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Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat

Le jeudi 13 octobre 2016, par Philippe de Ladebat

Voici une photo du Capitaine de frégate Gaston (Alexandre, Félix, Emile) Peyrouton Laffon de Ladebat (29/07/1841 – 05/06/1885).

JPEG - 262.1 ko
Photo prise à l’École Navale.

Né à Paris le 29 juillet 1841, Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat fait ses études secondaires à Paris puis intègre l’École Navale. Aspirant en 1860, Enseigne de vaisseau en 1864 et Lieutenant de vaisseau en 1868, il va ensuite participer en mer à la campagne de Chine.

En 1872 il est fait Chevalier de la Légion d’honneur ; la même année il publie une étude sur « La régulation des compas ». En 1879 il prend le commandement du « Cher ». Capitaine de frégate en 1881, il est alors nommé commandant en second de l’École Navale ainsi que du vaisseau-école « Le Borda ».

En 1884 il commande « Le Desaix » et c’est en avril 1885 qu’il prend le commandement de l’aviso « Le Renard ». Lors d’une mission dans le golfe d’Aden, le navire est perdu corps et biens deux mois plus tard dans un typhon.

Après son mariage en 1868, il avait résidé successivement à Brest, où naît son premier fils Émile (mon grand-père), puis au Havre où naît son second fils Georges et finalement à Cherbourg où naît sa fille Clotilde. Après son décès sa veuve recevra comme pension « un bureau de tabac » à Cherbourg, puis s’établira à Paris avec ses trois enfants âgés respectivement de 17, 12 et 4 ans.

Note : je serais intéressé de savoir si l’ancêtre d’un des lecteurs de ce site s’est, elle aussi, vu attribuer un « bureau de tabac » à la mort de son mari en service, comme pension (de réversion comme on dit aujourd’hui). J’ignore les origines et raisons de cette pratique dans notre Marine Nationale au XIXe siècle.

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21 Messages

  • Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat 12 octobre 2016 15:00, par Michel Guironnet

    Bonjour Philippe,

    Bel article, bien documenté et plaisant à lire, comme toujours !
    Félicitations.

    Sur votre question, je peux vous dire que ce « privilège » pour les veuves des militaires morts en service date de Napoléon, en 1811.
    Ce que l’on appelle « les emplois réservés » ne concerne pas que la Marine mais toutes les armes. Et il n’y a pas que les bureaux de tabac « réservés » mais également d’autres régies d’Etat.

    Jusque dans les années 30, paraissent dans le Journal Officiel les attributions faites de ces emplois, souvent sous le nom de jeune fille de la veuve.
    C’est là qu’il vous faut chercher d’abord et ensuite aux archives du département concerné.
    La « récipiendaire » devait déposé une demande et son dossier parfois contient bien des pièces.

    D’ailleurs, il serait utile à mon avis de préciser le nom de cette veuve.

    Cordialement.
    Michel Guironnet

    Répondre à ce message

    • Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat 15 octobre 2016 19:48, par Philippe de Ladebat

      Bonsoir Michel,
      Merci pour ces informations précises et tes suggestions de recherches. Je voudrais aussi me faire une idée sur le niveau de la redevance qui lui était ainsi procurée comme titulaire d’un bureau de tabac à Cherbourg en 1885.
      Philippe

      Répondre à ce message

      • Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat 16 octobre 2016 14:44, par Martine Hautot

        Bonjour , Philippe

        d’après cet article
        http://bureautabac.fr/historique-bureaux-tabac
        avant 1906 ,il n’y avait pas de somme fixe pour la tenue d’un bureau de tabac mais une majoration sur les ventes encadrée par l’état. Fumait-on beaucoup en Bretagne alors ?
        Bonne suite dans vos recherches
        Martine Hautot

        Répondre à ce message

        • Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat 16 octobre 2016 18:16, par Philippe de Ladebat

          Bonsoir Martine
          Merci pour l’adresse de ce site.
          Si j’ai bien compris à la fin du XIXe le « Titulaire » du bureau de tabac recevait une redevance fixe sans être obligé d’assurer l’exploitation commerciale qui, elle, était confiée à un « Gérant » qui tenait le magasin et était rémunéré par un pourcentage sur ses ventes.
          Quant à la consommation de tabac en Bretagne à l’époque je n’en sais rien. Pour avoir bien souvent navigué et fréquenté des ports en Bretagne Sud dans las années 1970..., je sais que le marin pêcheur fumait et chiquait beaucoup quand il avait les mains libres.
          Bien cordialement
          Philippe

          Répondre à ce message

          • Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat 16 octobre 2016 20:22, par Anne des Désert

            Bonsoir,

            Je ne sais pas si ce dispositif qui permettait aux veuves de militaires souvent jeunes et n’ayant qu’une petite pension de percevoir une petite rente sur les revenus des Bureaux Tabacs est abrogé.

            Dans les années 1960, il existait toujours mais il fallait en faire expressément la demande et pour cela il fallait savoir que ce dispositif existât, or il était souvent ignoré.

            Cordialement.

            Anne des D.

