Un visage presque effacé sur une plaque émaillée posée sur une tombe familiale :
« A la mémoire de mon mari, de mon fils et de notre frère regretté, Jules Revon, mort pour la France en mai 1917 âgé de 32 ans. Priez pour lui ». Il est bien inscrit sur le monument aux morts mais je ne sais rien sur lui. Voilà pourquoi, il y a plus de dix ans, débute cette recherche.
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Poilus de Saint-Clair-du-Rhône
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"Et pourtant nous avons fait notre devoir..." (1er épisode)
22 janvier 2015, par Michel Guironnet -
"Si je meurs, je n’ai fait de mal à personne" ou les dernières années du soldat Jules Revon (2e épisode)
24 septembre 2015, par Michel GuironnetLe régiment de Jules ne comptait plus que huit cent hommes sur les mille cinq cents qui le composaient. En quelques heures, les mitrailleuses allemandes et les obus de 105 avaient percé, labouré, déchiqueté une première vague de jeunesse ardente. Un grand changement s’était produit en Jules. Il était devenu un soldat. Cela s’était fait en deux semaines. Il s’était configuré pour la guerre. Il y a un mot pour dire cela : Jules s’était aguerri.
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"Si je meurs, je n’ai fait de mal à personne" Les dernières années du soldat Jules Revon (3e épisode)
1er octobre 2015, par Michel GuironnetFin mai 1917 : le soldat Revon, depuis les tranchées de la Main de Massiges, écrit une dernière lettre à sa chère épouse Marie.
Désespéré, il a pris sa décision : "Si je meurs, je n’ai fait de mal à personne ...Si j’ai été poussé à bout à ce point... C’est tous mes camarades qui m’ont fait ce coup là....Et pourtant, nous avons fait notre devoir...il y en a beaucoup qui n’en aurait pas tant fait..." -
Joseph François Biard, mort pour la France
1er octobre 2006, par Michel GuironnetAu cimetière, accrochée sur le mur à côté d’une tombe, une plaque émaillée avec un visage de « Poilu » entre deux médailles... un nom et une date à demi effacés... le début d’une passionnante enquête pour raviver le souvenir de ce soldat...
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Du Purgatoire à l’enfer : les derniers jours de Louis Duchêne, artiflot mort au Kemmel
6 septembre 2012, par Michel GuironnetUn nom sur le monument aux morts du village de mon enfance ; un homme derrière ce nom ; un Poilu derrière cet homme... Louis Duchêne a vingt deux ans lors de la déclaration de la guerre. Il n’est Sanclardaire (c’est alors le nom des habitants de Saint Clair du Rhône) que depuis quelques années. Incorporé au 54e Régiment d’Artillerie de Campagne, il devient « artiflot ».
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Jean Feuillet "tué à l’ennemi" en septembre 1914 dans les Vosges
2 octobre 2014, par Michel GuironnetEnfant, durant l’office dominical, mon esprit vagabondait souvent sur la grande plaque placée sur le mur, à droite, au fond de l’ancienne église de Saint-Clair-du-Rhône.
A la rencontre des deux bras de la grande croix au contour doré, trois médailles étaient fixées… Une phrase en latin, juste à hauteur de mes yeux, m’intriguait Vita mutatur, non tollitur avec cette traduction : « Ils ne sont pas morts, ils ont changé de vie ». -
Louis Defaix, héros inconnu de la Grande Guerre
30 octobre 2014, par Michel GuironnetUne simple ligne sur le monument aux morts de Saint-Clair-du-Rhône (Isère) : un nom, Louis Defaix ; une date : 1920 ; un âge : 40 ans…Qui est ce soldat mort deux ans après l’Armistice ? Le chemin pris pour retrouver ce « héros inconnu » du village de mon enfance m’a conduit dans des villages du Viennois, les Vosges, en Picardie, en Italie...pour revenir finalement à Saint-Clair…et sans pour autant parcourir un seul kilomètre !
Réalisée à distance, grâce à un réseau de correspondants (…) -
Louis Defaix, héros inconnu de la Grande Guerre
6 novembre 2014, par Michel GuironnetQue de combats et de souffrances ainsi résumés sur la fiche matricule de Louis Defaix. La mémoire de notre « héros inconnu » de la Grande Guerre mérite bien quelques développements !
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Henri Reymond, premier « Mort pour la France » de Saint-Clair
21 avril 2016, par Michel Guironnet"Imaginez maintenant que l’ennemi tienne encore dans le bois du Haut-de-la-Paxe, contre le 2e corps". Ce n’était, en 1909, qu’un exercice en salle de "manœuvre sur une carte" par des Généraux de l’Armée. "Une attaque à fond... menée surtout avec énergie, sans marchander les sacrifices" pour "étudier comment les différentes unités, dans le cadre choisi, auront à s’employer pour que leurs sacrifices soient le plus féconds". Le 30 août 1914, ce combat n’aura plus rien de virtuel : il fera plus d’un millier de morts.
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Mort d’une jeune recrue de moins de 20 ans
20 avril 2017, par Michel GuironnetJean Marie Duplomb n’avait pas 20 ans. En avril 1916, alors qu’il est dans un bataillon d’instruction et loin du front, il meurt d’une fracture du crane provoquée "par la chute d’une bombe ennemie". Que s’est-il passé ?