Drôle d’époque pour les Paroissiens
Bonjour, amis du XXIe siècle,
Je m’appelle Nicolas Florent TOUSSAINT, je viens de fêter mes 26 ans, je réside à Damvillers (tout nouveau département de la Meuse). Tailleur d’habits est mon métier qui m’a été transmis par mon père qui le tenait du sien, je suis né en 1765 à Marville en Lorraine, territoire français depuis tout juste 25 ans...
Lorrains depuis la nuit des temps, plus attachés à leurs racines et à leurs traditions qu’à ceux qui les gouvernent, les membres de ma famille ont traversé, sans trop de dommages, les vicissitudes d’une histoire mouvementée liée à notre territoire frontalier.
Depuis 1789, on s’intéresse beaucoup aux événements qui se passent à Paris et la municipalité prend bien soin de modeler sa conduite sur celle de l’assemblée constituante. La révolution avançant à grands pas, un espoir d’émancipation et de liberté nous anime, à notre esprit apparaît un avenir brillant. Mais cette heureuse confiance commence à faiblir et la panique passe à son comble quand on aperçoit, en 1791, quelques soldats prussiens dans la région de Commercy [1].
Pour défendre la nouvelle patrie, contre cette 1re coalition, la majorité des hommes de notre commune, âgés de 18 à 40 ans, a rejoint les rangs des gardes nationales ou les bataillons de volontaires nationaux, mon jeune frère, Jean-Baptiste, en fait partie. Même le boulanger et le boucher sont partis, restent quelques vignerons indispensables à l’approvisionnement des troupes en garnison dans le village.
Passés les moments d’euphorie patriotique, la révolution, pour maintenir sa pérennité, a pris des mesures d’une extrême rigueur contre tout suspect au nouveau régime. Le spectre de la guillotine et du bagne commence à faire régner un sentiment de terreur.
Heureusement, notre village est relativement épargné par les horreurs et les excès des exaltés mais tous ces bouleversements commencent à nous peser. D’autant plus que le commerce s’est arrêté depuis un certain temps et que les provisions commencent à manquer. Le pain est tellement rare qu’il vaut trente sous la livre, quelques secours en riz adoucissent un peu nos conditions de vie misérables et nous attendons, avec impatience, les prochaines récoltes.
Les femmes du village deviennent des lionnes à ne pouvoir nourrir suffisamment leur famille [2], seul le secours de la religion peut, leur accorder un peu de réconfort par ces temps de malheur.
La cure de notre paroisse
Notre bon curé se nomme Gérard Mandre, il a choisi la voie la plus difficile pour arriver jusqu’à nous. Il a réussi au concours de l’institution du concile de Trente et a obtenu, par ses qualités de jeune docteur en Sorbonne, la cure de Damvillers en 1784 à l’âge de 37 ans.
C’est un lettré qui prend soin de ses registres qu’il remplit d’une belle écriture sereine qui lui confère un grand respect de notre part. Il est dévoué et participe à notre joie pendant les baptêmes et les mariages. Quand cela se présente, sur la parole de la Sage-femme qui a procédé à l’ondoiement de nourrissons en grand péril de mort à la naissance, il donne les bénédictions indispensables au repos de ces petites âmes et apporte ainsi l’apaisement aux parents et soutient les vivants lors des nombreuses cérémonies de deuil.
Le 27 novembre 1790, un décret oblige, sous peine de révocation, tous les religieux à prêter serment à la Constitution Civile du clergé. Dès lors, certains jurent serment, on les appelle les assermentés ou les constitutionnels.
Heureusement, notre province prend quelques retards dans l’application de ce décret et notre bon curé officie encore en ce début 1791, dans l’église dépouillée de tout ornement. Mais cela ne va pas durer...
C’est à partir du 23e jour du mois d’avril de cette année 1791, que tout part de travers, Gérard Mandre, exilé à Verdun pour écrire ses mémoires, est remplacé par un curé assermenté.
