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Les familles des Alsaciens et des Vosgiens installés à Bugeaud en Algérie

Les liégeurs de l’Edough


jeudi 3 novembre 2011, par Jean-Pierre Bernard

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Localisation

L’Edough et Bugeaud

La carte ci-dessus nous indique la localisation du village de Bugeaud, situé sur les hauteurs au-dessus de Bône. L’Edough, massif montagneux, apparaît en vert, en haut de la carte, et s’étend de Bône au Cap de Fer, surplombant la mer.

L’Edough, qui portait autrefois le nom de Mont Ragoug, est situé dans le département de Constantine, et commence à environ 10 kilomètres de Bône. Son altitude, qui culmine à 1000 mètres, en fait l’un des points culminants de la Kabylie.

L’Edough domine la mer, le lac Fetzara, et les plaines très riches de la région de Bône. Depuis les Romains les lieux sont occupés, et ceux-ci y trouvèrent des sources, dont au moins 176 furent homologuées, et qui alimentaient toute la région et la ville de Bône.

L’air y est très sain, et on y était à l’abri du paludisme et des fièvres, mais un froid intense y régnait en hiver. L’endroit est réputé aussi pour ses orages violents qui a tué à plusieurs reprises des forestiers.

Les descriptions sont élogieuses, on parle d’une « campagne agréable et charmante, variée et diverse, riche, riante, attirante » (O. Niel), et, encore en 1890, « on pouvait se rendre de Bône au pied de l’Edough à travers la campagne par de petits chemins bordés de genêts, coquelicots, bleuets et chardons », et les anciens habitants des lieux en parlaient avec un souvenir émerveillé.

Une autre de ses richesses est le chêne-liège, dont nous parlerons plus loin.

Une première « pacification » de l’Edough eut lieu après la victoire sur Ali ben Aïssa en 1835, et, le 20/11/1838, on y créa une circonscription administrative ou « cercle », et on y étudie déjà la possibilité d’une exploitation du liège, en grande quantité dans ces forêts. Finalement, fin 1841, le général Randon conquit définitivement l’Edough, et fit créer en janvier 1842 une route carrossable reliant Bône aux hauteurs de l’Edough, jusqu’au plateau de Bouzizi.

Le village de Bugeaud (nom donné en l’honneur du Maréchal) est créé en 1847 et, en 1849, on y adjoint le lieu d’Aïn Barbar, situé plus bas, pour y exploiter des mines.

Voici Bugeaud, en quelques mots, à travers le temps :

- 1847 : 24 feux, soit environ 150 habitants.
- 1851 : arrivée des premiers colons (presque tous originaires de l’Est de la France).
- 1855 : la population augmente ; on agrandit le village.
- 1861 : statut de commune.
- 1869 : 300 habitants, dont 195 « français » (presque tous bûcherons), 100 « étrangers » et 5 « indigènes musulmans ».
- après 1870 : petite colonie allemande, quelques anglais, cadres d’entreprises britanniques installés à Bône (notamment pour le liège). Les étrangers étaient principalement des Iitaliens (bûcherons) et des Anglo-Maltais (jardiniers, chevriers, charretiers, négociants en bois...).
- 1875 : 557 habitants, dont 232 Français, 118 étrangers et 207 indigènes musulmans.
- 1878 : 195 Français, 177 étrangers, 247 indigènes musulmans, soit 619 habitants.
- 1938 : 592 habitants.

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L’église de Bugeaud - Source Geneawiki

L’une des principales activités de Bugeaud était la récolte du liège. Il y avait quelques exploitations privées, mais la principale était la Société des Lièges de l’Edough, qui employait beaucoup de gens, et représentait une surface de 7.000 hectares.

La forêt était divisée en trois ou quatre parties, suivant que l’on récoltait le liège à 9 ou 12 ans. C’était un travail difficile et astreignant. Une bouchonnerie y fonctionna également quelques temps.

Laissons parler un peu une Bugeaudoise, descendante d’une des familles des premiers colons :

« Bugeaud fut créé par le docteur Millot en 1851. Son père, Antoine, marié à une transcaucasienne de Tiflis, avait obtenu une concession de 400 hectares de terre dans le massif de l’Edough, à condition d’y élever des brebis du cachemire et des béliers d’Espagne ; mais vite découragé, il dut repartir en laissant sa femme et des trois enfants, deux filles et un garçon (en 1846).
 
