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Enquête sur un secret de famille...

jeudi 12 juillet 2018, par Marcelle Schmit

Mieux vaut tard que jamais. Je vais tenter d’aller sur les traces du père biologique de ma tante (la sœur de ma mère). Secret de famille, sujet tabou ? Dans toutes les familles existent ce genre de choses.

Ma grand-mère, Léontine BETTEMBOURG devenue par la suite épouse BOREL, est née à PARIS (10e) le 3 février 1893. Elle était la fille de Gabriel BETTEMBOURG et de Madeleine EVRARD.

Elle accouche le 4 juillet 1916 à 11 heures du matin d’une fille qui se prénommera Marguerite au 4 impasse des carrières PARIS (19e) devenue par la suite impasse Grimaud.

L’extrait de l’acte de naissance mentionne : « Marguerite du sexe féminin de Léontine Bettembourg employée de commerce. La déclaration de naissance a été faite par Marguerite Bettembourg, femme Lajeanne 43 ans, ménagère, demeurant Impasse des carrières n°4 ayant assisté à l’accouchement.
En présence de Jeanne Bauchet femme Dournous ou Douvnous, lingère, demeurant impasse des carrières n°4 et de Marie Venderotte veuve Prettre, ménagère, demeurant impasse des carririères n°4. »


Il n’y a rien sur le père.
L’enfant sera reconnue par sa mère Léontine Betttembourg le 15 juillet 1916, soit onze jours après sa naissance.

Ce que je sais, selon le peu qui a pu être communiqué, c’est que Léontine habitait avec sa mère à PARIS (18e) au 113 rue du Mont-Cenis, immeuble appelé « la prolétarienne »

Léontine Bettembourg est la plus jeune femme. Photo prise devant le portail qui donne sur la rue du mont cenis et qui est toujours là, identique, mais sans « la prolétarienne ».

Sa maman, Madeleine Bettembourg était gardienne de l’immeuble et devait avoir une loge comme demeure.

Quand sa fille s’est retrouvée enceinte alors qu’elle n’était pas mariée, elle a du l’expédier chez son autre fille, Marguerite Lajeanne qui avait 20 ans de plus que Léontine et avait déjà trois grands garçons.
C’est pourquoi la jeune mère Léontine était domiciliée au 4 impasse des carrières au moment de la naissance de la petite et qu’elle a accouché chez sa tante.

Les garçons Lajeanne savaient que le père biologique était un DESVIGNES.
Il est probable qu’il était un occupant de l’immeuble « la prolétarienne ».

J’ai bien connu mes très grands cousins Ferdinand, Gabriel, et Marcel.
Plus particulièrement Gabriel et je pense que c’est lui qui a pu divulguer ce secret et laisser un papier à sa petite cousine Marguerite avec le nom Desvignes en lui disant que c’était le nom de son père biologique.

Mais ma tante, Marguerite Bettembourg /Borel n’a jamais cherché à savoir qui il était et elle n’a jamais vraiment posé de questions à sa mère.

Léontine s’est mariée par la suite avec Léon BOREL, mon grand-père, le 12 février 1924 après que celui-ci ait reconnu Marguerite Bettembourg le 9 février 1924.
Elle est donc devenue définitivement Marguerite BOREL, comme reconnue par Léon Borel puis légitimée par le mariage subséquent de celui-ci avec sa mère.
Elle était donc Bettemboug pendant 8 ans et brusquement ce fut Borel.

Aucune trace d’un géniteur qui aurait pu être autre que Léon Borel.
Pourtant tel est le cas car même si la famille n’en parlait pas, les cousins savaient car ils avaient été présents dans cette demeure du 4 impasse des carrières et ils ont accueilli cette petite fille un peu comme une petite sœur.

Ils ont connu Léon Borel plusieurs années après. Certainement un peu avant 1924, car ma mère, Madeleine Borel est née le 28 août 1923 alors que ses parents n’étaient pas encore mariés.

Le couple avec la petite Marguerite habitait alors 40 Rue du Poteau Paris (18e) où ma mère est née.