Il se nomme Nicolas Fauvelle, est né en 1751, baptisé à la paroisse de St Médard de Verdun, a été vicaire auprès de A. Rouyer à Issoncourt de 1777 à 1778. Pour une raison qui m’échappe, il a résigné, devant notaire en 1786, en faveur de Mr X…., curé, qui est tenu de lui verser une pension à vie, dans la limite de 30% des revenus de la cure à laquelle il vient de renoncer [3]. En 1790, il a prêté serment en renonçant à ses vœux d’origine. Il devient fonctionnaire de l’état et perçoit une pension de 1200 £.
Nous voici donc affublés d’un prêtre du renoncement et, même s’il n’est pas le seul dans ce cas, on ne va ni l’accueillir en fanfare, ni lui jeter des pierres, comme dans certains villages de la région.
Les registres perdent en présentation mais il remplit ses fonctions de charge d’âmes, ni plus, ni moins bien qu’un autre. Je reçois, d’ailleurs, sa bénédiction lors de mon union avec Anne, le 16 août 1792 sur l’acte de mariage, il a signé : « Nicolas Fauvelle, curé de Damvillers ».
A partir de 1793, il n’est plus question de bénédiction, conformément aux exigences en vigueur, les actes sont inscrits sur un « Registre Civil » et le nom de notre officiant est suivi de la mention « Officier Public ».
Au fil des mois, les révolutionnaires continuent leur œuvre de déchristianisation par un durcissement des règles à observer.
Suite à l’avènement, le 6 octobre 1793, du calendrier républicain dans lequel on supprime tous les Saints remplacés par des noms de fruits, de fleurs...nous commençons à perdre l’espoir du salut éternel auquel nous étions habitués depuis des temps immémoriaux.
Le mariage du curé le 14 avril 1794
Le coup de grâce arrive le 25 germinal de l’an II de la République Française, une et indivisible quand à 9 heures du matin, l’officier du conseil général de la commune de Damvillers prononce, après les formules d’usage, que le citoyen Nicolas FAUVELLE et Barbe Geoffroy sont unis par le mariage... [4].

- AD Meuse – DAMVILLERS - Naissances, Mariages, Décès (1792-1802) (2 E 149 (3) - Extrait de l’acte de mariage de Nicolas FAUVELLE, curé de Damvillers avec Barbe GEOFFROY le 14-04-1794.
Ma femme en tombe de sa chaise quand je lui apprends la nouvelle.
Sans attendre l’arrêté du 21 fructidor (7 septembre 1794), il a renoncé à ses vœux, encore une fois…
Pour finir mon histoire, il a quitté la commune pour aller s’installer à Verdun.
J’ai appris par la suite que de cette union en juste noce avec sa jeune épouse de 24 ans, sont nés trois enfants : Hyacinthe née le 18 thermidor de l’an II, Joseph Nicolas en 1797 et Jean Nicolas en 1799.
Âgé de 54 ans, il est mort, à son domicile de Verdun, le 20 mars 1806 à quatre heures de l’après-midi, en présence de sa femme.
Il est cité sur l’acte de décès comme Sieur Nicolas Fauvelle, ex curé, pensionnaire, dit Ecclésiastique... [5].

Il n’a pas renoncé aux liens sacrés du mariage.
Messages
1. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 16 mars 2018, 10:03, par Jacques Dupé
Excellent !
Mais quel bouleversement pour nos ancêtres ! Ils ont dû s’adapter à un nouvel univers. Merci pour ce texte.
1. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 16 mars 2018, 21:46, par Marlie Toussaint
Bonsoir,
Merci pour votre compliment.
Effectivement quels changements brutaux !
Un appauvrissement moral conjugué à d’autres maux de cette époque perturbée, cela a dû être très difficile !
Cordialement
Marlie Toussaint
2. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 16 mars 2018, 10:25, par Michel Guironnet
Bravo pour votre article !
