Poussées par une situation économique difficile, la misère, la perte d’un travail, les persécutions religieuses, des milliers de personnes partiront vers des terres lointaines en quête d’un avenir meilleur. Ces émigrants s’engagent au service d’un colon, d’une institution ou d’un marchand à l’autre bout du monde : Nouvelle-France, Acadie, Petites Antilles (Guadeloupe, Martinique, Saint-Domingue...). D’autres iront grossir les rangs des Compagnies Franches de la Marine. Ce flux de migration est motivé entre autres par la Compagnie des Isles d’Amérique [1], la Compagnie des Indes Occidentales et Orientales [2] dont l’objectif est d’implanter des colons français pour développer le commerce et maintenir le contrôle des zones stratégiques au nom de la France. On ne saurait passer sous silence l’influence du commerce pour peupler ces nouveaux territoires et diversifier les activités économiques de la France [3]. Les conditions économiques ne sont pas les seules sources de motivation au départ. L’activité portuaire de La Rochelle tournée vers le Nouveau Monde attire des candidats au départ. Il en va de même des migrations au sein d’une famille ; un frère, une sœur, un oncle, installés sur une terre à l’autre bout du monde invitent à tenter l’expérience.
Cet article présente quelques caractéristiques de cette émigration à partir du dépouillement que nous avons effectué dans certains dépôts d’archives. Bien entendu, ce recensement devra être complété par les chercheurs en quête d’informations pour retrouver leurs ancêtres dans ce Nouveau Monde.

Jean-Baptiste Louis Franquelin, Carte de l’Amérique Septentrionale 1688.
Avec l’aimable autorisation de la Librairie du Congrès, division Géographie et cartes
Engagés, enrôlés, passagers libres, tous vers le Nouveau Monde
Les jours de marché, dans les foires et dans les ports, les marchands, les capitaines de navire, les officiers de la Marine défilent à la recherche de main-d’œuvre et de soldats pour peupler ces nouveaux territoires et établir des comptoirs. Certains n’hésitent pas à racoler de jeunes gens en usant de promesse sans leur donner la moindre information sur leur destination. Des hommes, avec ou sans famille, sont engagés pour travailler au service d’un planteur, d’un agriculteur ou d’une corporation pour une durée moyenne de trente-six mois.
Les agents de recrutement se diversifient selon les périodes. Entre 1663 et 1713, les recruteurs sont principalement le ministère de la Marine, les Compagnies de commerce [4]. et les marchands. A partir de 1714 et jusqu’en 1730, les marchands cèderont le pas aux capitaines de navire [5]. Les hommes s’engagent surtout l’hiver, en décembre et en janvier. Très peu partent au moment des semailles et des moissons.
Les engagés souscrivent un contrat auprès d’un notaire précisant la durée de leur service, de trois à sept ans en moyenne, les gages, l’hébergement et les conditions de retour au pays. D’autres personnes partent sans contrat avec l’espoir de trouver une fois sur place de quoi vivre. Elles sont désignées par le terme de « passagers libres ». Les plus pauvres n’ont pas les moyens de payer la traversée. Sans embauche, une fois la terre promise atteinte, ils devront louer leur force de travail auprès d’un colon ou d’un marchand et rembourser les frais de leur traversée dans un délai fixé avant leur départ.
Dans les Iles d’Amérique, les armateurs et les capitaines sont de véritables spéculateurs de main-d’œuvre. Ils négocient au plus offrant les hommes, les femmes et les enfants. Les capitaines doivent embarquer pour chaque traversée de trois à six recrues. Au terme de leur contrat de travail, ces personnes deviendront propriétaires d’un lopin de terre. Chaque colon recrute un engagé pour vingt esclaves, africains pour la plupart. Les plantations demandent beaucoup de main-d’œuvre. Par le commerce triangulaire entre l’Europe, l’Afrique et les Iles d’Amérique, la France fournit des esclaves aux planteurs blancs. A titre d’exemple, en 1656, 3 000 esclaves noirs sont recensés sur l’Ile de la Guadeloupe sur une population de 15 000 personnes. Les compagnies de commerce contribuent à fournir une main-d’œuvre esclavagiste. Signalons la Compagnie de Guinée et la Compagnie du Sénégal qui transportent des noirs aux Antilles et à la Guyane. On note également la présence d’esclaves noirs en Nouvelle-France de 1686 jusqu’en 1806 mais en plus petit nombre.

Jacques Nicolas Bellin , Carte d’Hispanolia 1754 selon une reproduction ancienne.
Avec l’aimable autorisation de la Librairie du Congrès, division Géographie et cartes
Si votre ancêtre a mis le cap vers les Iles d’Amérique...
Que faire pour retrouver son nom sur la liste des passagers ou son contrat d’engagement ? En premier lieu, il faudra recenser la liste des notaires faisant office dans les ports d’embarquement. Puis, il conviendra d’explorer les minutes notariales pour les périodes recherchées. La liste des engagés sous les yeux, le chercheur ne devra pas se décourager. Les noms se suivent sans distinguer les engagés des « passagers libres » [6]. L’identité des « passagers aisés » est indiquée dans les rôles déposés par les capitaines de navire au greffe des amirautés. De 1638 à 1772, plus de 7 000 noms ont été relevés dans les minutes notariales rochelais. Reprenant la liste des notaires élaborée par Gabriel Debien, nous avons complétée celle-ci par notre inventaire (non exhaustif) aux archives départementales de la Charente-Maritime pour les années 1664 à 1711. Nous reproduisons cette première compilation pour aider les chercheurs.
