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Un patrimoine négligé et menacé : les étonnants noms de nos rues, ruelles et chemins


jeudi 8 décembre 2016, par Michel Baumgarth

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La routine rend bien des objets de notre vie quotidienne transparents à notre regard : bien qu’ils nous soient indispensables, on ne les voit vraiment que lors des rares circonstances où on les utilise consciemment. Les plaques qui mentionnent le nom de nos rues n’échappent pas à cette fatalité.
Pendant de longues années, je n’ai vu en elles que le support des banales indications indispensables pour se repérer en ville et permettre la distribution du courrier ; mais un événement fortuit m’a fait prendre conscience que, si la majorité d’entre elles sont de la plus grande banalité, il se cache au milieu de cette multitude de véritables bijoux.

Un petit livre noir aux pages jaunies…

Je me dois d’abord de vous conter comment j’ai pris conscience de l’existence de ces joyaux cachés : tout a commencé en 1992 par la découverte d’un petit livre noir dont mon grand-père Adrien n’avait pas pu se résoudre à se séparer malgré son obsolescence patente et avérée. Il l’avait donc placé dans la valise en carton qui servait de refuge aux objets hétéroclites auxquels il tenait beaucoup.

Sa couverture lustrée et craquelée par l’usage, ses pages jaunies par le temps… à l’évidence le livre était fort ancien ; mais les premières pages manquaient et avec elles son année d’édition.

Mon entourage n’accorda aucun intérêt à ma trouvaille ; moi j’en vis un de taille : parmi les communes décrites, il y avait Créteil, mon village natal, mais un Créteil comme il se présentait bien avant ma naissance.

L’évolution avait été colossale entre le plan de la bourgade figurant dans le bouquin de Grand-père et celui du Créteil actuel devenu capitale du Val de Marne en 1966 : de nos jours 433 artères sillonnent la commune là où, dans le livre, il n’en existait que 175…

Mais de quand datait mon précieux bouquin ? Pour le savoir, je me livrais à une analyse comparative du contenu : il ne mentionnait aucun des nom des cristoliens résistants fusillés que notre commune honora en 1945 et la rue d’Estienne d’Orves, baptisée en 1944, n’y figurait pas non plus. Par contre, j’y trouvais l’invraisemblable trio des rue du cap, rue de bonne et rue de l’espérance apparues conjointement en 1939 à partir de la stupide proposition d’un conseiller municipal entiché du cap de bonne espérance.

La date de parution était donc comprise entre 1939 et 1944 ; je réduisis l’écart en constatant l’absence de l’éphémère rue du maréchal Pétain qui n’exista que de 1941 à 1944 [1].

Il appert que mon petit livre noir ne pouvait être paru qu’en l’année 1940 ou dans les quelques mois qui la précédèrent ou la suivirent ; il avait donc un âge respectable de plus d’un demi siècle : là où mes proches n’avaient vu qu’une vieillerie tout juste bonne pour le pilon du recyclage, il y avait un document quasi historique à qui je fis une place de choix dans ma bibliothèque.

Je l’ai très souvent sorti de son étagère lors de mes petits temps libres et j’ai étendu mes investigations aux communes limitrophes, puis aux autres de plus en plus éloignées. J’y trouvai nombre de noms de rue qui stimulèrent mon intérêt et l’une d’entre elles fut le facteur déclenchant de ma prise de conscience puisqu’aujourd’hui, hélas, elle ne figure plus sur le plan de la ville d’Argenteuil :

Je résolus donc de colliger les noms de rue qui sortaient de la banalité ambiante.

Maintenant et ailleurs…

Encouragé par le bilan de cette collecte, je décidais de poursuivre mes investigations au delà de cette période et de les étendre au delà de ces communes.

Pour la période moderne, cette recherche serait aisée de nos jours grâce à internet ; à l’époque mes moyens étaient rudimentaires : consultation à la sauvette des guides Blay dans le rayon librairie des grandes surfaces lors de mes vagabondages dans les villes importantes et moyennes ; quant aux petits villages que je traversais, je ne manquais pas d’en consulter les plans sur les panneaux ou en mairie. Mes amis s’étonnèrent de mon étrange nouvelle lubie ; néanmoins certains s’efforcèrent d’y contribuer en me rapportant les plans des villes visitées au cours de leurs escapades [2].

Parfois le nom de la rue est banal, mais une mention additionnelle sur la plaque lui donne toute sa saveur :

Au temps d’antan…

Pour les temps anciens, je mis à profit mes habitudes de rat de bibliothèque en fouinant dans leurs dépôts anciens. Dans quelques villes des érudits locaux s’étaient intéressés à l’histoire des rues de leur cité et avaient déposé leurs travaux sous forme d’un manuscrit ou d’un opuscule à l’intention de leurs concitoyens.

Outre de nombreuses trouvailles, j’appréciais le confortable sentiment de m’être trouvé des précurseurs en « hodonomenologie » (néologisme tiré du grec hodo = la rue et nomen = le nom) et j’y piochais des arguments pour tenter de justifier l’intérêt de ma démarche auprès de mes proches et de les rassurer un peu sur mon état mental…

Paris

Dans la salle discrète du dépôt des ouvrages anciens de la bibliothèque à Saint-Maur des fossés, je dénichais un prodigieux document qui cohabitait avec les extraordinaires plans de Paris du XIIIe au XIXe siècle :

« Dictionnaire administratif et historique des rues et monuments de Paris » de Félix et Louis LAZARD 1844 [3]

Toulouse

La ville connut un singulier destin pendant la période révolutionnaire : pour marquer la rupture avec l’ancien régime les noms de rue furent jetés aux orties et les comités de quartier s’en donnèrent à cœur joie pour rebaptiser les artères de la ville ; manifestement l’imagination était au pouvoir :

Orléans

La bibliothèque me livra l’ouvrage « les rues d’Orléans » d’Eugène LEPAGE (1901) et un petit opuscule manuscrit déposé par l’abbé Louis GAILLARD au milieu du siècle dernier.

Rue de mon idée… Chenevières (94 430), rue eureka… Émerainville (77184)

En quelques mois ma récolte de noms de rues étonnantes était déjà fort conséquente et il me vint l’idée d’en utiliser une sélection pour illustrer mes propos dans le texte de la communication que je préparais pour les journées de la Société Française d’Alcoologie.

Les dieux ne furent guère cléments avec moi : le sort me désigna pour être le dernier orateur de la dernière journée ; la durée des temps de parole ne fut évidemment pas respectée et le retard s’accumulant, les participants s’enfuyaient par lassitude ou pour ne pas rater leur train ; quand je parvins enfin à la tribune, il ne restait que trois survivants. Ceux-ci ne furent pas vraiment enthousiasmés par mes propos sur la nécessité de rectifier l’image caricaturale que le public se fait de l’alcoolique, mais ils tinrent à me féliciter pour… l’originalité de ma présentation et de mes plaques de rues qui avaient été projetées tout au long de mon exposé.

Leurs commentaires chaleureux me réconfortèrent : ne faisant pas partie du sérail, je n’attendais certes pas de congratulations à propos de mes idées iconoclastes sur l’alcoologie, mais leur intérêt porté à « mes » rues me fit chaud au cœur.


La rue est à nous …

La rue de notre enfance a porté une contribution essentielle à la construction de notre identité, de notre personnalité et de notre moi-intime. Son nom, même banal, n’est donc pas anodin.

