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Paris-Brest, c’est pas d’la tarte !

Le vendredi 18 février 2022, par Jean Magnier

Paris-Brest, c’est pas du gâteau !
L’affirmation est immédiatement confirmée et précisée : Paris-Brest, c’est pas d’la tarte !
Je crois entendre cette déclaration sortir des lèvres d’Annet, mon interlocuteur.
Il ne commente pas une farandole des desserts, mais fait connaître son expertise sur un périple éprouvant.
Ce ton désinvolte et provocateur est emprunté aux refrains bravaches des bagnards de Brest.

La chaîne,
Ça nous gêne ;
Mais c’est égal,
Ça n’fait pas de mal.
Nous aurions tort de nous plaindre,
Nous sommes des enfants gâtés
Et c’est crainte de nous perdre
Que l’on nous tient enchaînés.

...

C’est en effet au bagne de Brest que je recueille ses confidences.

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BnF Bibliothèque de l’Arsenal.

Annet Jollet est Bourbonnais.
Par les femmes je le suis également, cela nous rapproche et explique mon intérêt particulier pour son sort.
Je m’autorise à rappeler que le Bourbonnais [1] est le berceau d’une lignée de rois de France.
Force est de constater ici que cette terre a également vu naître quelques tristes sires ou mauvais sujets, futurs forçats.
Terre promise, s’il en est, pour tout généalogiste soucieux d’attester l’adage et ainsi retrouver dans sa lignée, un roi et un bagnard … faute de pendu.
Rapprochement terrible, tête couronnée et bonnet rouge [2] : Louis et Annet sont « pays », leurs ancêtres sont issus de la même terre.

Louis siège sur le trône par la grâce de Dieu et, car tel est son bon plaisir, Annet sera banni et enchaîné au bagne.


*

Louis, le quinzième, dit un temps, le Bien-Aimé, n’agit pas par caprice, il s’est assigné le devoir de protéger ses sujets et répondre à leurs plaintes en purgeant le royaume de tous ses criminels, malfrats et autres mendiants, « vagabonds et gens sans aveu dont le nombre paraît se multiplier chaque jour » [3].

Par ailleurs, l’aménagement du port et de l’arsenal de Brest nécessite une très importante main-d’œuvre, les condamnés apporteront là un appoint non négligeable.

Solide gaillard trapu d’une trentaine d’années, Annet, fils de feu Antoine et Catherine Gauthier, exerçait la très honorable profession d’ouvrier maréchal-ferrant, à Liernolles où il est né le 3 juin 1737 [4].

Je dois reconnaître ici, qu’avec quelques parents et amis auvergnats, j’ignorais jusqu’à l’existence même de ce discret village.
La consultation des cartes léguées par la tribu Cassini m’a permis de combler cette lacune et j’ai pris acte que les Jollet y sont implantés de longue date, en témoignent les lieux-dits les Petits Jollets, les Grands Jollets [5].

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Carte Cassini - Géoportail

Annet a 14 ans lorsqu’il perd son père, vivant menuisier. Orphelin aux côtés de ses huit frères et sœurs, c’est alors qu’il a pris le chemin de la forge et du « travail » [6].

La proximité quotidienne du maréchal avec les chevaux peut-elle expliquer une attirance, devenue blâmable, pour cet animal ?

Le 9 janvier 1768, il comparait devant les juges du Parlement de Paris dont relève désormais son crime. En effet, Sa Majesté a repris la main sur les attributions et compétences des tribunaux provinciaux.

Sourds à tout appel à la mansuétude, les juges ont été implacables. Alors qu’il est convaincu du vol d’un cheval [un seul !], Annet est condamné à trois ans de galères [7] après avoir été marqué G A L.

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Registre 2 O 13 du bagne de Brest 8

Depuis son arrestation jusqu’à sa comparution, Annet a été mené de geôle sordide en cachot humide, jusqu’à la Conciergerie, sinistre prison du Palais de Justice de Paris.

Après l’énoncé de sa condamnation, son incarcération va se poursuivre au château voisin de la Tournelle.

Plus qu’ailleurs encore les conditions d’emprisonnement y sont effroyables. Plus de 200 forçats enchaînés sont entassés dans une salle en contrebas de la cour du château, en attendant le départ de la « chaîne », ce convoi qui les mènera à destination.

