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Baies, linteaux et voussures... (2e épisode)

Comment construisaient nos Ancêtres... Essai sur la forme et les contraintes...


jeudi 1er mai 2008, par Jacques Auguste Colin

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Pour lire la première partie

La seconde question posée dans la première partie était :

Y a-t-il eu dans l’histoire de la construction, des "formes” temporairement privilégiées qui nous permettraient, en les reconnaissant, de comprendre les préoccupations et les contraintes de nos lointains ancêtres ?

Cette question est trop générale pour pouvoir y répondre ici de manière complète.

Voir en notes un lexique des termes utilisés [1]

C’est toute l’histoire de la construction, des origines à nos jours, qu’il faudrait étudier.

En simplifiant à l’extrême ont pourrait trouver :

- a) une période que j’appellerais “Archaïque” qui s’étendrait de l’homme de Cro-Magnon à l’habitat gaulois ou celte, pendant laquelle baies et ouvertures n’ont qu’un caractère utilitaire, sans préoccupation esthétique... (encore que...)

- b) une période que l’appellerai “Antique” couvrant les civilisations égyptienne, mésopotamienne, grecque... avec des formes basées sur l’esthétique du rectangle et I’indéformabilité du triangle, suivant des méthodes de mesure et de calcul à base d’ “addition” ou multiplication par un nombre entier.

- c) une période dite “romaine et byzantine” qui suivrait la précédente en s’y superposant peu ou prou. se prolongeant jusqu’à nos époques romane et gothique, essentiellement filles de la géométrie euclidienne et des grands mathématiciens grecs Pythagore Archimède, Thalès...

- d) Une période dite “Renaissance” qui irait du XIV° au XVIII° qui voient la généralisation de l‘algèbre et la naissance du “projet” architectural.

- e) La période moderne qui irait de l’instauration du système métrique décimal(1 795) à nos jours.

- Toutes ces périodes se recouvrant d’ailleurs les unes les autres dans le temps et selon l’espace géographique. Et pratiquement et par raccourci, dans l’ordre du développement de la science des nombres : les mathématiques...

Notre propos se limitant à éveiller la curiosité et l’intérêt d’un éventuel visiteur des quartiers anciens de nos vieilles cités, nous n’examinerons que trois types de “forme” de baies rectangulaires correspondant à nos yeux aux trois périodes distinctes c, d, e, présentes à Tournus.

1°) Baies de conception romaine, romane, pré-renaissance

Cette méthode de construction rustique s’est maintenue jusqu’au XIX° siècle.

Ici le caractère esthétique de la forme K du rectangle n’est pas forcément “voulu” par le constructeur. Il résulte du mode ancestral de calcul des dimensions par les combinaisons et les multiples entiers d’un module choisi arbitrairement (Dans notre exemple le module choisi est un “pied” de 32cm).

Il est facile de constater que ces combinaisons simples sont relativement peu nombreuses et excluent toute complexité du rapport K= H/l, quelle que soit la valeur du module. Les plus fréquemment rencontrées sont de rapport K : 1/1 (carré), 2/1 (harmonique), 3/2 (notre photo) 4/3 (grandes baies), plus rarement 5/3 6/5 et 8/5.

L’établissement de ces baies par un constructeur de l’époque ne demandait pas d’autres connaissances que celle du maniement de l’équerre et du niveau et la possession d’une “pige” quelconque servant de module.

Baie rustique du XV°s.

Le charme et l’harmonie de ces fenêtres sont assez facilement perceptibles par un regard exercé. En cherchant un peu vous en trouverez de nombreuses dans les plus vieux quartiers.

Un petit détail permet de reconnaître ces “fenêtres” d’avant la révolution industrielle : la largeur du “tableau” (distance entre la façade et la feuillure) est généralement égale à 1/2 module(pied) soit plus ou moins 16cm. Avec l’introduction de nouveaux matériaux pour l’élévation des murs, la largeur du tableau sera réduite à12cm.

2°) Baies de conception “Renaissance” (XV au XVIII siècle)

Le formidable développement des connaissances mathématiques entraîné par la traduction en latin des écrits arabes et orientaux ( L. Fibonacci) : système de numération, introduction du zéro, algèbre... conduisent les théoriciens artistes et architectes des XV et XVI siècle à rechercher la nature du « Beau » dans l’étude de certains rapports et proportions complexes, notamment celle de la « Divine proportion », connue géométriquement depuis l’antiquité, mais d’équation non résolue. [2]

Baie Renaissance à Gordes

A partir du XVI° siècle, apparaîtront donc dans la construction, d’abord en Italie puis en France et bien sûr à Toumus, des baies et ouvertures dont le rapport hauteur/largeur = K est directement ou indirectement lié à l’expression mathématique de cette “proportion dorée” : le nombre 1,618... auquel il est convenu d’affecter la lettre grecque ø. (Phi comme Phidias).