J’ai gardé le souvenir du sourire accueillant d’une vieille femme de l’impasse boisson à Cholet (49000) tandis que je photographiais la plaque de sa rue : « n’est-ce pas qu’elle est belle notre rue ? »

L’urbanisation galopante et la réhabilitation de nos vieux quartiers sont redoutables pour nos vieilles rues et en engendrent de nouvelles qu’il faut baptiser. La pierre d’achoppement du choix de ces noms, c’est que les citoyens se reposent sur leurs édiles pour les décider.

D’où des décisions malheureuses : tendance fâcheuse au mimétisme ambiant ( quelle ville n’a pas sa rue De Gaulle ?), manie d’honorer les militaires, les anciens maires, les notables locaux et politiciens douteux… Souvent le manque d’imagination conduit à une solution de facilité : le nouveau quartier voit alors décliner les rues aux noms de fleurs ou d’arbres et le ridicule peut aller jusqu’aux noms de poissons (barbillons, brochets, carpe, épinoches, gardons, goujons, perche, tanche… à Maisons-Alfort 94700). La monotonie de ce manque de diversité ne permet évidemment pas la réappropriation par les habitants.

Cet écueil n’est en rien inéluctable : les citoyens ont leur mot à dire et peuvent s’opposer aux changements de nom et aux choix douteux ; surtout ils sont une force de proposition et rien ne s’oppose à ce qu’ils imitent les toulousains de la période révolutionnaire.

J’ai beaucoup apprécié la sagesse des habitants de Pontpoint (60700) qui ne se sont pas cru obligés de débaptiser leur rue pisseuse ; cette petite impasse (qui fut jadis propice au soulagement des habitants) fait de facto partie du patrimoine municipal et à ce titre mérite d’être protégée.

Il faut saluer l’initiative de la ville d’Emerainville (77184) qui fit le choix de déléguer le choix de la dénomination aux… enfants de ses écoles ! Cela nous a valu des noms délicieux et poétiques dont on reconnaît l’origine enfantine par l’étonnante juxtaposition des couleurs (si présentes dans l’imaginaire de nos bambins) aux objets, plantes et animaux.

Quid aujourd’hui…

Près de vingt cinq ans après ma découverte du petit livre noir de Grand-père Adrien, la boîte en carton qui abrite les fiches de mes trouvailles reçoit encore souvent de nouvelles arrivantes ; elles sont glanées sur le terrain car je me refuse à faire une recherche systématique sur internet qui serait certes très facile, mais fastidieuse et surtout exempte du plaisir de la découverte : impasse de la surprise Chalans (85300).

Je n’ai rien d’un collectionneur compulsif : chacune de ces rues étonnantes me parle ; certaines se racontent quand on veut bien s’y intéresser : ainsi la voie du loup pendu à Chatenay-Malabry (92019 qui était dans le petit livre noir, mais n’existe plus) et ses nombreuses cousines nous rappellent qu’il y a moins de deux siècles le canidé semait la terreur jusque dans les faubourgs de nos villes ; ainsi les innombrables rue de l’enfer de nos villages n’étaient que le chemin menant au lieu où nos ancêtres se débarrassaient de leurs encombrants ou odorants déchets ; de nombreuses appellations sont le souvenir de l’enseigne qui signalait autrefois la présence d’une boutique ou d’une gargote ; les nombreuses rue de la girafe dans les hameaux le long du trajet qui mène de Marseille à Paris rappellent l’épopée de l’animal donné par le dey d’Alger à Louis Philippe et qui fit ce voyage à pied sous l’œil incrédule et admiratif des badauds…

Je vous ai promené dans mon monde peuplé de rues extraordinaires ; j’espère que vous y retournerez seul ou accompagné ; pour cela, il suffit de lever le nez et de porter les yeux en haut au le coin des rues…

Nos petits-enfants raffolent de la chasse aux Pokémon… impasse des enfants sans soucis à Troyes (10000). Pour les sevrer un peu de leurs jeux électroniques et pour les inciter à voir ce qui les entourent de manière ludique, je suggère aux grands-parents de les initier à la chasse aux noms de rues qui sortent de la banalité ambiante et font fantasmer ; laissez-leur imaginaire élaborer des explications et vous conter des histoires à partir de quelques questions… rue des rêveries Carrières–sous-Poissy (78955) :

Ici s’achève mon plaidoyer pour la sauvegarde du patrimoine que constituent les noms étonnants de nos rues... rue de la bonne fin - Salles d’Angles (16130).

J’espère vous avoir convaincu.

Notes

[1Elle succéda à la Grande-rue qui retrouva son nom d’antan quand le stratège mortifère de la der des ders et ex-rempart de la France envahie fut voué aux gémonies. Sans doute pour conjurer la honte de cet intermède, elle devint la rue du général Leclerc en 1948. (nota : le M et le G majuscules couramment attribués à maréchal et général sont totalement injustifiés : qui mettrait une majuscule à soldat de deuxième classe ?…)

[2L’un d’entre eux me signala l’existence d’une rue Baumgarth à Rambouillet, ce qui me permis de retrouver une branche perdue de mon arbre, comme je l’ai conté dans un article de la Gazette (« Les deux Eugène ou la rue n’était pas une impasse »).

[3La troisième édition de 1855 est librement consultable sur internet, de même qu’un livre plus ancien (mais beaucoup moins agréable à lire) : « dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris » - 1812 - J de Tynna.

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106 Messages

  • Bonjour,
    Il y avait à Epinay sur Seine, une rue de la sente des courses de lièvre, bd de la reine (appelée aujourd’hui rue Félix Merlin, un ancien maire-adjoint) Bd de la reine, fait référence à la dernière reine de France, Marie-Antoinette, qui avait sa buanderie ? Par madame Rose Bertin, née à Abeville dont elle a une rue, mais pas à Epinay.
    Bonne journée

    Répondre à ce message

  • Bonjour Michel Baumgarth
    Cet article est très amusant et très intéressant. D’ailleurs tous vos articles (et ceux de votre frère) résultent d’un très gros travail !
    Il est parfois difficile de deviner l’origine de ces noms .
    Je peux essayer de vous en donner une :
    L’impasse Traînée,que vous citez, maintenant rue Norvins, tient son nom du fait qu’on y traînait de la viande pour y piéger les loups !
    Cordialement
    JBE

    Répondre à ce message

  • Bonjour,Michel
    Oui, c’est bien amusant ,cette recherche /je ne vous inviterai pas Rue de la porte aux rats à Rouen,vous pourriez y faire de mauvaises rencontres. Mais je peux vous dire que l’ écoute s’il pleut désigne un moulin qui n’avait pas beaucoup d’eau. On trouve la définition de cette expression dans le dictionnaire historique de la langue française d’ Alain Rey ,qui précise qu’on ne la trouve plus que dans la toponymie ! Il faut avouer que
    rue de l’écoute s’il pleut est plus poétique que la banale rue du moulin. Pour finir ,même s’il s’agit
    d’un lieu dit et non d’une rue ,je vous soumets
    le hameau de la culotte sèche à Goupillières en Seine-Maritime :s’agit-il du vêtement ou de la perte au jeu ?
    Bien cordialement ,
    Martine

    Répondre à ce message

  • vu dans le petit village d’Oppedette (Alpes de Haute Provence) une plaque : « Rue sans nom »
    et à Joigny (Yonne) « Rue mal pavée ».
    Pour Auxerre l’archiviste Quantin a fait paraître en 1869 une « Histoire anecdotique des rues d’Auxerre ».

