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Marthe Caffot


mardi 1er mai 2001, par Gérard Hartalrich

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Marthe Julie Célinie Caffot est née à Gilley dans le Doubs le 21 mai 1879 où son père Julien Just Caffot était douanier.

Marthe porta quelques années le nom de Louis Émile Vincent Pergaud, auteur du roman « la guerre des boutons » plus connu par le génie du célèbre metteur en scène Yves Robert.

Marthe aura avoué n’avoir jamais lu ses oeuvres. Elle avait 24 ans, exerçant la profession d’institutrice à la Barèche lorsqu’elle connut Louis, lui même instituteur dans la commune voisine de Durnes. Ils se marièrent à Belmont, commune du Doubs, avec pour témoin un homme de lettres, poète, domicilié à Palerme province de Sicile, Italie, en la personne de Léon Deubel.

De cette union, naîtra Gisèle l’an 1904, le seize du mois d’août à 3 heures du soir en la commune de Voires, canton d’Ornans.

Malheureusement, le neuf novembre 1904 à douze heures est décédée Gisèle Renée Pergaud âgée de deux mois et demi, demeurant à Lavans-Vuillafans.

Le couple périclite. La mauvaise harmonie ne cesse de régner dans le ménage en raison de l’inconduite notoirement déplorable du mari.

Déplacés à Landresse, les époux Pergaud ne peuvent rétablir une bonne entente. Louis abandonne le domicile conjugal pour se réfugier chez son ami Deubel à Paris. Marthe ayant à se plaindre des excès dont elle a été victime de la part de son mari, demande et obtient en sa faveur le divorce par devant le tribunal de Baume les Dames, plus trente francs par mois à titre de pension. Marthe sera déplacée à Malpas dans un premier temps, puis à Doubs en l’an 1910 comme institutrice titulaire.

Elle continuera sans histoire sa belle carrière dans un célibat endurci par ces années de grande souffrance.

Un journal local écrira : « Madame Caffot connaissait beaucoup de monde à Doubs, où ses parents s’étaient retirés, et particulièrement les »enfants« auxquels elle fit la classe voici plus d’un demi siècle. Cette bonne personne laissera un excellent souvenir à l’image de l’enseignement qu’elle avait donné dans le pays ».

Dans le Roman de Miraut, publié en 1913, Pergaud insultera le nom des Caffot. « Puisqu’il a une si bonne cafetière, appelle-le Caffot, conseilla Pépé : c’est le nom qu’on donnait jadis aux lépreux, mais faut pas être trop difficile et c’est assez bon pour un cochon ! »

"A propos, comment va Caffot ? s’inquiéta ce dernier. Tu ne m’as jamais reparlé de ton goret.

Il va très bien, comme un bon Siam qu’il est : pourvu qu’il bouffe, il est content.

la première fois que le chien s’est approché de l’auge, ou il barbotait, pour le flairer, il lui a pouffé et reniflé au nez comme un grossier qu’il est, et Miraut, qui est une bête polie, ne lui pardonnera pas de sitôt."

Voilà le genre Pergaud, écrivain qui ne fut guère apprécié par les critiques et les citadins de son temps, lui trouvant un patois ordurier, un homme qui avait perdu l’honneur franc-comtois en quittant comme un voyou Landresse. Ce qu’a été l’existence d’un être humain restera gravée à tout jamais. Le voile publicitaire intensifiera le mensonge, les comploteurs déshonorés. Cet homme, Louis Émile Vincent Pergaud, instituteur défaillant, écrivain romancier aux deux styles, grossier et lassant, l’oublié de ses contemporains sortira de l’ombre dans laquelle il s’était lui même enfoui, grâce au seul talent de Yves Robert.

Aujourd’hui, l’école, la commune, l’académie amnésique le monte au piédestal et donne dans l’oubli pour celles et ceux comme Marthe Caffot qui auront passé leur vie au dévouement de l’enseignement.
 
Marthe Caffot, directrice d’école honoraire, Officier de l’Instruction publique, Médaille d’argent de l’Éducation nationale, Médaille d’argent de la Mutualité. Directrice du cours complémentaire de filles à Morteau, directrice de l’école d’Helvetie à Besançon. Institutrice à Doubs, Malpas, Landresse et La Barèche.

En 1916 : le décès de son père Julien. Elle achète une concession perpétuelle dans le petit cimetière de ce sympathique village de Doubs.

1933 : le décès de sa maman, Maria Laithier.

Le 06 mars 1972, elle les rejoindra dans le caveau familial, aujourd’hui parfaitement entretenu et fleuri par la famille Laithier.

Pour voir le : Procès verbal de l’installation de M.Caffot dans ses fonctions

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5 Messages

  • Marthe Caffot 7 avril 2008 11:14, par MC7

    Pourquoi confondre inconduite conjugale et soi disant manque de talent litteraire ? les remarques désobigeantes concernant le talents de Pergaud , le fait de preciser que son épouse n’a jamais lu la prose de pergaud laisse supposer beaucoup d’obsurantisme et « d’ordre moral » !!!On comprend qu’il ait pris la fuite !!!Tout ceci est regrettable car l’article est interessant mais peu objectif, or l’historien ne doit-il pas essayer de croiser les sources ?

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  • Marthe Caffot 23 juillet 2011 11:17, par Junker

    Quelle partialité dans le commentaire... Entre une obscure institutrice bigote et un écrivain reconnu - Pergaud a eu le prix goncourt - pourquoi vouloir jeter l’opprobe sur le mari si ce n’est dans une volonté affichée de salir sa mémoire ?
    Quand au fait de refuser de lire les oeuvres de celui qui fut son mari et le père de sa fille, il y a là un manque d’ouverture d’esprit bien regrettable pour quelqu’un supposé ouvrir celui de jeunes enfants...

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  • Marthe Caffot 16 septembre 2011 20:54, par Gerard Hartalrich

    A JUNKER

    Aucun abus, aucun aveuglement. Tout est prouvé par des documents réels. Dans le Roman de Miraut, Pergaud insulte le patronyme d’une famille plus que respectée en Franche-Comté après avoir injurié son épouse, l’avoir battue et s’être effacé à la sauvette de son village, abandonné sa classe et l’académie.
    Un prix littéraire ne fait pas d’un écrivain par obligation une élégance respectable.
    Marthe CAFFOT, au cours de sa vie et suite à son divorce, n’aura jamais porté préjudice à son ex-mari. Libre à elle n’avoir jamais lu son oeuvre...très certainement l’avoir dit pour ne pas faire réponse à l’insulte du patronyme. Une sage bienséante en quelque sorte.

    Voir en ligne : Marthe CAFFOT

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  • Marthe Caffot 4 août 2015 15:34, par Guy RENAUD

    Merci pour cette page d’histoire.
    Sur les Tables décennales elle est née Marthe Julie Céline, et non Célinie.
    Bien Cordialement

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