Notaires du département de Charente-Maritime (compilation par nos soins - liste non exhaustive) [7]
| Notaires | Périodes couvertes |
|---|---|
| Rabusson | 1664-1698 |
| Billon | 1676-1688 |
| Berthelot | 1678-1697 |
| Bordageau | 1679-1711 |
| Grozé | 1681-1696 |
| Rivière et Soulard | 1685-1791 |
| Vieville | 1686-1696 |
| Guillemot | 1688-1704 |
| Laforcade | 1690-1707 |
| Phelippon | 1690-1700 |
| Touillet | 1693-1707 |
| Burgaud | 1695-1699 |
| Beiguin | 1697-1698 |
| Trémollet | 1697-1698 |
Signalons que pour Saint-Domingue, le chercheur aura intérêt à élargir sa recherche aux fonds suivants :
- les séries d’état civil et de minutes notariales de Saint-Domingue conservées au Centre des Archives d’Outre-Mer,
- dans les mêmes archives, les dossiers « de l’Indemnité » accordée aux anciens colons après la proclamation de l’indépendance d’Haïti.
Ces minutes notariales sont à croiser avec la liste des navires à destination des Iles d’Amérique et de la Nouvelle-France, Registre B235 de l’Amirauté de La Rochelle. Ce registre précise les rôles d’équipage, maîtres, matelots, pêcheurs, mariniers avec l’âge pour chacun. La plupart des hommes d’équipage pour la période de 1682 à 1696 proviennent de Charente-Maritime (Breuillet, de Fouilloux, Arvert, Avallon, Saint-Georges, Médis, Saint-Sulpice, Saint-Palais, Saint-André, de Marans, Marennes, du Château d’Oleron, Saintes, de Mornac, d’Esnandes, Meschers, Saujon du Chapus, Chaillevette, Saint-Laurent-de-la-Prée, Cozes, Ile de Ré), de Bretagne, Normandie, Poitou et Québec, pour n’en citer que quelques-uns.
A partir de 1686, chaque nom de l’équipage est annoté en marge avec les indications « catholique ou nouveau converti ou RPR (Religion Prétendument Réformée ». Les capitaines sont presque tous de religion réformée. Ces nouveaux convertis dépassent de beaucoup en nombre celui des catholiques du moins ceux figurant sur les registres que nous avons consultés. Les catholiques proviennent de Québec, Thouars, Noirmoutiers, Calais, Marseille, Rochefort, le Croisic, Nantes, et du Portugal.
Pour faciliter le croisement avec les minutes notariales (cf. tableau précédent), nous publions une liste partielle des navires à destination des Iles d’Amérique.
Rôles d’équipage, maîtres, matelots, pêcheurs, mariniers
de l’Amirauté de La Rochelle, 1682-1696 (consolidation par nos soins)
| Année | Navire | Capitaine/Provenance | Départ | Destination |
|---|---|---|---|---|
| 14 mars 1682 | Saint-Jacques | Jean Marchand de La Rochelle, 35 ans | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1682 | Saint-Jean | Jean Chauvet, de La Rochelle | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1682 | Deux-Andrés | Arnaud Mariocheau de La Rochelle | La Rochelle | Terre Neuve |
| 1682 | Saint-Charles | Pierre Tharay de La Rochelle - Armateur : François Duprat | La Rochelle | Acadie |
| 1682 | Martinique | Jean Ribaud | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1685 | Amitié | Antoine Guillemin | La Rochelle | Cap Vert, Gambie, Iles de l’Amérique |
| 1685 | Marie | Pierre Chevalier | La Rochelle | Cayenne |
| 1685 | Industrie | Jean Pagez | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1685 | Saint-Pierre | Daniel Boiselet | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1685 | Catherine | ---------- | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1685 | Frères | Michel Camus | La Rochelle | Saint-Domingue |
| 1685 | Saint-François | Jean de Hulque | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1685 | Jeux | Congerie | La Rochelle | Guinée |
| 1685 | Diligente | Pierre Chevallier | La Rochelle | Saint-Domingue |
| 1685 | Berger | Pierre Chaigneau | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1685 | Saint-Louis | Richard Creagh | La Rochelle | Guinée |
| 1685 | Etoile | Jean Chaboisseau | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1685 | Suzanne | Pierre Devinconneau | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1685 | César | Elisée Delaporte | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1685 | Providence | Pierre Thomas | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1685 | Françoise | François Dubois | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1685 | Saint-Jean | Chauvet | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1685 | Vigilant | Louis Bonneau | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1685 | Soleil | Pierre Durand | La Rochelle | Lisbonne |
| 1686 | Marianne | Guillaume Herault | La Rochelle | Lisbonne |
| 1686 | Gaillarde | Jacques Bras | La Rochelle | Guinée |
| 1686 | Marianne | François Moreau | La Rochelle | Saint-Domingue |
| 1686 | Aurore | Jacques Delaronde | La Rochelle | Iles des Açores |
| 1686 | Marianne | Jean Derrier | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Suzanne | Etienne Brunet | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Martinique | Jean Fabvre | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Etoile | René Chastelier | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Marianne | Jean Fage | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Guillaume | Elie Chabosseau | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Soulagé ou l’Amitié | Etienne Bonnin | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Patrimoine | Elie Camus | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Saint-Jean | Abraham Tessier | La Rochelle | Portugal |
| 1686 | Palme | Zacharie Aurillou | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Saint-Jean | ---------- | La Rochelle | Portugal |
