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Le « mariage extraordinaire » de Charles Vienot, charbonnier franc-comtois (3/3)

Le vendredi 5 novembre 2021, par Sonia Landgrebe

Dans l’épisode précédent, nous avons étudié le parcours de Charles VIENOT et Jeanne GRE, héros du « mariage extraordinaire », avec leurs enfants ; nous avons également posé des hypothèses sur le mystérieux « enlèvement » de l’épouse.
Découvrons maintenant les origines de Charles, mais aussi ses dernières années qui nous réservent une dernière surprise, avant de terminer par le devenir de ses enfants...

Qui étaient les parents de Charles Vienot ?

L’acte de décès de Charles, rédigé à Cuiseaux le 1er nivôse de l’an IX (22 décembre 1800) au lendemain de son trépas, nous indique qu’il serait né à Quingey (actuel Doubs), et non à Noiron ou Crésancey, dont il était pourtant censé être originaire d’après de nombreux autres actes.

Décès de Charles VIENOT, le 30 frimaire an IX à Cuiseaux (extrait).
(Source : AD71, registre 5 E 157/2)

Quingey est une bourgade située à plus de 80 kms au nord-est de Cuiseaux, et à plus de 40 kms au sud-est de Crésancey. Comme nous l’avons vu, d’après son âge au premier mariage, Charles serait né vers 1723. C’est donc aux alentours de cette année-là qu’il faut chercher son acte de baptême.
Les registres de cette époque n’étant pas accessibles en ligne, il nous a fallu trouver une âme compatissante pour effectuer une recherche sur place. Or celle-ci (qu’elle en soit remerciée) n’a trouvé aucun Charles VIENOT né à Quingey dans les années 1720.

En y regardant de plus près, il apparaît que les déclarants du décès n’étaient pas des proches de Charles. L’un d’eux, exerçant la profession de tissier en toile, était son voisin ; l’autre, notaire public, était par ailleurs « économe de l’hôpital ». Ce qui tend d’ailleurs à indiquer que Charles est probablement décédé non pas à son domicile, mais à l’hôpital de Cuiseaux.
Ces témoins ne devaient pas bien connaître Charles ; par exemple, ils n’ont visiblement pas su donner le nom de ses parents puisque l’espace réservé à cet effet est resté vide. Rien d’étonnant, donc, à ce qu’ils aient pu se tromper quant à sa commune de naissance.
Concernant son état matrimonial, rien n’est indiqué non plus – mais le format de l’acte ne le prévoyait pas, ce n’est donc pas nécessairement par ignorance.

Quelle était la paroisse natale de Charles ? Très logiquement, la réponse devait se trouver dans les registres de Noiron ou Crésancey. Et de fait, il existe bien un Charles VIENOT né à Noiron en juillet 1722, dont le lieu et la date paraissent pleinement concorder avec ce que nous savons de « notre » Charles ... Néanmoins, la proximité de date et de lieu ne pouvait suffire à conclure de manière définitive que c’était bien lui, d’autant que les registres de Noiron et Crésancey pullulent de VIENOT (même s’il y a peu de Charles répondant à ce patronyme) ; en outre, les curés n’indiquaient presque jamais les liens familiaux des témoins, ni nécessairement d’ailleurs les noms des parents des mariés, ce qui nous a rendu la tâche ardue pour établir avec certitude la filiation de notre charbonnier.

Pour tâcher de remonter sur les traces familiales de Charles, revenons à son acte de mariage avec Jeanne. Cet acte ne donnait pas d’indications sur ses ascendants, mais deux de ses neveux y étaient présents, pour rappel : Charles et Maurice VIENOT. Or, un certain Charles VIENOT originaire de Noiron, qui se marie à Etrelles (70) le 10 janvier 1769, a une signature parfaitement identique à celle du neveu homonyme sur l’acte de 1787 ; il s’agit donc du même individu.
L’union du neveu nous permet d’établir, grâce au nom de ses parents, que notre charbonnier à pour frère un certain Claude VIENOT dit « Comtois », marié avec Thérèse SAUGET. Sans doute s’agit-il du même Claude qui était témoin à son mariage avec Marguerite LACOSTE en 1750. Il suffirait donc de trouver l’acte de mariage de Claude et Thérèse pour découvrir le nom des parents de notre Charles, en supposant bien sûr que l’acte soit filiatif.