    Répondre à ce message

  • voilà un sujet qui me parle ! J’aime bien regarder aussi les noms de rues :celle de la regratterie à Poitiers , et cette impasse qui a disparu , mais la plaque disait « La Folie » voie sans issue « entre Poitiers et Chasseneuil du poitou . J’ai aussi traversé une » rue mouillée " en Ajou ..
    Il m’arrive de les photographier .
    bonne continuation cécile

    Répondre à ce message

  • Ce sujet de recherche me semble du plus grand intérêt, et malgré la présence d’expressions gaillardes, je trouve cette énumération de rues particulièrement savoureuse et poétique.

    Je viens de découvrir ce matin cette contribution.Je vais faire un petit recensement des rues anciennes au nom curieux à Angoulême (hélas toutes débaptisées) et si vous le voulez bien je vous en frai parvenir une petite liste.
    C’est un sujet qui m’a toujours intéressé.

    Content également de découvrir que, comme monsieur Jourdain, je portais de l’intérêt à l’hodonoménologie !

    Répondre à ce message

    • J’ai complété mes recherches et trouvé en fait l’étymologie de ha ! ha ! ou encore haha :

      L’étymologie est bien à rechercher dans l’onomatopée « ha ! ha ! ». Mais cette interjection redoublée est entrée dans les dictionnaires comme un nom commun désignant tout obstacle interrompant brusquement un chemin.

      Un haha a d’abord désigné une ouverture dans la muraille d’un château ou d’une citadelle, protégée par un fossé enjambé par un petit pont que l’on pouvait brûler ou lever en cas d’assaut. Le mot est passé aux propriétés d’agrément pour désigner une ouverture faite au mur du jardin ou du parc d’un château avec un fossé en dehors pour laisser la vue libre. On appelait ce fossé le saut-de-loup (qui est également la traduction anglaise de haha).

      L’utilisation de l’onomatopée pour nommer cette ouverture et le fossé qui l’accompagne est liée à l’interjection de surprise lancée par l’assaillant ou le promeneur empêché d’entrer.

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      • Référence en la matière, Le « vocabulaire de l’architecture, principes d’analyse scientifique », édité par le ministère des affaires culturelles, inventaire général des monuments et des richesses de la France, renvoie vers deux sens :
        - (classement enceinte, fossé, réduit) : l’ahah (ou haha) est une petite fosse formant coupure dans un passage ou dans un fossé que l’ennemi pourrait utiliser pour circuler.
        - (classement type de baie) : ouverture pratiquée dans un mur de clôture pour prolonger ou ouvrir une perspective. L’ahah n’est pas conçu pour donner passage : il est généralement doublé extérieurement par un saut-de-loup.

        Le dictionnaire est en deux tomes qui se consultent ensemble, textes d’une part, et illustrations, de l’autre. Il ne donne pas l’étymologie, ce n’est pas son rôle, mais aide notamment les professionnels à utiliser les mots exacts dans les descriptions, rapports, etc... ou tout chercheur à comprendre des descriptions, des textes plus ou moins anciens. J’avoue avoir un faible pour ce terme de « ahah » dont vous donnez l’étymologie, assez compréhensible, et qui rejoint les définitions ci-dessus Merci à vous.

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        • Il existe au Québec une baie (et une rivière) des Ah ! Ah ! : « anse particulièrement développée sur une longueur de onze kilomètres sur le Saguenay dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean au Québec. Au fond de ce couloir naturel qui se nomme primitivement en français la Grande Anse, puis la Grande Baie, se jettent la rivière des Ha ! Ha ! et la Rivière-à-Mars. »

          « Le terme Ha ! Ha ! ne relève nullement de l’onomatopée triviale, mais probablement d’une altération d’un toponyme montagnais quasiment imprononçable en français qui signifie en algonquin lieu où on échange de l’écorce. D’autres linguistes pensent à une possible dérivation du terme français haha qui signifie obstacle inattendu sur un chemin. Mais dans ce cas précis, on ne perçoit pas l’obstacle en question. »
          https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Bai...(Saguenay%E2%80%93Lac-Saint-Jean)

          Gilles Bélanger, Montréal

          Répondre à ce message

  • Bonjour
    A Sablé sur Sarthe aussi il existe une « Rue du Ah ! Ah ! » et je remarque que ce nom existe dans trois autres villes. Paris, Le Mans, Valence. Pas du tout dans la même région donc pas de sens régional. Quelqu’un a-t-il une explication ?
    Hélène

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Félicitations. je me suis bien amusée.
    Je voudrais toutefois vous signaler au sujet des « rues alcoolisées » que l’impasse des picholines à Montpellier n’en fait pas partie à mon avis, les picholines étant une variété d’olives.
    Christiane

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  • les étonnants noms de nos rues, ruelles et chemins 9 décembre 2016 10:36, par GHESQUIERE

    Bonjour,
    toujours admiratif des articles et des commentaires joints.

    Un nom de rue qui me fait sourire est « la rue du cul tout nu » à RICHEBOURG (62). Plusieurs versions sont données pour cette appellation, la plus probante est que la rue autrefois étant boueuse, les dames remontaient leur robe laissant parfois voir leur derrière. D’autres disent que c’étaient des moines de l’abbaye. Je préfère la version des dames.

    Mon village a conservé un nom de rue qui date : « la rue des bersault » Il s’agissait d’une rue qui menait au champ de tir à l’arc, le bersault étant le support de la cible du tireur. Ce tir à l’arc a disparu. Malheureusement le fabricant de la plaque de rue, mal informé, a écrit rue des berseault.

    Répondre à ce message

  • Bonjour
    Oh !!!! Mais que voici un super sujet pour un nouveau THEMA 😉😉😉....encore un ouvrage passionnant ? ??
    Merci pour tous ces riches enseignements .
    Bonne journée, weekend et Fêtes de fin d’année 😀

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  • Bonjour et félicitations...
    A chalons en champagne,autrefois sur marne, il y avait une rue quartier st jean qui s’appellait :QUINCONCES DE ...mais je ne sais + de quoi.
    Et en Berry près de Bourges il y avait aussi une rivière appelée écoute s’il pleut (pb le meunier qui sommnole à son commis ?) et ma rivière sur notre ferme était :la PISSE- VIELLE (évocateur !)

    Répondre à ce message

  • Merci à Florence Goger pour son explication sur la rue de Ah ! Ah !.
    HF

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  • A Pontault Combault : la rue « des pendants de la queue » peut se lire autrement :dependant de la Queue (La queue en Brie commune limitrophe) .....!

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  • Quel merveilleux voyage j’ai fait grâce a cet excellent article ! En effet, combien de fois ne nous sommes-nous pas amusés a la lecture de certaines plaques de rue, comme celle du Chat qui danse, à Saint Malo, dont l’origine ne doit rien à l’univers de Chantal Goya, mais à une péripétie de la guerre contre nos voisins anglais, au XVIIe siècle.

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Vous pourriez rajouter la rue du maure qui trompe à Nancy 54
    Cordialement

    Répondre à ce message

  • Ah !Ah ! Ho !Ho !

