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La découverte d’un secret de famille

Le jeudi 25 juin 2015, par Micheline Pasquet

La télévision et la généalogie apportent parfois des solutions à des recherches restées sans réponse pendant des décennies…

Un samedi lors d’une présentation d’un reportage animé par une journaliste de TF1, une jeune femme est attirée par le sujet. En effet, le sujet évoque le cas de personnes recherchant leurs origines après un abandon.
La Maman de la téléspectatrice recherche ses origines depuis 83 ans, possédant juste le lieu de naissance, le nom et le prénom de sa mère.

Nous l’appellerons Marguerite. Elle est née à l’hôpital Port Royal Paris 14e, et a été abandonnée dès son 3e jour de vie par sa mère que je nommerai Ginette.

Puis elle a été placée et emmenée en famille d’accueil très rapidement, en Bourgogne. Elle avait pour tout bagage :

  • son carnet d’identification des Pupilles du Département de la Seine « Service des Enfants Assistés » ;
  • au cou, le petit collier d’olives en os montées sur une ganse de soie et fermé par une médaille représentant Marianne, et au dos le n° de matricule de l’Assistance Publique de Paris ainsi que le département de la Seine. Tous les petits assistés le possédaient ! (voir un exemple de collier sur le site des AD de l’Aisne).

Elle espérait toujours qu’un jour cette mère inconnue viendrait la chercher… Puis, les années ont passé et personne n’est venu.

Marguerite n’était pas malheureuse, placée chez ce couple avec d’autres petits enfants de l’Assistance Publique de Paris, mais il y avait un grand vide et toujours des questions sans réponse. Pourquoi suis-je là ?

Tout en vaquant à ses occupations, la fille de Marguerite regarde ce reportage où la journaliste interview une personne qui donne des conseils pour faire les recherches.
Elle se met à les exécuter immédiatement, se disant : je cite « je vais tenter pour Maman ».

Le but était de se rendre sur Généanet, le site de généalogie bien connu, pour découvrir un nom, une famille, qui pourrait y figurer. On ne sait jamais.

Il se trouvait qu’une femme en Région Parisienne, Alexandrine, avait fait l’arbre généalogique de son époux Aimé, en donnant comme il se doit des éléments de famille. De plus, depuis peu, il était possible de personnaliser la personne citée dans l’arbre par une photo et, c’est ce que venait de faire Alexandrine trouvant que la mère de son mari, âgée de 95 ans, était une « belle grand-mère ».

Après avoir pianoté sur son ordinateur avec émotion, la fille de Marguerite tombe selon le peu de renseignements en sa possession, sur cette femme présentée : Ginette. C’est le choc !!!

Elle appelle son époux qui confirme la ressemblance flagrante avec le visage de sa mère. Trouvant le moyen de communiquer avec la personne qui a mis en ligne cette famille, elle écrit, demandant un contact.

Alexandrine et son époux ne comprennent rien à cette demande. Ils sont réticents, pensant que c’est une erreur et sont sceptiques envers ce contact.

Après quelques échanges entre Alexandrine et la fille de Marguerite, documents, courriels, etc... La vérité tombe. Marguerite serait la sœur d’Aimé. Elle, âgée de 83 ans et lui, de 82 ans. Quinze mois les séparent…

Les contacts s’accélèrent d’une région à l’autre avec une émotion immense. Le secret de Ginette est dévoilé 83 ans après. Aucun signe ne laissait pressentir à Aimé cette sœur laissée au bord du chemin en 1931 à Paris.

Le frère et son épouse, invités par cette sœur inconnue et toute sa famille, se décident à aller à leur rencontre. Cette sœur découverte est le portrait de sa mère : la stature, la position des mains et, même des rictus naturels. Étonnant !

Toutes et tous sont sans dessus dessous. Cette réunion de famille imprévue est tellement chaleureuse avec beaucoup d’émotions de part et d’autre. C’est un bouleversement dans les vies de Marguerite et d’Aimé…
Les échanges vont bon train.

Cette recherche est le beau témoignage d’amour d’une fille envers sa mère !!!

