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Les mariés de l’Empereur : un mariage impérial et... express

Le mardi 1er mai 2001, par Jacques Charbonnier, Thierry Sabot

Voici une curieuse histoire trouvée dans les registres d’état civil : il s’agit d’un mariage arrangé entre un militaire retraité et une jeune fille de la commune de Vignory (Haute-Marne). La raison qui a conduit à cette union est pour le moins insolite !

Le 23 avril 1810, François Mayance, âgé de près de trente-neuf ans, militaire retiré à Vignory, épouse la demoiselle Marie Thérèse Thériot, âgée de près de vingt-cinq ans, demeurant à Vignory.

Lui est un militaire expérimenté, "retraité" depuis peu, orphelin de père et de mère, célibataire, déjà âgé pour l’époque ; elle est jeune et célibataire, orpheline de père, et elle vit avec sa mère de modeste condition puisqu’elle est lingère. À première vue, il s’agit d’un mariage comme un autre... si ce n’est la mention suivante qui nous intrigue :

"tous les deux choisis par la Commission chargée par le dernier paragraphe de l’article six du décret impérial du vingt-cinq mars dernier, pour l’arrondissement de la justice de paix du canton de Vignory, suivant le procès-verbal de la dite commission du sept avril présent mois dont expédition sera annexée au présent acte après avoir été certifié et paraphée ne varietur par le maire de cette commune à qui elle a été adressée. Lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux..."

Puis, à la suite de la transcription de l’acte de mariage de François et Marie Thérèse, nous trouvons une longue annexe explicative qui nous éclaire enfin sur les circonstances particulières de cette union arrangée :

L’an mil huit cent dix le sept avril a dix heures du matin, la Commission composée de M.M.Theriat curé de Vignory, bourgeois desservant les communes de Daillancourt et Guindrecourt, Husson Cottenet maire de Vignory, et Duchatelier Maire de Vraincourt, choisis et nommés par arrêté de Monsieur le Baron de l’Empire Prefet du Département de Haute Marne en date du deux avril présent mois, et réunis sous la présidence de nous Claude Bon Lecollier juge de paix du Canton de Vignory en notre domicile a l’effet de faire choix dans le dit canton d’un militaire en retraite ayant fait au moins une campagne, pour être marié le vingt deux avril présent mois à une fille, a laquelle il sera accordé une dote de six cents francs, conformément au décret impérial du vingt cinq mars dernier.

La Commission ainsi organisée s’est occupée de la dite désignation, et après y avoir murement délibéré, elle a d’une voix unanime déclaré que François Mayance natif de Vignory, fils de défunt Jean Mayance et de Barbe Perardot militaire retiré en cette commune, qui est arrivé le 1er 7bre 1793 au 1er bataillon de Chaumont, qui a servi les ans 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, et 9, embarqué à Rochefort le 18 nivose an 13 sur le vaisseau le Magnanime, rentré en France le 24 mars 1808, le tout suivant son congé en bonne forme donné à Napoléon le 13 juin 1809, qui est âgé de trente huit ans, qui s’est toujours bien comporté depuis sa retraite, s’étant distingué par la pureté de ses mœurs, était celui qui réunissait les qualités et conditions voulues pour le décret précité, et méritait les suffrages. En conséquence il a été choisi.

La Commission considérant que Marie Thérèse Theriot fille majeure de vingt cinq ans de déffunt Joseph Theriot et d’Antoinette Jolly aussi de cette commune, a toujours tenu une conduite pure et régulière, et est en possession de la meilleure réputation, mérite d’être désignée pour l’épouse du dit Mayance, Elle l’a choisie et nommée a cette fin.

Lesdits Mayance, Marie Thérèse Theriot et Antoinette Jolly mère de cette dernière appelés, après que lecture leur a été donnée de la présente déliberation, ont déclaré qu’ils acceptaient leur nomination.

De tout quoi il a été rédigé le présent procès verbal que les membres de la Commission ont signé avec nous les an et jour susdits, pour servir et valoir ce que de raison. Signé à la minute Bourgeois desservant de Daillancourt et Guindrecourt, Theriat curé de Vignory, Duchatelier Maire de Vraincourt, Husson Cottenet Maire de Vignory, et Lecollier Juge de Paix du Canton de Vignory.

