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Un Poilu pas comme les autres

Le Colonel Gabriel Pallier né au Tonkin s’est engagé le 8 février 1915 comme cavalier


mercredi 29 septembre 2010, par Patrick Pallier

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Ce texte, hommage à Gabriel Pallier, a été publié une première fois sous la plume de Catherine Aubry, dans Var-Matin du 10 novembre 1988 (tous droits réservés) - Il est publié ici avec l’aimable autorisation de Thomas LLOZE, du Groupe Nice-matin.

Gabriel Pallier, qui va fêter ses 92 ans, est un ancien combattant hors du commun. « J’étais presque heureux pendant la guerre, j’étais jeune et insouciant » dit-il aujourd’hui. « Même si Verdun c’était l’horreur ».

« La guerre m’a follement amusé. J’étais heureux, j’aimais mon avion, mes camarades. J’ai vu aussi des choses atroces en 1914-18, des amis mourir à côté de moi. Mais j’étais jeune et insouciant » . Gabriel va fêter ses 92 ans le 19 octobre prochain. L’œil coquin, le sourire en coin, il balaie, d’une seule remarque amusée tous les poncifs sur les anciens combattants. Certes, il a connu l’enfer de Verdun, les tranchées et aussi l’autre guerre mondiale, la seconde, mais il ne veut en rien et surtout pas jouer à l’ancien combattant. D’ailleurs, il a en horreur les distinctions et les réunions de groupe en tous genres. Et s’il se rendra à Draguignan le 11 novembre prochain il ne sait même pas quel type de médaille il va recevoir. Mais ça lui fait quand même plaisir ! C’est vraiment pas un poilu comme les autres, papy Gabriel !

Dans sa chambre de la maison de retraite du Bonfin, Gabriel Pallier ne s’est pas entouré de ses souvenirs de guerre, loin de là. Pas de médaille, pas de diplôme, pas de ce qu’il appelle « des gris-gris qui font pencher la poitrine ». Non, il vit avec son temps, la télé, les journaux et sa famille, à laquelle il ne rabat sûrement pas les oreilles de ses souvenirs du temps passé. Et s’il accepte de raconter un peu « sa » guerre, c’est par petites touches, en quelques images. Visions impressionnistes de deux conflits.

Les canards de la Somme

Gabriel Pallier s’est engagé à 17 ans, « en trafiquant ma date de naissance » dit-il avec malice. « Je voulais gagner un an ».

Cavalier sortant de Saumur, il rêvait d’avion, de ciel bleu. Il est alors maréchal des logis à Arras, d’où il est chassé par « les uhlans » (troupes allemandes). Il apprend ensuite à piloter en moins de trente heures, sur le « Caudron G-3 » qui avançait moins vite que les canards de la Somme. Il se souvient avoir abattu trois avions dans la Meuse, en 1917.

« Je me prenais pour un chevalier de l’air », dit l’ancien combattant « Fanfan le tulipe, et tout... L’escadrille, c’était beau. Il y avait une ambiance de camaraderie extraordinaire entre nous. Le moment fantastique, quand on s’est senti maître du ciel, le jour où les allemands fuyaient. En 1918, ils refusaient le combat. Nous étions fiers, nous nous sentions des âmes de vainqueurs. Si c’était dangereux ? Nous étions 18 dans l’escadrille. Elle s’est renouvelée deux fois. J’ai eu de la chance. J’avais l’insouciance de la jeunesse. Tout m’amusait follement. »

Un vrai feu d’artifice

Verdun, papy Pallier n’en parle pas trop. Par provocation sans doute, il évoque la beauté des relèves de la nuit, lorsque les Français, comme les Allemands, envoyaient des fusées éclairantes qui zébraient le ciel : « Un vrai feu d’artifice ».