Tout le monde est décédé, mais il reste la descendance de Marguerite Bettembourg/Borel : sa fille, sa petite fille, son arrière petite-fille et bientôt son arrière arrière petit garçon.
Ils ont le droit de savoir et d’en connaître un peu plus.

Ma tante (la petite marguerite) me parlait beaucoup en sa fin de vie et elle aurait bien voulu savoir. En me confiant ce petit papier marqué DESVIGNES et en me demandant si je pouvais faire des recherches sur internet elle m’a dit : tu comprends pour moi, mon père c’était ton grand-père et je n’ai pas cherché à lui faire de la peine.
Cependant, Léon Borel est décédé le 22 septembre 1949, elle aurait pu questionner sa mère qui est décédée le 29 décembre 1965. Mais non.
La petite Marguerite est décédée le 18 octobre 2011.

Il n’est donc plus question de réclamer quoi que ce soit à la famille Desvignes, mais j’ai envie tout de même de faire ce travail d’investigation en sa mémoire et pour transmettre les résultats à ma cousine pour elle et sa descendance.

Il n’y a pas de recensement pour les années 1915 1916 sur Paris.
Peut-être pourrais-je trouver une liste des habitants de la rue du Mont-Cenis « la prolétarienne » ?
Y avait il une famille Desvignes ? Comment avoir un indice ?
La gardienne, Madeleine BETTEMBOURG a peut-être laissé des traces ? Tenait-elle un registre avec des notes qui seraient archivées ?
Il faut explorer des pistes, mais lesquelles et comment ?
Je ne désespère pas, et si cet écrit interpelle quelqu’un, j’en serais ravie.
Je suis preneuse de toutes indications pour m’aider à progresser.

Merci par avance...

Messages

  • Bonjour,Pour les hommes quand il n’y a pas de recensements on peut consulter les listes électorales, ça peut être une piste,
    elles sont classées par ordre alphabétique.

    A partir de là vous aurez sa date de naissance et vous pourrez rechercher sa fiche de matricule, qui pourra vous donner des informations sur ses lieux de résidence.

    Avec l’aide des lecteurs de la gazette vous allez sans aucun doute trouver des informations qui misent bout à bout vont vous aider à résoudre l’énigme.
    Bien cordialement.
    Martine.

  • Bonjour Marcelle,

    Belle recherche, compliquée.
    Léontine a 23 ans lorsqu’elle accouche ; cela n’en fait plus une gamine ; elle travaille comme employée de commerce. Il faudrait savoir où ? Je pense qu’il ne faut pas limiter votre recherche à l’immeuble où sa mère était gardienne. Il me semble que Léontine a pu aussi bien succomber à une amour ancillaire ou au charme d’un "p’tit gars" du quartier... Quel quartier ? Vous partez du postulat que Léontine était domiciliée chez sa mère ; or, l’acte de naissance dit qu’elle était domiciliée chez sa grande sœur ; à tout le moins, il faut chercher sur ces deux quartiers. Ce qui est intéressant c’est que vos grands-cousins se souvenaient de son nom donc cet homme n’était pas "de passage" et probablement de leur quartier à eux et non de la rue du Mont Cenis ; ils ne se souvenaient pas de son prénom, donc pas un intime de la famille avec lequel ils auraient pris des repas le dimanche ou même simplement l’apéritif au bistrot du coin... Et il devait être "empêché" de régulariser (déjà marié ? Pas en règle avec les autorités militaires ? Grosse différence de statut social ?).
    Quant à le chercher, on peut penser aux listes électorales, de service militaire...
    Bonne chance dans vos recherches.

  • J’ai pensé aux fiches matricules sur le site Grand Memorial. http://www.culture.fr/Genealogie/Grand-Memorial, mais hélas Paris n’y est pas encore. Sur le site des archives de Paris il y a les fiches matricules des hommes nés entre 1867 et 1886. Si le père de Marguerite avait moins de 30 ans, il n’est pas encore trouvable sur les archives numérisées. Mais on doit pouvoir consulter les registres à Paris...