Hélas, impossible de mettre la main sur cet acte, dont nous ignorons la date et surtout le lieu. En revanche, une nouvelle plongée dans les registres de Noiron et Crésancey a permis de reconstituer la famille de Claude VIENOT dit « Comtois », et de trouver d’autres indices.
Il a eu au moins 6 enfants avec Thérèse SAUGET entre 1747 et 1755 : Elisabeth, Charles, Michelle, Maurice, Jean François et Marie.

Son fils Charles, né en 1749, est bien le neveu de Charles et le marié d’Etrelles ; son parrain s’appelle également Charles, et il y a de très fortes chances pour que ce soit notre charbonnier, malheureusement il n’a pas laissé de signature qui nous aurait permis de faire le rapprochement avec celle de son second mariage ... On retrouvera plusieurs fois la signature du jeune Charles (le neveu) dans les registres, dès l’âge de 18 ans.
Quant à son frère Maurice, né en 1752, il s’agit très certainement de l’autre neveu du charbonnier présent au « mariage extraordinaire » de 1787.

Claude dit « Comtois », frère du charbonnier bigame, décède à Noiron le 26 juin 1788, à l’âge supposé de 70 ans. Malheureusement, là non plus pas d’indication quant au nom des parents. Quant à son épouse Thérèse, elle est décédée quatre ans plus tôt ; mais l’acte ne mentionne pas non plus sa paroisse d’origine, qui aurait pu nous aider à localiser son mariage avec Claude ...

En revanche, on relève dans les registres de Noiron le baptême d’un certain Claude Alexandre VIENOT en mars 1720. Or c’est assez cohérent (à deux ans près) avec la naissance supposée dudit « Comtois » ; et il est né des mêmes parents que Charles né en 1722 ...

Ainsi, nous avons deux frères nés à Noiron : l’un Claude VIENOT né en mars 1720, et l’autre Charles VIENOT né en juillet 1722. Voilà qui paraît correspondre plutôt bien à ce que nous savons de notre charbonnier et de son frère ; la présomption est donc très forte. Un dernier élément permettra de la renforcer ; nous y viendrons dans un instant. Intéressons-nous d’abord aux parents de ces deux frères.

Acte de baptême de Charles VIENNOT en juillet 1722 à Noiron.
(Source : AD70, registre EC_185_1 CRESANCEY 1700-1760, vue 50/283)
« Charles fils de Jean Claude Viennot et Désirée mariés de Noiron est né et a été baptisé le ... juillet 1722 parrain et marraine Charles Jacquard et Jeanne P... » (traduit du latin).

Claude et Charles VIENOT de Noiron ont pour parents Jean Claude VIENOT, dit aussi « Baugin », et Désirée FROYARD. Ces derniers se sont mariés à Crésancey le 12 février 1714, et ils ont donné le jour à au moins 7 enfants :

  • Hugues, le 6 février 1715
  • Françoise, le 12 décembre 1716
  • François, le 3 mars 1718
  • Claude Alexandre, en mars 1720 (chiffre du jour peu lisible)
  • Charles, en juillet 1722 (chiffre du jour non visible)
  • Reine, le 8 décembre 1724 (qui se mariera le 4 janvier 1746 à Noiron avec André MARTIN)
  • François, le 11 décembre 1726.

Je n’ai pas trouvé d’autres traces de ce couple après 1726 ... excepté, en 1738, le témoignage de « Désirée Froyard sage femme de Noiront » lors du baptême d’un enfant illégitime. Elle ne savait pas signer. N’ayant pas rencontré d’homonyme dans les registres de Noiron et Crésancey, je ne peux que présumer qu’il s’agit bien de la mère de Charles.

Bien que les VIENOT ou VIENNOT soient très nombreux dans les registres de Noiron et Crésancey, le prénom Charles y est peu répandu. On le trouve mentionné plusieurs fois en tant que témoin, mais sans précision quant au lien familial, et sans signature car « illiteré ». Nous ne pouvons que supposer qu’il s’agit de « notre » Charles, sans en avoir la certitude absolue.