| 1686 | Palme | ---------- | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Paix | Elie Moulliot | La Rochelle | Terre-Neuve pour la pêche |
| 1686 | Françoise | Pierre Martin | La Rochelle | Lisbonne |
| 1686 | Benjamin | Nicolas Duret | La Rochelle | Terre-Neuve |
| 1686 | Bretonne | Joseph Compère | La Rochelle | Acadie et les Iles de l’Amérique |
| 1686 | Devoir | Pierre Monroux | La Rochelle | Terre-Neuve |
| 1686 | Saint-Louis | Michel Candé | La Rochelle | Terre-Neuve |
| 1686 | Aigle noir | Jacques Pruneau | La Rochelle | Canada et les Iles de l’Amérique |
| 1686 | Saint-Jean | Jean Jouan | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Françoise | Josné Boutin | La Rochelle | Hambourg |
| 1686 | Saint-Nicolas | Elie Cothonneau | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Marie | Jean Marchand | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Diligente | Durand | La Rochelle | Canada |
| 1686 | Aurore | Jean Oriou ou Orion | La Rochelle | Les Açores |
| 1686 | Notre-Dame de Délivrance | Elie Grousseau | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Marie | Nicolas Tespot | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Roi Salomon | Paul Labrousse | La Rochelle | Acadie |
| 1686 | Saint-François-Xavier | Jean-François Bourdon Québec | La Rochelle | Nouvelle-France |
| 1686 | Vierge | Saint-Marcq | La Rochelle | Québec |
| 1686 | Petit Suzon | Jacques Picoret | La Rochelle | Amérique |
| 1686 | Deux Sœurs | Pierre Gabiou | La Rochelle | Iles françaises d’Amérique |
| 1686 | Espérance | Guillaume Heurtin | La Rochelle | Côte de Saint-Domingue |
| 1686 | Renommée | François Erbouin | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Saint-Jacques | Nicolas Blacqueteau | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Aurore | Jean Boisseau | La Rochelle | Cayenne |
| 1686 | Jolie | Auger | La Rochelle | Guinée |
| 1686 | Notre-Dame de Mont-Carmel | Jean Heureau | La Rochelle | Lisbonne |
| 1686 | Jacques | Paul Depont | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Cavalier doré | Jean Bion | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Deux Andrés | Arnaud Mariocheau | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Marie | Pierre Chasseloup | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Frères | Michel Camus | La Rochelle | Saint-Domingue |
| 1686 | Saint-François | Jean de Hulque | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Jeux | Congerie | La Rochelle | Guinée |
| 1686 | Diligente | Pierre Chevallier | La Rochelle | Saint-Domingue |
| 1686 | Saint-Louis | Richard Creagh | La Rochelle | Guinée |
| 1686 | Berger | Pierre Chaigneau | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Etoile | Jean Chaboisseau | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Suzanne | Pierre Devinçonneau | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | César | Elisée Delaporte | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Providence | Pierre Thomas | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Françoise | François Dubois | La Rochelle | Amérique |
| 1686 | Saint-Jean | Chauvet | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Vigilant | Louis Bonneau | La Rochelle | Iles de l’Amérique |
| 1686 | Soleil | Pierre Durand | La Rochelle | Lisbonne |
Quelles étaient les conditions de recrutement ?
Les publications de Gabriel Debien, enrichies par des études plus récentes citées dans notre bibliographie, précisent les différents contrats de recrutement pour les Iles d’Amérique et de la Nouvelle-France [8].
- Les engagements conditionnels par lesquels des hommes sont recrutés à la condition qu’ils puissent rembourser leur traversée dans les mois qui suivront leur arrivée. Ils ont un contrat de trois ans. Le retour en France est souvent à leur charge.
- Les engagements directs sont passés par des colons et des marchands venant des petites Antilles, de la Nouvelle-France et de l’Acadie. D’autres colons se font représenter dans les ports par des capitaines, des notaires, voire des administrateurs. Les personnes recrutées connaissent pour la plupart leur destination. Quelques-unes savent le nom de l’exploitant pour lequel elles sont engagées car les propriétaires de la Martinique, de la Guadeloupe ou de la Nouvelle-France sont connus à La Rochelle. Dès lors, les rumeurs circulent sur les quais : tel fermier ou planteur s’avère un bon patron, tel autre traite ses ouvriers avec méchanceté. Laboureurs, manœuvres et ouvriers qualifiés partiront dans ces conditions. A titre d’exemples, citons :
| Vincent Arnou et Jacques Aubert, de Mirebeau, engagés le 15 juin 1696 pour servir Aubert de la Chesnay à Québec, comme domestiques |
| Jean Fleurand, engagé en 1656, 25 ans, laboureur. |
| Jacques Gérard, tailleur de pierre, natif de la Rochelle, paroisse Notre-Dame, 27 ans. Accompagné de sa femme Catherine Rouye. Engagé à 300 livres par an pour eux deux. |
- Les engagements pour une association sont conclus entre des propriétaires terriens et des paysans, des menuisiers, charpentiers, taillandiers, et même des chirurgiens. Les gages sont versés ainsi : deux tiers pour le colon, un tiers pour l’ouvrier et/ou le manoeuvre. Ces derniers sont logés, nourris, entretenus. Certains perçoivent des avantages en sus comme le tabac et le sucre. L’engagé assure d’abord le service du métayer et de sa famille. Il s’agit d’une servitude. Le recruté ne dispose pas de sa force de travail celle-ci pouvant être cédée sans son accord à un tiers. Entre 1640 et 1660, plusieurs personnes sont embauchées pour travailler dans les plantations à Saint-Domingue, à la Martinique, en Guadeloupe.
