Je suis moi-même originaire de la Haute Vallée de la Moselle et ai beaucoup étudié l’histoire de ce secteur. En 1914 les premières troupes (parmi elles deux de mes grands-oncles) qui ont franchit la frontière Alsacienne sont parties de St Maurice sur Moselle pour passer le col de Bussang et reconquérir la vallée de la Thur (Urbès, Fellering, Than). Cette vallée n’a plus été réoccupée par les armées allemandes. Il n’y a jamais eu de combats à St Maurice sur Moselle (ma Grand-mère et toute sa famille y habitaient alors). Donc votre Grand-père n’a pas pu être blessé à St Maurice sur Moselle, mais plus certainement à St Maurice sur Mortagne au nord du département des Vosges. c’est toujours un St Maurice.
Ceci dit, ce que rapporte "eechat" à propos de la vie difficile des marcaires est tout à fait vrai.
Pour la robe noire, il faut savoir qu’au début du XXe siècle le moindre deuil dans la famille obligeait les femmes et les jeunes filles (dès l’âge de dix ans) au port de toilettes noires. Ceci pour un temps plus ou moins long suivant le degré de parenté. Dans ces grandes familles, les décès étaient fréquents qu’il s’agisse des Grands-parents, des grands-oncles ou grands-tantes, des cousins... Il fallait donc ressortir les robes noires très fréquemment. Dans les familles modestes on ne pouvait remplacer les toilettes tous les ans, et on ne possèdait qu’une tenue "de cérémonie". Donc par précaution, quand on achetait un vêtement on privilégiait le noir. J’en veux pour preuve une aventure qui arriva à ma mère en 1933. Elle avait alors 15 ans et sa soeur 19 ans. Comme le voulait la tradition elles étaient allées acheter le chapeau de paille qu’elles devaient étrenner le jour de Pâques. elles avaient choisi de mettre un beau ruban rouge, leur mère les renvoya faire changer le ruban pour un marron foncé, on ne savait pas s’il allait y avoir un décès chez l’un ou l’autre, le ruban rouge aurait été déplacé !
Adulte, Maman s’est vite opposé à ces pratiques, et a refusé de se mettre en noir.
La robe blanche arriva en effet dans les années vingt, et comme elle était chère et pouvait difficilement être portée par la suite, il n’était pas rare qu’elle serve à plusieurs mariées.
Je suis moi-même originaire de la Haute Vallée de la Moselle et ai beaucoup étudié l’histoire de ce secteur. En 1914 les premières troupes (parmi elles deux de mes grands-oncles) qui ont franchit la frontière Alsacienne sont parties de St Maurice sur Moselle pour passer le col de Bussang et reconquérir la vallée de la Thur (Urbès, Fellering, Than). Cette vallée n’a plus été réoccupée par les armées allemandes. Il n’y a jamais eu de combats à St Maurice sur Moselle (ma Grand-mère et toute sa famille y habitaient alors). Donc votre Grand-père n’a pas pu être blessé à St Maurice sur Moselle, mais plus certainement à St Maurice sur Mortagne au nord du département des Vosges. c’est toujours un St Maurice.
Ceci dit, ce que rapporte "eechat" à propos de la vie difficile des marcaires est tout à fait vrai.
Pour la robe noire, il faut savoir qu’au début du XXe siècle le moindre deuil dans la famille obligeait les femmes et les jeunes filles (dès l’âge de dix ans) au port de toilettes noires. Ceci pour un temps plus ou moins long suivant le degré de parenté. Dans ces grandes familles, les décès étaient fréquents qu’il s’agisse des Grands-parents, des grands-oncles ou grands-tantes, des cousins... Il fallait donc ressortir les robes noires très fréquemment. Dans les familles modestes on ne pouvait remplacer les toilettes tous les ans, et on ne possèdait qu’une tenue "de cérémonie". Donc par précaution, quand on achetait un vêtement on privilégiait le noir. J’en veux pour preuve une aventure qui arriva à ma mère en 1933. Elle avait alors 15 ans et sa soeur 19 ans. Comme le voulait la tradition elles étaient allées acheter le chapeau de paille qu’elles devaient étrenner le jour de Pâques. elles avaient choisi de mettre un beau ruban rouge, leur mère les renvoya faire changer le ruban pour un marron foncé, on ne savait pas s’il allait y avoir un décès chez l’un ou l’autre, le ruban rouge aurait été déplacé !
Adulte, Maman s’est vite opposé à ces pratiques, et a refusé de se mettre en noir.
La robe blanche arriva en effet dans les années vingt, et comme elle était chère et pouvait difficilement être portée par la suite, il n’était pas rare qu’elle serve à plusieurs mariées.
autres temps, autres habitudes.