    Il y a également à Marçais (86370) un chemin du Ho ! Ho ! qui a peut-être la même éthymologie que la rue du Ah ! Ah !
    Bonne journée à tous.
    Philippe

    Répondre à ce message

  • Bonjour
    passionnant et amusant cet article
    je pense aussi aux« Impasses de la Paix » hélas....
    raison ?
    rues de la paix écourtées ?
    il y en a dans le Maine et Loire , les habitants se reconnaîtront ..
    quant aux ha ha , TRES courant dans les châteaux anglais déclivité importante pour empêcher les cervidés d’entrer sur la pelouse
    bien cordialement
    Odile

    Répondre à ce message

  • Que de belles trouvailles, j’ai toujours été intéressée et curieuse, un retour sur la vie des anciens qui avaient beaucoup d’humour et de vérité, de vraies petites merveilles que l’on rencontre encore parfois mais pour certains panneaux de communes photographiés ici et là.

    Répondre à ce message

  • Excellent article, bien écrit et fort distrayant ! Je vous propose aussi la rue de Trousse-chemise sur l’île de Ré (les Portes-en-Ré), avec la plage et le bois du même nom chanté par Charles Aznavour.

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  • oui , la rue de la brouette du vinaigrier est située dans une zone pavillonnaire des années 60 j’imagine ... au sud-est de la ville . Ce devait être un chemin en pleins champs autrefois ;

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  • Bravo, je me suis régalée à vous lire
    Reste à trouver toutes les origines de ces noms.... ce sera certainement pour une autre vie !!!
    A bientôt de vous lire
    Valérie

    Répondre à ce message

  • http://gallica.bnf.fr/services/engi...(gallica all « DICTIONNAIRE des rues et monuments de paris ») and dc.type all « monographie »&suggest=0

    Je vous conseille la B.N.F. vous y trouverez le livre
    Dictionnaire administratif et historique des noms de rues et monuments de Paris
    de Félix et Louis LAZARD et bien d’autres

    Répondre à ce message

  • écrire est un art difficile et aléatoire : le rédacteur propose, mais c’est le lecteur qui lit ( ou croit lire )...

    En rédigeant cet article, en plus du plaisir d’écrire, je visais deux buts :
    Le premier était de vous faire partager ma passion pour les noms de rues ; vos réactions, tout à fait sympathiques, montrent que mon objectif a bien été atteint.

    Le second était d’attirer l’attention sur le fait que ces noms de rue sont un patrimoine qui doit être reconnu et protégé. Mon plaidoyer était clairement explicite dans le titre que j’avais choisi : « ... partrimoine négligé et menacé... ». J’ai été étonné ( et fort déçu ) de ne trouver aucun commentaire abordant cet aspect.Mais sans doute paraissait-il évident pour les rédacteurs des messages...

    Répondre à ce message

    • Mais si, c’est bien sûr que j’ai apprécié tout l’intérêt patrimonial que représente cette étude.Je vous ai d’ailleurs proposé (et je réitère) une liste des noms de rue d’Angoulême présentant un intérêt, j’ai commencé à chercher sur un précieux document dont je vous parlerai si j’ai le plaisir de correspondre avec vous. Ici, ce serait trop long et peut-être hors sujet.

      Répondre à ce message

    • Ne soyez pas déçu, Michel. On peut préserver ce patrimoine de différents manières .

      .Maintenir les noms quand ils sont encore d’actualité, rappeler l’ancien nom quand la rue a été débaptisée ,je l’ai vu sur des plaques de rue à Poitiers qui mentionnait ancienne rue ..., faire connaître les ouvrages des amateurs d’histoire locale dont vous êtes .J’ai personnellement l’ouvrage d’un voisin ancien journaliste intitulé "le piéton de Poitiers au fil des rues 20 siècles d’histoire de César à de Gaulle.Vous me donnez l’occasion de m’y replonger. Il y aussi des promenades -visites qui peuvent être organisées sur ce thème .Votre passion est partagée par d’autres .
      Bien cordialement,
      Martine

      Répondre à ce message

    • Non, ne soyez pas déçu, car votre texte présente bien plusieurs lectures, même si vous vouliez attirer l’attention sur le patrimoine (immatériel ?) que représentent tous ces noms de rues, et le risque qu’ils courent.
      Patrimoine reconnu, oui, je pense qu’il l’est, inévitablement, car il est une trace sensible, écrite, donc mémorisée de l’histoire de nos communes. Les noms « parlent » de diverses manières. Négligé, sans doute, comme bien des patrimoines, et là je pense aux tombes familiales, aux modestes mais variées croix de fonte faites par des familles de fondeurs qu’une association de Haute-Marne a répertoriée sur son département, aux plaques émaillées avec photos de soldats de 1914-18, aux maisons des vignes, simples abris pour les ouvriers, aux vieilles publicités peintes à la main sur les pignons, aux appellation de commerces et activités disparus parfois gravés dans le bois d’une enseigne de vitrine ou la pierre et que l’on détruit ou efface, bouche...
      Mais « tout ne peut se garder » et il importe déjà de garder la mémoire de ce qui fut. Je garde précieusement le guide de Paris et sa banlieue de ma famille, il date de la fin des années 50, les halles centrales de Paris sont prises dans les rues qui les bordent et, en banlieue, des fermes sont encore là, nommées. Chaque époque en recouvre une autre, ce n’est pas nouveau.
      Lors de la récente recherche lancée par Stéphane Goret sur les deux briques posées en bas d’un escalier, j’avais regardé de plus près le plan de la commune. La maison que nous avons retrouvée se trouve près de la gare. A l’arrière de la maison de maître, en fond de jardin, des bâtiments et de vraisemblables logements d’ouvriers donnent sur une autre rue, accès plus proche encore de la gare, et rue moins élégante que la grand-rue. Cette rue arrière un peu triste se nommait « rue des penduts », sûrement par référence à la mine et à la salle du même nom où les mineurs pendaient leurs vêtements. C’est sur cette rue qu’ouvraient les entrepôts de charbon de l’entreprise.

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  • Vers les années 1970 , dans la commune de Sainte Marie de Ré,(17) la rue menant au cimetière se nommait la « rue de l’Enfer ». Le Conseil Municipal décida de changer le nom de cette rue en la
    rebaptisant « rue du Paradis ».

    Le cantonnier de la commune fut chargé de l’exécution de cette décision : il retourna la plaque d’origine et , au verso , du mieux qu’il pouvait,il y peignit le nouveau nom.

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  • bravo pour ce travail de titans, un agréable moment de poésie . A Montreuil, il existe une impasse du Progrès.

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  • Il y a aussi la rue « Ecoute pluie » à Epouville (76) ... D’après ce que j’ai lu dans les commentaires, cela pourrait donc avoir un rapport avec un moulin ... C’est vrai qu’il y en a un pas loin ...
    Ce nom m’a toujours interpellé ...
    Je trouve que c’est un sujet intéressant !