Ces mariages, plus ou moins forcés, furent une épreuve pour nombre de ces prêtres.
A Condrieu (Rhône), les deux frères, deux anciens moines, sont obligés de se marier.
Sous le Concordat, l’un demandera "pardon" à l’Eglise, l’autre sera mort avant la "réconciliation" !
Voir ma série d’articles :
https://www.histoire-genealogie.com/-Les-freres-Annet-et-Jacques-Vertamy- (surtout le 5 et 6)
Cordialement.
Michel Guironnet
1. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 16 mars 2018, 16:26, par Michel Gouzou
Merci pour cette belle histoire.
En fait, le bon curé n’a fait que respecter la Bible. La Bible catholique de l’Abbé Crampon de 1905, comme les autres Bibles d’ailleurs dit dans la 1re Épître à Timothée ch 3 versets 2 à 5 : "Il faut que l’évêque (ou l’épiscope) n’ait eu qu’une seule femme ...qu’il gouverne bien sa propre maison, et qu’il tienne ses enfants dans la soumission....Car si quelqu’un ne sait pas gouverner sa propre maison, comment aurait-il soin de l’Église de Dieu ?"
Ce qui est vrai pour l’évêque est aussi vrai pour les diacres.
Félicitations pour ce bon récit.
Michel Gouzou
2. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 16 mars 2018, 21:42, par Marlie Toussaint
Merci pour vos précisions
Cordialement
Marlie Toussaint
3. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 16 mars 2018, 21:49, par Marlie Toussaint
Bonsoir,
Merci pour votre compliment
Je vais, de ce pas, voir votre lien
Cordialement
Marlie Toussaint
4. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 28 avril 2018, 19:36, par Deaucourt
Mariages forcés ? C’est bien la première fois que j’en entends parler ! Dans certains cas peut-être, je l’ignore ; mais généralement les intéressés étaient volontaires et leurs paroissiens n’avaient pas forcément l’air de leur en vouloir. Au contraire plusieurs d’entre eux avaient été plutôt contraints d’embrasser la carrière ecclésiastique, soit pour pouvoir poursuivre des études sans être à la charge de leurs parents, soit poussés par leur famille car ils avaient ainsi un état.
Les deux cas que vous racontez ne me semblent pas avoir été des martyrs de l’anticléricalisme révolutionnaire ou alors "à leur insu de leur plein gré" ! La naissance de Baudelaire est le résultat de cette "libération : son père, prêtre sans véritable vocation et sans paroisse, précepteur chez des nobles s’est empressé dès qu’il l’a pu de renoncer à son état pour convoler d’abord en 1797 puis devenu veuf, avec la mère de Baudelaire Caroline Dufaÿs
5. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 29 avril 2018, 16:47, par DARS Christian
Je dois dire que je n’ai jamais compris le "pourquoi" du voeu de célibat des prêtres catholiques, d’autant que nombre d’entre eux vivaient maritalement. Les évêques et autres archevêques du beau royaume de France, avaient des maîtresses, au vu et au su de tout le monde, qui leur donnaient des enfants. La Réforme Protestante a permit aux pasteurs de se marier , d’avoir des enfants, et de connaitre ainsi la même vie que leurs paroissiens avec les joies et difficultés de la vie courante.
3. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 16 mars 2018, 17:50, par Claude Thoret
Bon article !
J’ai particulièrement apprécié votre approche qui consiste à faire parler un témoin pour expliquer les différentes situations des curés face à la révolution.
Cordialement
Claude THORET
1. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 16 mars 2018, 21:41, par Marlie Toussaint
Bonsoir,
Je vous remercie car c’est une première !
J’ai effectivement choisi de rendre vivant ce récit qui, à l’origine, était destiné à un petit cercle privé de lecteurs (pas nécessairement passionnés de généalogie)
Cordialement
Marlie Toussaint
4. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 16 mars 2018, 23:19, par Franck Boulinguez
Marlie,
Quelle magnifique idée d’avoir fait parler Nicolas à votre place...