Un exemple partait d’une des multiples formes esthétiques que pourront avoir ces ouvertures nous est fourni sur cette photo (colin) d’une baie du Château de GORDES (Lubéron) que nous avons surchargée pour permettre aux amoureux du compas et de la règle à calcul que notre bavardage intéresse, de vérifier nos allégations. ( Ici le rapport K, H/L = racine² Ø ).

Dans la ville d’où je vous parle, il subsiste de nombreuses baies de cette forme, dans lesquelles le nombre Ø intervient d’une manière ou d’une autre.

Dans le quartier de la Pêcherie, nous en avons dénombré quatre au moins : numéro 3 et 7 de la rue des Saules, n°5 de la rue de la Poissonnerie, et une place de la Cité. Toutes situées côté impair qui constituait au XVl° siècle le “front de Saône” [3].

3°) Baies d’inspiration “Moderne”

La légalisation en 1795 du système métrique et de la numération décimale conduisit rapidement les maîtres d’œuvre d’habitation à l’abandon de la construction par module au bénéfice de la mesure de rapports précis permettant jusqu’à l’appréciation du millimètre.

Ce qui a conduit à l’extrême variété de formes K des baies et ouvertures des XIX°et XX° siècle pour lesquelles il n’est pas certain que la recherche esthétique ait toujours prévalu.

On pourra toutefois noter qu’avec la “normalisation” (XX°s.) fut souvent adopté un K de 8/5 soit par exemple une baie de 1,60m x 1 m donc très proche du “nombre d’or”...

Quand je vous disais que l’on peut rêver devant baies et ouvertures et que :

Les fenêtres sourient, les fenêtres murmurent, les fenêtres jacassent, les fenêtres chantonnent, les fenêtres musardent...

comme le chantait Jacques…

4°) Essai sur les contraintes

Méditation sur les contraintes

Je m’efforce de conserver au texte suffisamment de simplicité et de cohérence pour que ceux que les formules rebutent définitivement puissent faire l’impasse sur leur lecture. Je crois devoir rappeler que cette étude ne s’applique qu’aux « portes » et « fenêtres » de nos modestes habitations pour ajouter de l’intérêt à une visite « positive » des villes et villages de France... C’est une incitation à la réflexion personnelle et à la pose d’un regard « différent » sur les petites choses qui nous entourent…Nos banales « ouvertures » font partie de ces choses…

Contraintes sur le « linteau »

Examinons le dessin n°1 représentant une ouverture de construction rustique comme celles qu’on peut découvrir dans mon quartier de la Pêcherie à Tournus.

les contraintes...

Généralement de petite taille, de largeur n’excédant pas trois pieds (# 99cm) et de hauteur variable (2 à 8 pieds) selon sa destination : passage, porte ou baie, elles s’insèrent généralement dans une façade haute de sept à huit mètres dans un mur en moellons, épais de 1,5 pieds (#50 cm) minimum. Elles datent, à Tournus, des XIV – XV – XVI° siècles, mais je vous l’ai dit, leur formule élémentaire remonte à la nuit des temps, et on en a construit jusqu’à nos jours d’identiques de forme, mais de résistance calculée...

Les contraintes que subissent les différents éléments sont connues depuis l’antiquité par la science du « Trait ». Mais nos braves compagnons bâtisseurs d’avant la Renaissance, francs maçons maniant l’équerre et le niveau, instruits par la tradition, travaillaient de manière empirique, faute d’un système cohérent de poids et mesures et d’un projet architectural calculé qui ne vint que plus tard.

L’évaluation quantitative de ces contraintes et de la résistance des matériaux était plutôt intuitive. Ce qui ne les empêcha pas de trouver des solutions ingénieuses qui ont encore cours aujourd’hui. Voyons cela de plus près :

A l’examen de la figure ci-dessus, il est intuitivement évident que c’est sur le « linteau » que s’exerce en premier la pression, uniformément répartie, du poids de la maçonnerie située droit au-dessus (marques rouges). Ce poids peut atteindre plusieurs dizaines de tonnes, selon les matériaux utilisés et la situation de la baie.

Sans faire appel aux mathématiques on comprend également que ce linteau, quelle que soit sa taille et sa composition, tend à fléchir et éventuellement à se rompre suivant sa section la moins résistante. Au centre, par effet de levier (couple) en cas de bonne homogénéité.

linteau fendu...

Comme ce fut le cas pour cette baie d’une maison du XVIII° siècle dans mon quartier de la Pêcherie. Située au rez-de-chaussée sous un volume au droit de quatre m3 de moellons bruts (environ 7 à 8 tonnes).
Cet exemple est d’autant plus intéressant qu’on y remarque l’adjonction d’une pièce de bois (chêne) destinée traditionnellement à répartir uniformément la pression, mais qui semble avoir joué le rôle contraire par la forme en dos de chameau de la face supérieur du linteau. Le constructeur « rustique » (j’emploie ce terme avec respect) mais non « scientifique », ne pouvant quantifier ces contraintes, les a pour le moins sous évaluées.

La superposition d’un triangle rigide (dont l’indéformabilité théorique avait été démontrée par les constructeurs de la Grèce antique), ou sa transformation en une voussure clavée, (développement de l’époque romaine) est une solution élégante pour remédier à l’éventuelle faiblesse du linteau.

le linteau a tenu !

