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Accueil » Articles » Chroniques de nos ancêtres » La fausse double vie d’Alexandre Sornais : enquête en Touraine (...)

La fausse double vie d’Alexandre Sornais : enquête en Touraine 1/3


vendredi 2 octobre 2020, par Sonia Landgrebe

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Alexandre Sornais (ou Sornet), demi-frère d’un de mes ascendants tourangeaux à la 5e génération, n’avait jamais attiré particulièrement mon attention dans l’arbre familial. Mais une récente découverte fortuite m’a amenée à m’intéresser de plus près à son existence ... Alexandre aurait-il mené une double vie ?

Alexandre SORNAIS (ou SORNET), demi-frère d’un de mes ascendants tourangeaux à la 5e génération, n’avait jamais attiré particulièrement mon attention dans l’arbre familial.
Son parcours avait été relativement aisé à retracer, dans la mesure où il avait passé la majeure partie de son existence à Neuillé-le-Lierre (Indre-et-Loire), village dans lequel se sont concentrés un grand nombre de mes ancêtres dans la seconde partie du XIXe siècle et au début du XXe. Je l’avais donc ‘croisé’ régulièrement dans les registres d’état-civil et recensements, entre son installation à Neuillé en 1872, et son décès dans la même commune en 1912 ; il y était vigneron et cultivateur.
Concernant sa jeunesse, j’avais trouvé là aussi sans difficulté :

  • sa naissance à Villedômer (37) le 26/11/1844, fils de Jean SORNAIS et Madeleine NARDEUX
  • son mariage à Limeray (37) le 12/10/1869 avec Sylvine Augustine MOUSSET
  • la naissance de son premier enfant dans cette dernière commune en 1870.

Deux autres enfants lui étaient nés à Neuillé, respectivement en 1872 et 1879, dont j’avais également retracé les mariages et la descendance immédiate ; tout ce petit monde n’avait guère bougé du village.
Mais une récente découverte fortuite m’a amenée à m’intéresser de plus près à la vie d’Alexandre.

Un autre mariage ... et des enfants de chaque côté

Au hasard d’une autre recherche, dans les registres d’Auzouer-en-Touraine (37), je suis tombée sur l’acte de mariage d’un certain Alexandre SORNAIS avec Désirée Armante RAGUENEAU, le 27/08/1866.
Intriguée, je découvre que cet Alexandre est fils de Jean SORNAIS et Madeleine NARDEUX (décédés), et qu’il est « âgé de 21 ans, 9 mois ». Il exerce la profession de journalier.
Sans doute possible, et bien que les date et lieu de naissance exacts ne soient pas mentionnés, il s’agissait bien du même Alexandre SORNAIS que celui que j’avais déjà identifié ; le nom des parents et l’âge précis en faisaient foi.

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Acte de mariage d’Alexandre SORNAIS et Désirée RAGUENEAU (extrait), en 1866 à Auzouer (37)

« ... Sornais Alexandre, âgé de vingt un ans, neuf mois, journalier, domicilié commune de Cangey, département d’Indre et Loire, fils de Sornais Jean, décédé commune de Villedômer, le vingt quatre mai mil huit cent soixante deux (...) et de Nardeux Madeleine, décédée commune de Montreuil le treize février mil huit cent soixante cinq ... »

Je suis aussitôt retournée vérifier l’autre acte de mariage déjà identifié, celui célébré à Limeray trois ans plus tard ; aucune précédente union n’était indiquée pour Alexandre.

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Acte de mariage d’Alexandre SORNAIS et Augustine MOUSSET (extrait), en 1869 à Limeray (37)

« ... Alexandre Sornais, âgé de vingt-quatre ans, journalier, domicilié de fait à Reugny et de droit à Montreuil, fils légitime et mineur quant au mariage des défunts Jean Sornais, décédé à Villedômer le vingt-quatre mai mil huit cent soixante-deux et Madeleine Nardeux aussi décédée à Montreuil le treize février mil huit cent soixante-cinq, ses père et mère, le dit Alexandre Sornais né à Villedômer le vingt-six novembre mil huit cent quarante-quatre ... »

La mention du veuvage devait avoir été oubliée ; je me suis donc mise en quête de l’acte de décès de Désirée RAGUENEAU, la première épouse.
Au lieu de cela, ce que j’ai trouvé avec l’aide de Geneanet (en vérifiant bien sûr dans les registres officiels), ce sont deux enfants du couple d’Alexandre SORNAIS et Désirée RAGUENEAU :

  • Denis, né à Château-Renault (37) le 27/12/1866, soit quatre mois après le premier mariage ;
  • Alexandre Albert Julien, né à Santenay (41) le 29/10/1877, soit onze ans plus tard.