| Le 24 août 1701, René Chateverre, chirurgien de Luçon, âgé de 22 ans, s’engage à la veuve Tatoua de Saint-Domingue. |
- Les engagements de chasseurs, de boucaniers pour les Antilles, de coureurs des bois en Nouvelle-France et en Acadie figurent également dans les minutes notariales. Toutefois, ce type d’engagement se fait rare. Maîtres et engagés chassent et vendent leurs produits se partageant ainsi les gains.
| Jean Garaud engagé en 1688 auprès de Thomas Daunou, marchand de Saint-Domingue au titre de chasseur. |
- Les engagements à vocation d’apprentissage sont destinés aux apprentis-marchands et aux élèves-chirurgiens se situant dans la tranche d’âge de 15 à 26 ans. La formation fait l’objet d’un contrat établi devant un notaire. La durée de l’apprentissage est de trois à sept ans. Pendant cette période, l’apprenti ne reçoit aucun salaire. En échange, il est logé et nourrit.
| Paul Fraigneau, fils de feu Pierre Fraigneau, marchand à Niort, s’engage pour 2 ans en 1692 à Ezéchiel Doré, marchant de Saint-Domingue pour apprendre le commerce. |
- Des engagements pour œuvrer aux travaux de fortification dans les troupes de la marine cantonnées en outre en Acadie et en Nouvelle-France. Il s’agit pour une bonne part d’artisans exerçant un métier. Ils devront également servir comme soldat au sein d’une Compagnie pour une période de trois à cinq ans. Les officiers du ministère de la Marine, les commandants et les capitaines sont les principaux recruteurs dans les ports de Rochefort, Bordeaux, Le Havre, Bayonne, Nantes et Saint-Malo. Le capitaine de compagnie reçoit deux écus par soldat enrôlé. L’un des recruteurs bien connu pour l’Acadie est le capitaine Louis de Gannes, sieur de Falaise [9]. Les personnes voulant s’engager dans les troupes de la marine devaient remplir certains critères : âge minimal dix-huit ans, quoique ce seuil n’était pas toujours respecté, mesurer au moins 1m78 [10].
| Le 18 février 1720 :
« Rolle des engagé pour Messieurs de la Compagnie de l’Isle Saint Jean absent, Charles Deschambault Fleury escuyer et leur directeur en cette ville acceptant pour elle - s’engagent pur l’Isle Saint-Jean 3 ans nourris - eux et leurs femmes et enfants - à pain et vin de France le petit coup d’eau de vie chaque matin logés aux despens de la Compagnie entretenus de sabeau - aller et retour - gages payables par semestre - outils convenables à leur profession en outre dix sols par jour jusqu’à leur embarquement - avance semestrielle à chacun. » |
| 1696. La Compagnie Royale du Sénégal engage Jean Rousseau, chirurgien d’Adriers, âgé de 30 ans, 200 livres par an. |
De 1692 à 1698, beaucoup de ces engagés partiront pour Saint-Domingue, destination qui sera remplacée par La Martinique. Ainsi, les Bretons, Normands, Angevins tenteront l’expérience de l’outre-mer. Il s’agit pour la plupart de jeunes urbains à la recherche d’un travail ou d’un avenir meilleur [11].
Le contrat dûment signé, des jours, des semaines, des mois, passent à attendre le départ d’un navire. Durant cette période, les recruteurs installent les hommes dans une auberge ou ce qui peut y ressembler prenant à leur charge le gîte et le couvert. D’autres sont laissés libres de se trouver un lit en échange d’une solde de quelques sous par jour selon le rang de leur métier. Une avance équivalente à la moitié des gages est versée à l’engagé dès la signature du contrat. Les frais déboursés par les recruteurs s’élèvent par homme à 100 livres pour les avances sur gage et la traversée. A cela s’ajoutent le paiement des honoraires d’un notaire, d’une dizaine de livres, les avances d’une trentaine de livres pour acheter des vêtements et des outils [12]. Certains partent avec leur famille, d’autres se regroupent par métiers pour effectuer la traversée.
Les métiers demandés
- Les laboureurs, journaliers et manœuvres partent avec un contrat de trois ans, logés et nourris. Ceux qui mettent le cap vers les petites Antilles reçoivent 300 livres de tabac et de sucre. Ils percevront une cinquantaine de livres pour leurs trois années de service.