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  • Bonjour,
    Il existe à 87000 Limoges la rue « Monte à Regret ». Celle du passage obligé des condamnés depuis la prison sur ... le lieu expiatoire.
    Et il est bien vrai qu’étroite,elle présente une déclivité !
    Cordialement
    VGU

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  • Je viens de copier dans le « vocabulaire de l’Architecture publié en 1972 par le « Ministère des Affaires Culturelles deux définitions de l’Ahah (n.m) qui confirme vos propositions.
    1) Dans la section « baies et ouvertures » : ouverture pratiquée dans une clôture pour prolonger ou ouvrir une perspective ( d’où l’exclamation d’étonnement admiratif). L’ahah n’est pas conçu pour donner un passage, il est généralement doublé extérieurement par un saut de loup.
    Saut de loup : fossé court placé devant un ahah ( !) ou une entrée
    2) Architecture militaire, dans la définition du fossé : l’ahah est un petit fossé formant coupe dans un passage ou dans un fossé que l’ennemi pourrait utiliser pour circuler.

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  • Félicitations pour votre persévérance et humour !
    Je voudrais cependant vous apporter un petit témoignage concernant le changement de dénomination du square Palissy à Joinville-le-Pont 94340. Notre maire et son conseil derrière lui eurent l’idée saugrenue de vouloir débaptiser notre délicieux square, ainsi nommé parce que ce quartier avait été loti par un certain M. Gille (dont la plaque de rue est évidemment orthographiée avec un s) marchand porcelainier qui avait désigné les nouvelles voies par des noms de céramistes célèbres, Dagoty, Naast, Palissy et Brongniart. Pour Bir-Hakeim... On se demande encore pourquoi. Je fis une lettre commune aux riverains pour expliquer la raison du nom et notre attachement. Nous proposâmes à la mairie de s’intéresser à la rue Transversale qui souffrait d’anonymat. Las, le compromis mal taillé se trouva être que notre voie resta Palissy (pour les commodités postales mais néanmoins modifiée sur les plans de ville de l’époque) et le square lui même devint Bir Hakeim. M. Gille dut se retourner dans sa tombe (un joli monument au cimetière voisin) d’autant qu’il avait placé une statue de Bernard Palissy au centre du square (qui fut volée bien avant que nous n’y demeurions). Le maire est tout-puissant et ne s’intéresse guère à l’avis de ses concitoyens quand les intérêts sont purement culturels. Bien hodonomenologuement et cordialement...

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  • Bonjour,
    Votre très intéressant travail relève de l’odonymie, et non de l’« hodonomenologie ». C’est l’une des disciplines de l’onomastique, science qui regroupe la toponymie (noms de lieux) et l’anthroponymie (noms de lieux). Je suis membre de la Société Française d’Onomastique, société savante qui existe depuis plusieurs décennies, et qui regroupe des amateurs et des universitaires. Elle édite une revue annuelle et a un site : http://onomastique.asso.fr/
    Cordialement,
    Serge Montens
    serge.montens@free.fr

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    • Bonjour Serge ;
      merci de nous avoir appris le terme correct pour qualifier la discipline qui se préoccupe des noms de rue. Odonymie me plait bien et sonne bien mieux que le néologisme que j’avais imaginé.
      Je note avec plaisir que le terme hodonymie est tout aussi correct.
      Je n’ai pas eu la chance d’être hellèniste et latiniste au collège puis au lycée et mes connaissances en la matière se sont construites au cours de mes longues études de chimie puis de médecine.
      Je profite de ce commentaire pour recommander aux lecteurs de la Gazette la lecture passionnante ( et pleine d’humour) de deux livres jumeaux de Jean Bouffartigue et Anne-Marie Delrieu intitulés :« trésors des racines grecques » et « trésor des racines latines » aux éditions Belin ( une dizaine d’euros chaque )
      C’est un régal ...

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  • Un patrimoine négligé et menacé : les étonnants noms de nos rues, ruelles et chemins 9 décembre 2016 22:16, par BOESPFLUG GINETTE \ PERLES DU MONDE

    Bonjour,
    J’ai beaucoup souri en lisant ces noms de rues ! Nous avons, dans la bonne ville de Loudun (Vienne) une Venelle aux Loups, une rue du Champ du pain bénit, une rue Moque souris, un carrefour des sorciers, rue de la Maison à la Jolie, rue de Bataviande, rue de la Casse au ruisseau, Rue du Pont aux Dames, Rue de la Poste aux Chevaux, rue des Gigots...
    Merci d’avoir élargi de le champ de nos connaissances !
    Cordialement.

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  • Juste un petit signalement sur Aix en Provence : la rue Esquicho coude, la rue Rifle Rafle.

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  • Votre article est une petite merveille, j’ai connu a Villefranche sur mer 06230 en 1959 une rue ou figurant un nom propre que j’ai oublié et sous le nom (ancien maire raccourci)

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  • Bonjour
    Une autre explication d’un nom de rue :
    La RUE DE LA BONNE à Montmartre, ne nomme pas une femme de ménage, une belle fille, ou autre extension actuelle...
    Mais elle doit son nom à une antique fontaine sur la butte, appelée LA BONNE EAU, LA BONNE FEE, et aussi LA BONNE FONTAINE, qui alimentait les quelques habitants de Montmartre ;
    Une canalisation descendait jusqu’à la ferme de Clignancourt, située à l’emplacement actuel de la Mairie du 18è.
    Cette fontaine a disparu vers 1850.
    Bon WE
    JBE

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  • Bonjour ,Grâce au commentaire de Serge Montens ,je suis allée sur le site de la société française d’onomastique .J’ai ainsi appris que la toponymie d’une commune comprend les noms de lieux et de quartier mais aussi les noms des cours d’eau hydronymes ,des hauteurs oronymes,des chemins et rues odonymes .Il y aussi un lien intéressant avec la page de L’IGN « comprendre la toponymie »qui propose un glossaire .On y retrouve notre « écoute s’il pleut » !
    Avis aux amateurs
    Martine
    Martine

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  • Bonjour à toutes et à tous,
    Qui pourrais me dire comment s’appelle actuellement le Carrefour Guillaume à Chartres ?
    Un grand merci d’avance pour votre aide

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  • Bonjour,
    il existe à Paris, dans le quartier du Louvre, une rue du Pélican. Si je suis bien informé, ce nom masquerait une ancienne appellation, plutôt grivoise, qui plairait à l’auteur de cette étude « poil de con ».
    Qui pourra me le confirmer ?
    Cordialement
    Hervé de Fonclare.

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  • Très bonne initiative de JBE : quand c’et possible, il est intéressant de donner une explication à propos de ces noms de rue curieux.

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  • Bonjour à tous,
    J’habite à Douarnenez (29) et une rue est célèbre : La rue « Monte au ciel » en haut de laquelle se trouve un bar appelé « Vatican bar » tenue par un dénommé « Le Pape » !

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  • En 2008 je m’étais acheté un livre à ce sujet : « Les noms des rues disent la ville » de Jean-Claude Bouvier.
    J’y ai appris que le nom de la rue des Larris Mauves à Pontoise avait aussi été choisi par les écoliers.
    Parmi les noms particuliers figurent l’impasse du Petit Modèle (Paris 13è), la rue du Trou Chaud à Haravilliers (95), la rue de l’Effort Mutuel à Massy / Palaiseau (91), la rue de la Belle Volée à Cheveuges (08) et la rue de la Rose Eputée à Ligny-en-Barrois (55).