Des lions venaient rôder près de la ferme des Millot, au troisième plateau. Sur un rocher, dit le rocher du Lion, l’un de ces rois des animaux restait des heures entières à contempler les prairies et les troupeaux de vaches (sic). »
 
« Le Maréchal Bugeaud avait vu les deux demoiselles Millot chasser avec une baguette, une panthère qui s’approchait un peu trop près de leur troupeau, et il se dit : elles sont courageuses, ces gaillardes ; elles ont toute mon estime. Les Bugeaudois racontaient aussi que ces dames n’hésitaient pas à épauler un fusil pour faire fuir un rôdeur ou tuer un sanglier ». (F. Samtmann).
 
« Il y a également une source portant le nom de Fontaine des Princes, en souvenir du passage de Napoléon III » (nb : ou plutôt de son fils).
 
« Les pionniers travaillèrent dur : six mois pour l’État et six mois pour la société des lièges. Ce n’est que très tard dans la nuit qu’ils pouvaient s’occuper de leur concession, s’éclairant avec une lanterne et gardant toujours un fusil de chasse près d’eux ». (F. Samtmann).

C’est dans ce cadre et dans ces conditions que vinrent s’installer les premiers colons qui occupèrent les lieux. Deux prolifiques familles, en particulier, les BOËSSER et les MAURER.

Louis MAURER et Emmanuel BOËSSER

Louis, l’Alsacien, né à Wingen (Bas-Rhin) en 1820, et Emmanuel, né la même année à Hambrücken, Karlsruhe, dans le Bade-Wurtemberg, se connaissent. Peut-être Louis aurait-il été travailler en Forêt Noire, non loin de chez lui.

Une partie de leur épopée nous est relatée par une descendante :

« Ils auraient participé aux évènements de 1848 et auraient été condamnés à mort. Ils se seraient alors enfuis à Hambourg, où ensuite un investisseur, désirant monter une colonie en Argentine, aurait affrété, sur ses capitaux, un navire et aurait réuni un groupe de « costauds » volontaires à cette fin. »
 
« Ils auraient été acheminés vers Le Havre pour y embarquer, mais le groupe hétérogène constitué comportait des partisans des deux bords, qui auraient repris leur guerre à bord, refusant d’obéir aux injonctions et rendant la conduite du bateau impossible. Le capitaine aurait alors décidé de les débarquer "dans le premier port qui voudrait bien d’eux. »
 
« Refus à Bordeaux, en Espagne, au Portugal, au Maroc, à Oran, à Alger, pour enfin atterrir à Bône... »
 
« Boësser aurait travaillé à Bône, sur les docks, pendant un an, ayant perdu de vue Maurer (pendant cette année 3 de ses 4 garçons immigrés sont décédée). Puis Maurer l’aurait retrouvé et lui aurait dit qu’il travaillait en forêt, « comme chez nous » à Bugeaud, avec un climat voisin de la Forêt Noire, et l’aurait convaincu de l’y rejoindre. »
 
« « Par la suite, Boësser Emmanuel a réchappé à une attaque de panthère en forêt, qui l’a défiguré. C’est ce grand-père robuste et assez taciturne, qui ne savait pas du tout parler français, qui fut attaqué par une panthère blessée à la patte ; elle s’était jetée sur lui et le malheureux n’arrivait pas, avec sa main gauche libre, à défaire la serpe attachée à sa ceinture, derrière le dos. Lorsque d’autres bûcherons coururent à son secours, la panthère se laissa glisser en lui arrachant le visage. Souvent les Bugeaudois parlaient de ce grand-père qui eut une famille nombreuse ; lorsque ses petits-enfants insistaient pour qu’il leur racontât une histoire, ou pour qu’il jouât avec eux alors qu’il était fatigué, il leur disait »Raouss Franciscouss", mais il les aimait bien et les enfants aimaient aussi l’entendre répéter cette phrase : cela les amusait. » (F.Yaiche née Boësser et M. Boësser)

Éléments généalogiques

La famille d’Emmanuel BOËSSER :

Emmanuel est né le 30/03/1820 à Hambrücken, Karlsruhe, dans le Bade-Wurtemberg. Marié le 19/09/1844 à Hambrücken, il part en Algérie avec son épouse, Gertrude FREY (née le 14/03/1825 à Graben-Neudorf, Bruchsal, Bade-Wurtemberg), et au moins 4 garçons, Pierre (né en 1846) et, d’après ce que dit une descendante déjà citée, trois autres garçons (qui seraient décédés durant son séjour à Bône, sur les quais, mais dont on ne trouve pas d’actes). Une fille, Barbara, née en 1845 et décédée la même année, ne partira donc pas pour l’Algérie.

