Vers le milieu des années 50… J’avais alors une douzaine d’années… Je me souviens, de l’air triste du visage de ma grand-maman, alors octogénaire, lorsqu’elle époussetait les nombreux portraits encadrés, alignés sur la cheminée de la cuisine et dont le coin supérieur gauche était bordé d’un très fin crêpe de velours noir. Plus d’une fois, elle m’expliqua, en les désignant l’un après l’autre, qu’il s’agissait de ses parents, de son époux, Jean Baptiste, mon grand-père maternel donc, de ses frères Cyrille, Désiré et Émile, et de deux de ses enfants, Gaston et Zoé. Elle était avare de détails sur tous ces deuils anciens car, à leur évocation, ses yeux s’embuaient et elle changeait alors de conversation et d’occupation.






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