L’usage de la première personne du singulier (je) et d’avoir rédigé principalement votre article au présent nous donne l’ envie de lire le récit jusqu’au bout...
J’ai adoré ! Bravo...
Cordialement
Franck
1. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 16 mars 2018, 23:51, par Marlie Toussaint
Grand Merci Franck
Effectivement, le présent m’a permis de faire revivre Nicolas Florent, mon but est atteint au delà de mes espérances !
C’est une première pour moi et votre compliment m’engage à renouveler l’expérience.
A bientôt
Marlie
5. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 17 mars 2018, 06:57, par LEJEUNE
Texte très intéressant qui redonne vie à ces ancêtres dont on a parfois du mal à imaginer la vie. Anecdote que je n’ai pas encore vue dans tout ce que je lis.
Le nom Toussaint m’a interpellée, ayant moi-même des Toussaint dans ma famille bien que d’autres lieux en Meuse.
Merci
Anne Lejeune
1. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 17 mars 2018, 09:24, par Marlie Toussaint
Bonjour Anne,
Je suis ravie de votre appréciation et vous en remercie.
Effectivement, le nom de Toussaint est très courant dans de nombreuses régions : alors bienvenue au club !
Grâce aux monographies des villes et villages, on peut mieux cerner l’ambiance dans laquelle vivaient nos aïeux et y trouver des trésors.
Cordialement
Marlie
6. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 17 mars 2018, 13:20, par Gisèle Lameth
Définition de résignation dans le dictionnaire : Fait d’abandonner quelque chose en faveur de quelqu’un. En jurisprudence canonique, la démission d’un bénéfice dans les mains du collateur ou du pape. Résignation pure et simple. Résignation forcée. Résignation en faveur de quelqu’un. Faire résignation. Donner sa résignation. Retirer sa résignation.
La résignation dans le domaine écclésiastique n’a rien à voir avec le renoncement au sens où vous l’entendez. C’est un terme couramment employé lorsqu’un curé quitte une paroisse (son bénéfice) pour une autre au profit de son successeur.
1. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 17 mars 2018, 14:18, par Marlie Toussaint
Merci pour vos précisions, je l’entends bien comme vous. Toutefois, pour le cas dont je parle, M.Fauvelle n’a pris aucune autre paroisse avec sa résignation (sauf preuve du contraire). Il peut y avoir une multitude d’explications à cela.... mais en faisant le tour du personnage, on pourrait imaginer qu’il n’avait pas choisi son destin. Il vous suffit de comparer la date de naissance de sa 1re fille (qui a vécu 3 ans) à sa date de mariage pour comprendre qu’il s’agissait tout simplement d’un homme...(j’ai volontairement passé sous silence ce renoncement là)
Cordialement. Marlie
7. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 17 mars 2018, 16:07, par jacques
Bravo.
Très bien écrit ... qui plus est à la 1re personne ce qui rend le récit captivant.
Une bonne idée pour "raconter et intéresser à l’Histoire".
Je garde l’idée.
1. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 17 mars 2018, 20:46, par Marlie Toussaint
Merci beaucoup,
Le partage de nos idées et de nos méthodes est le but : gardez, je vous l’offre de tout cœur !
Peut-être, pouvez-vous me donner le titre de votre dernier article...
Cordialement
Marlie Toussaint
8. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 17 mars 2018, 18:49, par Escallier Philippe
Une chronique assez semblable tirée de notre histoire familiale :
Il y eut des précédents !
En 1762, le bon roy Louis ordonne la fermeture des instituts jésuites et l’exclusion de l’Ordre. A ce moment Joseph-Innocent Escallier est prêtre jésuite au collège de Bourg-en-Bresse où il est Régent de Troisième. L’ordonnance leur est signifiée le 23 juillet 1763 et les Jésuites quittent le collège.