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    • Bonjour
      toujours aussi passionnants articles et interventions
      ma fille habite « rue de l’Effort Mutuel » à Massy ( tout court )
      seule rue de ce nom en France parait- il
      Brève explication , les habitants de cette rue qui s’appelait Chemein aux bœufs ont dû donner bon gré mal gré un bout de terrain pour l’élargir . On peut avoir plus de détails par l’association du Pileu
      bonne nouvelle année à tous
      Odile

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      • Ayant longtemps fréquenté le Pileu, et ayant toujours l’occasion de m’y rendre sporadiquement, j’ai gardé la papier dans lequel l’origine de ce nom figurait : en limite de 3 agglomérations (Massy, Palaiseau et Igny), les autorités de chacune des communes n’étaient guère disposées à aménager ce chemin. Pour l’améliorer et le rendre carrossable, l’ensemble des riverains s’est attelé à la tâche d’un commun effort mutuel

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  • Bonjour
    Je me suis beaucoup amusée en lisant votre article ! Dans la vertueuse petite ville où j’habite (Saint-Maixent l’Ecole en Deux-Sèvres) on a voulu oublier que les militaires, simples appelés du temps du « service » ou élèves sous-officiers de l’école militaire, et avant eux, tous les isolés qui cherchaient des prestations amoureuses rétribuées dans le coeur de la vieille ville, pouvaient se rendre :
    - rue Pousse-Pénil (sans commentaire !)
    - rue Tortucatin qui est une déformation de « Dors-tu, catin ? ». Le Poitou étant fort pluvieux, ces dames ne battaient pas la semelle sur les trottoirs mouillés. Dans une des rues qui leur étaient dévolue, elles attendaient le client dans leur maison aux volets fermés. Avait-on besoin d’elles ? On tapait au volet en disant « Dors-tu catin ? »
    Ces deux rues ont été débaptisées et portent maintenant des noms très passe-partout. L’une d’elle s’appelle tout simplement la rue du jour.
    A noter que les rues ont quelquefois un surnom. A Limoges où j’ai vécu un an pour faire mon cours de cadres, au début des années 80, la rue Diderot, non loin de la gare, était appelée « la rue des liseuses ». Pourquoi ? Eh bien parce qu’il y a souvent des quartiers « chauds » près des gares et que par ailleurs, non loin de là, la rue des Feuillants accueillait les jeunes hommes qui faisaient leurs trois jours. Quartiers chauds mais rues froides... et ces dames de la rue Diderot attendaient le client au chaud dans des petites maisons, où on les voyait lire derrière leur fenêtre. D’où leur surnom !
    Cordialement
    Jocelyne Cathelineau

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  • Bonjour !
    Pour augmenter une future intervention sur l’alcoologie : à flanc de côteau du bourg de Nazelles (aujourd’hui Nazelles-Négron, Indre-et-Loire), une rue très pentue nommée « Tue-la-soif » car les caves troglodytes dont elle est bordée furent longtemps les chais des vignerons locaux...
    Une fois atteint le plateau, vous redescendez dans une vallée par la rue Pisseuse. Mais cette dénomination a été donnée en raison des conséquences des fortes pluies !
    Convainquons nos édiles de mentionner les anciennes appellations sur nos plaques de rues et de ressusciter les noms de lieux-dits lors de l’ouverture de nouvelles voies !
    Merci pour vos articles, cordialement, Michel

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  • des rues vertueuses 11 décembre 2016 10:38, par r.brunier

    dans le département 63,près de clermont-ferrand,la cité ouvrière de La Plaine comporte de nombreuses rues aux noms de vertues.

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  • Bravo Michel pour cette recherche sur les noms de rue où l’humour n’est pas absent.

    Pour ma part j’ai relevé plusieurs noms de rues :

    - à Oingt dans le Rhône, il y a une rue Traine-cul, une rue Coupe-jarret et une rue Tire-laine

    - à Moureze dans l’Hérault une rue Coupe-jambes

    - à St Malo une rue du chat qui danse.

    Cordialement.

    André

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  • Cela fait longtemps que je m’amuse à lire les noms de rues, ils sont fort instructifs. J’ai travaillé chez un couple de vieillards, dont le frère de la dame habitait au fond d’une impasse qui s’appelait « rue du cul de sac », aux Ormes sur Voulzie (77) et croyez moi c’était bien pratique pour y faire demi tour car il n’y avait pas une seule voiture.

    Quant à l’« écoute s’il pleut », c’est un tout petit affluent de la Seine qui coule entre Grand Bourg et Petit Bourg deux quartiers anciens d’Evry (91). Il a été canalisé quand on a transformé Evry en préfecture.

    Je ne m’intéresse pas seulement aux noms des rues, mais aussi à ceux des villages. Il en valent aussi la peine. Chez moi en Loire Atlantique, les habitants du coin se reconnaîtront, pour traverser la Loire, on prend le bac au « Pellerin » et on arrive au « Paradis ». Dans le 77, il y a un village qui s’appelle Guigne Rabutin, vous pouvez deviner quel était son ancien nom et à qui il était destiné. Le nom a été changé au début des années 1900, les habitants ont trouvé cela plus digne !

    En outre, si vous voulez vous amuser tout en faisant de la gymnastique, prononcez à haute voix tous les mots officiels donnés pour décrire ces noms et vous verrez que ce n’est pas si facile que cela : honodo... odhono... onomas... ect.

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  • Bonjour
    Un ah ah s’appelle aussi un saut du loup
    Fossé avec clôture au fond qui permettait de ne pas gâcher la perspective. Par exemple parc d’un château
    Cordialement
    Jean-Claude

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  • Bonjour
    Lu hier dans « Le Parisien » :

    Certains très vieux noms de la voirie parisienne sont restés, mais celui-là est passé à la trappe : le boulevard des Rats, devenu en 1864 une partie de l’actuel boulevard de Ménilmontant, dans le XXe arrondissement. C’est là que se dressait la barrière d’octroi (où se percevaient les taxes sur les marchandises qui entraient dans la capitale) dite « des rats ». Non loin de là, une rue des Rats a gardé ce nom jusqu’en 1897, avant de prendre celui du philosophe Pierre Bayle. Et dans le Ve arrondissement, ce sont les plaintes des habitants qui ont eu raison de la rue des Rats, rebaptisée en 1829, rue de l’Hôtel-Colbert, mais l’ancien nom reste gravé dans la pierre (photo).

    Cordialement
    JBE

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  • A Saint Maulvis (Somme) : rue de Mauvais Pas, on y faisait les supplices et exécutions capitales.
    j’ai souvenir d’un passage à Laval je crois, appelé Roquet du Palais (j’avais naturellement photographié mon chien à cet endroit).

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  • Merci pour cette évocation des noms de rues insolites,c’est un sujet qui m’intéresse depuis longtemps par tradition familiale.
    Il existait dans mon enfance à Amiens une rue des corps nus sans tête,je n’en connais pas la signification.
    A Blois,il y a une rue de la poudrette,qui est maintenant en impasse,mais qui menait autrefois à une entreprise qui collectait dans la ville le contenu des tinettes et les transformait par dessication en engrais pour les maraîchers et les cutivateurs de la région.

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  • Je suis tombé sur votre article fort intéressant. Je vous signale un ouvrage qui pourra compléter vos recherches. Il s’agit du livre d’Alfred Franklin sur "Les Rues et les Cris de Paris au XIIIe siècle, paru en 1874 et réédité en 1984 (Editions de Paris). L’ouvrage est très sérieux, mais les noms de rues sont souvent fort pittoresques.
    Cordialement LLR

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  • Bonjour,
    A Angers on peut relever la rue du cul d’anon ainsi que la rue des longs boyaux en limite de Trélazé sans doute en rapport avec les mines d’ardoise.