Délivré a Monsieur le Maire de Vignory pour expédition conforme a la Minute. Signé L’Ecollier.

Certifié véritable et paraphé ne varietur par nous maire de la commune de Vignory au désir de l’acte de mariage de ce jour. Vignory le vingt trois avril mil hui cent dix signé Husson commissaire. Pour copie conforme.

Source : Texte trouvé dans le registre d’État-civil de Vignory, Haute-Marne, année 1810, vue 137-138-139-140/192.

Note : Décidé à avoir un héritier de son sang et n’ayant pas eu d’enfant de son épouse Joséphine, l’empereur Napoléon s’était résolu à se séparer d’elle. La Révolution venait d’apporter une nouvelle disposition : le divorce. Celui-ci est prononcé rapidement et le 16 décembre 1809, le Sénat annonce la dissolution du mariage contracté par Napoléon et Joséphine. Quelques mois après, le 2 avril 1810, l’empereur épouse la jeune archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, la nièce de l’infortunée reine de France, feue Marie-Antoinette : malgré la désapprobation de l’opinion publique à cette union et pour associer le peuple français à sa joie, Napoléon décrète de faire choix dans chaque canton d’un militaire en retraite, ayant fait au moins une campagne, pour le marier, le 22 avril de la même année, à une fille dotée de six cents francs. Ce sont les «  mariés de l’empereur  » (cf. la presse locale). Les préfets sont également chargés de dresser une liste des filles de l’ancienne noblesse, non mariées et qui jouissent de plus de 50 000 francs de rente, en vue de les marier avec des dignitaires de l’Empire.

Les ordres avaient dû mettre pas mal de temps pour arriver à Vignory, et il avait fallu faire vite pour respecter les délais...

D’après Contexte :

Lire l’avis des premiers lecteurs

Cet ouvrage, étude inédite, se propose de vous faire découvrir quelques-unes de ces mentions insolites et de vous en montrer la richesse historique et généalogique. Il répond à bien des questions au sujet de ces textes insolites qui parsèment les registres paroissiaux : Pourquoi certains curés notent des mentions insolites ? Que nous apprennent-elles sur la vie quotidienne de nos ancêtres ? Comment repérer, déchiffrer, transcrire et commenter ces témoignages du passé ? Comment les utiliser pour compléter notre généalogie et l’histoire de notre famille ou de notre village ?

Il s’agit du premier numéro de Théma, la nouvelle collection d’histoire et de généalogie.

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32 Messages

  • Les mariés de l’Empereur : un mariage impérial et... express 15 mars 2015 06:14, par Michel Guironnet

    Bonjour,

    En cherchant des articles sur le mariage des militaires, j’ai trouvé ce matin cet entrefilet dans « Le Journal de l’Ain » du 28 mars 1810 :
    « On dit que l’intention de S. M. l’Empereur est de doter six mille jeunes filles qui épouseront le jour même de la solennité du mariage , des militaires qui auront, par leur bravoure et leur bonne conduite, mérité cette faveur de leurs chefs. La dot sera de 600 fr. »

    Cordialement.
    Michel Guironnet

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  • Bonjour,
    Il y eut bien d’autres "mariages Napoléon"....
    A partir de 1807, pour l’anniversaire du couronnement, mariage de rosières, le mariage avec Marie-Louise, la naissance du Roi de Rome.... etc
    En feuilletant les registres de ces années, on trouve des multitudes d’actes de ces mariages de militaires de l’Empire, que l’Empereur aimait à remercier ainsi, souvent en dotant les épouses.
    Cordialement.