  • Pour une naissance en juillet 1916, si l’enfant est née à terme, une conception en octobre 1915.
    Voir "les permissionnaires" si c’est un soldat mobilisé...

  • Parcours classique d’une enfant "naturelle" avec toutes les étapes :
    Acte de naissance, acte de reconnaissance par sa mère dans la foulée souvent après "les relevailles" ( l’avez-vous consulté pour voir les témoins ?), légitimation lors du mariage de la mère par l’époux qu’elle prend souvent bien plus tard.
    Légitimation donc changement de nom.
    (Demi) frères et soeurs présentés comme réels frères et soeurs dans la famille, jusqu’à ce qu’un descendant "généalogiste" s’en mêle....

  • Extrait du journal LE POPULAIRE sur la rue du Mont-Cenis

    Au centre du quartier de Clignancourt, se trouve au 7, rue dé Trétaigne, dans un groupe, d’habitations à bon marché, construit .grâce à nos !amis, :la maison commune.

    Tout à côté, une intéressante coopérative à la fondation et à l’administration de laquelle Dherbécourt a pris une part importante : La Prolétarienne.

    Cette coopérative est la dernière héritière de la Bourse Coopérative Socialiste.

    Outre la maison-mère, rue de Trétaigne, La Prolétarienne possède deux succursales. On vend, rue de Trétaigne, de l’épicerie et des vins.

    Une succursale, rue du Mont-Cenis, vend également de l’épicerie, une autre, rue du Mont-Cenis également, est- affectée à la boucherie : c’est, une des boucheries les mieux achalandées et les mieux organisées dé l’arrondissement..

    Notons aussi que rue Doudeauville. et rue du Mont-Cenis se trouve la boulangerie coopérative La Fraternelle.

    Non loin de la rue de Trétaigne, à .l’angle de la rue des Cloys (qui fut prolongée grâce à Dherbécourt) et de la rue du. MontCenis, vient d’être édifié un immeuble d’habitations à bon marché, dont le rez-de-chaussée sera occupé par un dispensaire antituberculeux.

  • En relisant :
    Elle ( Léontine) a accouché chez sa SOEUR (et non sa tante)
    ou
    Elle (Marguerite) est NEE chez sa TANTE , et elle porte son prénom en passant...

  • Bonjour,
    Allez dans le site "mémoires des hommes" qui le site officiel du ministère des armées. Seule difficulté, il y a énormément de Desvignes, sélectionnez ceux qui sont décédés après octobre 1915 comme on le suggère astucieusement et croisez avec ceux des listes électorales de Paris d’avant guerre qui donnent les adresses. Peut-être ainsi trouverez vous qu’il est simplement mort à la guerre.
    Marie-Martine

  • Bonjour, sur le site des Archives de Paris, les fiches matricules sont numérisées de la classe 1887 à la classe 1906 et l’on y trouve 30 conscrits nommés Desvignes, les avez-vous tous épluchés ?

  • Bilan :

    Sans un prénom au moins de ce DESVIGNES, c’est mission quasi impossible.

    1. Le plus simple, consulter les listes électorales du 18e et du 19 ème arrondissement pour chacune des 2 rues citées en références

    2. S’ils existent à Paris (?), consulter les recensements de ces mêmes 2 adresses. Mais 1911 c’est loin de 1915 et de 1921 ( pas de recensements durant le conflit)

    Et tout ceci en se déplaçant Boulevard Sérurier, à Paris

    NB : Est-ce certain que Léontine, à 23 ans, habitait dans le 18e avec sa mère ? Une photo n’égale pas domiciliation...

    Si Léontine peut-être n’a jamais rien dit de cet homme, c’est que ce ne sont pas de bons souvenirs. On dirait qu’elle subit ; elle ne semble même pas choisir le prénom de son bébé, et un seul prénom choisi, pas de "piste" vers le père, comme un prénom masculin féminisé
    Peut-on se fier aux paroles de 3 ados ? (au fait quel âge avaient-ils à la naissance de la petite, ses cousins ?)
    Ont-ils bien retenu le patronyme ? Il n’y a que Léontine qui aurait le dévoiler... Ou leur mère Marguerite...