Si le sceau de l’infamie G A L [8] est toujours appliqué au fer rouge sur l’épaule droite, les galères devenues obsolètes face aux vaisseaux modernes, sont désarmées. Depuis l’ordonnance royale de 1748, les condamnés ne sont plus enchaînés sur un banc de rameurs, mais soumis aux travaux forcés du bagne de Toulon ou Brest. C’est ce dernier qui va accueillir le paroissien de Liernolles.

Le trajet se fera à pied.

L’organisation du transfert et son encadrement font l’objet d’un appel d’offre. L’entrepreneur soumissionnaire embauche un conducteur, « capitaine de la chaîne ». Commissionné par le Roi, ce dernier est responsable du bon acheminement de la troupe. Il recrute, pour cent forçats, une douzaine de gardes dénommés « argousins » qu’un rapport présente comme des « gens de toute espèce qu’ils (les conducteurs) ramassent dans Paris ».

Ils sont accompagnés d’un chirurgien, qui, outre les soins d’urgence, et en concertation avec le capitaine, prendra la décision d’écarter de la chaîne les plus mal en point ou de leur accorder le bénéfice d’un transport en charrette.

Malgré les engagements pris, la tentation est grande pour tous ces intervenants d’améliorer leurs marges ou rétributions aux dépens des forçats. Triche sur la qualité des vivres et de la paille pour les hébergements, racket des plus faibles, connivence et trafics avec les meneurs, ont depuis longtemps alerté les autorités.

Dès 1700, le Roi désigne un « commissaire des chaînes » qui doit veiller à la santé et à l’état général des forçats.

Il a autorité sur l’escorte et son comportement. Il doit s’assurer de la régularité des achats et divers marchés d’approvisionnement et hébergement. Lors de la fouille avant le départ, il reçoit en garde l’argent saisi au-delà de 6 livres [9].

Précieux recours pour les forçats, encore faut-il qu’il ne se laisse pas aller à quelques petits arrangements avec le capitaine et le chirurgien.

Le départ est prévu au printemps, le 25 mai. Cette chaîne de 1768 fera date car particulièrement éprouvante pour les condamnés.

L’épouvantable promiscuité, l’absence totale d’hygiène et les mauvais traitements dans les lieux de rétention avant le départ, ont sans doute favorisé l’apparition d’une épidémie de « fièvres putrides et vermineuses [typhus ?] et quelques dissenteries » qui va les accompagner tout au long du trajet.

Nombre de détenus ne quitteront pas Paris où ils meurent d’affaiblissement ou de maladie.

C’est dans ce contexte qu’avant de parvenir à destination, Annet va connaître la terrible succession des mesures expiatoires censées à la fois édifier le bon peuple, dissuader les potentiels malfaiteurs, punir les déviants et les corriger.

Tout est orchestré pour rendre publiques les diverses épreuves du châtiment. Le peuple est invité à vérifier la rigueur des sanctions judiciaires.

En premier lieu, le spectacle du flétrissement est offert dans la quinzaine qui précède le départ. Le bourreau opère dans la cour de la Tournelle ouverte à tous.

Les trois lettres G A L inscrites dans la douleur, rappelleront à vie la faute commise. Accessoirement, elles permettent de confondre un évadé ou d’enregistrer une récidive.

Le départ est précédé la veille du rituel de « l’enferrement ».

Chacun reçoit sa « cravate » : un collier de fer en forme de triangle auquel est attachée une courte chaîne, la « ficelle ». La fermeture du triangle est assurée par un rivet posé à froid en s’aidant d’une enclume portative. La trajectoire du lourd marteau frôle le crâne. Même chez les plus endurcis, il n’en est pas un qui ne ferme les yeux et crispe les mâchoires, avant qu’un intense frémissement ne le libère.

Douze à quinze couples choisis de stature comparable pour équilibrer la charge des chaînes et la longueur des pas, sont alignés les uns derrière les autres et reliés par leur ficelle à une chaîne transversale qui les rend solidaires. Ils constituent ainsi un « cordon ».

Le lendemain, au petit matin, le convoi s’ébranle, ses rangs sont renforcés par des « chaînons » venus de Soissons et Amiens. Il ne cessera de grossir au fil du parcours et des prisons qui le jalonnent.

Près de 600 kilomètres sont à franchir en une quinzaine d’étapes [10].

Un premier arrêt à Versailles est marqué par une minutieuse fouille à corps, brutale et délibérément humiliante. La populace haineuse, hargneuse se presse et ne cessera de se renouveler à chaque ville et village traversés.