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  • Merci pour votre article bien plaisant qui donne une idée de l’esprit très concret et sans détours de nos ancêtres.
    J’ajoute à toutes ces perles le « passage gnique-gnoque » découvert cet été à Siguer dans l’Ariège.

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  • Vous citez le nom d’une ruelle « Ecoute s’il pleut »
    Il y a en Belgique, dans la région de Liège, un hameau qui s’appelle exactement ainsi, mais en wallon : Hoûte s’i ploût. Je vous copie un extrait de journal, la Dernière heure , où on en parle.
    "
    En effet, si Houte-si-Plou désigne pour beaucoup un nulle part, l’endroit existe bel et bien !

    Il se trouve en province de Liège, sur le territoire de la commune de Neupré, à la limite de celui d’Esneux.

    En fait, le site a été baptisé de la sorte au début du 17e siècle.

    Etymologiquement, Houte-si-Plou signifie en wallon : Ecoute s’il pleut. Le nom fait référence à une légende locale. Vers 1560, on trouvait à l’endroit un moulin dont la roue était activée par une source peu abondante et dont le débit dépendait des crues.

    En période de sécheresse, l’alimentation en eau y était très faible... La légende raconte que le meunier passait des nuits blanches à attendre la pluie et lorsqu’il acceptait de prendre un peu de repos, il demandait à la meunière de prendre le relais non sans lui dire Houte-si-Plou.

    Incendié il y a plusieurs années déjà, le fameux moulin d’Houte-si-Plou n’a pas été reconstruit.« J’ajoute que la signification » écoute s’il pleut « du hameau a parfois été détournée de son sens initial en » a houte si ploût « qui veut dire » à couvert s’il pleut ."

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  • Très intéressant
    J’ajouterais une rue vue il y a une trentaine d’année à Douarnemez, citée pat « malette » le 10/12/2016 : la rue « Monte au ciel ». En soi le nom est intéressant, mais juste en dessous du nom de la rue il y avait, mais y est-il toujours, un écriteau avec une flèche « Maison de retraite » ! Malheureusement il n’y avait pas de place pour stationner et je n’ai pas pu prendre de photo.
    Bonne année.
    Jean-Claude CHARLOT

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  • Bonjour,
    Bravo pour ce travail !!
    Votre article est intéressant et passionnant .
    Je m’interroge parfois sur les noms des rues.

    A Mazamet 81200, il existe la « rue du bon repos » .
    C’est la rue où se trouve le cimetière !!!
    Bonne année 2017 !
    Paulette.

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  • Merci pour votre article original et amusant.
    j’habite dans un hameau d’Eure et Loir, rue de vignuré (que certains habitants du village prononcent « vinjuré ») mais dont un historien local ayant écrit un livre sur les vignerons de la région n’a pu me donner la signification...

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  • La voie du loup pendu à Chatenay malabry n’existe plus mais dans la ville juste à coté au Plessis Robinson (9250) il y à la rue du loup pendu.

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  • Très bel article, j’ai pris beaucoup de plaisir à le lire. A cette belle liste, parfois pleine d’humour, vous pourriez ajouter la rue « du rébroussier » à Mauguio (près des étangs). Dans la langue de chez nous le rébroussier« c’est le râleur, celui qui n’est jamais content, qui »rouspète" pour tout et pour rien. Bien Français n’est-ce pas ?
    Amicalement
    Elsie ZASTRIZNY

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  • Merci pour vos excellents articles. Je voulais vous signaler l’adresse du Collège de Panissières (42) ... 4 allée des soupirs et ce petit chemin à Ternay (69) chemin de Montre-Cul où la pente est effectivement sévère...

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  • Merci pour ce formidable article. J’adore lire les plaques des rues qui évoquent leur passé. Par exemple les rues : du Fer, de la Fosse aux Loups, Casse-Cou, Pâtis etc... à Nevers m’emportent dans des réflexions et imagination.

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  • Bonjour

    En lisant cet article, fort bien documenté au demeurant,, permettez moi d’ ajouter l’ ouvrage (dont les références indiquées ci-dessous), qui explique l’ hommage rendu par une commune aux poilus et disparus Oraisonnais décédés dans la fleur de l’ âge lors des deux guerres mondiales.
    Cet ouvrage est fort bien écrit et mérite d’ être cité.

    Ouvrage : « Origine historique des rues d’ Oraison - Une ville à la Campagne » écrit par Claude SAUVE, en collaboration avec Valérie MARCUELLO, Guide de Pays. Office de Tourisme d’ Oraison.

    Dans l’ attente de vos commentaires, bonne lecture
    G. Plauchud

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  • Bonjour...
    Je me permets d’en ajouter...
    Rue du moulin tonton à Tourcoing...
    Une étude des rues de Valenciennes pourrait mettre en évidence quelques étrangetées... comme « rue de l’atre de Gertrude » (il y en a d’autres !)

    @+
    Christophe

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  • Un patrimoine négligé et menacé : les étonnants noms de rues, ruelles et chemins.

    Bonjour,

    Tout classement amène à certaines contraintes sinon inexactitudes. Dans la rubrique « Noms de rues »alcoolisées«  » figure la rue des Malgré-nous à Ostwald. Les Malgré-nous furent au nombre de 134 000 Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans les armées allemandes entre 1942 et 1945. 34 000 sont morts au front et 16 000 sont décédés dans les camps de concentration russes ou yougoslaves. Ceux qui sont revenus après la guerre n’étaient pas tellement en mesure de boire à la santé bien qu’enivrés du bonheur d’avoir survécus.

    Ce travail sur les rues reste remarquablement riche d’informations et de témoignages même les noms empreints de malice. Grand merci à Michel Baumgarth.

    Bien cordialement

    Jean-Georges Helm Strasbourg

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  • bonjour
    si j ai bien compris vous etes natif de créteil ?
    Suite cet article tres interessant ,permettez moi de vous signaler qu en ecrivant une étude sur une danseuse d opera e bigottini ,j ai découvert qu elle avait une propriété a créteil englobant les terrains situés entre les rues du moulin ,robert legay ,la rue françois avet et le chemin du chapitre . LE PUITS GEORGET .Jai retrouvé les gens celebres qui l habiterent de 1750 a 1840 CECI POUR INFORMATION

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  • Bonjour et meilleurs voeux.

    Je ne comprends pas qu’il soit permis de changer les noms de rues ou de lieux.
    Cela devrait faire partie du patrimoine national immatériel.
    N y a t- il aucune loi contre cela ?
    Merci de votre réponse

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  • Parmi les noms de rues amusants on peut citer également ceux qui font calembour. La palme en ce domaine revient à Stenay (55700) avec la rue Tabaga, la rue Barbe et la rue Stine. Si ces jeux de mots sont évidemment délibérés, ce n’est en revanche pas le cas de la rue Bicon à Antibes (06600) ou de la rue Minet à Buire-au-Bois (62390). Il en existe sûrement bien d’autres.

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  • les rues d’Alençon 4 janvier 11:46, par coletteboddele1

    A Alençon dans l’Orne, Alain Champion , ex archiviste de la municipalité a recensé les rues de la ville dans un livre intéressant.