    Une autre question : dans l’acte de naissance de Madeleine, née avant mariage, son père Borel la reconnaît-il d’emblée ?
    Et surtout pourquoi la date de légitimation de Marguerite est-elle antérieure à la date du mariage de quelques jours ; cela ne semble pas être l’usage...

    A-t-elle été légitimée ou adoptée ? Y a-t-il un acte juridique familial gardé ? Que contient l’acte de mariage de Léontine - contrat de mariage ou pas-, statut de sa fille Marguerite et de son autre fille Madeleine ?

    Comme on on peut s’appuyer QUE sur les actes existants, il faut bien décortiquer ces actes. Même sans connaître le père exact, il y a des pistes à creuser pour connaître l’accueil de cette enfant, par sa mère puis par son beau-père...

  • Bonjour,
    Mon propre père est né en 1926 à Paris 14e de père inconnu. Sa mère était alors âgée de 16 ans.
    J’ai très bien connu sa mère, donc ma grand-mère, qui n’a jamais révélé le père biologique de son enfant. Nous avons respecté son silence (on ne connaitra donc jamais les circonstances de la conception de mon père : viol ? amourette passagère ? mauvais souvenir ?). Bref, elle n’a jamais rien dit, ni à ses parents, à son fils, personne. Elle a emporté son secret dans la tombe et elle avait certainement ses raisons. C’est pourtant ma lignée agnatique
    Tout le monde est décédé maintenant. A quoi bon remuer tout cela ?
    Votre tante a eu la chance d’être reconnue (pas mon père, je porte le patronyme de sa mère)par le mari de sa mère qui est donc devenu officiellement le père de l’enfant et par conséquent, l’ascendance de cet homme devient l’ascendance de votre tante.
    Vous me direz "oui mais le père BIOLOGIQUE" mais vous savez, encore de nos jours, on n’est jamais sûr de la paternité réelle de quelqu’un. Ne dit-on pas "maman, c’est sûr, papa peut-être" ?

  • Bonjour Marcelle

    Je viens de lire votre article.

    Cette histoire ressemble à biens d’autres, en cette époque où les filles pouvaient se retrouver futures mamans sans l’avoir vraiment désiré.

    Une histoire similaire dans mon arbre généalogique qui fait que mon arrière grand-père époux de mon arrière grand-mère, elle même fille mère d’un garçon de 4 ans . De part cette reconnaissance avant mariage traces chez le notaire et au tribunal son enfant change de nom de PEYROUNI il passe à DOCHE. Pour un garçon de quatre ans c’est déroutant.

    En dehors du couple ,jamais personne n’a su qui était le père de cet enfant, tout du moins, cela n’a pas été étalé sur la place publique .

    Ce qui est sur c’est que cette reconnaissance très tardive avant mariage était faite pour englober cet enfant sans père,dans ce nouveau couple, pour ne pas faire de différence avec les enfants à venir , pour que plus tard il apparaisse dans la future succession.(donc Légitimé)

    Vous vous posez cette question ? qui est le père ?
    alors que la guerre,on est en 1916, est bien là .les envies de maternité des jeunes femmes aussi .Léontine a eu sa relation en 1915...et ne devait peut-être pas en être heureuse. Homme marié , jeune homme insouciant , son patron ,un collègue ,Un Allemand ? un inconnu lors d’une rencontre furtive ? en tout cas il n’a pas assumé . Peut-être mort ?

    Vous ne trouverez pas si cela est resté secret, la blessure profonde.

    Pour le fils de mon arrière grand-mère je ne trouverais pas non plus car c’était leur secret et ça le restera.
    Les familles de l’époque pouvaient émettre des hypothèses mais si les dents de mon arrière grand-mère restaient serrées ....aucun aveu .Elle est morte en emportant avec elle son secret.

    J’honore donc l’époux de mon arrière grand-mère qui a élevé comme son propre enfant , un enfant né sans père.