Il revient dans ses Alpes natales, entre dans la vie civile après 4 années d’exercice jésuite. Il devient avocat et se marie. Il aura 4 filles.
Nous sommes au XXI° siècle et les prêtres n’ont toujours pas le droit de se marier, du moins officiellement…
Bien cordialement,
Philippe Escallier
1. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 17 mars 2018, 20:51, par Marlie Toussaint
L’histoire se répète à l’infini, les leçons à en tirer se font toujours attendre... les progrès également, pauvres de nous les hommes
Marlie
2. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 18 mars 2018, 10:54, par Escallier Philippe
Eh oui ! Je partage votre constat.
Mes amis me reprochent de ne pas être optimiste sur des lendemains qui chanteront pour nos enfants. Je voudrais qu’ils aient raison...
Bien cordialement
3. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 18 mars 2018, 17:21, par Marlie Toussaint
Quand on voit les conditions de vie de nos ancêtres, nous pouvons nous estimer heureux (surtout en France). Nous avons fait notre possible pour nos enfants.
Il y a de bonnes initiatives émergentes et une prise de conscience donc faisons confiance aux générations futures : à elles d’agir pour le futur
Cordialement
Marlie
9. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 19 mars 2018, 12:19, par Claude Giffard
au moyen âge, les prêtres se mariaient et avaient des enfants, l’église anglicane s’étant séparée du Vatican avant l’édit interdisant le mariage des prêtres, ils sont tous mariés et pères de famille et il n’y a pas, comme en France, de recul de vocation. J’ai connu un anglais qui aurait voulu être prêtre, mais comme il était catholique, il a dû se contenter d’être diacre car il était sincère et ne se sentait pas capable de pouvoir respecter son voeu de chasteté toute sa vie ; peut-être certains jeunes catholiques sont-ils dans ce cas ?
1. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 20 mars 2018, 13:30, par Marlie Toussaint
Bonjour,
Je vous remercie pour ces précisions sur l’église Anglicane
Je suis loin d’être spécialiste de la question et ne saurai vous répondre sur le sujet. Je me suis, tout simplement, mise à la place de mon ancêtre face à cette situation inédite et en contradiction totale avec les prêches clamés depuis des générations.
Cordialement
Marlie
2. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 25 avril 2018, 06:44, par rosée Mansuy
cela a au moins l’avantage d’être moins hypocrite que des situations que nous connaissons tous, dans ma paroisse et depuis mon enfance, certains prêtres avaient ce que l’on appelle une "liaison" et même des enfants....c’est pour cela que j’ai refusé lorsque j’ai eu 15 ans de continuer "d’aller à confesse" (en me creusant la tête sur mes péchés de gourmandise, paresse et autres choses du même genre) alors que le curé de la paroisse avait pour maîtresse une femme mariée qui avait des enfants .... au vu et au su de tt le monde ! c’était il y a ...60 ans !
Merci pour ce récit !
3. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 25 avril 2018, 11:56, par Marlie Toussaint
Bonjour,
Je comprends votre position, le mariage des prêtres fait encore débat à ce jour et l’évolution se fait attendre d’où le désintérêt des paroissiens.
Cordialement
Marlie Toussaint
10. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 25 avril 2018, 06:57, par Toussaint
Bonjour, merci pour votre texte, si intéressant à la première personne.
Vous faite revivre une personne.
Le nom m’a interpellé, étant moi-même une Toussaint.
Mes ancêtres sont originaires des Vosges, de Lusse et Lesseux.
Continuez
Othinoise
1. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 25 avril 2018, 11:59, par Marlie Toussaint
Bonjour,
Peut-être sommes nous cousines, mes Toussaint sont essentiellement de la Meuse mais allons savoir...
Cordialement
Marlie
2. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 30 avril 2018, 15:15, par TOUSSAINT Véronique
Bonjour,
Comme vous, j’ai été interpellé par le nom de Toussaint. Mes ancêtres sont vosgiens. Peut être y-a-t-il un lien de parenté entre nous ? ce sont toutes de grandes familles.