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  • RUE A NOM CURIEUX A ETAMPES 4 janvier 22:19, par jpg

    Sans oublier la « rue du chat qui pêche », à Etampes (Essonne), près d’une clinique dentaire...

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  • Bonsoir. J’ai apprécié votre article sur les noms des rues. Ici dans notre village nous avons 4 rue de nommées, a savoir : Grand rue, rue du fort,rue de l’église, rue de la pouillette et place de la mairie.
    ’habite un petit village Lorrain d’une trentaine d’habitants.
    OTHE, 54260 Meurthe-et-Moselle
    Cordialement
    Mme Toussaint Christine

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  • Bonjour,
    à ISTRES existe aussi une rue des intimes
    La « rue des beaux yeux » à MARSEILLE est en rapport avec « les beaux yeux » qui est le nom local d’un poisson. Toujours à Marseille existent les rues « tire cul » et « rompe cul » qui sont bien sur des rues en pente abrupte.
    A JOYEUSE en ARDECHE existe la rue des soupirs. Dans les temps anciens ce n’était qu’un chemin à travers bois qui menait à l’atelier des vers à soie. Atelier où travaillaient les jeunes filles que les jeunes hommes attendaient à la sortie du travail. Les soupirs n’étant pas obligatoirement malheureux....
    A LUTTERBACH dans le HAUT RHIN existait un rue qui changé en fonction des gouvernements, jonglant de « rue royale » en « rue impériale » ou « rue de la république », se modifiant en fonction de la situation du moment
    Cordialement

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  • Bonjour et bonne année 2017 à tous !

    Dans le 5e arrondissement de Paris, il y a la rue des Blancs-Manteaux ,l’origine du nom de la rue vient du fait que les moines mendiants de l’ordre des Servites de Marie, qui s’établirent à l’endroit où est désormais une église, portaient des habits de couleur blanche.

    Bonne journée

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  • Sans oublier les rues qui nommaient une particularité géographique ou botanique comme la « Rue du Chemin vert » à Paris ou les nombreuses rues des vignes qui aboutissent dans des champs très ordinaires mais qui sont une survivance de l’époque ou le quart des terres cultivables françaises étaient plantées de vignes. Je voudrais signaler aussi l’humour ou second degré qui a fait appeler une rue d’Epernay rue de la Chaude Ruelle. Cette rue grimpe une colline vers l’ouest. En hivers, le vent d’ouest, rafraichi par son contact avec le sommet de la colline, descend cette rue qui est toujours glaciale.

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  • Bonjour,
    Quel travail passionnant ! Ce répertoire pourrait aisément s’étendre aux routes et chemins de nos campagnes dont les noms sont souvent le seul et unique témoin de lieux-dits ou hameaux disparus. Ils portent en eux l’histoire d’un village parfois ignorée. Leur disparition des cartes m’a surtout frappée lors de recherches sur les lieux de bataille de la Grande Guerre.

    Merci à votre grand-père Adrien qui vous a lancé dans cette belle entreprise !
    Bien cordialement

    Françoise

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  • Bonjour,

    Merci pour cet éclairage intéressant.

    Petite information, la rue du Chat qui pêche à Paris se situe dans le 5e arrondissement et non dans le 11 ème, tout près de Notre Dame.
    Cordialement,

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  • Bravo pour ce travail, ! Moi aussi je me suis bien amusée. A Strasbourg, il y a une « rue de la Cuiller à Pot ». Et une « rue de l’Ail » ; or, cette rue portait, à l’origine, le nom d’un certain M. Knoblauch (dont le nom signifie « ail »). En 1918,quand l’Alsace est redevenue française après la longue occupation allemande, on a cru bon de traduire des noms de rue,mais on a oublié qu’il s’agissait là d’un nom propre !
    Dans certaines villes on a remplacé « Grand Rue » par « Grande Rue », sans savoir, sans doute, que, en ancien français, « grand » était masculin... et féminin : « grande » n’existait pas. Pourquoi ne pas l’avoir laissé ?
    Enfin, dans un village de Bourgogne, j’ai trouvé une « rue de derrière » et une « Petite rue de derrière » !
    Bien cordialement, S.C.

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  • bonjour,
    Merci pour votre article qui m’a ravie car je fais moi aussi, depuis longtemps, la « collection » des noms de rues originaux (que j’ai élargie à celle des noms de villes et villages, voire lieux-dits) ; comme vous, je glane au gré de mes voyages (et avant le décès de mes parents, mon père augmentait ma collection en photos par ses propres découvertes) ; j’ai même confectionné un « album » photos qui les met en scène au fil d’une histoire que j’ai inventée à propos de certains (c’était avant l’ère numérique...) ; je songe toujours à poursuivre ce « travail », mais le temps me manque ! Votre article m’a donné l’envie de me relancer dans ce passe-temps.
    Cordialement,
    H. M-Grunert

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  • Je trouve ce texte amusant et surtout très intéressant... Ces noms nous laissent imaginer le passé des rues.

    Cela donne envie de s’y intéresser lors de voyage. Dans ma petite commune d’adoption ils ont laissé les anciens noms au-dessous des actuels.(bonne idée) Il y a un siècle j’aurais habité rue de Paradis, au côté de la rue du Tripot... Plus « parlants » que les noms d’auteurs qui les ont remplacés.

    Merci pour ce texte.

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  • Bonjour
    Un autre exemple. Il existe à Limoges, une rue « Monte à regret » qui par de la rue Adrien Dubouché où il y avait l’ancienne prison au 18e siècle, et la place d’Aisne, où se trouvait le palais de justice et la place où étaient exécutés les condamnés à mort. On comprends ainsi le nom de cette rue.
    Ces noms de rue sont notre histoire et ces rues ne devraient pas être débaptisée.
    Cordialement

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  • A colombes, la rue Noté a été attribué de son vivant à Jean Noté (1858-1922) baryton à l’Opéra,plusieurs chanteurs lyriques habitaient eux aussi le même quartier de la gare.

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  • BONJOUR ET MERCI POUR CET INTERESSANT ARTICLE
    A Moulins :
    rue du Cerf-Volant ( inspiré de l’emblème des ducs de Bourbon)
    rue du creux- du- verre(ancienne auberge du creux du verre ?)
    rue des fausses-braies (ouvrage de fortifications)
    rue de la flèche, rue des couteliers
    rue de l’oiseau ((vaste terrain où avaient lieu les tirs au papegay)

    tiré de l’ouvrage de Marcel GENERMONT /vieilles rues,plaques neuves.....amicalement monique laroye

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  • Bonjour, Pour continuer sur le même sujet il fraudais ne pas oublier les nom de nos chemin creux et la toponymie des non de lieux de nos champs.Dans nos villages quelques uns continues d’exister comme non de rue suite à la construction de maisons sur leur tracé. Penser aussi à tout les noms riche en histoire locale et très liée à celle de nos ancêtres : (laboureur, paysans, vignerons, journalier etc) figurant sur les vieux cadastres. Beaucoup ont disparus (9 sur 10) suite au remembrement et remaniement des plans cadastraux, qui conduise à l’agrandissement des parcelles agricoles, englobant plusieurs lieux dans une seule section cadastrale et ou parcelles. Conséquence indirecte, la disparition des petite parcelles (Champs) entraîne la disparition de nombreux non de lieux.
    Cordialement

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