Double surprise pour ce second acte : tout d’abord, il avait été ajouté a posteriori dans le registre en 1890 suite à un jugement du tribunal civil de Tours, ayant été omis à l’époque de la naissance ; ensuite et surtout, en 1877 Désirée RAGUENEAU était toujours en vie, et toujours mariée avec Alexandre ...
L’idée d’une erreur a commencé à m’effleurer ; s’agissait-il vraiment du même Alexandre ? Aurait-il pu mener une double vie à si peu de distance géographique de ses deux foyers (voir carte), et pendant aussi longtemps ? Pour le savoir, il me fallait rassembler le plus possible d’éléments sur son parcours avec Désirée RAGUENEAU.

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Carte 1844-1879

Parcours d’Alexandre SORNAIS de 1844 à 1879, selon les actes d’état-civil

  • En noir : événements/lieux antérieurs aux deux mariages
  • En violet : événements/lieux en lien avec le 1er mariage
  • En rouge : événements/lieux en lien avec le 2e mariage

Une disparition inexpliquée

J’ai commencé par m’intéresser aux deux fils d’Alexandre et Désirée identifiés grâce à Geneanet.
1. Denis, le fils aîné, se marie à Château-Renault le 21/05/1890 ; il est bien le fils d’Alexandre SORNAIS et Désirée RAGUENEAU.
Ce qui est intéressant à noter, c’est qu’au moment du mariage, son père est absent, « sans résidence ni domicile connu » ; il a été suppléé à son consentement par un acte de notoriété établi par le juge de paix du canton. Sa mère Désirée, présente et consentante, habite à St Nicolas-des-Motets (37).
Alexandre aurait-il ‘disparu’ pour passer du temps dans son autre foyer à Neuillé-le-Lierre, à 15 kilomètres de là ?
2. Alexandre, le second fils, se marie à Crotelles (37) le 18/08/1900 ; cette fois, son père Alexandre est bien présent et consentant, de même que sa mère Désirée. Ils vivent à Dame-Marie-les-Bois (37).
Hormis son retour, cela ne m’apprenait donc rien de plus. Il me fallait chercher plus loin pour savoir s’il y avait bien un seul et même Alexandre SORNAIS, ou si une erreur s’était glissée quelque part.

C’est l’acte de décès du fils aîné, Denis, qui m’a permis d’obtenir une réponse à cette question. Ce dernier décède le 14/12/1915 à Château-Renault, à l’âge de 48 ans. Il est le fils d’Alexandre SORNAIS, berger à Auzouer, et de défunte Désirée Armante RAGUENEAU.
Ainsi, Alexandre semblait toujours en vie. Or, « mon » Alexandre, celui de Neuillé-le-Lierre, était décédé sans aucun doute possible depuis trois ans, selon l’acte en date du 11/12/1912 dans les registres de Neuillé !
Pour en avoir le cœur net, j’ai cherché s’il y avait un autre décès plus tardif au nom d’Alexandre SORNAIS ... et je l’ai trouvé à Château-Renault, le 25/09/1919. Tout concordait, l’âge, les parents.
Cette trouvaille m’apportait donc la preuve qu’il y avait deux « Alexandre SORNAIS », nés des mêmes parents, et du même âge ...
C’est alors qu’un détail m’est revenu en tête ; j’ai commencé à entrevoir ce qui avait pu se produire, et qui ne m’était pas venu à l’esprit de prime abord. Alexandre avait un frère jumeau ...

Gémellité chez les SORNAIS

Repartons quelques années en arrière dans la famille SORNAIS.
Mon ascendant Jean SORNAIS (1799-1862), père d’Alexandre, a eu la particularité de donner naissance à trois paires de jumeaux, tous des garçons, en plus de cinq autres enfants. Voici le détail de sa progéniture (les prénoms d’usage sont en gras) :

  • De son mariage avec Marie Anne GUERINEAU (1796-1836), célébré le 05/06/1826 à Montreuil-en-Touraine (37) :
    1. Un garçon anonyme, mort à la naissance à Montreuil en 1826
    2. Adélaïde Jeanne, née à Montreuil en 1828
    3. et 4. Les jumeaux Jean Louis et Pierre (le premier étant mon ancêtre direct), nés à Auzouer en 1831
    5. Elisabeth Victorine, née à Auzouer en 1832, décédée en bas âge
    6. et 7. Les jumeaux Henri et Jean, nés à Autrèche (37) en 1836, décédés en bas âge (et dont la mère n’a pas survécu à l’accouchement)
  • De son mariage avec Madeleine NARDEUX (1807-1865), célébré le 02/01/1837 à Montreuil :
    8. Madeleine Martine, née à Neuillé-le-Lierre en 1838
    9. Joséphine Louise, née à Villechauve (41) en 1841
    10. et 11. Les jumeaux Alexandre et Denis, nés à Villedômer (37) en 1844.