- Les tonneliers sont fortement demandés en raison du sucre et du tafia qu’il faut mettre en barriques. Ils obtiennent un meilleur salaire lorsqu’ils s’engagent depuis Nantes pour des colons, soit entre 100 et 170 livres par an. Ils ont du pain, un temps de service d’un ou deux ans et le retour payé.
- Les tisserands en toile, ouvriers en soie, cardeurs de laine, matelassiers, tapissiers, teinturiers et gantiers sont sollicités. Ils perçoivent une cinquantaine de livres par mois.
- Les charpentiers de logis ou de bateau, couvreurs en ardoise ou en tuile sont également recherchés. Leurs gages diffèrent selon leur spécialité : en 1643, les charpentiers de navire sont payés pour deux ans, 680 livres, les charpentiers de gros œuvre, 260 livres.
- Les maçons, tailleurs de pierre, briquetiers s’enrôlent dans une compagnie de la marine ou pour une association. Ils gagnent en moyenne une centaine de livres par an. En Martinique, certains arrondissent leur salaire s’ils forment des esclaves. D’autres perçoivent des gages uniquement en nature : les maçons reçoivent jusqu’à 70 livres de sucre par jour.
- Les chirurgiens confirmés mettent le cap vers le nouveau monde. Leurs gages s’élèvent entre 120 et 300 livres. Les remèdes et les instruments sont fournis par le recruteur.
Ces émigrants ont-ils atteint leur espérance ? A cette question, nulle trace dans les archives. Aussi, le chercheur doit-il faire revivre ses sources, dresser le cadre de vie dans lequel ses ancêtres ont évolués, le paysage, les métiers, la vie quotidienne... Un premier pas : se documenter sur l’histoire de ces contrées lointaines. Vaste programme et surprises promises !
Pour en savoir plus :
- Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France. Ce site recense à ce jour plus de 1 700 noms pour la Nouvelle-France.
Messages
1. > Navires en direction de la France, Nouvelle-France et les Iles d’Amérique : Compléments d’information, 24 mai 2007, 19:30
Voir la liste des navires de 1666 à 1754 mise en ligne par un chercheur (liste non exhaustive mais pouvant donner des indications : nom des navires, lieu de départ et destination, capitaine. Comme mentionné dans mon article ci-dessus, toute personne à la recherche de son ancêtre et disposant d’une date d’arrivée en Nouvelle-France ou du nom d’un navire doit vérifier si la personne recherchée figure sur les listes des passagers ou engagés ou à défaut, étendre sa recherche aux minutes notariales (contrats d’engagement), explorer également la liste des autres navires.
Michèle Champagne
Voir en ligne : http://www.geocities.com/Heartland/...
1. > Navires en direction de la France, Nouvelle-France et les Iles d’Amérique : Compléments d’information, 26 mai 2007, 11:09
Lien URL : http://naviresnouvellefrance.iquebec.com/
2. > Navires en direction de la France, Nouvelle-France et les Iles d’Amérique : Compléments d’information, 28 juin 2007, 02:24, par micheline jolin-raymond
à qui de droit,
je suis à la recherche du lieu d’embarquement de mon ancêtre Jean Jolin vers la nouvelle france
je connais pas son lieu de départ ni sa date d’arrivée à Québec ni sur quel navire
pouvez-vous m’aider svp
en 1681 lors du recensement il vivait sur la cote de beaupré
il était veuf de suzanne moreau lors d’un contrat de mariage chez notaire gilles rageot 16 octobre 1689.
merci beaucoup
micheline jolin-raymond
3. > En réponse à une demande, 28 juin 2007, 13:18
Je vous conseille de consulter les sources mentionnées dans ce présent article pour effectuer vos recherches. Voir éventuellement la base des pionniers (programme de l’université de Montréal) consultable en ligne (programme PRDH)
4. > Navires en direction de la France, Nouvelle-France et les Iles d’Amérique : Compléments d’information, 30 décembre 2008, 19:43, par ab
j’ai une fiche Jolin Morineau protestant à Marennes
il y a peut être une parenté
Revue de Saintonge & d’Aunis : Bulletin de la Société des archives historique ..1894. - Page 206
c’est consultable sur Gallica
5. > Navires en direction de la France, Nouvelle-France et les Iles d’Amérique : Compléments d’information, 9 novembre 2014, 22:50, par Jacquie Jolin-Roch
Bonjour Micheline
Il est mon ancetre egalement de sa seconde epouse, Marie Boileau.
Il peut etre difficile de retracer mais essayer aussi de voir sur le cote juif. Beaucoup de converso (Jolin inclus) sont arrives en Nouvelle-France. Leur ligne et parfois difficile de retracer en France.
Mais son nom aurait peut etre ete a l’origine Rollin. et qui s’est avant pour des questions de survivance. Il serait peut etre natif d’Auxy en Bourgogne..
J’espere que c’a aide...
au revoir.
J.
2. > Règlement concernant les engagés Français juillet 1678, 11 juin 2007, 19:29
Lors du dépouillement d’archives au Québec, j’ai trouvé cet extrait de réglement qui complète bien les conditions de ces Français partis pour la Nouvelle-France. Il s’agit d’un extrait de règlement concernant les engagés, affiché dans un magasin général tenue par un certain Babie, à Champlain (près de Québec) en juillet 1678.
1. "Le temps des engagés commence à partir du jour de leur arrivée chez leur maître."