    La vie commence aussi là pour ces filles mères ,quand elles se marient.
    Il y a aussi la filiation du coeur (pas très généalogique je vous l’accorde) , par ce mariage et cette histoire de famille vécue ,avec des visages , des noms des anecdotes.Des personnages palpables des tombes des lettres d’amour , des papiers notariés et biens d’autre encore. Des personnes qui se souviennent d’eux et nous font passer leur histoire de génération en génération.C’est cela aussi le plus important.Ce qui est palpable, vérifiable.
    Courir après un fantôme demande beaucoup, pour des suppositions hasardeuses , on ne peut pas mettre un nom car c’est s’inventer une histoire que l’on ne détient pas.

    Je laisse donc mon arrière grand-mère dans le flou de cette époque qui n’appartenait qu’à elle seule. Mais j’en sais tellement sur elle lors de son mariage..et jusqu’à sa mort.

    Cordialement
    Isabelle

    • Oui Isabelle tout le monde a des enfants naturels dans ses branches (officiellement du moins...).
      Et c’est souvent la généalogie qui le révèle à cause ( ou grâce) aux mentions marginales. Si vous parcourez les archives naissances du 14e arrondissement de Paris - beaucoup d’hôpitaux/maternités, vous verrez que presque tous les enfants qui sont d’abord naturels, sont reconnus, et puis souvent légitimés par un mariage de leur mère. De beaux cas pratiques pour les généalogistes que nous sommes...

      A Lille dans une de mes branches, ils étaient tous enfants naturels de mère en fille (si j’ose dire) et pas qu’une fois de plus...
      Mon époux qui est généticien dit que 25% de la population est élevée par un père "putatif". Si on faisait des tests génétiques à chacun, il y aurait bien des surprises... Rien qu’avec le groupe sanguin déjà on peut avoir quelques pistes (pour nos contemporains)...

      Par contre il précise bien que MEME UN TEST GENETIQUE PEUT ECARTER UN PERE MAIS NE PAS TROUVER UN PERE A 100% - cela peut être aussi le frère ou le père du "papa" présumé... car ils ont des gènes communs-

      Je me permets ci-dessous de vous copier/coller pourquoi on souhaitant légitimer les enfants naturels, extrait tiré de la Toile dont je ne peux donner les références exactes malheusement  :

      "Une fille ou un fils naturel, c’est un enfant engendrée par sa mère (et en principe par son père 😉, par opposition à adopté. En tous cas à ces époques où la science n’intervenait pas.

      Cet enfant naturel et illégitime (hors mariage) est ensuite reconnu par sa mère dans un délai bref ou au long cours (et selon les cas, par le père) il devient fils ou fille naturel reconnu mais toujours illégitime.

      Parfois les mères qui devaient aller reconnaître l’enfant après leurs relevailles (la déclaration par la sage-femme ou un tiers ne valant pas reconnaissance), ignoraient cette obligation. La reconnaissance c’est ce qui donnait des droits civils comme le droit d’hériter. Pour les familles très modestes où il n’y avait aucun bien il est donc probable que personne ne rappelait à la mère de procéder à une reconnaissance de l’enfant. Dans la pratique cela n’empêchait pas les enfants de porter en général le nom de leur mère.

      La mère se marie, deux cas se présentent :

      • l’homme peut laisser la situation de l’enfant en l’état, mais très souvent surtout quand il n’a pas d’enfant d’un premier lit (héritage) il reconnaît cet enfant et par mariage avec la mère, le légitime.

      Ce faisant, l’enfant entre en possession de tous les droits (héritage) et devoirs d’un enfant né de deux parents mariés à sa naissance.
      Il devient naturel reconnu et légitime.
      Que le mari ne soit pas le père n’entre pas en ligne de compte à partir du moment où la mère l’accepte comme père et où lui se déclare le père.
      C’est pourquoi on voit même après le mariage des enfants légitimés par jugement, le mari ayant décidé d’assumer cette paternité et la preuve étant apportée que les enfants à son foyer bénéficient des soins , attention et affection démontrant leur statut d’enfants de ce couple.