            Répondre à ce message

  • Bonsoir, le grand-père de mon épouse était professeur agrégé, il est décédé très jeune, sa veuve avait en charge trois enfants dont un de 4 ans, elle n’avait pas de profession, elle a donc bénéficié « d’un bureau de tabac » vers 1911 après de très nombreuses interventions du sénateur local.
    Cordialement.
    Jean ORAIN

    Répondre à ce message

  • Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat 15 octobre 2016 00:08, par JEAN ORAIN

    Bonsoir,
    vous trouverez sur le site ecole.nav.traditions.free.fr
    des renseignements sur cet officier de la promotion 1858 avec des articles de presse sur le dernier naufrage et toute sa carrière.
    C’est un site exceptionnel ; bonne lecture.
    Cordialement.

    Répondre à ce message

    • Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat 16 octobre 2016 15:08, par Martine Hautot

      En complément

      Didier NOURRISSON, « Tabac au débit », Histoire par l’image [en ligne], consulté le 16 Octobre 2016. URL : http://www.histoire-image.org/etudes/tabac-debit

      "Le débit de tabac dans la première moitié du XIXe siècle
       

      " La vente de tabac dans des débits ne date pas du XIXe siècle : le premier débit connu, « la civette », du nom d’un petit rongeur dont le musc était apprécié en parfumerie, remonte à 1716. Ces commerces sont parfois signalés par une statue de Turc fumant le chibouque, ou par une « carotte », paquet de feuilles attachées ensemble afin d’être râpées et consommées en prise. 

      Au XIXe siècle, la fabrication et la vente du tabac sont assurées dans le cadre d’un monopole d’État, remontant à l’Ancien Régime : en 1810, Napoléon Ier crée la Régie des Tabacs. En 1815, onze manufactures traitent 9 000 tonnes de tabac par jour. Le tabac utilisé provient de France pour une petite part ; l’essentiel, avec la reprise des relations commerciales après le blocus continental imposé par l’empereur, vient des États-Unis (Virginie) et du Proche-Orient, ce « Levant » qui fascine tant la société française de l’époque. Les débitants ne sont pas de simples commerçants ; ils deviennent des agents de l’administration chargés de la vente des produits de la Régie et, à ce titre, sont soigneusement recrutés et étroitement surveillés. Assez rémunérateur, le poste est souvent confié à d’anciens militaires, à leurs femmes ou à leurs veuves, à leurs enfants, à d’anciens fonctionnaires ou à des personnes qui, disent les textes, « auront accompli dans un intérêt public des actes de courage ou de dévouement  ».{}"

      Répondre à ce message

    • Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat 16 octobre 2016 17:45, par Philippe de Ladebat

      Bonjour
      Je connais bien sûr le site que vous me signalez mais il ne répond pas du tout à la question que je pose concernant l’attribution de bureaux de tabac aux veuves d’officiers de la Marine nationale en 1885.
      Quand au naufrage de l’aviso Le Renard vous trouverez des renseignements plus détaillés sur Histoire-Généalogie :
      http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article845
      Cordialement

      Répondre à ce message

    • Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat 16 octobre 2016 18:33, par Philippe de Ladebat

      Réponse à Jean Orain message du 15/10/2016 00h08 : message mal placé...

      Bonjour
      Je connais bien sûr le site que vous me signalez mais il ne répond pas du tout à la question que je pose concernant l’attribution de bureaux de tabac aux veuves d’officiers de la Marine nationale en 1885.
      Quand au naufrage de l’aviso Le Renard vous trouverez des renseignements plus détaillés sur Histoire-Généalogie :
      http://www.histoire-genealogie.com/...
      Cordialement

      Répondre à ce message

  • Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat 17 octobre 2016 10:01, par Martine Hautot

    Bonjour,Philippe,
    vous trouverez sur gallica un BO du ministère de l’Intérieur de 1873( A36 N12) page 558, présentant un rapport au Président de la Republique sur l’organisation des bureaux de tabac en deux catégories selon leur chiffre d’affaire et sur les catégories de candidatures recevables . Il existe sans doute d’autres textes sur Gallica mais c’est une mine à explorer !

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54436766/f50.image.r=%22bureaux%20de%20tabac%20%22

    Bien cordialement,
    Martine Hautot

    Répondre à ce message

  • Bonjour Philippe,

    Les archives départementales de la Manche sont à Saint-Lô.

    De nombreux documents concernant Cherbourg s’y trouvent.

    Répondre à ce message

  • Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat 9 novembre 2016 20:28, par Philippe Monier

    Bonsoir Philippe,

    Je ne puis vous répondre à votre interrogation, mais j’avais étonné de cette attribution.

    Votre aïeul fait partie de mon arbre, la mère de son épouse était une Copigneaux, et j’ai fait une généalogie assez complète de ce patronyme, remontant jusqu’en 1575.

    Je suis un descendant des Copigneaux, par le biais d’un grand-père maternel.