2. "La règle première consiste à observer le contrat d’une façon stricte."
3. "Tant que le temps n’est pas achevé, jour pour jour, depuis son arrivée chez son maître, l’engagé devient sa propriété, sa chose".
4. "Une journée d’absence coûtera 50 sols à l’engagé."
Source : Dechesne, Louis, Habitants et marchads de Montréal, cité dans Jean Denis Robillard, Un défricheur au coeur du Québec : Claude Robillard, Editions JDR, 2001 p. 245
Cote Bibliothèque Nationale du Québec à Montréal : 929.20971 R654
Michèle Champagne
3. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIè-XVIIIè s., 27 octobre 2007, 12:55, par CHAPON Janine
Bonjour Madame,
Je viens de lire avec beaucoup d’intêret votre exposé sur les Français en quête de Nouveau Monde.
J’ai, dans ma généalogie, Marie-Anne DIEULEVEUT qui met au monde une petite fille en 1688 à Morlaix. Le père est Pierre LELONG flibustier et propriétaire à St Domingue. En mars 1688 il est dit " à présent aux isles d’Amérique". Sa femme a dû le rejoindre dans le courant de cette année 1688.
De quel port, à votre avis, serait-elle partie ?
Je ne sais quelles archives consulter.
Je serais heureuse d’avoir quelques indications et je vous remercie par avance de votre aide.
Bien cordialement
Janine Chapon
1. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIè-XVIIIè s., 28 octobre 2007, 18:42
Madame,
Je vous suggère d’explorer les sites internet cités dans cet article, notamment :
Votre ancêtre a peut-être gagné les Iles d’Amérique depuis La Rochelle, Nantes, voir Bordeaux. Seul le dépouillement des archives permettra de retracer les navires correspondant à la date de départ 1688 (la prudence serait d’interroger aussi les années 1686, 1687...) car la date citée dans votre message n’est peut-être qu’une indication (sauf si vous l’avez prise d’un recensement, et encore). Puis, par la suite, il faudra consulter la liste des passagers, liste non exhaustive, incomplète où vous n’aurez probablement pas la trace de votre ancêtre. Mais par chance vous obtiendrez le nom du navire voire des navires. Bonne continuation.
Michèle Champagne
2. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIè-XVIIIè s., 3 octobre 2008, 11:35, par CORVISIER josiane
bonjour
ayant vu que la famille DIEULEVEUT vient de couterne le port de normandie qui semble
convenir serait le havre.
cordialement
3. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIè-XVIIIè s., 22 octobre 2008, 10:20, par Janine CHAPON
Bonjour Josiane,
Je vous remercie de votre réponse à laquelle je réponds avec retard. Excusez-moi.
Une partie de la famille Dieuleveut est effectivement originaire de l’Orne mais Marie-Anne était de la branche du Finistère. Il se peut qu’elle soit partie du Havre effectivement. J’ai lu également sur le site de Morlaix que des navires partaient de ce port pour Saint-Domingue. Malheureusement les archives n’existent plus pour cette période.
Marie-Anne Dieuleveut a fait ensuite un court séjour à La Rochelle en 1706, lorsqu’elle est venue voir sa fille qui, prisonnière des Anglais, venait d’être libérée. Je vais essayer de trouver quelques renseignements de ce côté-là.
Merci
Cordialement
Janine Chapon
4. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIè-XVIIIè s., 12 mars 2008, 22:30, par Marie-Renée Scherer
Cet article m’a passionnée. Je suis à la recherche d’un de mes ancêtres vraisemblement parti en Guadeloupe entre 1806 et 1815. Un cousin germain et un de ses frères y avaient déjà fait souche. L’un "capitaine de milice", l’autre "officier de santé". Il s’agit de Landais et je ne sais pas s’ils sont partis de Bordeaux ou de Bayonne ... L’enquète "policière" se poursuit pour moi mais je ne sais plus très bien à quelle porte frapper. J’ajoute en référence à votre article que cet ancêtre était Tonnelier et d’une famille de tonneliers et vignerons, métiers que vous dites recherchés par les recruteurs !
Si vous pouvez me donner quelques renseignements pour poursuivre mes recherches .. J’ose un "merci d’avance".
1. Les Français en quête du Nouveau Monde : Départ de la Guadeloupe, 13 mars 2008, 08:20, par Michèle Champagne
Mreci de votre appréciation concernant mon article. En ce qui concerne le départ de vos ancêtres en direction de la Guadeloupe, je vous suggère de regarder aussi du côté de La Rochelle. Vous pouvez interroger la base archives Canada France en ligne. Il est difficile de trouver des listes de passagers, plusieurs documents ont été détruits ou perdus. Bonne chance dans vos recherches
Voir en ligne : http://bd.archivescanadafrance.org/...
5. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIè-XVIIIè s., 21 février 2009, 15:51, par Marin RIVIERE
Un de mes ancêtres, François RIVIERE, de charente maritime, a navigué sur le saint robert et a débarqué à saint-paul ( Ile de la réunion) en 1676.Merci par avance à quiconque aurait des renseignements sur ce bâtiment. Marin RIVIERE
6. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIè-XVIIIè s., 19 février 2013, 15:36, par nativel jean bernard
Bonjour,
je ne sais pas si je dois m’adresser à vous mais j’ai vu les autres sites et je n’ai pas beaucoup de réponse ; je suis à la recherche de la liste des passagers sur laquelle figure le nom de Pierre NATIVEL parti le 14 mars 1666 à la Rochelle sur l’un des navires de la flotte du marquis de Mondevergue pour Fort Dauphin (Madagascar).