Cette histoire de mariage de curé est très intéressante et il y en a peut être plus qu’on ne se l’imagine.
Cordialement.
Véronique
3. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 4 mai 2018, 12:11, par Marlie Toussaint
Bonjour Véronique,
Comme vous le dîtes si bien les TOUSSAINT forment une grande famille. Effectivement, peut-être sommes-nous cousines...Ce n’est plus un arbre mais une forêt dans l’EST, alors vive nos ancêtres !
Cordialement
Marlie
11. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 25 avril 2018, 08:29, par Michel Dumont
Récit intéressant qui met en évidence un aspect de la Révolution souvent méconnu : le mariage des prêtres .
Sans foisonner, ceux-ci étaient l’on d’être rares. J’en ai moi-même trouvé dans l’Oise mais ne les avaient pas notés. Je vais essayer de les retrouver.
1. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 25 avril 2018, 12:05, par Marlie Toussaint
Bonjour,
Dans la Meuse, ils ne représentaient que 8% à l’époque donc bonnes recherches à vous...
Cordialement
Marlie
12. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 25 avril 2018, 11:29, par françoise chevreau
Pour ce qui est de l’église anglicane, c’est Henri VIII qui s’est séparé de l’église catholique (schisme anglican) afin de divorcer de sa femme espagnole Catherine d’Aragon en 1553 et par la suite pouvoir épouser ses maîtresses (6 en tout).
Pour la France, les prêtres ont pu se marier jusqu’en 1139. La première notification officielle (concile d’Augsbourg) est publiée en 952 et au 12e siècle les derniers prêtres mariés furent obligés de divorcer, leurs femmes et enfants d’entrer au couvent ou vendus en esclavage. Il en était de même pour les moines.
1. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 25 avril 2018, 12:15, par Marlie Toussaint
Bonjour,
Très intéressant ce que vous dîtes ! Cela me conforte dans l’idée que toute religion peut être bonne mais que les hommes en font mauvais usage et c’est la triste réalité encore aujourd’hui
Cordialement
Marlie
13. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 10 juillet 2018, 09:44, par duraton
Bonjour
à la même époque mon ancêtre, curé, s’est aussi marié, après avoir plaidé à l’assemblée du district de Saint Étienne du Mont à Paris pour une motion sur le mariage des prêtres.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62183526/f7.item.r=cournand.texteImage
Il promit, si on le laissait se marier, de repeupler le ciel et la terre. Et je crois qu’il avait d’ailleurs mis la charrue avant les bœufs !
C’était un personnage fantasque, lecteur de Louis XVI, professeur au Collège de France (Royal au départ), qui a écrit de nombreux ouvrages et traductions dont la qualité laisse, semble-t’il à désirer ! Mais pas la conviction sociale, ce qui ne devait pas être fréquent chez ses pairs.
Cette découverte m’a bien amusée. Il me reste maintenant à me plonger plus profond dans les archives parisiennes pour retrouver son histoire, qui est traitée dans plusieurs ouvrages mais avec beaucoup d’erreurs.
14. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 27 juillet 2019, 19:09, par Pierrel Elisabeth
Bonsoir,
Quelle histoire ! Mais belle histoire, vivante et pleine d’humour et belle leçon d’Histoire ! Bravo.
Bien cordialement,
Elisabeth Pierrel
1. Le récit de Nicolas-Florent Toussaint qui raconte, à sa manière, son ressenti de paroissien, face au mariage de son curé..., 29 juillet 2019, 18:59, par Marlie TOUSSAINT
Bonjour Elisabeth,
Ravie de vous avoir fait passer un petit moment agréable. Merci pour votre appréciation qui me conforte dans ma démarche de raconter (au plus proche de la vérité) la petite histoire de mes ancêtres.Bien à vous. Marlie