Depuis, la famille est souvent réunie, les discussions sont animées, il y a tant de choses à découvrir pour Marguerite et sa famille : les photos de famille et surtout une grande partie de la vie de la mère de cette fille et de ce frère. Sans oublier la découverte de la vie de Marguerite par son petit frère Aimé.

Le secret de cet abandon reste mystérieux et malheureusement sans solution. Qui est son père ? Pourquoi ? Leur Maman est décédée en 1997. La découverte est arrivée trop tard.

Il faut souligner que malgré son début de vie difficile cette petite Marguerite a réussi à faire sa vie avec un mariage et quatre enfants. Elle vit une retraite heureuse avec son époux et ses enfants, petits enfants et arrières petits enfants. Beau pied de nez à sa destinée.

Si vous cherchez vos origines, ne perdez pas patience, persistez ! La solution se trouve des fois là où on ne s’y attend pas.

Extrait d’un texte des Archives Communales de l’Aisne et d’un écrit de l’Historien Yvan Jablonka : Ni père, ni Mère, seuil 2006.
Depuis environ 1817, époque de la restauration, chaque petit assisté de l’Assistance publique de Paris portait un collier comme décrit plus haut jusqu’à l’âge de 6 ans. A cet âge, la rupture du collier donne toujours lieu à la rédaction d’un procès-verbal. Si le collier met la vie de l’enfant en danger c’est le médecin qui le sectionne. Si l’enfant meurt avant 6 ans, c’est le Maire qui est chargé de le sectionner après constatation d’un médecin. Le Maire avait la mission d’adresser le collier à l’Inspecteur de l’Assistance Publique. L’Assistance Publique envoyait ses petits assistés à la campagne pour leur survie, afin de les sortir souvent de la misère assurée.
Il a été constaté que dans 70 à 85% des cas, les enfants placés dans les provinces, resteront dans les régions et même dans le village où ils ont vécu.
Ils fonderont une famille comme pour ne pas oublier leur enfance particulière.
Ils seront souvent nommés dans les provinces : les Pitauds, les Assistés, les Ptits-Paris, ou les Champis, par les habitants des villages. Pour l’école, les enfants étaient vêtus en principe d’une blouse à petits carreaux, sorte d’uniforme, tout cela était mal vécu par ses petits enfants. Beaucoup de souffrance...

Sources : histoire familiale réelle, les prénoms ont été changés.

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24 Messages

  • La découverte d’un secret de famille 7 septembre 2015 20:13, par LEMOINE

    Bonjour,

    J’ai moi aussi fait des recherches généalogiques sur l’Arrière G.P de mon mari qui était un enfant assisté né à Paris né en 1849.

    Aux A.D de Paris dans son dossier d’abandon figurait le nom de sa mère et seulement son 2e prénom, et de père non dénommé.

    Il m’a fallut beaucoup de temps pour retrouvé cette mère. Grâce aux archives hospitalières numérisées de Paris http://archives.aphp.fr/ en feuilletant les entrées et sorties j’ai enfin retrouvé cette femme. Elle a eu 2 enfants
    qui ont été placés dans des familles d’accueil différences.

    Je n’ai pas retrouvé la trace de ce frère né en 1850. C’est dommage.

    Cette mère s’est mariée à Paris et a eu un autre enfant qu’elle a élevé avec son époux dont j’ai aussi retrouvé sa descendance. Elle est décédée à Paris. Je ne connais pas le cimetière où elle a été inhumée.

    Le site GENEANET, les archives numérisées de Paris sont des aides précieuses dans les recherches.

    La généalogie est un puzzle qui faut reconstruire avec passion et ne jamais se décourager.

    Bien cordialement

    Maryse LEMOINE

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  • La découverte d’un secret de famille 6 septembre 2015 10:02, par vieu

    comment retrouver une mère née dans le 12e de Paris qui s’appelle Micheline Vieu et elle a donné naissance à une fille le 17 juillet 1952 dans le 13e ?????????