Il se souvient aussi des horreurs, des rats, compagnons de tranchées ; de la soupe qui n’arrivait pas les jours de bombardement ; et des morts, des
cadavres. « Mais j’étais fataliste. Je me disais que l’homme qui venait de tomber à côté de moi, d’une balle dans la tête, ça aurait pu être moi. C’est tout ».

Sa seule obsession, à cette époque, c’était de faire en sorte que l’aviation française soit meilleure que l’allemande. Même pas de sauver sa peau.

Indépendance

Après la guerre, Gabriel Pallier a continué une carrière militaire, commandant notamment l’école d’instruction de pilotage. Il a formé quatre promotions de jeunes pilotes. « Les meilleures, bien sûr », ajoute-t-il avec malice.

Il a fait ensuite la guerre de 1939-45, dont il garde « un très mauvais souvenir ». Celui des « combattants abandonnant leur paquetage et fuyant ».

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Le Commandant Pallier, à Chantily-les Aigles, en mars 1940.

Il n’a pu aller en Angleterre sinon « J’aurais gagné mes étoiles ». Enfin, il a travaillé à l’état-major de la région aérienne de Paris.

Colonel, grand-père et arrière-grand-père, ce vieil homme n’a jamais voulu s’inscrire à aucune association. « Par esprit d’indépendance », dit-il simplement.

Commandeur de la Légion d’honneur pour faits de guerre, Croix de guerre 1914-18 et des T.O.E., voilà des « grigris », comme il dit, qu’il n’étale
pas volontiers, par modestie sûrement.

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En famille avec ses deux grands enfants en 1988.

Cet ancien combattant déroutant, sourit à tout et à la vie. Et dit comprendre parfaitement la « décontraction » des mentalités actuelles. C’est cette ouverture d’esprit qui lui donne, sans doute, cet air de jeune homme qui se rit de tout, sans amertume d’un homme ayant vécu ses 20 ans le fusil à la main.

Mon grand-père Gabriel Pallier, par son origine eurasienne, représentait déjà pour l’époque un modèle d’ascension professionnelle, sociale et raciale, issu de l’Union française. Je regrette que sa carrière exemplaire de pilote de chasse ait été brutalement interrompue à la veille de la Bataille de France, pour des considérations futiles après une brillante trajectoire, et alors que son pays ne pouvait se permette de faire l’impasse, sur des hommes de son expérience.

Je regrette aussi que son refus de servir l’occupant, l’ait d’avantage desservi pour la suite de sa carrière, que certains contemporains qui ont opté eux, pour la collaboration.

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17 Messages

  • Un Poilu pas comme les autres 2 octobre 2010 10:03, par ppgg52

    Bonjour Monsieur Patrick Pallier,

    Très bel homme et superbe héros que votre parent, par sa détermination et son indépendance d’esprit. Qui n’a pas rêvé comme lui d’être le St Exupéry des temps modernes.?
    Il a mené sa vie comme il l’a entendu, sans tambour ni trompette, avec enthousiasme et Honneur : vertus qui manquent beaucoup aujourd’hui.
    Vous avez beaucoup de chance et toute raison d’être fier de lui.
    L’amertume qui perce dans vos commentaires de conclusion, je pense qu’il ne l’aurait pas souhaitée. Lui-même vivait loin, dites-vous, de ces contingences et de ces paillettes. « Etoilé » ou pas, n’a-t’il pas eu la vie qu’il s’était tracée.?
    Une vie de rêve selon lui... en partie « dans les étoiles ».
    Alors, n’ayez pas de regret, il n’en avait pas semble-t’il...
    Mes meilleures salutations.
    G.Mauffré

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    • Un Poilu pas comme les autres 2 octobre 2010 22:19, par Patrick Pallier

      Merci ppgg52, je mesure bien la chance que j’ai eu d’avoir cet ancêtre. S’il est vrai que notre intérêt commun pour l’aéronautique nous rapprochait, malheureusement mon grand-père était fort peu disert sur sa carrière.
      C’est en consultant les archives de la Défense que je l’ai découverte à postériori et elle n’a pas été aussi facile qu’il n’y parait, surtout après sa demande de mise en congé du personnel navigant début 1941. Je m’étonne qu’il ait été contraint de quitter la tête de son groupe en 1940, à la veille de la bataille de France et que la reprise rétroactive de ses services, n’ait pas été prise en compte, du fait qu’il n’avait pas été révoqué. Je dois préciser que mon autre grand-père a également fait une carrière militaire dans la « coloniale », à la tête de tirailleurs sénégalais en 1940.