A ce propos, on notera un détail curieux : nous n’avons trouvé la signature de notre charbonnier que lors de son « mariage extraordinaire » en 1787, alors qu’il avait 65 ans. Il a dû apprendre à signer sur le tard, ce qui n’a rien d’exceptionnel ; ce qui est plus étonnant, c’est qu’il est à nouveau déclaré « illiteré » dans les années suivantes. Peut-être le curé du Miroir a-t-il supposé de lui-même que Charles ne savait pas signer, ou alors ce dernier ne le souhaitait pas ...

Voici enfin le dernier élément qui vient conforter l’identité de Charles et Claude VIENNOT : ce dernier était dit « Comtois » sur la quasi-totalité des actes, néanmoins le plus ancien sobriquet que j’ai trouvé à son sujet était « Bogien » (peut-être une déformation de « vosgien » ?) ; or nous savons que Jean Claude VIENNOT époux de Désirée FROYARD était surnommé « Baugin » ... Il s’agit donc sans doute possible du père et du fils.
J’ai d’ailleurs trouvé la mention de « Charles Vienot dit Bogien » à deux reprises, en 1743 et 1745, en tant que parrain d’un enfant nouveau-né. Il s’agit très certainement de notre futur charbonnier, âgé respectivement de 21 et 23 ans, auquel on a dans sa jeunesse attribué le sobriquet de son père.

Un troisième mariage pour Charles VIENOT ?

Une trouvaille tardive dans les registres du Miroir est venue apporter une information troublante : le 9 nivôse de l’an IV (30 décembre 1795) y est célébré le mariage d’un certain Charles VIAINOT avec Marie RAT, manouvrière à Rosay (39), commune du Jura éloignée d’une dizaine de kilomètres à l’est.

Charles est « charbougnier agé de cinquante sept ans travaillant depuis plus de vingt ans dans la forest du Miroir » et « fils de furent [défunts] Jean Claude Viainot et de Déziré Froyard ses pere et mere, en leurs vivant domicilié an la commune de Noiron ».
L’acte précise ensuite que le marié est né le « trante juillet mil sept cent trante trante neuf » (sic), « en la commune de Noiron, du mariage légitime entre Jean Claude Viainot et de Déziré Froyard, ci-dessus dénommés ».

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Acte de mariage de Charles VIAINOT et Marie RAT 30 décembre 1795 au Miroir (71)
(Source : AD71, registre 5 E 300/1, vue 178/232)

A un détail près, tout semble correspondre à « notre » Charles : le métier, les lieux, les parents, la date de cette union qu’il a pu contracter après le décès de Jeanne GRE un an plus tôt ... Seule ombre au tableau : l’année de naissance, 1739, qui concorde avec l’âge de 57 ans indiqué plus haut, mais se situe bien loin de 1722. Sauf qu’il n’existe aucun Charles VIAINOT (ou orthographe approximative) qui serait né à Noiron ou Crésancey le 30 juillet 1739 ou dans cette période, ni aucun frère ou soeur ... De toute façon, il paraît hautement improbable que Désirée FROYARD ait pu avoir un enfant à une date aussi tardive : étant née le 2 octobre 1686 selon son acte de baptême à Champtonnay (70) enregistré parmi les actes de Noiron et Crésancey, elle aurait été âgée de près de 53 ans !

Cet acte de mariage ne mentionne ni ascendance, ni veuvage ; aucun parent proche n’est présent. Et la signature dudit Charles n’apparaît pas, car il est déclaré illettré.
S’agirait-il du mariage d’un autre Charles qui aurait grandi lui aussi à Noiron, exercé le métier de charbonnier, et vécu comme lui « depuis plus de vingt ans dans la forest du Miroir » ? Et à qui on prêterait les mêmes parents ? Ce serait tout de même extrêmement étonnant.

