Pierre Bobinet, mon ancêtre « garçon de sexe féminin »
, par Gabrielle
Bonjour,
Je reste sur ma première idée, à savoir que le Maire a été maladroit dans sa rédaction.
« N’oublions pas qu’Il a pris ses fonctions au moment où la France était en pleine révolution et où sévissaient les guerres de Vendée … »
Payer un remplaçant était raisonnable. Pendant la plus grande partie du XIXe siècle, le capital d’un paysan restait lié au nombre de « bras » dont il disposait.
En Vendée, les journaliers eux-mêmes préféraient s’endetter plutôt que faire sept ans de service militaire, même si cela signifiait que tout leur salaire était employé au remboursement de l’argent emprunté pour le remplaçant.
Page 425 « La fin des terroirs » Eugen Weber
Pour mémoire, dans la section « Famille » page 273.
A l’inverse.
Une chanson vendéenne suggère que la continence causait moins d’ennuis qu’une pléthore d’enfants.
‘’Au bout d’un an, un enfant,
C’est la joyeuserie.
Au bout d’deux ans, deux enfants,
C’est la mélancolie.
Au bout d’trois ans, trois enfants,
C’est la grand’diablerie :
L’un qui demande du pain,
L’autre de la bouillie,
L’autre qui demande à téter
Et les seins sont taris.’’
Il y a beaucoup de références à la Vendée, dans ce livre* ; il en ressort une grande pauvreté à cause d’un terrain marécageux et en plus, faute de routes, à un isolement qui ressemble à celui de la Bretagne.
*Fayard/Éditions Recherches
Amicalement Gabrielle
Bonjour,
Je reste sur ma première idée, à savoir que le Maire a été maladroit dans sa rédaction.
En Vendée, les journaliers eux-mêmes préféraient s’endetter plutôt que faire sept ans de service militaire, même si cela signifiait que tout leur salaire était employé au remboursement de l’argent emprunté pour le remplaçant.
Page 425 « La fin des terroirs » Eugen Weber
Pour mémoire, dans la section « Famille » page 273.
A l’inverse.
Une chanson vendéenne suggère que la continence causait moins d’ennuis qu’une pléthore d’enfants.
‘’Au bout d’un an, un enfant,
C’est la joyeuserie.
Au bout d’deux ans, deux enfants,
C’est la mélancolie.
Au bout d’trois ans, trois enfants,
C’est la grand’diablerie :
L’un qui demande du pain,
L’autre de la bouillie,
L’autre qui demande à téter
Et les seins sont taris.’’
Il y a beaucoup de références à la Vendée, dans ce livre* ; il en ressort une grande pauvreté à cause d’un terrain marécageux et en plus, faute de routes, à un isolement qui ressemble à celui de la Bretagne.
*Fayard/Éditions Recherches
Amicalement Gabrielle