      Ces dispositions permettaient à des enfants illégitimes et non reconnus par leur père biologique de trouver ainsi une chance d’être réintégrés dans "la norme"
      Dans l’absolu n’importe quel homme célibataire (anciennement) aurait pu se dire le père d’un enfant dans ce cas y compris contre le gré de la mère, y compris en ne l’étant pas. Cas peu courants qui se retrouvaient au tribunal pour apporter des preuves d’un côté et contester de l’autre.
      Autre cas particulier, l’enfant né pendant le mariage d’un couple légitime mais dont le mari affirme qu’il n’est pas le père, d’où procès en déni de paternité.

      Là, les moyens modernes ADN ont apporté des "certitudes" quant aux conclusions.
      Tout enfant né dans un couple marié est réputé être l’enfant de ses père et mère sauf preuve du contraire.
      En fait le mari endossant une paternité dont il n’était pas l’auteur faisait à peu près la même chose qu’un homme (et sa femme) procédant à l’adoption plénière d’un enfant, avec une différence majeure il n’y a mention d’adoption à aucun moment.
      L’enfant glissait tout simplement d’illégitime à légitime. Et à certaines époques c’était inestimable."

    • C’est déroutant adulte lorsque l’on demande son extrait de naissance pour son propre mariage par exemple.
      Mais un enfant a-t-il conscience de son patronyme à des époques où l’on fréquentait moins l’école ? Ce sont souvent "les autres" qui le lui rappelaient hélas, et souvent d’une manière qui pouvait être brutale et peu emphatique...

      Relire MAUPASSANT ; tout y est...

    • Bonjour
      Merci pour votre commentaire. Je me suis fait la même réflexion. Cela a du être déroutant pour ma tante, qui elle, allait à l’école, de ne plus s’appeler Bettembourg à l’âge de 8 ans, pour s’appeler Borel, purement et simplement.

  • Bonjour Madame
    Il faut voir les archives de Paris, il faut se concentrer sur les archives militaires et voir sur Geneanet en tapant Desvignes Paris sur Geneanet
    En vous souhaitant bonne recherche
    Cordialement
    Adrien

  • Bonjour,
    Lorsqu’un célibataire se mariait (se marie !) avec une femme ayant un enfant non reconnu par son père il a plusieurs solutions :

    • ne rien faire
    • adopter l’enfant
    • le reconnaître
      Si la deuxième solution est longue et compliquée, la troisième est rapide et simple puisque l’officier d’état civil ne demande rien ni à la mère ni au père ! Cette différence purement administrative explique bien des reconnaissances d’enfants déjà grands
      Bonnes recherches
      Roland
  • MERCI à tous. Et même si je n’arrive pas à aboutir, j’aurais eu le plaisir de participer à ces discussions qui sont vraiment intéressantes avec vous. Nous nous questionnons sur nos origines et c’est aussi cela la généalogie. Ce n’est pas seulement remonter avec des noms et des dates, mais c’est aussi découvrir ce que faisaient et comment vivaient nos ancêtres. lieux, métiers, environnements etc...
    Bon dimanche

  • Mon père était aussi un enfant "naturel" : après des années de recherches, j’ai identifié son père biologique : j’avais juste son nom de famille, celui de sa femme, sa profession, et un département ! Et ceci grâce aux archives de la presse ancienne : j’ai trouvé la publication de mariage , donc son prénom, et son domicile : ensuite, j’ai eu la chance de trouver son arbre généalogique en ligne...!!!). J’avais, au passage, attrapé le fameux virus généalogique....Peut être y a t-il des pistes à suivre dans la presse ancienne ?

  • Sur les tables décennales mariages archives de Paris

    • 1913-1922 1er arrdt 2 X DESVIGNES
      18e "" 3 X DESVIGNes
      19e "" 1 X "
    • 1923-1932 18e "" 4 X " + 2 Marguerite (X 1929 et 1930)
      19e "" 2 X "
      Je n’ai pas relevé les DEVIGNE......
      Bon courage donc !
  • Bonjour Marcelle,
    Passionnante recherche !
    Le fait que vos cousins aient noté, "sur le petit papier", le patronyme du géniteur sans prénom ni autre indication laisse penser qu’au sein de la famille de vos ascendants et/ou cousins ce "Desvignes" était bien connu et qu’il n’était pas besoin de préciser autre chose que son patronyme pour l’identifier. C’était sans doute un proche de la famille.
    Était-il parent d’un conjoint d’un des collatéraux de votre arbre ? (développer les branches des collatéraux, vérifier scrupuleusement tous les noms des témoins sur les actes de naissances, mariages, décès).
    Comme Annie Sacco je suggérerai aussi : Était-il "le patron", un "chef" ou "un collègue de travail" de Léontine, d’un de vos ancêtres ou de leur fratrie ?