Certes, en admettant une erreur administrative aussi conséquente, il paraîtrait tout aussi surprenant qu’un homme de 73 ans puisse en paraître seulement 57 ! Et pourtant, un peu plus d’un an après ce mariage, « notre » Charles VIENNOT apparaît dans un autre acte du Miroir comme étant âgé de 58 ans ... Il s’agit d’une publication de mariage de son fils Claude en février 1797, et il y figure comme le père du futur époux, la mère étant défunte Jeanne GRE. Aucun doute donc sur son identité.

Ce qui tend à laisser penser que Charles VIENOT devait faire beaucoup plus jeune que son âge réel ... Et de fait, vérification faite, sur tous les actes hormis celui de sa première union, son âge était systématiquement sous-estimé d’au moins cinq ans.

Aussi n’avons-nous plus guère de doute sur le fait qu’il s’agit bien de notre charbonnier. Ainsi, un an après la disparition de Jeanne, il s’est remarié à l’âge de 73 ans avec une femme de 47 ans (comme le prouve l’acte de baptême de celle-ci). Celle-ci était peut-être veuve, mais je n’ai pas trouvé d’informations à ce sujet.

La troisième union de Charles n’aura pas été très longue, puisqu’il décède moins de cinq ans plus tard, à l’âge respectable de 78 ans.
Quant à Marie RAT, elle n’attendra pas longtemps pour se remarier : le 17 septembre 1801, soit neuf mois après le décès de Charles, elle épouse à Rosay un certain Louis BOUROZ, manouvrier natif du lieu, plus jeune qu’elle de cinq ans. A nouveau, rien n’est précisé quant à son veuvage.

La troisième épouse du charbonnier décédera à Rosay le 10 février 1822 ; âgée de 73 ans, elle était cultivatrice. L’acte de décès indique bien le nom de ses parents ; cependant il reste curieusement muet sur son état matrimonial, bien que la déclaration ait été faite par un de ses beaux-frères, donc un proche, et bien que les actes voisins indiquent systématiquement « femme d’Untel » ou « veuf d’Unetelle » ...

Que sont devenus les enfants de Charles et « Jeanne » ?

Vraisemblablement, Charles n’a eu d’enfants qu’avec Jeanne, sa deuxième épouse, celle qui sera restée le plus longtemps à ses côtés – et celle du « mariage extraordinaire ». Il avait déjà 41 ans à la naissance de leur premier enfant, et 62 ans à l’arrivée des petits derniers, les jumeaux ... Voici dans les grandes lignes, le parcours de chacun de ces enfants (les prénoms soulignés sont les prénoms usuels ou uniques).

1. Elisabeth : née en 1763 à Crésancey, décédée en 1764 à Crésancey à 3 mois. Sans postérité.

2. Philibert : né en 1765 à Frontenard, décédé en 1788 au Miroir, célibataire. Agé de 22 ans, il était charbonnier comme son père. A priori sans postérité.

3. François : né en 1767 à Frontenard ; sans doute décédé en bas âge donc sans postérité puisqu’il n’est pas cité lors du « mariage extraordinaire » (bien que je n’aie pas trouvé son décès à Frontenard dans les années suivant sa naissance).

4. Marie : née en 1771 à Varennes St Sauveur, décédée en 1801 à l’hôpital de Cuiseaux, célibataire. Agée de 29 ans, elle était domestique et habitait au lieu-dit Balme à Cuiseaux. A priori sans postérité.

5. Marie Catherine : née en 1772 à Cuiseaux, décédée en 1783 au Miroir à 10 ans. Sans postérité.

6. Jean François : né en 1774 à Dommartin les Cuiseaux ; décédé en 1818 à Louhans (71), à l’âge de 44 ans. Il a exercé plusieurs métiers : tuilier, manouvrier, journalier ou encore fendeur. Il s’est marié deux fois :
- En 1801 à Beaurepaire (71) avec Jeanne Marie TREFFOT, dont 2 enfants ;
- En 1807 à Louhans avec Philiberte BAILLY, dont 5 enfants.

7. Marie Claudine : née en 1775 à Dommartin les Cuiseaux, décédée en 1837 à l’hospice de Mâcon (71), à l’âge de 62 ans. Mariée sur le tard à 39 ans, en 1814 à Mâcon avec un militaire du nom de Claude NAUDIER, elle a eu une fille de cette union. Dans sa jeunesse, elle était domestique et vivait au lieu-dit Semon à Cuiseaux ; à son décès, elle était veuve et habitait rue des Capucines à Mâcon. Son prénom usuel est incertain.