Merci.
1. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIè-XVIIIè s., 8 décembre 2015, 23:29, par quentin fontaine
Pierre Nativel est un de mes ancetres... Apres la révolte des Malgaches il a avec plusieurs rejoint l’Ile Bourbon pour enfin s’y installer définitivement avec une Malgache du nom de Therese Solo .
7. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 24 mai 2013, 22:18, par Triouleyre Françoise
Je recherche le lieu d’embarquement (sans doute La Rochelle) < 1669 (date de mariage à Plaisance)d’un ancêtre.
François SCEAUX ° ca 1645 à ? - Marin Pêcheur
x 1669 Plaisance, Terre-Neuve y+ 1689
avec M-Madeleine AUBERT
° 1655 La Rochelle
Merci pour votre aide
Françoise Triouleyre
8. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 28 février 2014, 22:57, par José Alonso-Sed
Je voudrais information sur les "de Sède de Liéoux" allés à Saint-Domingue dans les 1700s.
J’ai trouvé seulment :
Dame Joséphine de SEDE, veuve FERRIER, de Saint-Gaudens, 50 ans, pour Saint-Domingue.
dans DEPARTS DE PASSAGERS COMMINGEOIS PAR LE PORT DE BORDEAUX
Merci
9. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 1er mars 2015, 16:08, par MINGOUT
Bonjour,
Quelques liens sont à vérifier, car inefficaces.
Je recherche des départs de Normandie (Dieppe-Le Havre) vers 1630-1660.vers les Antilles (Martinique)
Merci
10. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 11 mars 2015, 09:55, par MINGOUT
Bonjour,
Je recherche un couple, Julien ROUSSEAU x FATIN Catherine qui en Martinique ont laissé au moins six enfants.
Je n’ai aucune information sur Julien, mais Catherine est décédée à Macouba le 24/04/1722 à 88 ans et est dite de Normandie ? peut-être Écouïs où l’on retrouve pas mal de FATIN bourgeois.
Les recensement de 1671 trouvent Julien ROUSSEAU dans sa propriété de Macouba, et ceux de 1681 trouvent sa veuve avec ses enfants dans la même propriété, le dernier à 3 ans, ce qui donne le décès de Julien en 1676 ou 1677.
Je voudrais retrouver le bateau dans lequel à embarqué Catherine FATIN (Julien étant peut être déjà présent en Martinique avant). Je situe leur mariage vers les années 1660.
Pouvez-vous m’aider ?
Cordialement
11. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 26 avril 2015, 14:43, par Jean Pierre OBIN
bonjour, et bravo pour votre travail,
le lien suivant est modifié par le webmaster :
http://naviresnouvellefrance.iquebe...
il est devenu :
http://www.naviresnouvellefrance.net/
bonne journée
Jean Pierre Obin
12. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 15 juin 2015, 20:28, par leon chabot
Mathurin Chabot est parti pour la Nouvelle-France vers 1659 et sur quelle bateau
13. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 28 octobre 2015, 11:24, par brizard christiane
bonjour
depuis des mois et des mois, ayant consulté la liste des passagers des bateaux depuis le havre et autres, je souhaiterai avoir la liste des bateaux partis de La ROCHELLE après 1906 , date a laquelle j ai la dernière trace d une aieule en deux sevres, puis partie en amerique, sans detail, bcoup ont cherche sur les archives, benevoles et autres genéalogistes, mais je ne trouve pas sur internet les bateaux de LA ROCHELLE ??
comment s y prendre car c est un vrai casse tete sur internet de consulter les debarquements au canada et autres, donc c est le depart qui m interesse, mon aieule doit bien enregistrée au depart de france,
(partie avec un americain, nom inconnu )
merci de m aider , j ai déjà consulté toutes les listes des autres bateaux de le HAVRE BORDEAUX , mais il me reste LA ROCHELLE , donc de1906 a 1925 ;bien sincèrement madame brizard
14. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 31 janvier 2016, 12:43, par MARTORELLI Elisabeth
Des frères d’une de mes ancêtres sont partis vers la Martinique vers 1820 - 1850. Ils habitaient dans la Sarthe. J’aurais voulu savoir où ils ont pu embarquer pour partir vers la Martinique. Merci pour votre réponse. Elisabeth
15. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 23 février 2016, 07:41, par ROUMIEUX
Bonjour,
suis à la recherche d’archives relatives à l’immigration française au QUEBEC à partir de 1750.
Remerciements et salutations les meilleures.
Mme Marie-Yvonne ROUMIEUx
16. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 12 septembre 2016, 13:28, par hérold jeanpois
Bonjour,
Je suis à la recherche d’archives relatives à l’immigration française à Saint Domingue entre 1750 et 1801.
Je saurais gré à quiconque voulant bien m’aider en ce sens.
Kenbe la
17. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 18 novembre 2016, 15:43
Mon ancêtre Pierre DADOUR a embarqué le 8/11/1771 pour Saint Domingue.Je n’ai que ce renseignement.