Emmanuel sera bûcheron à Bugeaud (1860), Journalier au même lieu (1862), propriétaire à Ste Croix-de-l’Edough (Bugeaud) (1865), propriétaire à Bugeaud (1892).

Emmanuel et Gertrude sont décédée après le 27/02/1892).

Leurs enfants :

- Barbara, née et décédée en 1845.

- les trois garçons qui seraient décédés dans la première année de leur arrivée en Algérie.

- Pierre, né le 11/09/1846 à Neudorf, Bade, décédé en Algérie en 1916, liégeur à l’Edough puis bouchonnier (1869), qui épouse à Bugeaud, le 28/06/1869, Jeanne Marguerite MARCHAL. 5 enfants.

- Catherine, née à Bugeaud le 16/09/1860, décédée au même lieu le 21/08/1861, sans postérité.

- Odile, née à Bugeaud le 14/11/1862, décédée le 28/03/1944 à Bône, Constantine ; elle épouse à Bugeaud, le 22/05/1877, Etienne François Octave BORNAT.

- Emmanuel fils, né à Bugeaud le 22/04/1865, y décédé à l’âge de 8 ans le 25/02/1874, sans postérité.

- Louis, né à Bugeaud le 15/09/1867, décédé le 19/09/1942, liégeur à Bugeaud. Il épouse à Bugeaud, le 27/02/1892 Louise MARANI (née en 1871).

soit en tout 9 enfants.

La famille de Louis MAURER :

Chrétien MAURER (1788-1842), sabotier à Wingen, Bas-Rhin, et Catherine HUTTLER (1789-1848 - Wingen) eurent 6 enfants, dont 5 garçons. Ceux-ci partirent tous pour l’Algérie, sauf l’aînée, la fille, Catherine (née à Wingen en 1817, y décédée en 1898), qui restera en Alsace, épousant à Wingen le 15/10/1845 un cordonnier de Wingen nommé François Joseph GRUNEWALD (1817-1894) dont elle eut au moins deux fils : Joseph Georges et Jean.

Les cinq garçons sont :

- Louis, né à Wingen le 10/06/1820, décédé après le 14/02/1882 en Algérie, bûcheron charbonnier (1853), bûcheron (1856,1858) à Sainte-Croix-de-l’Edough-sous- Bugeaud, qui épouse à Bugeaud le 29/03/1853 Marguerite ECK, née le 22/05/1832 à Soufflenheim, Bas-Rhin, décédée après le 14/02/1882 en Algérie. Ils eurent 6 enfants.

- Chrétien, né à Wingen le 05/04/1823, décédé le 27/04/1861 à l’hôpital de Bône, garde particulier de la concession Lecoq (qui exploite le liège), qui épouse à Bugeaud, le 07/02/1853, Christine BLIES, née le 17/12/1828 à Wingen, décédée après le 26/03/1884 en Algérie. Le couple aura 3 enfants.

Le mariage de Chrétien et de Christine est le premier acte du premier registre des mariages de Bugeaud, en 1853.

Après le décès de Chrétien, Christine épouse en secondes noces à Bugeaud, le 11/12/1862, Jean WEBER (né en 1830) dont elle aura 2 autres enfants.

- Joseph, né en 1825 à Wingen, décédé le 28/10/1895 à Bône, employé au chemin de fer (1884) à Bône, retraité de la Marine, chevalier de la Légion d’Honneur, qui épouse probablement à Bône avant 1860, Mariel Anselmine Augustine PAYS, née en 1838, décédée après 28/10/1895. Ils eurent deux enfants.