8. Claude Marie (1er du nom) : né en 1777 à Dommartin les Cuiseaux, décédé en 1803 à Beaurepaire, à 25 ans. Cultivateur puis domestique tuilier, il a failli se marier une première fois à 19 ans, en février 1797 au Miroir, avec une veuve de 34 ans ; ce mariage, prévu deux jours plus tard, ne sera jamais célébré ... Il convolera quelques mois après, en octobre 1797 à Beaurepaire, avec Claudine GOYOT, dont il aura un fils (né du vivant de Charles).

9. Claude Marie (2e du nom) : serait né en 1782 à Dommartin les Cuiseaux (d’après un relevé du CGSL, lequel stipule : « Constat du secrétaire de l’administration du canton de Cuiseaux que l’acte de naissance de Claude Marie VIENNOT n’a pas été enregistré sur les registres de naissance de la commune de Dommartin ») ; décédé en 1811 à Commenailles (39), à l’âge de 28 ans. Tuilier ou manouvrier, il s’est marié en 1801 à Beaurepaire avec Jeanne Marie BOUVERET, dont il a eu deux filles.

10. Jean Marie : né vers 1784, a priori au Miroir (non vérifiable en ligne) ; décédé en 1801 à Cuiseaux, à 16 ans. Sans postérité. Il était domestique et habitait au lieu-dit Balme à Cuiseaux.

11. Pierre François (jumeau) : né en 1785 à Dommartin les Cuiseaux, décédé en 1823 à Sornay (71) à l’âge de 38 ans. Journalier ou fendeur, il s’est marié deux fois :
- En 1806 à Louhans avec Elisabeth / Barbe DORIER, dont 5 enfants ;
- En 1818 à Louhans avec Marie Pierre JEOFFROY, dont 3 enfants.

12. Claude Philibert (jumeau) : né en 1785 à Dommartin les Cuiseaux, décédé en 1796 au Miroir à 11 ans. Il habitait alors au lieu-dit Taille. Sans postérité.

Si l’on fait le bilan, sur les 12 enfants de Charles et Jeanne :

  • 7 sont décédés a priori sans postérité ; 5 sont décédés du vivant de Charles ; 5 seulement se sont mariés.
  • La plupart sont morts jeunes : seule Marie Claudine a atteint l’âge de 62 ans, puis François 44 ans, et Pierre 38 ; tous les autres avaient moins de 30 ans. Néanmoins, deux seulement sont décédés en bas âge, à savoir la petite Elisabeth, leur tout premier enfant, et probablement le premier petit François oublié dans l’acte de mariage.
  • Un seul savait signer : Pierre, qui semble l’avoir appris vers l’âge de trente ans.

Ci-contre, première signature hésitante de Pierre VIENOT, en 1816 à Louhans, à l’occasion de la naissance de son fils Philibert. (Source : AD71, registre 5 E 263/8, vue 93/203).

Charles a-t-il eu des petits-enfants de son vivant ? Seul Claude n°1 s’est marié avant son décès ; de fait, un petit Jean VIENNOT, fils de ce dernier, est né à Beaurepaire le 16 décembre 1800, soit seulement cinq jours avant le décès de Charles. A-t-il seulement pu voir au moins une fois ce premier et unique petit-fils né de son vivant ? Ce n’est pas certain, surtout s’il était malade (comme pourrait le laisser penser son décès déclaré par l’économe de l’hôpital) ; d’autant que près de 25 kms séparaient Cuiseaux de Beaurepaire ...

En tout cas, même s’il ne les a pas connus, il a eu au moins 19 petits-enfants ; et son patronyme s’est transmis en ligne directe jusqu’à nos jours, au moins sur une branche, au long de 8 générations avec Monique VIENNOT descendante de Jean François, qui par un jour de juin 2021 a demandé de l’aide dans un groupe de paléographie pour compléter le déchiffrage du « mariage extraordinaire » de son ancêtre...

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