A ses invectives, elle reçoit en retour insultes et obscénités. Parfois se glisse une manifestation de pitié pour un gamin : certains ont 14 ou 15 ans, ou à l’égard d’un malheureux qui hurle son innocence. La foule alors gronde et injurie l’escorte : « sacrés bougres, valets de bourreau, chevaliers de la chaîne, . . . !! » [11].

Le calvaire se poursuit jusqu’à Rennes où dès son arrivée, le commissaire des chaînes signale le délabrement sanitaire de sa troupe qui compte alors 655 hommes.

Le 10 juin, décision est prise de détourner le convoi de Brest et le 13 les portes de la ville sont fermées pour éviter tout contact avec la population.

Un transfert est organisé à destination du lazaret de l’île de Trébéron, dans la baie de Roscanvel, au sud-ouest de la rade de Brest. L’établissement est prévu pour accueillir 150 malades. A la hâte, on complète le dispositif, des tentes sont confectionnées avec de vieilles voiles de navire, des lits sont installés pour les plus atteints. Des soignants sont envoyés depuis l’hôpital.

Au cours de l’opération on compte sept morts, ce qui porte à 46 le nombre des décès depuis Rennes. Les corps sont ensevelis sur la petite île voisine des Morts.

Le 22 juin, il reste 386 détenus sur l’île dont 250 très malades.

200 rescapés ont été menés à Brest, Annet est de ceux-là, sa jeunesse, sa solide constitution l’ont protégé. Il va connaître un autre enfer.

Ouvert en 1749, le bagne de Brest est cependant une prison-modèle innovante.

Antoine Choquet de Lindu, son architecte, s’est appliqué à répondre au cahier des charges : accueillir 2 000 prisonniers dans les meilleures conditions de sécurité, mais aussi de salubrité.

Sur ce dernier point, il va s’attacher à faire pénétrer l’air et surtout l’eau en abondance, en aménageant fontaines et latrines jusque dans les dortoirs et la cour intérieure.

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BnF Gallica

La mission première du bagne est de punir les délinquants en les privant de liberté. Choquet va veiller à prévenir toute tentative de soulèvement ou évasion en cloisonnant et subdivisant les locaux, en prévoyant de multiplier les gardes et les contrôles.

Une discipline de fer et le travail forcé auront pour finalité de rendre les condamnés dociles et utiles.

L’architecte ne manque pas d’associer la religion au dispositif de réhabilitation : un autel sur roulettes, placé en enfilade, permet aux forçats enchaînés sur leur banc, d’assister aux offices.

A peine débarqué, Annet, comme ses compagnons, va perdre son identité et recevoir son numéro de matricule : 13 337 gravé sur une plaque de fer blanc agrafée sur son bonnet. Premier acte d’un processus soigneusement réfléchi pour souligner son indignité.

Vient alors le « déferrement » qui va le délivrer de son collier. Comme lors de la pose, à quelques centimètres de son crâne, le marteau va s’abattre, mais cette fois pour chasser le rivet. Un bref souffle sur la nuque précède l’explosion métallique qui déchire le tympan.

Tremblant encore, il est déshabillé, rasé et tondu, ses vêtements brûlés.

Après une toilette complète à une fontaine de la cour, il endosse sa nouvelle tenue : outre le bonnet rouge, une chemise en « mouy » [12], un caleçon, fendu sur le côté, fermé par des boutons, pour pouvoir le mettre et l’ôter sans enlever ses chaînes, une paire de bas et de souliers.

Peu après, un « chaloupier » [13] lui fixe à la cheville une manille à laquelle sa chaîne est attachée.

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BnF Bibliothèque de l’Arsenal

Arrive enfin l’épreuve tant redoutée : « l’accouplement ». Chaque arrivant est accouplé avec un ancien condamné à vie, pour une durée minimale théorique de trois ans. Leur chaîne respective est reliée par un anneau de fer l’« organneau ».

Désormais cette terrifiante promiscuité s’impose à chaque instant de leur vie commune, sous le régime de l’impitoyable loi du plus fort. Malheur au faible associé à l’un de ces nombreux grands pervers violents ou brutes sauvages !