Transmise de génération en génération de « compagnons », on la retrouve souvent à Tournus.( en la Pêcherie bien sûr, mais dans toutes les rues et traboules les plus anciennes)
Elle permet le report du poids de la maçonnerie sur les extrémités du linteau, et donc sur la surface d’appui des pieds-droits, dont la résistance à l’écrasement (compression) est infiniment plus grande par suppression de l’effet de couple.(Il faut noter que cette disposition ne joue pleinement son rôle qu’en l’absence de remplissage compact sous ce triangle de décharge.)

En poussant un peu l’analyse on peut même conclure, dans ces cas particuliers à l’inutilité mécanique de ce linteau. Ce qui a conduit à l’adoption de voussures clavées, de plein cintre ou en anse de panier, notamment pour les passages, dont elles augmentent la hauteur sans allongement des pieds-droits. Nous en reparlerons plus loin.

Contraintes sur les pieds-droits : On comprend aisément que le poids de la maçonnerie sus-jacente une baie se reporte par moitié sur la tête de chacun des pieds-droits. Dans nos régions où la pierre compacte et dure abonde, ceux ci sont constitués par une ou plusieurs pierres taillées formant un « poteau » dont la résistance à la compression est extrêmement élevée (entre 300 et 600 kg/cm2) largement suffisante pour supporter n’importe quelle maçonnerie.
Toutefois, dans les cas de baie de grande hauteur relative, ce « poteau » est soumis à des forces qui tendent à le faire « flamber » vers l’intérieur (flèches bleues dans notre dessin). C’est pour résister à cette tendance que l’on peut constater, à mi-hauteur de pieds-droits composites, la présence d’une, (parfois deux par pied-droit) pierre horizontale plus ou moins engagée dans la maçonnerie adjacente. Quand ces pierres demeurent apparentes, elles contribuent en plus du renforcement, à l’agrément de ces baies par les « rythmes » qu’elles induisent.
Le triangle de décharge en pierre ne peut être utilisé que pour des ouvertures relativement petites. Pour des baies de grande surface, la voussure clavée est plus indiquée, mais bien d’autres solutions ingénieuses sont visibles à la Pêcherie ; Ce sera le sujet du prochain chapitre.

Quand les contraintes ne sont pas trop élevées, les pierres peuvent vous faire rêver !

Je crois devoir encore rappeler que je ne cause ici, de la manière la plus simple possible, que des baies et ouvertures de nos petites habitations des XV° au XVIII° siècles qui subsistent dans beaucoup de quartiers de ma ville de Tournus comme de bien d’autres villes médiévales.

Souvent construites par d’anciens compagnons s’étant « mis à leur compte » après s’être affranchis de leur sujétion à un Maître d’œuvre devenu au fil des temps « l’Architecte » [4] ces modestes « portes et fenêtres » peuvent être, pour le touriste, le chercheur ou l’amateur d’art une source de réflexion esthétique, historique ou technique…

Le problème du « Linteau »

Pour le constructeur des grandes églises ou cathédrales, dès que se pose le problème d’une large ouverture devant supporter une lourde maçonnerie susjacente, la solution toujours adoptée, est la couverture par une voussure clavée de plein cintre, (héritage de Rome), en berceau brisé (développement Roman), en ogive (développement Gothique), en anse de panier (Renaissance). Le linteau porteur n’existe pratiquement pas, sauf pour supporter le motif décoratif du tympan des grands portails. Encore lui faut-il alors le secours d’un « trumeau » central, comme ci-dessous dans le portail central de l’église romane de Conques.

Pour le constructeur de maison d’habitation, le problème du linteau de grande portée (large entrée de magasins ou garages par exemple) se pose différemment. La construction d’une voussure clavée est généralement rendue impossible par la présence d’un étage à hauteur réduite. L’enseignement n’en sera toutefois pas perdu, et on la verra subsister sous forme d’arc de décharge souvent incorporé à la maçonnerie..
Le constructeur d’alors ne dispose que de deux matériaux : la pierre et le bois. (Nous sommes encore bien loin des fers IPN ou des poutres en béton armé et précontraint…) : La pierre en relative abondance… Le bois, en grosse section, moins disponible et cher.
Comme les murs ne peuvent avoir moins de 1 pied 1/2 d’épaisseur (50cm) pour assurer la cohésion des moellons tout venant, le linteau doit également avoir cette largeur d’appui et une hauteur au moins équivalente. Comment choisir ?…

