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Bien aimée Marie-Anne

, par Colette Boulard

Bonjour Pierrick,

j’ai bien apprécié votre livre, qui peut devenir un plaisant cadeau de Noël. Quelle agréable sensation, en découvrant cet ouvrage, en le prenant dans les mains, d’en voir la charmante couverture : je retrouvais presque les cartes de souhaits à motifs de fleurs, parfumées à la rose ou à la violette, qui m’enchantaient dans mon enfance ! Cette impression continue en feuilletant les pages, du fait de la présentation des textes, leur légèreté, si je puis dire sans créer de confusion involontaire : Ils sont aérés, très digestes (c’est parfait pour la fin de l’année) très bien illustrés comme on le voit dans le texte que vous offrez ci-dessus. Ces illustrations, notamment les extraits de lettres, rattachent votre récit à la réalité, au très concret privé, familial, de l’histoire contée. Les autres illustrations le relient généralement à un contexte social un peu plus large. Je n’oublie pas les photos de Louis René et Marie Anne : Elle qui semble douce mais au regard vif, presque malicieux. Lui, sérieux, sûr de lui, mais si jeune encore !

j’ai aimé que dans ce livre, vous distinguiez en italique les phrases extraites des lettres, par rapport au récit, qui est vôtre, fruit de vos recherches en archives, vos sources étant indiquées. (Ces italiques n’apparaissent pas sur le texte de ce site, c’est dommage.) J’ai apprécié les mots et phrases en breton, assaisonnement indispensable. Comme tous ceux qui ont déjà lu ce livre, j’imagine, j’ai été très sensible à la graduation que met, très volontairement, Louis René dans son approche épistolaire vers Marie-Anne. Comment ne pas craquer, même, surtout, aujourd’hui ? Et quel style recherché, quel soin ! Une leçon pour bien des hommes, jeunes ou moins jeunes !

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