- Jean, né le 26/12/1831 à Wingen, décédé à Bugeaud le 15/03/1886, bûcheron à Sainte-Croix-de-l’Edough-sous-Bugeaud (annexe de Bugeaud), bûcheron à Ste.Croix-de-l’Edough (1856), puis contremaître des lièges, qui épouse à Bugeaud, le 16/10/1856 Marie-Anne STOLL, née le 09/04/1837 à Roeschwoog. Ils auront 11 enfants.

- Sébastien, né à Wingen le 20/01/1835, décédé le 03/08/1872 à Bugeaud, bûcheron à Sainte-Croix-de-l’Edough-sous-Bugeaud (1866), qui épouse à Bugeaud, le 02/05/1866, Catherine STOLL, née le 05/03/1835 à Roeschwoog (sa belle-soeur, soeur de Marie-Anne épouse de son frère Jean). Ils auront au moins 2 enfants.

Catherine STOLL était veuve de Jean Adam LOEFFLER (1828-1865, cuisinier à l’Edough) dont elle avait eu 5 enfants.

Après le décès de Sébastien, son second époux, elle épousera en troisièmes noces en 1879, à Bugeaud, Léonard LOEFFLER (né en 1826), aussi cuisinier, et aussi son beau-frère (comme frère de son premier mari Jean Adam).

Les six premiers mariages à Bugeaud :

La plupart de ces unions concernaient des anciens habitants du village de Wingen, en Alsace :

- 07/02/1853 : MAURER Chrétien, garde particulier à la concession Lecoq, originaire de Wingen, et BLIES Christine, originaire de Wingen.

- 28/03/1853 : GUYOT Antoine, gendarme à la résidence de Bône, originaire d’Ebreuil (Allier), et RUMEAU Pauline, originaire de Ganac (Ariège).

- 29/03/1853 : MAURER Louis, bûcheron-charbonnier, originaire de Wingen, et ECK Marguerite, originaire de Soufflenheim (Bas-Rhin).

- 18/04/1853 : LOEFFLER Léonard, second-cuisinier, originaire de Rothenberg (Hesse, Allemagne), et BLIES Rosine, originaire de Wingen.

- 16/08/1853 : ERHARD Chrétien, colon à Bugeaud, originaire de Wingen, et WESTERMEYER Marie-Anne, originaire de Wingen.

- 10/11/1853 : LOEFFLER Jean Adam, cuisinier, originaire de Rothenberg (Hesse, Allemagne), et WILHELM Marie-Catherine, domestique, originaire de Herrfelden, Grand duché de Hesse, Allemagne.

Le liège

Pour en savoir un peu plus sur le liège et son exploitation, on peut en avoir une idée en visitant le site suivant : L’exploitation du liège, une industrie florissante des Albères.

Les gens de Bugeaud

L’étude rapide de ces deux familles n’est pas exhaustive, bien évidemment.
D’autres gens, d’autres familles ont peuplé et vécu à Bugeaud, mais il serait trop long de les étudier ici une à une. Pourtant, que d’aventures, que de destins, que de joies et de malheurs renferment-elles !

D’autres articles ou études verront sans doute le jour, si les lecteurs le souhaitent.

Voir ci-après un document, sous Excel, qui propose une liste d’habitants de Bugeaud. Cette liste est le résultat de l’étude des mariages à Bugeaud, entre 1853 et 1899.

Excel - 42 ko

Les noms en gras sont les mariages trouvés, étudiés, et mis en ligne sur Geneanet. Les noms en maigre sont les témoins et divers.

Merci à ceux qui ont bien voulu me communiquer des anecdotes.

Sources :

- Sources et sites divers, également Geneanet, et la base IREL du CAOM, ainsi que des correspondants divers.

- Tous les éléments généalogiques concernant ces familles a été mis en ligne sur le site Geneanet et y sont consultables.

- On peut aussi trouver des renseignements sur cette émigration sur les blogs : http://emigrationalgerie.centerblog.net/ et http://famillesbugeaud.centerblog.net/

- Voir aussi : http://bone.piednoir.net/titre_rubr...

- A voir aussi « Un coin d’Alsace-Lorraine en Afrique du Nord : le village de Bugeaud, en Algérie », de Marc Frangi, Annales de l’Est, 2002, vol. 52, pp.213-235. http://algerie.doc.free.fr/bone/bug...

