. Son père, Jan tait conseiller du Roi et sa mère se nommait Françoise Maritau (Mariteau). Très jeune, il embarqua sur les navires. Il fut fait deux fois prisonniers par les Anglais, en 1745 et en 1747, pendant la guerre de Succession d’Autriche. Il navigua ensuite comme capitaine sur les vaisseaux de la Compagnie des Indes. Il fit naufrage à Fish-Bay (100 lieues l’est du cap de Bonne Espérance) sur La Fortuné le 25 septembre 1763 en sauvant la totalité de son équipage.

Après la guerre de Sept ans, par sa défaite, la France céda aux Anglais nombre de ses colonies. De Surville fut chargé en 1764 de conduire à Pondichéry le nouveau gouverneur, Law de Lauriston, et le directeur du comptoir de Chandernagor, Jean-Baptiste Chevalier. Les trois hommes conçurent alors le projet d’une opération commerciale ayant pour but de vendre des cotonnades indiennes aux populations du Pérou. La législation espagnole étant très sévère en matière de commerce dans cette partie du monde, il fallut camoufler l’opération sous le prétexte d’une exploration. De Surville eut aussi pour mission de repérer dans le Pacifique des escales pouvant être utilisées commercialement par les Français ou dans le cadre d’une guerre maritime. De Surville reçut de la part du Ministre de la Marine l’autorisation d’armer un navire pour cette opération privée et c’est ainsi que Le Saint-Jean-Baptiste (500 tonneaux et 36 canons) fut construit à Nantes sous le financement de Chevalier. L’équipage et l’état-major furent tenus dans l’ignorance des objectifs réels du voyage.

De Surville partit de Lorient à destination de Chandernagor en juin 1767 comme capitaine du Saint-Jean-Baptiste. Il navigua dans le Pacifique en même temps que le capitaine Cook. Les deux hommes ne se croisèrent toutefois jamais au cours de leur périple. De Surville fit escale à Pondichéry, dans l’archipel des Salomon, puis en Nouvelle-Zélande le 17 décembre 1769 et fit route sur le Pérou. Lors de l’escale à Chilca au Pérou, il voulut débarquer et il périt noyé en essayant de franchir la barre sur une embarcation le 8 avril 1770. C’est son second Guillaume Labé qui prit le commandement et qui ramena le navire à Lorient le 7 avril 1773.

Bibliographie :

  • Abbé Rochon, Nouveau voyage à la mer du Sud, Paris chez Barrois, 1783 (Consultable sur Gallica).
  • Morgat, Alain, Le dramatique tour du monde du chevalier de Surville – 1769 – 1773, Service historique de la Marine, Edition Gerfaut, Paris, 2004. Ouvrage s’appuyant en particulier sur un journal rédigé par Pottier de L’Horme, un des lieutenants de de Surville. Ce manuscrit est détenu au Service historique de la Défense – département Marine à Vincennes.

Je donne ci-après pour ceux qui s’intéresseraient à Jean François de Surville les dates des principaux événements de sa vie avec les références des sources archivistiques permettant de retrouver les documents.

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Chronologie de Surville

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3 Messages

  • Jean François de Surville 15 septembre 2012 14:16, par Jacques Dupé

    Quelle curieuse fin de vie ! C’est vrai que l’on ne choisit pas toujours. On reste tout de même sur sa faim !

    Répondre à ce message

  • Jean François de Surville 27 septembre 2012 00:09, par Fargier Christiane

    Bonsoir

    Descendante de la famille Presles de Surville qui vivait à Vesseaux en Ardèche dès les années 1300, j’ai été très intéressée par votre article.