Chaque soir, après leur journée de « petite ou grande fatigue » [14], avec quatre autres « couplets », ils vont s’allonger sur la planche inclinée de leur « tolat » auquel le chaloupier va soigneusement arrimer leur chaîne. Cependant, le dispositif innove en leur permettant, la nuit, de se rendre à une latrine et à un point d’eau.

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BnF - Gallica

Défini comme une sorte de lit de camp par Choquet son concepteur, le tolat reçoit 20 bagnards, tête-bêche, 10 de part et d’autre d’un muret qui les sépare. Ses dimensions, 14 pieds [15] au carré, laissent moins de 50 centimètres à chacun. Toute forme de paillasse est exclue car susceptible de receler plus aisément armes, outils, déguisements en vue d’une rébellion ou évasion.

Au cours de l’année 1769, Annet va toutefois bénéficier d’une dérogation. Elle permet, en particulier aux artisans reconnus disciplinés, de mettre en œuvre leur savoir-faire professionnel au profit du bagne.

Détachée de l’organneau, sa « chaîne brisée » s’enroule à la taille et s’accroche à la ceinture. Le maréchal travaille désormais à la forge de l’arsenal. Devenu plus libre de ses mouvements, il est débarrassé de l’obsédante présence de son double.
Chaque soir cependant, il retrouve la promiscuité du tolat.

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Salle des galériens à Brest - BnF Gallica

De longs mois vont se passer avant qu’il puisse solliciter sa libération. Celle-ci accordée par le Roi et, sa peine légèrement écourtée, le 2 mars 1771 il reçoit le congé qui l’autorise à rejoindre sa paroisse en respectant un parcours imposé et contrôlé par la maréchaussée.

Il a payé chèrement sa dette à la société, cependant c’est un accueil hostile qui l’attend.

De la « machine à punir », « machine à pourrir ? » il est sorti méconnaissable et dans le même instant identifiable : galérien !

Il a pourtant gardé la main, mais aucun patron ne voudra, n’osera l’embaucher.
Rejeté par les siens, il s’est réfugié à une dizaine de lieues où j’ai eu quelques peines à le retrouver, à deux pas de Bourbon-Lancy.

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Carte Cassini - Géoportail

Le 21 prairial de l’an VII [16] au matin, on l’a découvert mort au fond de la grange du domaine de la Basse-cour à Garnat sur Loire [17].

Il avait 62 ans.

Sources :
• André Zysberg, La société des galériens au milieu du XVIIIe siècle - Persée
• Antoine Choquet de Lindu (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b101070296/f6.item.r=bagne%20de%20brest)
• Philippe Henwood, Bagnards à Brest / Philippe Henwood - Gallica (bnf.fr)
• Frédérique Joannic-Seta, Le bagne de Brest - Presses universitaires de Rennes (openedition.org)
• Philippe Poisson - Blog http://portrait-culture-justice.com/article-28611463.html
• Extrait du Patrimoines Brestois N°6 Bagne de Brest — Wiki-Brest


[1Bourbonnais, autrement dit duché de Bourbon, approximativement actuel département de l’Allier.

[2Bonnet vert pour les condamnés à perpétuité, bonnet rouge pour les condamnés à temps.

[3Déclaration du Roi 03 Août 1764

[4Liernolles. AD 03 BMS 1665-1753 vue 312/389.

[5Liernolles - Géoportail https://www.geoportail.gouv.fr/carte

[6Travail ou travail à ferrer : Solide dispositif permettant de maintenir équin ou bovin pendant la pose des fers qui vont protéger leurs sabots.

[7Galères : navires à voiles et à rames construits depuis l’antiquité grecque et romaine. En France, dès le XVIe siècle, les tribunaux remplacent les peines de prison par des années de galères pour pallier le manque de rameurs volontaires.

[8G A L : La flétrissure par le fer rouge ne sera définitivement abandonnée qu’en 1832.

[96 livres : salaire de 6 à 10 jours de travail d’un journalier. Il est difficile d’apprécier précisément la valeur de cette somme. Une livre (489,5 g) de pain valait ordinairement 2 sols (20 sols = 1 livre).

[10Sur l’illustration, les étapes de nuit sont indiquées par des ronds pleins. Le bagne de Brest - Presses universitaires de Rennes (openedition.org)

[11Procès-verbal de la maréchaussée.

[12mouy : étoffe, spécialité de la ville de Mouy (Oise).

[13Chaloupier : forgeron spécialisé dans l’entretien, la pose et le contrôle permanent des chaînes et manilles.