Curieusement, cette ‘fertilité gémellaire’ semble avoir été particulière à mon ancêtre Jean ; je n’ai pas trouvé d’autres naissances de jumeaux au cours des générations précédentes ni suivantes.
Quoi qu’il en soit, la mortalité des jumeaux était habituellement élevée [1] ; or avec deux paires sur trois ayant survécu, la famille SORNAIS semble avoir eu plutôt de la chance, même si la deuxième naissance gémellaire a coûté la vie de la mère ...

Ainsi, Alexandre avait pour jumeau Denis, né une demi-heure après lui, le 26/11/1844 à Villedômer.

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L’église de Villedômer, où ont dû être baptisés Alexandre et Denis.

Sur ce Denis, je n’avais rien trouvé en dehors de son acte de naissance. Je le supposais donc mort en bas âge, sans avoir particulièrement fait de recherches à son sujet.
L’existence d’un second « Alexandre SORNAIS » du même âge et des mêmes parents m’a donc amenée à me demander si ce n’était pas Denis qui, pour une raison étrange, aurait été confondu avec son frère jumeau. Cette confusion, si elle existait, ne pouvait avoir été que volontaire ou en tout cas entretenue, pour s’être reproduite à plusieurs reprises au long de son existence, et jusqu’à son décès.

Il me fallait donc ‘traquer’ minutieusement les deux « Alexandre » partout où je pourrais les trouver, pour tâcher d’identifier une faille ou des indices me permettant de les différencier. Et notamment, savoir si c’était bien le ‘vrai’ Alexandre, celui que j’avais repéré depuis longtemps, qui s’était installé à Neuillé, marié avec Augustine MOUSSET.

A ce sujet, un premier indice m’a été apporté assez simplement par les deux actes de mariage. En effet, un coup d’œil sur les témoins m’a permis de voir que lors de l’union de « mon » Alexandre, ses deux demi-frères jumeaux étaient présents (mon ancêtre Jean et son frère Pierre) ; alors qu’au mariage célébré trois ans plus tôt à Auzouer avec Désirée RAGUENEAU, les témoins étaient tous des non-parents. Il est sans doute plus facile de tricher sur son identité quand personne de la famille n’est là pour y trouver à redire ...
Mais cette présomption ne pouvait tenir lieu de preuve. Je suis donc repartie sur les traces d’Alexandre et Denis depuis le tout début, de leur petite enfance à leurs décès respectifs, pour tâcher de les débusquer dans les registres d’état-civil et les recensements.
Cela m’a demandé du temps, bien des tâtonnements et beaucoup d’acharnement, car la famille SORNAIS – et notamment l’alter ego d’Alexandre – a eu tendance à changer souvent de résidence.

La jeunesse d’Alexandre et Denis

J’ai d’abord trouvé sans difficulté nos deux jumeaux avec leur famille, dans le registre des recensements de Villedômer en 1846, au lieu-dit Pissot. Agés d’un an, ils vivaient chez leurs parents avec leurs demi-frères aînés Jean et Pierre, les jumeaux aînés, ainsi que leurs sœurs Martine et Joséphine.
En 1851, la famille est recensée à Reugny, à quelques kilomètres plus au sud, au lieu-dit la Laurencerie ; les jumeaux aînés ont quitté le foyer. Puis on retrouve la famille à Pissot à Villedômer en 1856 ; Alexandre et Denis, âgés de 11 ans, sont désormais les seuls enfants à habiter encore avec leurs parents Jean et Madeleine. Et c’est la dernière fois que je trouve leur présence à tous deux clairement établie.