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    • Bonjour
      pour ma part j’ai également un ancêtre bénéficiaire de ces dispositions, Ardennais, grognard, toutes campagnes, y compris Bérésina, retour au village de naissance, le conseil municipal lui a attribué une jeune femme d’un village voisin
      En "délicatesse" avec les nouveaux dirigeants, royalistes, il est décédé, sa ve uve s’est battue pour obtenir une pension (pv des audiences tribunaux dans mon dossier)pour elle et la petite fille née de leur union
      cette dernière est ainsi devenue la seule de cette branche de ma généalogie
      merci donc à Napoléon et Joséphine, et volonté farouche de cette épouse ardennaise -famille DARCQ - Vandy/Vouziers

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  • Bonjour,
    j’ai découvert par hasard l’un de ces mariages en parcourant les registres numérisés de la commune de Tauves, Puy de Dôme, 63.
    registre 6 E 426 6, vue 53, le 29/04/1810 :
    Léger MOLINIER militaire retraité né le 3/10/1768 veuf de Pétronille MONTEIX dcd le 26/09/1806 avec Antoinette MASSIAS née le 14/03/1774, fille de feu Guillaume dcd le 3 Thermidor an IX et de Jeanne MOULIN ; ... ; ils ont été désignés et choisis par commission établie à cet effet par monsieur le sous-préfet d’arrondissement pour être unis en mariage ce jourd’hui en l’honneur et mémoire du mariage de notre auguste empereur et participer aux bienfaits de sa majesté et à sa dotation de 600 francs accordé dans chaque canton à une fille, fille sage et vertueuse qui sera mariée avec militaire en retraite ; etc...

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  • Mon ancêtre POUSSIER Marie Angélique a reçu une dot de six cent francs car elle s ’est mariée le 2 décembre 1804 jour du couronnement de Napoléon et Joséphine , à Melleville ( 76 )

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  • Les mariés de l’Empereur : un mariage impérial et... express 6 mai 2013 15:40, par Marie France Goulois

    Bonjour
    J’ai moi aussi un couple "mariés de l’Empereur" dans mes aïeux. Je ne pensais pas jusqu’ici que ce fut un mariage arrangé. J’ose espérer que le marié, au moins lui, a choisi
    sa promise, peut-être parmi quelques jeunes filles méritantes et sérieuses dont on lui a donné les noms.
    Pour mes aïeux, mariés le 23/4/1810 à Crèvecoeur le Grand (60), il ne s’agit pas d’un vieux retraité marié avec une jeune femme : ils ont respectivement 26 et 25 ans, mais "ont été choisis par la commission créée en vertu de l’article 6 du titre 4 du décret impérial du 25 mars 1810 pour faire partie des 6000 mariages."
    En reconnaissance de ce choix, je suppose, leur premier enfant né en 1811, fut déclaré sous le nom de Jean Baptiste Napoléon.

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  • Les mariés de l’Empereur : un mariage impérial et... express 4 mai 2013 14:34, par Bonnet Saint-Georges

    Il a existé un autre type de mariage sur commande : c’est ce qu’on a joliment appelé "la conscription des héritières". Napoléon désirant assurer des ressources décentes aux officiers supérieurs de son armée qui n’avaient pas de fortune personnelle, a organisé leur mariage avec des jeunes filles richement dotées ou héritières de fortunes importantes. Il est même allé jusqu’à faire rompre des fiançailles pour imposer son candidat. Mais il faut replacer ces anecdotes pittoresques dans une époque où les sentiments réciproques des futurs époux intervenaient fort peu dans les mariages, aussi bien dans la haute société que dans les milieux populaires.

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  • Les mariés de l’Empereur : un mariage impérial et... express 4 mai 2013 14:19, par Bonnet Saint-Georges

    Il y eu six mille mariages semblables célébrés à peu près à la même date et dans les mêmes conditions. Paris fut privilégié avec 60 mariages auxquels furent affectées des dots de 1200 francs, les villes comme Lyon en célébrèrent dix qui reçurent des dots de 600 francs, comme dans le reste de l’empire et les villes de justice de paix furent dotées pour une seule union.

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  • J’ai rencontré 2 mariages de ce type, au cours de mes recherches concernant les frères de mes ancêtres, l’un à Cuiseaux(71), l’autre à Châteauroux(36). Pour ce dernier, tailleur d’habits dans le civil, il guerroyait en famille, ayant eu, de son 1er mariage un fils né en Batavie. Le couple a été désigné par le conseil municipal, les témoins par arrêté du préfet.

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  • Un mariage impérial et... express (Haute-Marne) 15 avril 2012 09:37, par Françoise Marlier

    Il existe encore la fête des Rosières à Pessac en Gironde, je n’ai pas contrôlé si l’origine vient de là. Idée à exploiter.Merci pour cet article.