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  • Un Poilu pas comme les autres 2 octobre 2010 10:29, par Morinay Jacqueline

    si MR Pallier fête ses 92 ans en octobre 2010,il devrait être né en 1918.Comment a t-il pu avoir des souvenirs de participation à la guerre 1914- 1918 ?
    je suis fille d’un aviateur ayant fait cette guerre .

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    • Un Poilu pas comme les autres 2 octobre 2010 19:33, par Nico

      Bonjour Jacqueline

      Il fallait peut-être lire l’introduction qui dit que cet article a été publié le 10 novembre 1988.

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      • Un Poilu pas comme les autres 2 octobre 2010 21:46, par Patrick Pallier

        Effectivement, mon grand-père est né le 19 octobre 1896 à Quang Yen (Tonkin) et est décédé le 23 juillet 1990 à Fréjus. Il a été incorporé comme cavalier de 2e classe au 21e régiment de chasseur le 1er septembre 1915 avant d’opter pour l’aviation en mai 1917 : école Caudron du Crotoy, puis de Pau le 12 septembre 1917 et a été détaché au front, à l’escadrille SPA 15 le 25 décembre 1917 au grade de maréchal des logis.

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        • Un Poilu pas comme les autres 3 octobre 2010 16:27, par Jacqueline Morinay

          Bonjour Patrick,
          Sans doute je n’avais pas bien remarqué que cet article avait été
          publié antérieurement ;ce qui m’intéressait en parcourant l’article était de
          constater que votre grand-père présentait des traits de caractère tout à
          fait semblables à ceux de mon père.
          mon père né en 1890 s’est engagé tôt dans la cavalerie,à 17 ou 18 ans et
          suite à une grave blessure a intégré l’aviation,apprenant également à
          piloter rapidement,et a participé à de nombreux vols de bombardement,en
          temps que pilote,sur l’Europe centrale et la Pologne notamment pendant la
          guerre 14-18 ,n’en faisant pas exploit et pourtant il faut voir avec quels
          appareils et à quelle altitude ils volaient à l’époque. il ne parlait
          jamais de tout cela malgré des décorations ou actes établis dont moi-même
          n’ait eu connaissance qu’à la fin de sa vie
          sa carrière s’est terminée comme Commandant de la Base Aérienne de
          Chartres,où il était jusqu’à la déclaration de guerre 1939-1945,il était
          aussi Pilote de Chasse de nuit et n’a pas voulu rester servir sous
          l’occupant ; il a rejoint la vie civile en 1941.
          mon père est décédé en 1973,peut-être se sont-ils connus avec votre
          grand-père.mon père est Gontran de la Perrelle.
          contente d’avoir lu votre article

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          • Un Poilu pas comme les autres 3 octobre 2010 20:53, par Patrick Pallier

            Bonjour Jacqueline,

            je mesure l’extrème courage que représentaient de telles missions réalisées en territoire ennemi et loin de ses bases, seuls face au danger, sur des machines au fonctionnement pour le moins aléatoire à cette époque.
            Je crois que ces hommes pensaient tout simplement ne pas pouvoir être compris des générations suivantes plus chanceuses, et par pudeur ont préféré ne pas étaler leurs souffrances d’alors, en optant pour le silence sur ce passé.