- http://encyclopédie-afn.org/index.php/Historique_Bugeaud_-_Ville

- Bugeaud, site P.N.H.A. - http://www.piedsnoirs-aujourdhui.co...

- Un retour au pays à Séraïdi (ex-Bugeaud) : http://algerie.travelblog.fr/58378/...

- Consulter également le CAOM et l’excellent site Geneanet.

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13 Messages

  • Bonjour,
    lors de mon séjour en Algerie en 61/62, j’ai eu l’occasion de découvrir,dans la Nord-Constantinois, un petit village près de Taher (ville natal de Ferhat Abbas)et qui s’appelait.... STRASBOURG !
    Ce village avait été crée vers les années 1860 par des Alsaciens et, signe particulier, au centre du village avait été érigée une statue d’Alsacienne en tenue bien evidement !
    Je n’ai malheureusement aucune photo à vous envoyer, dommage !
    Bien cordialement
    JP Prunier

    79000 NIORT

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Merci pour votre commentaire.
    En effet... plusieurs villages d’Algérie ont porté des noms alsaciens : La Robertsau, Strasbourg, Thann etc...
    Mais je ne savais pas pour la statue de l’Alsacienne...!
    Elle a dû évidemment disparaître.

    Si cette émigration vous intéresse, vous pouvez consulter un blog spécialisé sur la question à cette adresse :

    http://emigrationalgerie.centerblog.net/

    Je vous souhaite un excellent week-end.
    Cordialement.

    L’auteur.

    Répondre à ce message

  • Bonsoir
    Je viens de lire avec intêrét votre article.
    Deux des garçons, Joseph et Bernard sont décédés à Bône le 10 mai 1854.
    Vous trouverez leurs actes de décès (Nos 216 et 217) à la même page de registre en faisant la recherche sur le site des ANOM au nom de BOSER.
    Heureux de pouvoir faire avancer vos recherches.
    Cordialement
    Yves

    Répondre à ce message

  • Bonsoir
    Je viens de trouver le troisième garçon manquant, André décédé à Bône le 03 avril 1854.
    Vous trouverez son acte de décès (No 175) en faisant la recherche sur le site des ANOM au nom de PESER.
    Le nom de son père est orthographié de même et celui de sa mère est orthographié FRAIBORN.
    Quand je fais ce genre de recherche, je me dis toujours qu’il faut penser à plusieurs choses.
    Les déclarants étaient français ou étrangers mais dans les deux cas avaient leur accent.
    L’officier d’état-civil n’avait pas forcément le même et donc pas la même « oreille », ce qui ne facilitait pas la compréhension.
    Certains déclarants étaient illettrés et ne savaient pas épeler leur propre nom.
    Ils n’étaient donc pas en mesure de le faire enregistrer correctement, ni de relire et vérifier ce qui avait été enregistré.
    Par curiosité jetez un œil sur la signature du père sur ces trois actes de décès. Si l’on peut deviner Emmanuel, le nom de famille à une orthographe assez particulière.
    Heureux de pouvoir faire avancer vos recherches.
    Cordialement
    Yves

    Répondre à ce message

  • Bonsoir Yves,
    Au vu de vos deux messages, j’ai pu trouver effectivement les trois actes sur le site IREL.
    Ces erreurs d’orthographe sont fréquentes, et ne simplifient pas toujours les recherches.
    Oui, l’accent allemand de ces gens devait être assez prononcé, et ils n’étaient pas toujours des lettrés, c’est vrai.
    Je comprend assez pour BOSER et PESER, au lieu de BOËSSER, le patronyme réel, mais je n’ai pas d’explication pour le nom de l’épouse d’Emmanuel, Gertrude FREY, qui est écrit FRAIBORN (juste sur un acte). C’est assez troublant.
    Pour la signature d’Emmanuel, j’ai assez l’habitude de ces graphies, et j’aurai lu assez facilement BOËSSER.
    Le B est assez mal écrit et ressemble assez à un L, c’est vrai, mais il met bien le tréma, et le signe, qui ressemble à un f, sur sa signature, qui est le « 2 S » allemand.
    On retrouve souvent aussi ce phénomène sur les actes en Alsace, et j’en ai l’habitude.
    Pourtant, c’est bizarre, chacun sait qu’en Alsace nous n’avons pas d’accent, n’est-ce pas !!! Ce sont les autres, ceux « de l’intérieur » qui en ont un !
    Ceci pour sourire, bien évidemment...