Contrairement à ce que pourrait croire un esprit non averti, la charge de rupture du bois (chêne, chataîgnier, sapin..) est supérieure à celle de la pierre à section égale. Par ailleurs obtenir un bloc monolithique sans faille de 2500cm2 de section sur 2m60 est un exploit que seules quelques carrières de la région peuvent réaliser, mais à un prix prohibitif… De même un fût de chêne rustiquement équarri à 50cm provient d’un arbre agé d’au moins deux cent ans et ça ne devait pas se trouver à chaque coin de la forêt, le plus souvent possession seigneuriale et jalousement exploitée.
Nos artisans et entrepreneurs n’étant pas en reste d’imagination et de technique, ce fut par la combinaison des deux matériaux, la pierre et le bois que fut résolu le problème délicat du linteau de grande portée. Le bois d’un seul jet (chêne dans nos régions) caché par la pierre en linteaux composites aux combinaisons multiples et parfois inattendues…
Notre propos se limitant à éveiller l’intérêt et la curiosité, c’est sur les quelques exemples ci-dessous choisis parmi d’autres dans le quartier de la Pêcherie, que nous vous invitons à réfléchir et méditer... Laissant aux virtuoses du calcul vectoriel le plaisir d’analyser les diagrammes des forces en présence…

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Sur le quai Nord, ce beau linteau composite fait l’admiration des amateurs.
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Rue Poissonnerie, ce curieux assemblage suscite bien des interrogations…
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Voussure en arc brisé (XIII°)



Il est certain que la voussure clavée fut réservée, dans ses différentes déclinaisons, aux grandes ouvertures des grands monuments religieux ou civils, en raison de la résistance presque infinie de la pierre à l’écrasement (dessin ci-contre).

Cependant les maîtres-maçons constructeurs des modestes maisons d’habitation des XV°, XVI°, XVII° siècles eurent fréquemment recours à ce type de voûtement pour raison d’esthétique quand il s’agit de petites baies, mais aussi de résistance quand ce type de voussure servait à limiter l’ouverture de grandes échoppes d’artisan ou d’arcades de cirdulation abritée comme on peut en voir à Tournus (place de l’H. de Ville) ou à Louhans [5].

Le visiteur du quartier de la Pêcherie, l’amateur d’art, pourra rêver devant de nombreuses voussures de différents types. Nous nous bornerons à présenter ici trois de ces voussures qui firent successivement l’objet d’étude et de mise en valeur, par nos soins :

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Maison des Gendarmes (XV° siècle), Rue du Dr Privey.

La voussure d’entrée du long couloir qui menait aux écuries est ici en arc de plein cintre demi circulaire. Elle est constituée de sept claveaux dont une clef saillante et sculptée. A l’examen, il semblerait que le fronton renaissance qui la surmonte soit postérieur à cette voussure et rajouté pour des raisons de prestige.
De nombreuses petites voussures semblables sont visibles dans toutes la ville de Tournus. A l’amateur de les découvrir…
Il faut noter que très souvent le niveau du sol était situé entre 0,40 et 120cm plus bas que le sol actuel ; parfois plus dans les parties basses de la ville ( Ici : 0,40m ).

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Le Logis du Poète (XVI°siècle), 7 rue des Saules.

Peut-on parler ici de « voussure » ? ou faut-il l’appeler « Linteau composite » ?
Il s’agit en fait d’une composition originale des deux formules, destinée à limiter deux ouvertures : l’une rectangulaire d’accès à l’étage, l’autre, à la couverture d’une échoppe d’artisan (pêcheur ? fabricant de filets ?).
La pierre en « TAU » qui surmonte le pilier central est le point d’appui des deux formules : un linteau composite pour l’ouverture et une voussure en anse de panier, d’une audace inouie, pour couvrir l’échoppe. Le pilier et la pierre en tau ont l’épaisseur du mur : 1 pied ½ (50cm).
Les monolithes apparents, (limités en rouge) d’épaisseur ½ pied, étaient doublés intérieurement de voussures clavées en petit appareil reposant sur les mêmes appuis. Encore visible derrière la porte étroite.
L’audace de la voussure de l’échoppe consiste en ce que la « flèche » du grand arc de l’anse est d’environ 2,5 cm et que les forces reportée latéralement sont immenses…

Et pourtant, ça tient…

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Voussure du porche de la Maison du Roi Guillaume (Milieu du XVI°siècle),

Cette voussure est remarquable à plus d’un titre :

- a) Sa forme est particulièrement harmonieuse. (lire ci-contre)
- b) Les claveaux qui la constituent sont des pierres minutieusement taillées, de l’épaisseur du mur : 2 pieds (67cm). L’ensemble supporte un poids de maçonnerie supérieur à 30 tonnes.

- c) Un ébrasement intérieur de la voussure témoigne de la parfaite maîtrise de l’utilisation de la pierre par le constructeur.

- d) La clef de voûte est frappée d’un écusson entouré de palme qui est resté intact.

BAIES… LINTEAUX ET VOUSSURES

La promenade à laquelle je vous conviais en ouvrant cette rubrique se termine provisoirement ici...

En mettant en exergue des paroles de la chanson de Jacques Brel, je n’avais d’autre intention que d’inviter le visiteur à regarder « autrement » les baies et ouvertures diverses de nos vieilles maisons.

J’étais, et je demeure, persuadé que l’examen comparatif des multiples formes et proportions de nos « fenêtres » anciennes pouvait être source de plaisir esthétique, s’ajoutant à celui de la découverte des grands monuments historiques qui est généralement le principal motif de visite de nos villes médiévales.