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          • Un Poilu pas comme les autres 2 mars 2011 11:39, par Patrick Pallier

            Bonjour Jacqueline,

            vous trouverez une série de revues des plus intéressantes lisibles à l’écran, consacrées aux aviateurs de la guerre 1914-1918 à l’adresse suivante : http://asoublies14-18.cosadgip.com/...
            L’exemplaire n*29 de la « Guerre aérienne illustrée » consacre un article à l’escadrille n°1 du GB 1 : http://asoublies14-18.cosadgip.com/....

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          • Un Poilu pas comme les autres 16 octobre 2015 13:43, par Patrick PALLIER

            Bonjour Jacqueline,
            vous lirez ci-dessous un article paru dans le n°91 de l’ANFAS (Association Nationale des Forces Aériennes Stratégiques) consacré au bombardement de Berlin le 7 juin 1940 par l’équipage du « Jules Verne ».
            Très cordialement à vous.

            Patrick PALLIER

            http://anfas.fr/contact/contact-91.pdf

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  • Un Poilu pas comme les autres 2 octobre 2010 17:16, par dcantin

    « Je regrette aussi que son refus de servir l’occupant, l’ait d’avantage desservi pour la suite de sa carrière, que certains contemporains qui ont opté eux, pour la collaboration. »

    Heureux sont les gens qui vont au bout de leurs idées. Quelles qu’en soient les conséquences.

    Ce poilu pas comme les autres est un modèle pour notre société actuelle.
    Mais ce n’est que mon avis.

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  • Un Poilu pas comme les autres 3 octobre 2010 17:32, par jpsimondefait

    bonjour
    er merci pour votre temoignage ,je retrouve dans le refus des honneurs celui de mon pere officier mecanicien de la marine coule a dunkerque sue le navire « la Bourrasque » qui au grand depit de ma mere avait mis dans les annees 50 les anciens combattants a la porte « j’ai fait mon devoir le reste c’est de la dentelle... »
    de ce fait avait renonce a des avantages.
    courtoisement au pere et au fils avec des pensees sinceres
    jean-paul simon

    Répondre à ce message

  • Un Poilu pas comme les autres 9 octobre 2010 18:30, par joelle floret

    Vous me pardonnerez, je l’espère, si je ne tombe pas en extase devant votre grand-père qui c’est bien amusé à la guerre de 14-18. Après deux ans de recherches sur les soldats de cette guerre, en particulier les soldats morts durant ce conflit, deux ans de lecture de lettres et cartes écrites par ces malheureux, je peux vous certifier que je n’ai jamais trouver un soldat qui c’est bien amusé pendant cette periode.
    Je pense que lorsque l’on reste aussi détaché devant les malheurs, la mort, les blessures, les souffrances de ses camarades, on n’est pas seulement jeune et insouciant, mais personnel et férocement égoïste.
    Vous bafouez les souffrances de ces milliers de malheureux que vous avez l’air d’oublier. Allez donc visiter Le Linge dans les vosges, surnommé le Tombeau des Chasseurs et vous verrez si ces hommes se sont bien amusés à la guerre. Il est vrai qu’ils ne jouaient pas avec un avion, ils rampaient dans la boue, dans la neige, dans le sang et les tripes de leurs camarades...
    Quand à la 2e guerre, il y avait la résistance pour ceux qui voulaient lutter contre l’ennemi sans pouvoir partir pour l’Angleterre, ce qu’à fait mon père, qui lui non plus n’a jamais porté ses médailles, ni fait parti d’une quelconque association d’anciens résistants où selon lui on trouvait trop de résistants de la dernière heure.
    Pour revenir à la 1re guerre mondiale, je ne peux pas vous laisser donner l’impression que ce fut une belle farce, ce fut des moments affreux, épouvantables, qui marquèrent toute une génération de jeunes hommes.
    Où est l’amusement dans toute cette horreur ?:-(

