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Le miroir magique

jeudi 29 novembre 2018, par Eric de Saint-Pourçain

Après l’achat d’un miroir ancien dans une brocante, j’ai découvert, collé à l’arrière du carton au dos du miroir, une superbe photographie (60 sur 50 cm) d’un couple des années 1920, dont l’homme en uniforme. Cela fait une belle histoire, mais aussi un défi : qui reconnaitra un de ces ancêtres sur cette très belle photo ?

Récemment, je me promenais dans mon quartier, boulevard Edgar Quinet, dans le 14e. J’allais faire un tour dans une brocante de rue qui s’y tient régulièrement. L’évènement s’appelle « brocante », en fait c’est plutôt quelquefois un vide-grenier, mais « brocante » fait tellement plus chic !

Au fil des allées, rien de bien intéressant. Tout d’un coup mon regard se tourna vers un miroir de bonnes dimensions, a priori fin 19e début 20e siècle. Ce n’était pas un objet richement décoré, doré à la feuille d’or, non c’était un miroir pour bourgeois aisés, certes, mais pas opulents, juste peint en doré c’est-à-dire probablement à la poudre de cuivre.

Sa simplicité, tout en étant élégant et de bonne facture, me séduisirent de suite. En m’approchant cependant, je constatais qu’il était assez abîmé : des baguettes de bois avaient disparues et leur restauration, pour s’incorporer à l’existant, allait être délicate. Mais le prix dérisoire demandé par le vendeur, vingt-cinq euros, finit par me convaincre de sauter le pas.

Arrivé chez moi, je m’attelais à une urgence : le carton à l’arrière du miroir était en partie désolidarisé du cadre, un mauvais ruban de scotch ne remplissant plus sa fonction. Arracher ce qu’il en restait fut un jeu d’enfant. Enfin l’arrière du miroir était à nu. C’était un miroir moderne, sans aucun défaut, c’est même à cela qu’on les reconnait…

Et puis, machinalement, j’en vint à regarder l’arrière du carton, c’est-à-dire celui qui était resté caché des dizaines et des dizaines d’années.

Je dois avouer que je fus alors saisi d’une grande empathie pour les deux êtres qui surgirent à mes yeux. Un jeune couple dont la photographie occupait toute la surface de ce carton, soit 60 sur 50 cm. Une surface immense pour une photographie.

Le militaire : sa tenue

L’uniforme ne semble pas français, pourtant on voit clairement sur le col droit : 278. Il doit s’agir du 278e Régiment d’Infanterie, réserve du 78e d’actifs (on ajoutait 200 entre actifs et réserve). C’est donc un régiment bien français mais qui est intervenu plusieurs fois en Belgique, avec des opérations à Recogne, Libramont ou Izel. On peut supposer qu’il renfermait aussi des soldats belges. L’uniforme de notre militaire pourrait donc être belge.

A l’appui de cette thèse, les cinq chevrons sur la manche gauche, presque noirs sur la photo, signifiant au moins trois années passées au front, et qui étaient alloués aux militaires belges. Suivant leur grade, ces chevrons étaient (Wikipédia) or, argent ou rouge, cette dernière couleur pour les caporaux et soldats. On sait que ces couleurs, sur une photo en noir et blanc, rendent respectivement deux tons très clairs et un ton presque noir. Donc notre militaire était caporal ou soldat.

N’était-il pas finalement qu’un simple soldat ? Après tout, ses pattes d’épaule ne comportent aucun insigne d’aucun grade. Cependant, comment un simple soldat, même en tenue de sortie, aurait pu avoir un si bel uniforme, manifestement taillé dans un très beau tissu qui « tient » bien ?

Et puis son magnifique ceinturon à double ardillon, un attribut de simple soldat ?
Et enfin, au dessus du parement droit de sa manche gauche, les deux sortes de barrettes claires, parallèles : un élément purement décoratif ou l’insigne d’un grade ?

Pour les experts qui pourraient en tirer des conclusions, sur le col, après le chiffre 8 on voit quatre étroites bandes verticales claires alternant avec trois étroites bandes verticales foncées.