J’espère que les redondances imposées par le découpage en articles trimestriels successifs n’ont pas trop alourdi un texte que je voulais le plus simple et le plus accessible possible.

Peut-être que les exemples qui closent cette rubrique illustreront, mieux que mes longues justifications, l’invitation à la découverte du sens artistique que possède la moindre fenêtre de nos humbles maisons.

A travers le prisme du goût artistique et de la poésie, la belle façade tournusienne du XVIII° peut être perçue comme une œuvre d’art moderne que n’aurait pas reniée un Mondrian…

- Pour lire la troisième partie

P.-S.

Cet article, ainsi que les illustrations qui l’accompagnent, ne fait aucun emprunt à d’autres écrits antérieurs. C’est une réflexion inspirée par mon expérience artistique personnelle et mes voyages de recherches.
Je me dois cependant de citer quelques ouvrages, où j’ai pu retrouver des préoccupations semblables aux miennes :
— -le site : www.pierreseche.com/
— -Le tome « BORIES » de la collection « Lubéron images et signes » (Edisud)
— - D. RIBA et J.MOULIN : « A la recherche des premiers Bâtisseurs » Edt. France Empire" 1977
— -« Préhistoire de la Bretagne » ouvrage collectif, Ouest-France édit. 1979

entre’autres...!

Notes

[1Lexique des termes techniques utilisés.

- Arcade : n. fém. Ensemble architectural constitué par des supports et un arc enjambant le vide situé entre ceux-ci. Elle est dite aveugle lorsqu’elle est appliquée contre un mur.

- Baie : n. fém. (de béer). 1. Arch. : Large ouverture murale faisant office de porte ou de fenêtre.

- Claveau : n. masc. (lat. clavis « clé »). ARCH. Pierre taillée en forme de coin, utilisée dans la construction d’un arc, d’une voûte, etc. Le claveau qui est situé au sommet est la clé ; ceux qui s’appuient sur les supports (de l’arc, de la voûte) sont les sommiers. Syn. de voussoir.

- Fenêtre : n. fém. 1. : Ouverture aménagée dans le mur d’un bâtiment, pour laisser passer la lumière et/ou l’air. Percer une fenêtre. Regarder par la fenêtre. Une fenêtre qui donne sur la rue. 2. : Élément de menuiserie équipant cette ouverture et comportant un châssis fixe (ou dormant) dans lequel vient s’encastrer un second châssis fixe ou mobile, pourvu d’un vitrage. Ouvrir, fermer la fenêtre.

- Croisillon : n. masc. : 1. Traverse d’une croix. 3. Traverse partageant une baie, une croisée. / n. plur. Baguettes de bois croisées qui maintiennent les carreaux des fenêtres anciennes.

- Linteau : n. masc. (lat. pop. limitans « qui limite »). Traverse horizontale de bois, de métal ou de pierre qui soutient la maçonnerie placée au-dessus d’une baie.

- Meneau : n. masc. 1. : Anc. Montant ou traverse de pierre qui compartimente une baie. 2. : Montant d’une croisée. / Moulure décorative d’un fronton.

- Nombre d’or : (souvent évoqué dans ces Cahiers) C’est l’expression numérique (1,618...) d’une proportion remarquable, connue depuis l’antiquité, liée à de nombreux phénomènes naturels et aux propriétés du pentagone, du décagone réguliers. Redécouverte au XV° siècle par Paccioli qui parle de « Divine proportion » et L. de Vinci de « Section dorée ». Il semblerait que l’expression « nombre d’or » ne soit pas antérieure au XIX°siècle. (« Que sais-je » P.U.F.).

- Piédroit ou pied-droit : n. masc. Montant ou mur vertical portant les retombées du couvrement de la baie ou celles des arcs, des voussures, etc. Syn. jambage.

- Rectangle : n. masc. GÉOM. Parallélogramme ayant quatre angles droits.
Note : Tout rectangle est suffisamment défini par sa longueur et sa largeur. Le rapport Longueur/largeur est conventionnellement appelé coéfficient de forme (K) . Le Carré est un rectangle à quatre côtés égaux.

- Sommier : n.masc. Claveau qui porte directement sur le support.

- Tableau (de baie) : épaisseur d’un mur faisant saillie en dehors d’un encadrement de porte ou de fenêtre.

- Trumeau : Par ext. ARCH. Pilier vertical séparant en deux la baie d’un portail et soutenant le linteau.

- Tympan : espace compris entre le linteau et la voussure d’un portail il est souvent orné de sculptures ( Christe en majesté dans les églises médiévales).

- Voûte : n. fém. (lat. pop. volvita, de volvere « enrouler »). Ouvrage de maçonnerie de profil courbe, destiné à couvrir l’espace vide situé entre ses supports (murs, colonnes, etc.).

- Voussure : n. fém. Chacun des arcs situés au-dessus d’un portail roman ou gothique. (En retrait les unes par rapport aux autres, les voussures sont généralement ornées de sculptures.) / Arc élémentaire dans une archivolte. / Portion de voûte ou petite voûte.