Je vous remercie d’avance si vous pouviez m’en dire plus.
Merci
18. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 16 janvier 2017, 14:18, par LAJEUNESSE Claude
Bonjour,
Je recherche le bâteau, son port de départ et sa date, pour le transport du pionnier FOURNIER Anthoine (dit Préfontaine), engagé dans les troupes franches de la marine de la compagnie du chevalier Pierre de TROYES.
Avec mes remerciements Très cordialement
Claude
19. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 3 février 2017, 13:26, par Darras Sylvain
Bonjour.
Comment trouver la liste des engagés et des rôles d’équipage du vaisseau le "Marin", commandé par le Comte de Surgères, faisant parti de l’expédition d’Iberville à la découverte de l’embouchure du Mississipi, et parti en Octobre 1698 de Rochefort ?
Merci de m’indiquer les démarches à suivre et bien cordialement
20. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 16 novembre 2017, 10:28, par Sylvain Darras
Bonjour.
En ce moment, je travaille sur une transcription d’un manuscrit de la BNF d’un charpentier rochelais, André Pénicaut, consistant en une relation de ses vingt deux ans passés en Louisiane. Le problème, que je rencontre est le suivant : bien qu’il relate dans ces annales les années 1698-1699, or il relate bien son embarquement dans le premier voyage d’Iberville -fin 1698 - sur le vaisseau Le Marin commandé par le Comte de Surgères de la famille La Rochefoucauld. Or il se trouve que j’ai trouvé aux archives départementales de la Charente Maritime, un contrat d’engagement notarial du même en 1699, ce qui signifierait qu’il soit plutôt parti à l’occasion du deuxième voyage d’Iberville, fin 1699.
Pour tirer au clair tout cela, il me faudrait les rôles d’équipages concernant les vaisseaux suivants : la Badine commandée par d’Ibervile et le Marin par Surgères lors du premier voyage ; la Renommée commandée par d’Iberville, et la Gironde par Surgères.
Pourriez vous m’indiquer où je pourrais me procurer ces renseignements, compte tenu que je n’ai rien obtenu ni au prés des Archives départementales de La Rochelle, ni au
Service historique de Rochefort ?
Merci d’avance.
21. Un ancêtre est parti à Haïti entre 1750-1754. Il était Chirurgien, 11 février 2018, 00:19, par Gérard CHAIGNEAU
Il s’appelait Jean-Louis TARTAS des FORGES et s’installa à CAVAILLON.En 1767,son Frère Philippe le rejoigna en 1767 en embarquant probablement de Bordeaux.
Un correspondant pourrrait-il m’aider en m’indiquant s’il le savait, la date de l’embarquement et le nom du bateau de Jean-Louis TARTAS en particulier ?
L’histoire de ces deux ancêtres se trouve dans le livre " un plein sac de vieux papiers " écrit par l’Abbé J-Fl.CHEVALIER,Curé de Verteuil et Cousin de ma Grn
22. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 30 novembre 2018, 18:17, par DOUINE
Estienne (La Roc) DOUINE né à Nogent sur Seine (Aube)en 1722, a une fille Charlotte Jeanne née à Paris en 1769, se retrouve planteur de café à Sourcailles près de Port au Prince , y meurt en 1788.
Comment puis-je savoir quand il est parti de France , d’où
et par quel bateau.
Michelle Douine
23. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 19 mars 2019, 15:31, par DADOUR
Mon ancêtre Pierre DADOUR a embarqué à Bordeaux le 8/11/1771 vers St Domingue.
Je recherche le nom du bateau et la ville de destination.
Merci beaucoup.
1. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 4 mars 2020, 17:31, par MEISSEL Marie
Bonjour,
Sur Filae on trouve ces indications :
Pierre DADOUR
Naissance : En 1745
Lieu de départ : Navire : LA FLORE ; Capitaine : DARGEAU,Le 08 novembre 1771, à Bordeaux (Bordeaux, Gironde)
Berceau familial : Avant 1771, à Isle Jourdain (L’isle-Jourdain, Gers)
Lieu d’arrivée : à Saint Domingue (Haïti)
Âge : 26
Autres informations
Aspect physique : Taille : HAUTE ;Perruque : Non ;
Religion : Catholique
Bonne chance pour la suite de votre recherche.
Marie
24. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 22 juin 2020, 18:00, par saint martin
Bonjour,
J’ai un grand père Salvat Saint Martin (Suhebiette) marié a une Mimi Segay ou de Segay ou Seyes (selon l’orthographe) Capitaine de nvaire dans les annèes 1750 - 1800. Il était basque bayonnais - propriétaire à Saint Domingue...
Comment retrouver les bateaux qu’il a commandé au départ de Bayonne et La rochelle et les roles d’équipage de ces navires ?
Cordialement depuis le Pays Basque
25. Les Français en quête du Nouveau Monde : les Iles d’Amérique et la Nouvelle-France, espoir du XVIIe-XVIIIe s., 11 novembre 2020, 10:20, par CHIRON
Bonjour,
Je suis à la recherche de tous documents concernant Julien Boisneau dit l’Angevin embarqué à Nantes le 30/10/1752 sur le bateau Printemps pour Léoganne à St Domingue. Je sais seulement qu’il était soldat.
Merci