    Répondre à ce message

    • Un Poilu pas comme les autres 10 octobre 2010 11:13, par Patrick Pallier

      Bonjour Joelle,

      je comprend tout à fait votre indignation, devant la façon « légère » dont mon grand-père évoque la grande guerre. Je pense qu’en lui-même, il n’en était pas aussi détaché qu’il a bien voulu le laisser croire dans cet article, d’où son (très) long silence sur le sujet en famille.
      Opter pour l’aviation, lui a permi de prendre de la hauteur par rapport au champs de bataille et d’échapper à ce carnage. Mais contrairement a ce que vous pensez, il a vécu et partagé auparavant, la vie des poilus dans les tranchées avant de changer d’arme. Cette distance, que vous nommez égoïsme, lui a probablement sauvé la vie.
      Les avions de l’époque malgré leur fragilité apparente n’étaient déjà évidemment plus des jouets. Et c’est cette idée, ancrée dans l’esprit de nos stratèges, qui a contribué à nous faire perdre la bataille de France en 1940.
      J’ai appris incidemment qu’en mai 1940, mon grand-père aurait refusé qu’une partie de ses pilotes-instructeurs se portent volontaires pour le front. Encore son égoïsme me direz-vous ? Pour ma part, je pense que son expèrience lui avait appris la primauté de l’homme sur la machine. Et probablement que pour lui, préserver et former des pilotes aguerris sur les nouveaux avions arrivant massivement, c’était contribuer plus efficacement à défendre notre pays. Tâche peut-être ingrate, mais au combien utile, bien que non aussi facilement quantifiable que des victoires aériennes, mais qui demandait bien plus de temps que la construction d’un avion sur sa chaîne.
      Le journal de marche de son dernier groupe de chasse en mai 1940 indique le jour de son départ : qu’il « était très aimé de ses hommes ». Pour moi, cette appréciation collective supplante toutes celles qu’ont pu lui porter sa hiérarchie à ce moment, dont celle de son chef direct qui choisit lui ensuite, la voie de la collaboration.

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  • Un Poilu pas comme les autres 1er novembre 2010 16:43

    Bonjour à vous, et bonjour à tous,

    Merci de nous avoir fait partagé une partie des souvenirs de votre grand-père.

    Mon grand-père était aussi militaire, j’admire vraiment tous ces hommes qui se sont battus pour nous, nous qui n’avons pas connu les guerres, et quelle chance nous avons !

    Un grand merci bien sincère et de tout coeur.

    Sylvie Albertini

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    • Un Poilu pas comme les autres 1er novembre 2010 22:28, par Patrick Pallier

      Bonjour Sylvie,

      mon grand-père, comme nous tous, n’avait pas que des qualités, il avait ainsi un goût de la recherche de la perfection et de la minutie dans tout ce qu’il entreprenait qui pouvait passer pour une manie.
      D’avoir échappé jeune à la grande faucheuse, lui a très vite fait prendre conscience de l’importance des plaisirs simples de la vie. A la fin de la sienne, il se consacrait à la photographie, portant un oeil curieux sur le monde qui l’entourait. J’imagine ce que serait aujourd’hui sa joie s’il avait pu connaitre et utiliser les outils de communication et de média d’internet.
      Son fils et moi avons également eu une carrière militaire. La mienne n’a duré que 22 ans et je n’ai pas participé à des conflits, mais contribué à ce qu’il était convenu d’appeler à l’époque « la guerre froide ». Je me souviens du malaise que j’éprouvais à contribuer à la mise en oeuvre d’armes nucléaires, en me disant que leur usage pouvait à tout moment sonner le glas de l’humanité. Mais heureusement, elles n’ont pas eu à servir et peut-être ont-elles même évité une troisième guerre mondiale conventionnelle.

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  • Un Poilu pas comme les autres 10 octobre 2011 09:58, par Patrick Pallier

    Pour ceux d’entre-vous que cela intéresserait, j’évoque la carrière militaire de Gabriel Pallier sur mon site.
    Bonne journée à tous.

    Voir en ligne : Patrick PALLIER

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