- Voussoir : voir claveau.

[2a/b=(a+b)/a

[3Détail tragi-cocasse : toutes avaient perdu leurs meneaux et croisillons en des temps pas si lointains où la base d’imposition foncière reposait sur le nombre d’ouvertures des façades.Deux seules ont été partiellement restaurées, mais elles ont perdu la belle unité d’origine

[4…Au Moyen Âge, l’architecte était le maître d’œuvre. Au XIIe siècle, il travaillait encore de ses mains parmi les ouvriers… C’est au cours du XIIIe siècle que le maître d’œuvre prend conscience de sa valeur et que, son état se modifiant, il cesse de travailler de ses mains. Le moine prédicateur Nicolas de Biard, en protestant contre les nouvelles manières des maîtres de chantier, nous renseigne à cet égard : « Il ordonne seulement par la parole et n’y met jamais la main, cependant reçoit un salaire plus considérable que les autres… Les maîtres maçons, ayant en main la baguette et les gants, disent aux autres : « Par-ci me taille » et ne travaillent point. » Ces maîtres d’œuvre jouissaient d’un grand prestige et de toutes sortes de privilèges… Certains s’enrichirent notablement, devinrent propriétaires, s’installèrent à leur compte comme carriers et comme entrepreneurs. La plupart sont restés anonymes… (Encyclopédie Hachette 99)

[5Avant le XV° siècle, les maisons d’habitation, hormis les hôtels de notables, étaient le plus souvent construites en bois.

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19 Messages

  • Un petit régal et bonheur matinal...!je m’en vais désormais regarder d’un autre oeil portes et fenêtres lors de mes multiples périgrinations. Un grand merci pour ce travail ! Joëlle (de Moselle)

    Répondre à ce message

    • Baies, linteaux et voussures... (2e partie) 24 mai 2008 13:52, par Jean-Charles CAUCHON

      Bonjour

      Remarquable article sur les techniques de constrution en pierre.
      J’oserai cependant quelques remarques qui ont trait aux ouvertures dans mon pays de la Hague en Normandie. Je tiens cela de mon père de mon grand-père et de mes ascendants qui travaillaient la pierre.
      En effet, ce que vous appelez un pied droit, chez nous on l’appelait s’il était en contact le seuil ou l’appui, un jambage. Au dessus une pierre horizontale s’appelait un lancis et s’il y avait une autre pierre du genre jambage au-dessus cela s’appelait une quille.
      Le lancis non seulement constituait une façade mais une feuillure était taillée, il ne joignait pas les deux parements. Si sa face interne se prolongeait pour croiser l’ensemble des deux parements il prenait le nom de crochis. A partir de la feuillure, il s’ouvrait pour donner une ouverture à l’embrasure.
      La pierre d’angle de l’embrasure avec le parement interne formait un angle ouvert et s’appelait un écoinçon.( Je ne peux garantir l’orthographe des termes).

      Par contre détail intéressant, vous démontrez plusieurs solutions pour décharger les linteaux du poids de la maçonnerie. Mon père me faisait remarquer que pour « décharger » de ce poids la queue des linteaux, il posait une pierre assez longue à cheval sur l’extrémité de chaque côté. Ainsi par le biais du croisement naturel des pierres, il se formait naturellement une voute déchargeant le linteau du poids de la maçonnerie.
      Autre petit détail amusant : les pierres ou moëllons devaient se croiser les uns au dessus des autres afin de ne pas former de ligne verticale. Si par malheur cette brisure était verticlae sur plus de cinq pierres, cela s’appelait une « queue de vache ».

      Voilà je vous remercie de m’avoir lu et je voulais simplement vous faire connaître nos quelques us et coutume de construction dans mon pays et perdurer ainsi le souvenir de nos ancêtres bâtisseurs.

      Voir en ligne : Baies, linteaux et voussures 2° partie

      Répondre à ce message

  • Bonjour Monsieur,
    je viens de découvrir votre article et le trouve extrèmement intéressant- je regarderai notre patrimoine sous un autre jour-
    pourriez vous m’aider svp - je recherche ce que sont devenus les tailleurs de pierres Pierre et Guillaume LE GOARAGUER maitre-d’oeuvre de la cathédrale de Quimper vers 1470- mes recherches sont infructueuses depuis 20 ans
    cordialement
    et merci de m’avoir lu
    Gabriel GORAGUER

    Répondre à ce message

    • Baies, linteaux et voussures... (2e partie) 8 juillet 2008 09:59, par Jacques Auguste Colin

      Bonjour Monsieur Goraguer
      Il est assez rare que des tailleurs de pierre (vos ancêtres ?) aient été « Maîtres d’oeuvre » de l’ouvrage auquel ils apportaient leur talent. Dans le cas de Quimper, déja gothique il me semble, le nom du Maître d’oeuvre (pas encore appelé « architecte ») est peut-être cité dans les documents ecclésiastiques locaux...