    Cordialement

    Philippe

    Répondre à ce message

  • https://www.amazon.fr/M%C3%A9moires-paysan-bas-breton-Jean-Marie-Deguignet/dp/2266107291
    Bonjour,
    Dans son livre, Jean Marie Deguignet, explique comment il a obtenu un bureau de tabac.

    Bonne journée

    Répondre à ce message

  • Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat 21 août 2020 07:54, par Leroux Gisèle

    Bonjour, je ne connaissais pas pour les bureaux de tabacs, par contre j’ai toujours entendu que les kiosques pour la loterie etaient réservés aux blessés de guerre.

    Merci pour ces renseignements très interesants.

    Répondre à ce message

    • Bonjour,
      Dans les années 60, j’étais très jeune avec des grands parents nées avant 1900.
      Je me souviens bien des hommes qui avaient été soldats en 14/18 et qui vendaient les billets de loterie.
      On les appelaient les gueules cassées.
      Ils en avaient le monopole.
      Je n’avais pas 10 ans... Mais je me souviens de visages sans nez, une demi mâchoire...

      Répondre à ce message

  • Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat 21 août 2020 11:21, par François Rousselot

    Bonjour, des veuves de guerre (14-18) ont bénéficié de cette forme de secours. J’ignorais qu’elles pouvaient faire gérer le débit de tabac.
    Des soldats de l’empire romain pouvaient recevoir des terres agricoles à la fin de leur service (en guise de retraite ?).
    A mon tour de poser une question : au 18 ème siècle, en Lorraine, des anciens militaires deviennent meunier. En recevant un moulin ? En obtenant l’autoristion de construire un bief ou un moulin ? Je ne sais pas. S’agit-il là aussi d’une « récompense » ? Qui pourrait me renseigner ?
    Merci
    François

    Répondre à ce message

  • Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat 21 août 2020 11:36, par Patrice Quesnel

    Bonjour,

    il existe une législation, qui a évolué dans le temps depuis Napoléon I, qui prévoyait des « emplois réservés » pour des gens se trouvant en situation précaire à cause de services rendus à la Patrie par eux-mêmes ou leurs proches directs.

    Pour les enfants, cela se traduisait, en principe, par le statut de pupille de la Nation.

    Pour les adultes par l’attribution d’un emploi réservé, après constitution d’un dossier et mise en liste d’attente, et selon les priorités données par le ministère concerné (les ministères de chaque armée, et de certains services, étaient souvent distincts.

    A ma connaissance cela existe toujours, et les buralistes font partie de ces emplois réservés ainsi que d’autres titulaires d’emplois des « régies de l’Etat », terme parfois abusif ;et sont de fait soumis à numerus clausus géré par la Préfecture du département
    — >
    Sur le site fonction.publique.gouv.fr :
    Qui peut en bénéficier ?

    • les pensionnés de guerre civils et militaires et les personnes assimilées, leur conjoint survivant, leurs orphelins et leurs enfants ainsi que les enfants de Harkis ; ce sont les bénéficiaires prioritaires ;
    • les militaires en activité ou libérés depuis moins de trois ans.

    Cordialement
    P. Quesnel

    Répondre à ce message

  • Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat 23 août 2020 06:32, par Michel Guironnet

    Bonjour Philippe,

    Trouvé dans « L’Intransigeant » du 28 mai 1895 au sujet de l’attribution des « Carottes de tabac » :
    En revanche, la distribution se fait avec une désinvolture sans pareille, lorsqu’il s’agit de quémandeurs apparentés aux distributeurs de ces faveurs gouvernementales.
    C’est ainsi que M. Plique, sous-chef de bureau des débits de tabac au cabinet du ministre des finances, et M. Garnier, chef de bureau du même service, se sont offert des concessions de londres à quasi-perpétuité.
    Plique a fait appliquer à sa sœur un bureau de tabac d’un rendement de 2,500 fr ; titres de la concessionnaire : fille d’un garde national !
    Garnier, lui, a accordé un débit à Mme veuve Peyroutou de Ladebat, mais cette veuve est devenue... Mme Garnier. Garnier est-il resté titulaire, depuis son mariage, et a-t-il- continué à vendre de la carotte ? On a perdu la trace du bureau de tabac ; on sait seulement qu’il est à Paris.
    Plique et Garnier ne seront, d’ailleurs, pas inquiétés...

    Cordialement.
    Michel Guironnet

    Répondre à ce message

    • Le Capitaine de frégate Gaston Peyrouton Laffon de Ladebat 23 août 2020 10:02, par Philippe de Ladebat

      Bonjour Michel,
      Merci pour cet article de l’Intransigeant qui illustre concrètement l’une des pratiques frauduleuses de détournement de fonds publics.Il s’agit en l’espèce des attributions de licences de fonds de tabac normalement et notamment concédées aux veuves de guerre de marins français. En la circonstance il s’agit à l’évidence d’un système de substitutions de noms de bénéficiaires...
      Une loi de 1992 (article 432-15 du code pénal) prevoit désormais 10 ans de prison et une amende de 1.000.000 d’euros pour les détournements de fonds publics.
      Bien cordialement
      Philippe

      Répondre à ce message

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