    Répondre à ce message

  • La découverte d’un secret de famille 1er juillet 2015 18:29, par LYVINEC

    Oui ! la généalogie et Internet permettent, parfois, de percer des mystères :
    Maman, âgée de bientôt 90 ans, est une enfant de "l’assistance publique". Elle savait qu’elle était née à DIJON (Côtes d’Or)et portait le nom de ROOKX. On lui avait dit qu’à sa naissance elle avait été placée chez une nourrice et que celle-ci n’a plus reçu de paiement (au bout d’environ 6 mois)
    Cet abandon la tourmentait. Elle nous (elle a eu 8 enfants) en parlait beaucoup... En tant qu’ainée des filles j’ai démarré des recherches dés que je suis entrée dans la vie active. A l’époque ,il m’ a été répondu que son dossier était secret,il fallait attendre 100 ans !

    Quelques années plus tard, maman demande une carte d’identité.Et là, surprise, elle obtient une fiche d’état civil avec le nom de son père et de sa mère et leur date de naissance !
    Ensuite,recherches sur internet sans résultat ...
    Lors de ma fin d’activité professionnelle, je reprends mon enquête à partir de sa fiche d’état civil et en m’inscrivant à GENEANET. En 3 mois, grâce à un cousin généalogiste amateur, c’est la révélation ! Bien entendu nous avons croisé nos informations, qui se recoupaient.

    Merci à ce cousin qui a eu la gentillesse d’introduire ma mère dans sa branche paternelle. A 87 ans, elle se levait tous les matins et regardait son arbre avec une grande satifaction. Elle sait d’où elle vient et qui sont ses parents ! De plus elle a une soeur vivante ! et qui lui ressemble..

    Tout un roman !
    Bien à vous
    MO LYVINEC

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  • La découverte d’un secret de famille 27 juin 2015 15:48, par Lisette Léveillé

    Bonjour,
    Chaque samedi matin, je parcours vos textes avec beaucoup d’intérêt.

    Moi aussi, j’ai résolu un mystère de 112 ans et j’en suis très fière :
    mon arrière grand-père se serait paraît il, peut-être suicidé avec une arme de chasse en 1902.

    J’ai décidé de résoudre ce mystère. Crime, suicide, accident ?
    J’ai alors décidé de demander le rapport du coroner. Il était bien là, dans les archives à Montréal, QC.
    Enquête sur le décès de mon arrière grand-père : le médecin légiste avait déclaré que c’était officiellement un accident de chasse.
    Pourtant les journaux de l’époque ’’La Patrie’’avaient décidés que c’était un suicide, ajoutant des faits macabres qui n’avaient jamais existés que dans son imagination.

    Ma mère, qui est âgée de 96 ans et dont il était le grand-père a été très heureuse d’apprendre la vérité sur ce décès.

    Il est important de faire ces recherches car ainsi nous pouvons tous se reposer sur la vérité au lieu de supposer une affirmation fausse. J’en suis très heureuse.

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  • La découverte d’un secret de famille 27 juin 2015 10:57, par Hélène Guillon

    Pour tous ceux qui sont intéressés par l’histoire des enfants
    abandonnés, je vous signale la prochaine ouverture du "Musée des nourrices et des enfants de l’assistance publique" à Alligny en Morvan.
    Le Morvan a été un lieu très important de placement et nombreux sont les enfants qui s’y sont fixés à l’âge adulte ou y sont revenus ayant gardé des liens avec leur famille nourricière.

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  • La découverte d’un secret de famille 26 juin 2015 18:27, par Agnès HECTOR

    Bonjour Micheline,
    Ce que vous n’expliquez pas, c’est la piste suivie pour retrouver Ginette.Par quel hasard, la téléspectatrice a-t-elle vu la photo de Ginette sur Geneanet ?
    J’ai moi-même retrouvé mon grand-père et mon arrière-grand-père (pourtant "inconnus" à l’état-civil), grâce aux recensements nominatifs (qui désormais n’existent plus ...)et j’ai pu retrouver ainsi des cousins que j’ai également rencontrés avec une grande émotion et qui ont pu me fournir des photos et des correspondances. Quel bonheur ! On ne fait pas de la généalogie par hasard !
    Bien cordialement,

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    • La découverte d’un secret de famille 27 juin 2015 14:22, par Micheline Pasquet

      Bonjour Agnès, La recherche est partie du nom de famille de Marguerite qui possèdait un extrait d’acte de naissance. Avec un nom de famille sur geneanet et avec de la patience vous pouvez trouver des membres de la famille ou non. Oui nous ne faisons pas de la généalogie par hasard .Bien cordialement Micheline

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  • La découverte d’un secret de famille 26 juin 2015 17:00, par dubreuil

    Bonjour,

    Votre histoire est émouvante, mais si vous voulez en avoir les clés, il y a aux archives de Paris des registres concernant les enfants assistés,et probablement y aurait-il plus de détails sur les raisons de l’abandon.
    A noter qu’à cette époque de nombreux enfants sont nés à Port-Royal et que là aussi on peut trouver les registres de naissances aux archives de l’APHP.