      Pour les tailleurs de pierre (qui ont toute mon affection et mon respect), il en est de même pour des milliers de compagnons demeurés anonymes, sauf parfois par une signature esotérique sur un chapiteau ou une corniche... S’il figurent dans votre généalogie, vous avez de la chance..!

      Cordialement

      J.A.Colin

      Répondre à ce message

  • bonjour,
    et également un grand merci. il y a à Bar le Duc et dans ses environs un grand nombre de maisons anciennes, en particulier Renaissance, sur lesquelles je pourrai avoir un regard un peu plus exercé !
    FB(55)

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  • Baies, linteaux et voussures... (2e partie) 24 mai 2008 10:17, par Richard JEANDELLE

    Félicitations, bel arcticle, bien documenté, qui a le mérite d’inciter à voir ce que nous connaissons au quotidien de manière différente.

    Un petit reproche cependant, qui a son importance dans l’histoire de la baie, et qu’à mon avis vous n’avez pas traité : les fabuleuses inventions gothiques de l’ogive et de l’arc boutant qui ont permis d’évider les murs (et conséquemment de créer d’immenses baies), contrairement à ce qui existait à l’époque romane quand il fallait reprendre, sur les murs, l’intégralité des charges des voutes en berceau.
    A noter également que l’agrandissement de la taille des baies s’est faite conjointement avec l’évolution des techniques de fabrication du verre (et conséquemment des fenêtres).
    Cordialement,
    Richard

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  • Bravo ! Enfin, en termes simples ( et non simplistes !), un explication qui permet de mieux comprendre l’évolution de l’arrivée de la lumière dans nos maisons !

    La prochaine fois que j’ irai à CHARLIEU, j’aurai, enfin, des ébauches de résolution aux problèmes que je me posais
    Encore merci

    Yves Chabannes

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  • Baies, linteaux et voussures... (2e partie) 24 mai 2008 18:54, par Jacky LABORDE,Ing-Conseil Honoraire,7,allée du Moura,64600 ANGLET

    Voilà une planche remarquablement spéculative ,digne d’un atelier.Pour ceux qui voudraient poursuivre l’étude sur le mode opératif et technique nous vous signalons deux ouvrages:1°)« La maçonnerie » de Guy BRIGAUX -Eyrolles,1959(linteaux,voûtes et arcs usités dans le bâtiment)2°) « Le guide du diagnostic des structures » Edité pa l’A.N.A.H.,le Ministère de l’Urbanisme et les ingénieurs de la SOCOTEC:chapitre I) Reconnaissance de l’édifice-chapitre II-69):Les voûtes anciennes,courbes de pressions,fibre moyenne etc..
    Enfin je me permettrai de citer Jean Guéhenno pour mieux exprimer mes sentiments de vieux constructeur :« J’ai souvent pensé que la plus grande et la plus émouvante histoire serait l’histoire des hommes sans histoire,des hommes sans papier,mais elle est impossible à écrire.Ils sont passés comme des troupeaux d’ombres sur les chemin de la terre et l’on y chercherait en vain la trace de leurs pas.Ce qu’ils ont laissé tous ensemble,les monuments,quelque menhir,quelque temple,quelque pyramide,autorisent seulement le rêve.Les pierres nous aident à dâter les siècles mais les maçons qui les manièrent n’ont pas d’âge,pas plus que les vastes plaines défrichées,cultivées,la campagne humaine. »Merci à J.Auguste COLIN pour m’avoir permis de citer ce texteque j’ai lu,sur la tombe de mon vieux père-constructeur,le jour de son décés. J’ai dit !...

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  • Baies, linteaux et voussures... (2e partie) 24 mai 2008 22:33, par Michel M. Hourman

    Passionnant , je l’ai relu deux fois coup sur coup, une première fois par curiosité une seconde fois pour en appréhender tout le sel. Très bien documenté, simple à lire mais pas du tout simplet, dorénavant, je vais regarder les ouvertures de nos maisons différemment ! j’en ai fait un copier/imprimer.....

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  • Baies, linteaux et voussures... (2e partie) 25 mai 2008 10:47, par Pierre KIRCH