    En tous cas, je vous remercie d’avoir porté intérêt à cet article, et de m’avoir permis d’avancer encore un petit peu.
    Je pense que notre Webmaster ne se formalisera pas si je vous donne l’adresse d’un blog que j’ai créé sur le sujet de cette émigration en Algérie, et vous pourrez, si vous le voulez, le consulter à cette adresse :
    http://emigrationalgerie.centerblog.net/

    Cordiales salutations.
    Jean-Pierre BERNARD.

    Répondre à ce message

  • bonjour
    pour FRAYBORN cela résulte probablement de la contraction géboren Frey = né Frey
    bien cordialement
    Elisabeth De Masi Nilly

    Répondre à ce message

  • La famille Weber, commerçants venus d’Allemagne en Alsace après 1870, a exploité un moment, en relation avec des plantations de liège en Afrique du Nord, une fabrique de bouchons à Bischwiller (67240), jusqu’à l’incendie de cette usine au cours des années 20.

    Répondre à ce message

    • Les familles des Alsaciens et des Vosgiens installés à Bugeaud en Algérie 14 novembre 2011 01:49, par Jean-Pierre Bernard

      Pour Monsieur STREICHER.
      Merci beaucoup pour votre commentaire.
      Auriez-vous des renseignements, des pistes, des références à ce sujet ?
      Je pourrai ainsi orienter mes recherches.
      Il m’intéresserait beaucoup de faire un lien entre les liégeurs d’Algérie et des fabriques françaises et, qui plus est, alsaciennes.
      Je vous souhaite une excellente journée.
      Cordialement.
      Jean-Pierre BERNARD.

      Répondre à ce message

      • Bonjour Monsieur,

        Il est toujours agréable de constater que, lorsqu’on fait paraître une information, celle-ci suscite quelque part un intérêt.

        C’est l’article de la lettre de généanet qui a révéillé des souvenirs de famille. Je me souvenais avoir vu des photos de mon grand-père et son beau-frère dans l’exploiation en Algérie, et d’autres, de l’incendie. J’en ai retrouvé trace auprès d’une cousine qui doit me les faire parvenir. Je pourrai vous en envoyer copie.

        Concernant les relations exactes entre la famille Weber et les exploitants du liège algérien, je n’ai aucune information, pas plus que sur l’origine de l’usine de bouchons à Bischwiller.

        J’ai donc amorcé une recherche, à la fois dans la famille et auprès des archives bischwilléroises. C’est avec plaisir que je vous en communiquerai les éléments.

        Meilleures salutations

        Pierre STREICHER
        19 rue Esquirol
        75013 PARIS

        Répondre à ce message

  • Voilà, descendant des familles Kandel, Marani, Stoll... je suis enfin venu visiter Bugeaud et l’Edough en juin dernier, avec l’intime conviction de trouver les traces de mes ancêtres proches. J’ai pu trouver le cimetière et la tombe de mon grand-père encore intacte. Les restes de l’entreprise de liège avec les maisons en ruine attenantes. J’ai été subjugué par le paysage, un vrai coin de paradis, et j’ai compris ce que les miens avaient du abandonner, beaucoup plus que des biens matériels, tout simplement le bonheur ! Je n’ai qu’une envie, revoir ce si beau lieu et y séjourner quelques temps. Je vous souhaite de pouvoir faire un jour ce chemin. A bientôt

    Répondre à ce message

    • Bonjour, et merci pour votre commentaires.
      Oui, moi aussi j’aurai aimé y aller, bien que ma préférence aurait été pour Sidi Chami/Sidi Marouf, près d’Oran, pour des raisons familiales.
      Vous avez raison de dire, à Bugeaud et ailleurs, que ces gens ont dû abandonner bien plus que des biens matériels..... le souvenir d’une vie entière quelquefois.
      Mais la vie est ainsi faite !
      Cordialement.
      Jean-Pierre BERNARD.

      Répondre à ce message

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