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  • Sauf erreur de ma part, ces jeunes femmes sont ce qu’on a appelées les "Rosières".

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  • Un mariage impérial et... express (Haute-Marne) 14 avril 2012 06:45, par Jean-Pierre Prunier

    Tous les ans depuis 1821, se tient à La Mothe-Sainte-Heray (79), la fete des Rosieres qui dure 3 jours le 1er week-end de septembre.
    Cette manifestation a été instituée après un legs fait par un natif de la commune, Charles Benjamin Chameau né en 1749 et mort à Paris en 1816.
    Ce n’est bien sur pas un mariage arrangé mais le choix des mariés est fait par l’association des Rosieres qui gere la donation depuis sa création.
    Pour plus de dérails vous pouvez vous rendre sur le site officiel de la Mairie de la Mothe Ste Heray.

    Répondre à ce message

  • Un mariage impérial et... express (Haute-Marne) 2 novembre 2010 16:09, par Hochard Pierre

    Mon ancetre PIERRE HOCHARD s’est marié aussi le 23/04/1810
    sous cet auspice , et avait profité de cette contribution ;
    Les conditions de l’octroi de cette contribution sont definies par le decret imperial du 25 Mai 1810 (VOIR BULLETIN DES LOIS N° 277) ; Pierre HOCHARD 35 ans militaire retraité de Faulquemont et Elizabeth SCHMITT 27 ans

    Répondre à ce message

  • Bonjour, je ne connaissais pas ce pan de l’histoire et vais regarder d’un autre oeil les actes de mariages de l’année 1810. Merci pour cet article. Cordialement. Chantal.

    http://www.memorialmoissac.blogspot.com/
    http://memorialcastelsagrat.blogspot.com/

    Répondre à ce message

  • J’ai aussi parmi mes ancêtres un mariage de type. Mais chose bizarre, il a eu lieu en décembre, alors que ces dit mariages semblent avoir eu lieu en Avril.

    Quelqu’un a t’il une explication ?

    JPEG - 966.3 kio

    Répondre à ce message

    • Un mariage impérial et... express (Haute-Marne) 13 janvier 2015 18:32, par Jean-Pierre BERNARD

      Il arrivait assez fréquemment que des mariages soit reportés à une date postérieure à celle de la commémoration....

      Répondre à ce message

    • Un mariage impérial et... express (Haute-Marne) 30 octobre 2010 17:35, par Alain

      Bonjour à tous,

      je puis également témoigner d’un mariage ainsi "offert" à l’un de mes ancêtres ardennais,
      GROGNARD fidèle, engagé à 17 ans (Valmy" puis campagnes napoléoniennes -Leipzig....présent sur les rives de la Bérésina...diverses blessures et décorations,il termina Officier
      pour un retour au village,

      • imaginons l’ambiance et relations avec le "Pouvoir" de l’époque...
        marié, il pu avoir une et unique fille avant de décéder,
        laissant sa veuve, démunie, se débattre avec tribunaux et juges pour l’obtention d’une pension .

      Alain

      Répondre à ce message

  • Un mariage impérial et... express (Haute-Marne) 20 février 2010 16:02, par Henri VALOT

    A Ligny-le-Châtel (89) ce fut Jean-Baptiste Cornat qui fut l’heureux bénéficiaire des largessses de l’Empereur. Né en 1767 (il avait alors 42 ans)il avait repris son ancen métier de menuisier.

    Il était réformé pontonnier à la 10e compagnie. Il avait servi de 1793 à 1907.

    Le décret semble avoir précipité le mariage car il "fréquentait" Marie Colombe Pezé, orpheline de 22 ans, qui habitait alors à Pontigny, village voisin de Ligny.

    Le mariage n’eut pas lieu le jour imposé, c’est-à-dire le dimanche 22 avril, mais, avec l’autorisation préfctorale, le lendemain 23 avril, car selon la coutume de Ligny les mariages étaient céébrés de préférence le lundi ou le mardi.