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Recensement Villedômer 1856
Pissot (extrait)

Ce recensement de 1856 nous apprend également que Jean SORNAIS est « secouru par la charité ». Ils devaient donc être très pauvres, et ne pas toujours manger à leur faim ...
En 1861, Jean et Madeleine habitent désormais seuls à Pissot. Alexandre et Denis, âgés de 16 ans, sont sans doute partis voler de leurs propres ailes ; je n’ai pas trouvé à quel endroit [2]. L’année suivante, c’est à son domicile que décède le père, Jean SORNAIS, à l’âge de 63 ans, le 24/05/1862.
Le déclarant est son fils Jean ; pas de trace des plus jeunes jumeaux, alors âgés de 17 ans.
Près de trois ans plus tard, le 13/02/1865, c’est au tour de leur mère de rendre le dernier soupir, à l’âge de 58 ans. Elle vivait à Montreuil, au lieu-dit les Vallées. Les déclarants ne sont pas de la famille.
Le recensement de 1866 était sans doute crucial pour voir s’il y avait toujours un Alexandre et un Denis SORNAIS, âgés de 21 ans. J’ai trouvé assez facilement un Alexandre SORNAIS de 22 ans à Montreuil, lieu du décès de leur mère ; il est domestique à la Bertherie avec trois autres jeunes gens, chez Etienne LHERBRAY, fermier [3].
Comment savoir si c’était le ‘vrai’ Alexandre ? Selon toute probabilité, c’était sans doute celui qui allait épouser Augustine MOUSSET en 1869 à Limeray ; en effet, ce dernier était domicilié « de droit à Montreuil » (et de fait à Reugny). Quant à ‘l’autre’ Alexandre, qui épouse Désirée RAGUENEAU à Auzouer deux mois après ce recensement, il était censé habiter à Cangey.

Est-ce bien Denis qui s’est marié avec Désirée RAGUENEAU sous le nom d’Alexandre ? Si oui, pourquoi et comment se serait-il accaparé l’identité de son frère ? Nous tâcherons de trouver des réponses dans le deuxième épisode de cette enquête.

Notes

[1« Les causes généralement mises en avant pour expliquer cette surmortalité des jumeaux sont la faiblesse du poids de naissance, la prématurité, l’hypotrophie et les complications inhérentes à la nature de l’accouchement multiple. » Les naissances gémellaires du XVIIe siècle à nos jours, Guy Brunet, Alain Bideau et Fabrice Foroni
https://www.cairn.info/revue-annales-de-demographie-historique-2004-2-page-39.htm

[2Je ne les ai trouvés dans aucune des communes suivantes au recensement de 1861 : Villedômer, Limeray, Montreuil, Neuillé, Auzouer, Crotelles, Cangey, Reugny, Château-Renault, Neuville sur Brenne.

[3Etienne LHERBRAY était apparemment un proche de la famille SORNAIS : en 1858, il est témoin au mariage de Pierre (jumeau aîné).

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17 Messages

  • Bonjour,

    Passionnante cette enquête ! Un beau sujet de roman.
    Vivement le dénouement !

    Bravo !

    Répondre à ce message

  • J’attends la suite avec impatience !!!!

    Répondre à ce message

  • bravo,on attend la suite avec impatience !

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    merci ,votre enquête est passionnante.

    Répondre à ce message

  • Bonjour
    Intrigant !
    On a hâte de lire la suite et de connaître, peut-être, les motivations de cette « prise » d’identité par Denis ou Alexandre...

    Françoise

    Répondre à ce message

  • Bonjour,

    Vite... Vite... La suite... C’est passionnant, et votre enquête est remarquable de ténacité.
    Cordialement

    Répondre à ce message

  • Passionnant, une vraie enquête policière à la Conan Doyle !
    Juste une petite remarque sur la gémellité ; il me semblait que le caractère héréditaire était principalement lié à l’ascendance maternelle ? mais j’ai découvert dans ma propre famille une fréquence anormale de jumeaux dans les lignées paternelles.
    J’attends avec impatience la suite...
    Bravo pour ce travail de recherche très méthodique.

    Répondre à ce message

    • Bonjour Jean-Michel,
      Je fais suite à votre intéressante remarque concernant l’hérédité de la gémellité. De fait, il semble que le caractère héréditaire des vrais jumeaux ne soit pas clairement établi ; en revanche, la fausse gémellité serait effectivement transmise par la mère.
      Il nous est impossible de savoir si les jumeaux nés de Jean SORNAIS étaient de vrais ou faux jumeaux ; on sait juste qu’ils étaient du même sexe (tous des garçons).
      Quoi qu’il en soit, je n’ai pas trouvé de précédents gémellaires dans la famille de Marie-Anne GUERINEAU, première épouse de Jean SORNAIS, qui a donné le jour à deux paires de jumeaux. Concernant sa seconde épouse Madeleine NARDEUX, la mère d’Alexandre et Denis, je n’ai pas fait de recherches car elle ne m’est pas directement apparentée. Mais ce serait intéressant à étudier.
      Il est troublant en tout cas que Jean SORNAIS ait eu 3 paires de jumeaux avec 2 mères différentes, c’est pour cela que j’avais pensé à une hérédité du côté SORNAIS, qui cependant ne semble pas exister ...
      Merci de votre passage, et à bientôt pour la suite !
      Sonia