    Marie-Martine

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    • La découverte d’un secret de famille 27 juin 2015 14:17, par Micheline Pasquet

      Bonjour, Merci pour tous ces conseils mais les recherches ont été faites aussi bien à L’Assistance Publique de Paris, et dans toutes les archives correspondantes à la vie de Marguerite et de sa mère Ginette. Bien cordialement Micheline

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  • La découverte d’un secret de famille 26 juin 2015 16:26, par marie christine Poledrot

    Micheline,
    Cette histoire est palpitante. J’ai envie d’en savoir plus.
    Pouvez-vous nous dire si Aimé connaissait son père ?
    Pensez-vous qu’Aimé et Marguerite avait le même père ?
    Avez-vous tenté un test génétique pour le prouver ?

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    • La découverte d’un secret de famille 27 juin 2015 14:13, par Micheline Pasquet

      Bonjour Marie-Christine, Pour répondre à vos questions : Oui Aimé connaissait son Père et a vécu avec une famille unie. En ce qui concerne si le Père de Marguerite et de Aimé est le même ? toute la question reste en point d’interrogation aucune piste valable à ce jour. Et pour le test génétique , ils ne sont pas du tout décidés et préfèrent vivrent le moment présent, savourant leur découverte imprévue. Bien cordialement Micheline

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  • La découverte d’un secret de famille 26 juin 2015 15:41, par JACQUESolange

    Je suis très sensible à ces "histoires" d’enfants trouvés....alors qu’ils sont tout simplement abandonnés....et "perdus" !
    C’est à partir d’une aïeule (à la 7e génération), enfant trouvée/perdue que je me suis interessée au sort de ces enfants.
    Je m’inscris, un peu, en faux, par rapport aux propos tenus par l’historien cité ci-dessus. J’ai mené une étude de près de 6 ans sur près de 1500 enfants "trouvés" de l’hospice de Marmande, déposés entre 1817 et 1833. J’ai tenté, en particulier, pour les survivants, de suivre leur descendance. J’en arrive à des conclusions quelque peu différentes : les enfants abandonnés n’ayant aucune attache particulière là où ils ont été élevés, avaient plutôt tendance à partir.... Quand à l’envie de "fonder des familles", rien d’aussi sûr.....
    Non pas que je pense détenir les bonnes réponses... mais je me méfie des généralités et je pense que la (les réalités) varie(nt) suivant les lieux et les époques.
    Il est évident par contre que la blessure de l’abandon infligée à ces enfants est source de souffrances pour eux et pour leurs descendants (même si la chape du "secret de famille" est passée par là !)

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    • La découverte d’un secret de famille 27 juin 2015 14:03, par Micheline Pasquet

      Bonjour, Merci pour votre témoignage mais en fait vous avezz remarqué la même chose que moi , de nombreux enfants élevés par une nourrice dans une certaine région , restaient malgré tout attachés à la nourrice, sa famille et à la région dans laquelle ils avaient séjourné. Bien cordialement Micheline

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    • La découverte d’un secret de famille 27 juin 2015 13:57, par Micheline Pasquet

      Bonjour, je vous remercie pour votre message et c’est vrai que selon les époques et les régions il peut y avoir des différences de vie.Les enfants abandonnés réagissent selon leur enfance passée et il peut y avoir beaucoup d’exemples très variés. Nous avons malgré tout la même démarche c’est à dire se pencher sur ces petits laissés pour compte, mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille !!!Bien Cordialement Micheline

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    • La découverte d’un secret de famille 26 juin 2015 22:59, par Pierrick Chuto