    Ci-dessous un complément que l’on peut lire sur Généanet dans les recherches faites par un descendant direct François de Surville dont le pseudo est « capreolus » :
    "C’est en 1767, à son retour en France après la Guerre de Sept Ans, que Jean-François-Marie de Surville demanda à la Compagnie des Indes Française l’autorisation de commencer à faire du commerce dans la zone couverte par la Compagnie.
    Il obtient cette autorisation et, avec Jean-Baptiste Chevalier, Gouverneur d’un Comptoir français des Indes, créa un consortium.
    La construction du « St Jean Baptiste », un navire de 650 tonneaux, armé de 36 canons, commença sous la surveillance de de Surville.
    En 1767, le St Jean Baptiste quitta la Bretagne pour arriver dans la région du Gange un mois plus tard. De Surville commença à faire du commerce dans toute cette zone orientale. Mais, alerté par des rumeurs parlant de la découverte par un bateau anglais d’une « île très riche » dans le Pacifique, de Surville décida d’essayer de localiser cette île si tentante.
    En 1769, le St Jean Baptiste fit donc voile vers l’Asie, dans le but de créer de nouveaux comptoirs de commerce. Après des mois de mers et d’escales infructueuses partout en Asie, le nombre de malades et de morts parmi l’équipage ne cessant de croître, il devenait urgent pour de Surville de trouver un mouillage où il fût en sécurité. Il savait qu’Abel Tasman avait fait le relevé des côtes de la Nouvelle-Zélande un siècle auparavant, et, en s’aidant des cartes de Tasman, il décida de se diriger vers la Nouvelle-Zélande, qu’il savait se trouver quelque part dans la région.
    Finalement, à 11 heures 30 du matin, le 12 décembre 1769, le St Jean Baptiste fut en vue de la côte de Nouvelle-Zélande, juste au sud de Hokianga Harbour. C’est là que le « St Jean Baptiste » croisa « The Endeavour » sans qu’aucun des bateaux ne puisse apercevoir l’autre, tellement le temps était mauvais.
    Dans la soirée du 17 décembre, le St Jean Baptiste jeta l’ancre dans une baie que de Surville baptisa « Baie de Lauriston », en l’honneur de Lauriston, Gouverneur des Indes Françaises. Le Capitaine Cook avait déjà donné à cette baie le nom de « Doubtless Bay », bien qu’il soit seulement passé sans y jeter l’ancre.
    Après quelques jours de relations amicales avec les Maoris, un incident avec ceux-ci force le St Jean Baptiste à quitter précipitamment les eaux néo-zélandaises (le 31 décembre), pour éviter toutes représailles de la part des Maoris.
    De Surville se noya dans les eaux profondes au large des côtes du Pérou, en avril 1770, alors qu’il allait chercher de l’aide pour son équipage, à nouveau frappé par le scorbut.
    Aujourd’hui, une plaque commémorative marque le lieu de mouillage du St Jean Baptiste dans la Doubtless Bay. On peut y lire :
    "Jean-François-Marie de Surville jeta l’ancre avec son bateau le St Jean Baptiste, dans la « Doubtless Bay », 17 - 31 décembre 1769, pour y faire reprendre des forces à ses hommes. Il se rendit dans un Pa (village Maori) de cette région le 30 décembre".
    Les « Surville Cliffs », falaises qui se trouvent à l’extrémité nord de la Nouvelle-Zélande, sont nommées en l’honneur de Jean-François-Marie de Surville."

    On peut y découvrir que René Louis de Surville, frère de Jean François, a lui aussi servi la Compagnie des Indes :
    "Il entre très jeune au service de la Cie des Indes. Premier enseigne sur le Fulvy allant en Chine dans les années 1738-39 ; second lieutenant en 1741-43 sur le Neptune sous le commandement de son cousin Bréart de Boisanger ; second lieutenant en 1745-46 sur le Philibert sous le commandement de son beau-frère Nicolas de Frémery ; capitaine de l’Aimable en 1747. Pendant une dizaine d’année, il navigue pour la Cie des Indes. Le 10 septembre 1759, il meurt au combat en commandant le Centaure de l’escadre du comte d’Aché au large de Coromandel, sur le Golfe du Bengale.
    Tué sur le vaisseau le Centaure qu’il commandait sous les ordres de l’amiral d’Aché à la bataille contre l’amiral Pokop sur les côtes de l’Inde entre Portenove et la rivière Colram.

    Voici deux destins exceptionnels. Sans aucun doute y en a-t-il encore au sein de cette famille...

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  • Jean François de Surville 22 janvier 2019 20:50, par Féliot

    Bonjour,
    il se trouve que je viens de recevoir à Nonville 77140 un courrier destiné à « Alain de Surville ». Si vous avez un contact à me donner, je suis preneur...
    Merci !

    Répondre à ce message

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