      Répondre à ce message

  • Merci pour ce récit absolument passionnant, en lisant, je l’ai vécu en direct avec mes interrogations qui étaient aussi les vôtres et vos réponses au fur et à mesure de la progression de l’histoire. La naissance à Château-Renault en 1866 de Denis, premier fils du 1er mariage, un indice peut-être comme une tentative de rattachement au vrai prénom de son père ? Et le dernier fils né en 187 à Santenay que l’on prénomme Alexandre...tout cela a forcément un sens, quel passionnant mystère. Magnifique travail, vivement la suite et d’ores et déjà un grand bravo !

    Répondre à ce message

    • Bonjour Catherine,
      Après avoir découvert cette histoire, je me suis demandé comment la raconter au mieux ... et j’ai opté pour l’ordre chronologique de mes recherches et trouvailles, à la manière d’une enquête. Je suis ravie que vous ayez partagé mes interrogations et réponses au fur et à mesure, car c’est effectivement l’expérience que j’ai essayé de faire vivre au lecteur !
      Il est vrai que le choix des prénoms Denis et Alexandre pour les fils de Désirée RAGUENEAU ne peut qu’interpeller. Je n’en dis pas plus à ce stade pour ne rien dévoiler de la suite ...
      Merci pour votre commentaire, et à bientôt !
      Sonia

      Répondre à ce message

  • Bravo ! Quel récit captivant et qui vient confirmer pour moi le parallèle entre généalogie et enquête « policière » !
    Un grand merci et à bientôt pour la suite.

    Répondre à ce message

  • Bonjour,

    Trop palpitant !! Vivement la suite.
    La vie dépasse la fiction.
    Cordialement.
    Catherine

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Un grand merci à tous les lecteurs qui m’ont laissé un petit mot. J’ai vécu cette enquête comme une aventure passionnante, et je suis ravie que la première partie de ce récit ait su captiver d’autres amateurs de généalogie !
    Merci aussi à Michel Guironnet pour son travail de mise en page et ses encouragements.
    A très bientôt pour la suite ...
    Cordialement,
    Sonia L.

    Répondre à ce message

  • Cette histoire familiale est passionnante (et de « l’aventure généalogique »). Deux remarques :
    1/s’il s’agit de jumeaux, les deux actes de naissances ne sont-ils pas côte à côte ou proches, dans le registre ? cela vous a-t-il échappé ?
    2/comme écrit par d’autres intervenants, la « tendance à la gemellité » est plutôt de lignée maternelle et à donner naissance à des « faux jumeaux ». Mais on constate aussi des lignées paternelles et des gemellités réelles (je suis, ou plutôt fus, généticien), et pour celles-ci rien ne permet de s’écarter des effets du hasard. Mais ces transmission de cette tendance à la gemellité transmise est de trop faible occurence pour permettre des études significatives (cf le problème actuel avec le covid qui ne tue que faiblement et ne permet aucune étude fiable). Et il faut dire que les généticiens ne se fatigueront pas à résoudre un problème qui ne nuit en rien !

    Répondre à ce message

    • Bonjour,
      Merci de votre passage et de vos remarques. Mes réponses :
      1/ Je savais déjà qu’Alexandre avait un frère jumeau : j’avais trouvé les deux actes de naissance depuis longtemps, effectivement côte à côte dans le registre. Mais lorsque je suis tombée sur le 2e acte de mariage au nom d’Alexandre (par hasard alors que j’avais laissé cette branche de côté depuis longtemps), puis sur les actes de naissance des autres enfants, pourquoi aurais-je mis en doute l’identité d’Alexandre, vu qu’elle était établie très clairement ? Ce n’est qu’en découvrant qu’Alexandre était encore en vie après son décès (si j’ose dire) que j’ai compris qu’il y avait très certainement une deuxième personne, ce qui a été confirmé par le 2e acte de décès ; et là seulement l’existence de ce jumeau m’est revenue à l’esprit. J’ai vraiment tâché de retranscrire cette enquête dans l’ordre de mes questionnements et réponses ... Ce qui peut paraître évident après coup ou à la lecture, peut ne pas l’être du tout sur le moment !
      2/ J’ignore à peu près tout sur la gémellité et je suis ravie d’en apprendre plus grâce à vos commentaires, avec malgré tout une part de mystère qui devra perdurer ...
      A bientôt pour la suite !

      Répondre à ce message

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