      Bonjour.
      Bravo pour vos recherches mais je ne suis pas d’accord avec vos conclusions.
      Pour écrire le livre Les exposés de Creac’h-Euzen, j’ai recherché le parcours de vie de 3816 enfants trouvés, déclarés de père et mère et mère inconnus et exposés au tour de l’hospice de Quimper entre 1803 et 1861 (année de la fermeture du tour).
      Lorsque l’enfant était gardé par ses parents nourriciers passé l’âge fatidique de la douzième année, il avait tendance à rester dans la commune et à s’y marier quand il trouvait l’âme sœur.
      Depuis la parution du livre, je suis en contact avec plus de 200 descendants, qui eux par contre sont aujourd’hui souvent loin de la Bretagne.
      A l’époque, dans notre belle région, on ne voyageait guère !
      Cordialement
      Pierrick Chuto
      http://www.chuto.fr/

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      • La découverte d’un secret de famille 27 juin 2015 12:19, par Solange JACQUES

        Bonjour
        Oui, justement, "quand" l’enfant était gardé par les parents nourriciers.... ce qui n’était pas le cas pour la majorité...tout du moins dans ma région.
        D’où la nécessité de ne pas globaliser et généraliser.
        Quant aux descendants de ceux qui se sont mariés sur place, en ce qui concerne mon étude, je me suis rendue compte qu’ils étaient les premiers à suivre les grands mouvements de l’exode rural.... ensuivant en particulier la Compagnie des chemins de fer du midi....
        C’est bien pour cela qu’il faut tenir compte des évènements extérieurs historiques, économiques... et géographiques !
        Autre exemple, en milieu rural, la mortalité des enfants abandonnés étaient moins importante que dans les grandes villes. En effet, ils étaient envoyés chez les nourrices très rapidement (souvent le jour même de l’abandon) et à proximité (quelques kilomètres....) ce qui leur évitait le confinement malsain des hospices et les trajets d’acheminement pénibles.
        Mais je ne cherche pas à polémiquer, je pense que les réalités sont diverses...et que la diversité doit être aussi entendue.
        Cordialement

        Répondre à ce message

  • La découverte d’un secret de famille 26 juin 2015 09:26, par catherine bancelin

    J’ai moi-même fait une telle recherche généa pour mon père qui avait aussi 83ans. Tout est parti d’une photo où il était avec son frère, peits, moi disant : vous ne vous ressemblez pas du tout ! Mon père m’a alors avoué qu’il pensait être d’un autre père que "le sien". J’ai entamé une recherche généalogique très riche qui nous a permis de découvrir son vrai père, décédé en 1969, et sa petite fille, qui a bien voulu nous répondre, puis n’a plus voulu. Mais elle nous avait donné un "indice" physique, sans le vouloir : une marque de fabrique sur chaque homme de la famille, que mon père possédait. Belle aventure entre mon père et moi, au-delà de la découverte, enfin, de son origine !Vous avez eu plus de chance avec la famille. Je
    vous souhaite encore de belles réunions

    Répondre à ce message

    • La découverte d’un secret de famille 27 juin 2015 13:51, par Micheline Pasquet

      Bonjour Catherine, Merci pour votre message me faisant découvrir que nous n’avons pas toujours la même chance. Dommage que vous avez perdu le contact de cette femme, qui vous a donné malgré tout cet indice familial masculin important. Pour nous , nous allons essayer de continuer ce chemin. Bien cordialement. Micheline

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  • La découverte d’un secret de famille 25 juin 2015 13:27, par Lorilloux Jacqueline

    Très beau récit,très émouvant

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  • La découverte d’un secret de famille 25 juin 2015 11:13, par André Vessot

    Bonjour Micheline,

    C’est un plaisir de vous retrouver sur le site de Thierry Sabot, avec cet article particulièrement émouvant.

    Et encore un grand merci d’avoir communiqué ce fait qui peut inciter des personnes dans la même situation à faire des démarches analogues.

    Bien amicalement.

    André VESSOT

    Répondre à ce message

    • La découverte d’un secret de famille 26 juin 2015 09:35, par Pasquet Micheline

      Bonjour André, Merci pour votre message . Je savais que vous alliez apprécié. Mon texte est simple mais si il peut faire espérer à tous ses enfants laissés au bord du chemin , j’en serais contente.Bien amicalement Micheline.

      Répondre à ce message

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