
Antoine a installé son appareil sur la place. A l’angle de la rue Notre-Dame, le facteur veut bien s’arrêter quelques instants pour la pose. La boîte de cuir et de bois contenant le courrier est suspendue par une courroie et repose sur sa blouse de travail. Sa casquette est ornée de la cocarde tricolore.

Ce facteur hésite peut-être entre l’Amer Picon et le Rhum des plantations Saint James.

Devant le portail de l’église se promène un petit chien ; le soleil allume le réverbère à pétrole.

Ce cliché fait partie d’une série de photos sur Monpazier, datée d’avant 1904.
Découvrir Le Périgord d’Antoine Carcenac : (photographies 1899 - 1920).
Le facteur de Monpazier
Messages
1. Le facteur de Monpazier, 30 mars 2008, 12:19, par Gisèle Lameth
Cette photo est le témoignage d’une époque où les facteurs travaillaient du lundi au dimanche, faisaient toute leur tournée à pied, lourdement chargés.
Noubliez pas que le contenu des sacoches ou des boîtes n’est généralement qu’une petite partie du courrier à distribuer, le reste étant pris au fur et à mesure à des relais.
Le personnage sur la photo semble avoir bien dépassé la cinquantaine, mais il est charpenté.
Le connaissiez-vous ?