[14Petite ou grande fatigue : selon la pénibilité du travail forcé. En principe, à huit jours de grande fatigue succèdent huit jours de repos.

[15Pied : 30,48 cm

[1621 prairial an VII : 9 juin 1799

[17Garnat-sur-Loire. En 1903 renommée Garnat-sur-Engièvre. AD 03 NMD 1793-an X Vue 186/208

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11 Messages

  • Paris-Brest, c’est pas d’la tarte ! 18 février 15:39, par Gewa Thoquet

    Jean, merci pour ce récit vivant, grâce auquel on peut mieux se rendre compte de la vérité des bagnards. À vrai dire, quand j’ai vu le titre j’ai pensé au gâteau Paris-Brest que mon mari nous fait souvent, et je n’avais pas envie de lire une histoire sur ce gâteau. Heureusement que j’ai poussé plus loin. Gewa

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    • Paris-Brest, c’est pas d’la tarte ! 18 février 16:36, par Jean Magnier

      Merci Gewa pour votre appréciation. Je comprends votre crainte d’une indigestion !
      Persevare diabolicum,je dois reconnaître que j’ai maintenu le titre malgré la mise en garde d’une très proche conseillère !

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      • Paris-Brest, c’est pas d’la tarte ! 20 février 11:03, par Isabelle RIOU

        Bonjour
        merci de votre récit ; quelles terribles sanctions... dont je crains qu’elles soient toujours en vigueur dans certaines contrées...
        et vous avez "réveillé" en moi une interrogation : en 1822 j’ai un ancêtre (J C Boeuf) qui se marie à Brest. Or, toute sa famille était de Vesoul , lui même y était né. J’ai toujours pensé qu’il avait pu "découvrir" Brest à travers le bagne, mais je ne sais pas comment et où chercher. Pourriez-vous me conseiller s’il-vous-plaît ? Merci beaucoup

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    • Paris-Brest, c’est pas d’la tarte ! 19 février 16:28, par catherine marquet

      Bonjour,

      Justement, je viens d’en manger un pour le goûter... ; sinon, tiste histoire. A l’époque, on allait au bagne pour des peccadilles ( voir Jean VALJEAN ou VIDOCQ).

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  • Paris-Brest, c’est pas d’la tarte ! 18 février 18:49, par Yveline Dangles

    Très intéressant, très détaillé, très visuel, votre article nous rapproche de la réalité du vécu des bagnards. Le plus triste est probablement la fin, de cet homme durement condamné, qui est mort seul dans la misère. Une pensée émue pour lui et pour tous ses compagnons...

    Répondre à ce message

    • Paris-Brest, c’est pas d’la tarte ! 19 février 11:44, par Colette Boulard

      je réagis comme vous ; comment ne pas être saisi par les effroyables conditions de vie, ou plutôt survie, de ces prisonniers ? Est-ce l’origine de l’expression "marche ou crève ?" La fin de l’article, qui s’achève brutalement, est le reflet de ce que vécut Annet : la dureté. Pauvre homme, en effet.

      petit aparté pour Gewa : vous me mettez l’eau à la bouche !

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  • Paris-Brest, c’est pas d’la tarte ! 20 février 10:38, par Jean Magnier

    Merci pour ces manifestations d’intérêt et de compassion.
    L’humour grinçant de ces bagnards ne peut masquer les effroyables conditions de leur châtiment qui visent moins à les réhabiliter qu’à les broyer.

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  • Paris-Brest, c’est pas d’la tarte ! 21 février 18:40, par Corinne Mas

    Merci pour ce terrible récit. Ma marraine et cousine habitait à Brest rue Choquet de Lindu et ce nom m’a toujours intriguée. Je sais maintenant grâce à vous, qui était ce personnage.

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  • Paris-Brest, c’est pas d’la tarte ! 4 mars 21:31, par Davaus Josette

    Bonjour,
    Merci pour ce terrible récit.

    Compagne d’un cyclotouriste, cela m’a fait tout de suite fait penser à la randonnée (?) Paris-Brest-Paris:1200 km à parcourir en moins de 90 h. Bloqués sur les cale-pieds, et rivés à la chaine de vélo. Mais là, c’est volontaire.
    Et j’ai lu quelque part que le gâteau en forme de roue avait été créé par un pâtissier situé sur le parcours.
    Bonne continuation.

    Répondre à ce message

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