    Était-il un habitant de l’immeuble dont la mère de Léontine était concierge ? (voir les recensements en salle de lecture )

    D’autre part on peut faire des rêves fous et rechercher si Léontine et Léon BOREL ont passé un contrat de mariage ou laissé un testament dans lesquels figurerait une indication,une piste pour démasquer ce "Desvignes" ! 🙂

    Bonnes recherches. Tenez nous au courant de vos avancées !
    Bien cordialement.
    Jacqueline.

    • Bonjour,
      Effectivement le fait qu’il ne soit mentionné que le patronyme laisse à penser que la famille connaissait. Je penche sur le fait que mon arrière grand-mère étant concierge dans l’immeuble "la prolétarienne", elle devait parler et (ou) connaitre les gens par leur nom de famille. J’ai vaguement entendu dire et ma cousine aussi (la fille de Marguerite) que cela pouvait être un habitant mort à la guerre et moi, ma mère me disait qu’il était marié. ? Dans mon arbre, j’ai une branche DESVIGNES, mais du côté de mon père. Rien à voir.
      On continue, et merci

  • Pour compléter la carrière de ma grand mère, elle a été aussi employée aux "lithinés du docteur gustin". C’étaient des sachets de poudre effervescentes que l’on mettait dans de l’eau et cela nous faisait de l’eau pétillante. J’ai un peu connu. Elle a du y travailler avant les escargots donc avant 1908. Il faut dire qu’à cette époque on pouvait commencer à travailler très tôt. Le certificat d’études était à 12 ans.
    J’ai une photo, mais je ne sais la mettre sur le forum. Il faudrait que je l’a mette directement sur le site et elle ne ferait pas partie des mêmes conversations.

  • Bonjour,
    j’ai fait la liste des poilus parisiens morts pour la France et décédés après octobre 1915. Je n’ai trouvé qu’un soldat du 18e.
    sinon j’ai ; DESVIGNES Paul François Edmond (10e arrondissement) + le 4/10/1916 à MER OC EN MER 55 RIC
    DESVIGNES Marie (11e) + le 9/04/1916 à MALENCOURT (55) 79 RI
    DESVIGNES Louis (17e) + le 4/09/1916 à CLERY/S/SOMME (80) 829 RI
    celui du 18e était mort en 1914
    DESVIGNES Eugène (5èmr) + le 16/04/1917 à BERRY AU BAC (02) 251 RI
    DESVIGNE Jules Théophile (7e) + le 16/04/1917 à LAFFAUX (02) 66RIC

  • Bonjour,
    Je n’ai pas d’élément à vous aporter mais un simple de message de soutien pour votre recherche.
    En lisant vos lignes, je retrouve une partie de mon histoire et des sentiments qui m’animent et me poussent à continuer.
    Mon père n’a jamais su qui était on père : secret de famille là aussi... Il n’a pas été reconnu à la naissance puis adopté par sa propre mère à l’âge de 14 ans ! Elle n’a jamais dévoilé l’identité du père. Mon père, aujourd’hui décédé à tournouiller toute sa vie.
    Bien cordialement,

    • Bonjour
      Merci pour ce nouveau mail. Il est vrai que le fait de ne pas connaître tout ou partie de ses origines, peut avoir une incidence sur sa propre vie, alors même que tout parait aller bien. Je pense qu’il en a été ainsi pour ma tante. Je n’ai pas progressé depuis 2018, mais je n’ai pas dit mon dernier mot.
      Cordialement
      Marcelle Schmit

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