    Monsieur,

    Une fois encore le site de Généanet m’aura surpris...
    Y trouver en effet une rubrique sur les portes et fenêtres parait dans les limites du logique , mais quand on y réfléchit bien ,l’architecture passée fait partie intégrante de la vie de nos ancêtres et leurs solutions au fil du temps à des problèmes techniques alliant l’esthétique sont remarquables ;
    -j’ai beaucoup appris ce matin à vous lire ;
    -Sur le plateau Ardéchois où je tente de faire revivre ,depuis 12 ans,une partie d’une maison forte (construction : 1291/1303) j’ai avec toutes les « redites » liées aux guerres de religion maintes ouvertures allant du « fénéstrou » à la fenêtre à Meneau ,ces dernières ayant d’ailleurs à l’époque des impots sur les portes et fenêtres ,subi des démolitions (ablation du pilier central et de la traverse ) et pour « améliorer » on mettait ,en sus,au milieu du linteau un I pn permettant de monter les charges à l’étage ;comment ledit linteau pouvait tenir dans ces conditions ???? pour certains meneaux il y avait au dessus un arc de décharge ,mais pour d’autres un linteau droit, complémentaire avec un claveau médian .
    -refaisant un matin un triangle de décharge avec deux madriers de chataignier tricentenaires récupérés dans les poutres d’un toit effondré , et comblant (autodicacte ignorant !!!) le dessous du dit triangle avec quelques pierres liées à la chaux St Astier, un ancien m’a dit que je devais laisser la place libre et y bourrer de la bruyère avec du soufre car cela chassait le diable ; la nécéssité architecturale que cet homme ne devait pas connaitre avait été travestie dans la mémoire collective d’un élément de superstition !!!!
    Ce jour nous faisons le repas de Baptême de ma petite fille dans l’ancienne cuisine ( en fait la salle des gardes ) avec une cheminée de 3 métres de portée et de 1.5 de profondeur avec un avaloir de 3 métres au moins . je vais mesurer le rapport K des fenêtres à Meneaux et voir si je tombe sur le nombre PHI !!!!
    Bonne journée à vous et encore félicitations pour vos articles
    Pierre KIRCH.

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    • Baies, linteaux et voussures... (2e partie) 25 mai 2008 16:16, par Thierry Sabot

      Bonjour,

      Merci beaucoup pour votre message... Généanet s’est fait le relais de l’annonce de cet article... ce dernier ayant été publié sur www.histoire-genealogie.com - Bon dimanche, Cordialement, Thierry Sabot...

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    • Baies, linteaux et voussures... (2e partie) 30 mai 2008 09:17, par Marcel Marie Monnier

      Monsieur,
      Dans le prolongement de votre « surprise » à relier la généalogie à l’architecture, je me permets de porter à votre connaissance le site internet http://linteaux-de-france.com.
      Il y a plus de 10 000 objets architecturaux référencés. Ce sont des objets architecturaux où sont mentionnés les NOMS ou INITIALES des commanditaires de l’objet, avec la date, la plupart du temps.
      On est donc en plein dans une relation étroite entre Généalogie et Architecture puisque beaucoup de généalogistes peuvent y retrouver leurs ancêtres. Même s’il y a eu des réemplois, on se trouve bel et bien face à une demeure ayant appartenue aux ancêtres et face à un objet qu’ils ont eu la fierté de construire pour eux, mais aussi pour NOUS.
      Il y a près de 5000 photos sur le site.
      Vous pourrez constater la diversité des linteaux et en conséquence les mettre en relation avec l’architecture et les modes de construction cités dans l’article.
      Je vous souhaite là aussi beaucoup de satisfactions.
      Cordialement.
      Marcel Marie Monnier

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  • Baies, linteaux et voussures... (2e partie) 25 mai 2008 20:41, par michèle Riolet

    bonjour Monsieur,
    je suis très intéressée par vos pages sur« Baies, linteaux et voussures » :
    j’essaie de faire un petit texte d’explications sur la tour-clocher de mon village..mais il me manque de connaître la densité du grès ,pour trouver le poids total (environ)des pierres du clocher :
    je n’ai pas trouvé cette information même sur des sites de géologues ;
    si vous-même ou un lecteur avait celle-ci,je vous en serais gréee
    cordialement
    Madame Riolet michèle

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  • Baies, linteaux et voussures... (2e partie) 31 mai 2008 11:48, par laure Dolhen

    magnifique !! Merci !

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  • Baies, linteaux et voussures... (2e partie) 2 juin 2008 10:53, par marcel marie monnier

    Bonjour,
    L’auteur de l’article, ou l’éditeur, peut-il m’autoriser à utiliser l’image de l’écu du maître d’oeuvre Benoist Guyot sur mon site http://linteaux-de-france.com en lieu et place du dessin de l’écu qui s’y trouve déjà, avec mention du crédit à l’article, cela va de soi. Merci.
    Marcel Marie Monnier

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  • Baies, linteaux et voussures... (2e partie) 6 juillet 2008 10:43, par J.A.Colin

    Bonjour à tous, sympathiques correspondants,

    De retour sur le site, après un « break » d’un mois imposé par l’âge et la santé, je découvre vos messages avec un immense plaisir, autant pour vos compliments que pour vos critiques (oh bien lègères)...

    Je voudrais pouvoir répondre à chacun mais cela m’est impossible. Soyez sûrs cependant que je prends note de toutes vos observations ainsi que des compléments apportés qui enrichissent mon texte, et ma documentation personnelle. Merci à tous.

    Fort de vos encouragements, je me propose de continuer à vous entretenir sur ce site de ma vision poétique de la manière de construire de nos ancêtres d’avant la Renaissance et la naissance des mathématiques modernes.( dont notre connaissance fausse souvent le regard que nous lui portons..!)

    Avec le secours de votre indulgence, je vous dis très cordialement : à bientôt !

    Jacques Auguste Colin

    Voir en ligne : http://perso.orange.fr/jacques.a.colin

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