    Répondre à ce message

  • Un mariage impérial et... express (Haute-Marne) 20 février 2010 12:47, par Izenah77

    mon aieul Charles Brisson,de Sallertaine en Vendée marié de mai 1810 a bénéficié de cette mesure, il était "pensionné pour blessures de guerre au siège de Dantzig" et tout les détails étaint consignés dans l’acte de mariage

    Répondre à ce message

  • Un mariage impérial et... express (Haute-Marne) 20 février 2010 10:58, par matray michel

    Napoléon avait déjà en 1807 fait se genre de dotation, cf document ci-joint

    JPEG - 301.2 kio

    Répondre à ce message

  • Un mariage impérial et... express (Haute-Marne) 20 février 2010 10:32, par Christian.Gennerat

    La générosité de l’empereur est assez limitée. Rares sont les contrats de mariage parisiens de cette époque où le mot "mille" est absent.
    Ce n’est qu’une "prime à la casse" pour faciliter le recyclage des militaires...

    Et pour être aussi rapide (la première publication a été affichée le dimanche 8), il est possible que la commission n’ai fait qu’entériner et accélérer une intention connue, en exploitant le décret impérial.

    Répondre à ce message

    • J’ ai dû relire votre message 3 fois pour le comprendre .
      Il s’ agit de "1000" francs de dot !
      Il s’ agit du "recyclage" dans la vie civile de certains militaires démobilisés.
      Il s’ agit d’ une "intention connue" de mariage entre 2 individus qui ont déjà une relation établie .
      Il s’ agit effectivement (( et non pas du domaine du "possible" )) d’ entériner une situation pré-établie pour profiter d’ une "petite" générosité ( j’ ignore quel capital représente 800 francs de l’ époque ) de l’empereur .
      S’ agit-il d’ une "prime à la casse" pour des modèles destinés au recyclage ?? Là , vous êtes trop sur le vocabulaire et la situation contemporaine , avec une bonne dose de mépris ( mépris pour le militaire ? ou la rosière ? ou l’ empereur ? ) ?
      Avec cette lecture "expliquée" de votre texte ... oui , je suis tout à fait d’ accord avec vous .

      Répondre à ce message

  • Un mariage impérial et... express (Haute-Marne) 20 février 2010 08:28, par Madeleine ARNOLD TETARD

    N’oublions pas que Napoléon remit au goût du jour, une coutume qui s’était quelque peu perdue dans certaines contrées de nommer des ROSIERES dans les villages en leur octroyant une dot afin de les marier à ses militaires...
    Nous avons eu le cas à Meulan d’une telle nomination en 1807 d’une demoiselle GILBERT qui épousera dans l’année de son couronnement un militaire de l’armée Napoléonnienne - elle aussi avait été désignée comme méritante et pure et digne d’être l’épouse d’un soldat de Napoléon un peu plus âgée qu’elle...
    Ce mariage en Haute Marne n’est donc pas un cas unique
    Bonne journée
    Madeleine Arnold Tétard

    Voir en ligne : Les ROSIERES de MEULAN

    Répondre à ce message

  • Un mariage impérial et... express (Haute-Marne) 20 février 2010 08:10, par calendini

    Simple lectrice intéressée par tout ce qui concerne la Haute-Marne (domiciliée à Bourmont)

    Répondre à ce message

  • Un mariage impérial et... express (Haute-Marne) 18 février 2010 12:19, par Guillaume

    Bonjour

    Les mariages d’anciens militaires pour célébrer le mariage de Napoléon avec Marie-Louise devraient être au nombre de 6000 d’après le décret du 25 mars 1810. FranceGenWeb a constitué une base de données pour les recenser. Pour l’instant un peu plus du quart sont déjà retrouvés.

    N’hésitez pas à compléter, ou consulter ces données, elles sont en accès libre. Vous trouverez également sur ces pages plus d’infos sur le décret.

    Voir en ligne : Mariages Napoléoniens de 1810

    Répondre à ce message

  • > Un mariage impérial et... express (Haute-Marne) 18 juin 2007 19:04, par nelly villain

    je ne sais pas si le mariage de mon aieul était lui aussi arrangé !!
    Il a fait une campagne, (je n’est pas trouvé le lieu),s’est marié le 23 04 1810 à la mairie de PERCY50 ,militaire retraité, et le 02 08 1810 à l’église de PERCY

    VILLAIN Marin-Charles XLEBLASTIER Marie-Francoise

    dont une rente de 600fr

    Répondre à ce message

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