Le militaire : ses décorations

Celle de gauche est clairement identifiable : c’est la Croix de Guerre 14-18 française. Elle ne peut être confondue avec son équivalent belge qui est surmonté d’une couronne royale (c’est-à-dire refermée sur elle-même sur le dessus).

Celle à droite de la précédente, sur la photo, est plus problématique. La photo originale est floue à cet endroit, on peut cependant discerner qu’elle comporte un buste dit « habillé » (et donc pas un buste dit « nu ») avec une épaulette gauche saillante. Ave un peu d’imagination, cela peut ressembler à des médailles à l’effigie d’Albert Ier.

La parole est aux experts…

La femme :

Sa tenue est manifestement d’un certain rang social, soignée mais assez sobre, sans sophistication inutile. Elle porte une montre au poignet, signe autant d’une aisance financière que d’une marque d’indépendance : une femme aux fourneaux toute la journée n’a nul besoin de connaitre l’heure précise, le soleil et les cloches de l’église lui suffisent…

Un « détail » qui n’en est pas un attire le regard. Cette photographie, bien qu’apparemment très décontractée, est une photo officielle où rien n’est laissé au hasard. Si la femme montre son genou, bien en vu au premier plan, c’est par volonté ostentatoire de marquer sa liberté, tout comme sa montre au poignet.

Or un tel comportement aurait été jugé scandaleux avant ou pendant la Grande Guerre. On doit donc en conclure que la photo date de la libération des mœurs, à la fin de la Guerre, pendant les Années Folles, en gros de 1920 et durant une décennie jusqu’à la grande dépression.

Les bandes de journaux collées sur le carton arrière

Nous avons vu que le carton arrière avait été recollé sur le cadre avec une bande de scotch moderne. Mais à l’époque, avec quoi avait-il été collé ?

Nous sommes à une époque qui n’est pas encore celle de la consommation. Rien n’est jeté, tout est susceptible de servir un jour. Les guerres et les famines ont forgé les mentalités par les privations qu’elles avaient engendrées.

La belle-mère de mon grand-père paternel (mon Sosa 11) a passé sa longue vie (1854-1950) à Laon avec son époux, Georges Ermant, maire de Laon de 1892 à 1919, sénateur et député de l’Aisne. Elle a vu ainsi par trois fois les allemands envahir sa ville, sans oublier de piller le beau mobilier… qu’ils laissaient sur place lors de leurs débâcles…Il fallait alors faire la tournée des voisins pour identifier et récupérer ses biens…Lors de son décès, on découvrit chez elle une boîte en fer remplie de bouts de ficelle tellement petits qu’ils ne pouvaient servir à rien, mais on ne jetait pas.

On ne jetait pas non plus les vieux journaux. Ils servaient de protection, bien sûr, mais aussi en maçonnerie pour reboucher de gros trous (on trempait le journal dans une barbotine de plâtre puis on le tassait dans le trou) et pour des collages divers. On en faisait des bandes qu’on trempait dans la colle et qu’on plaçait moitié sur le carton, moitié sur le cadre.

Ce qui explique qu’on retrouve aujourd’hui sur tout le pourtour de ce carton, donc à l’arrière de la photo, une mince bande de journaux encore collés, sur environ quatre centimètres de large.

Il n’est évidemment pas question de trouver un article entier mais d’essayer de repérer au moins quelques mots qui pourraient nous renseigner sur la date. Alors on peut lire :

• 1922 par deux fois

• Dans un article à en-tête « Varsovie, 18 se…[donc septembre] » on parle du général Niessel. Or ce général fut chef de la mission militaire française en Pologne jusqu’en 1921 où fut mit fin à sa mission. L’article donc se situerait vers septembre 1921 (on utilise des vieux journaux récents, pas datant de plusieurs années)

• On parle du « major Sikorski », le héros polonais de la guerre russo-polonaise et de la déroute inattendue de l’Armée Rouge, qualifiée de « miracle de la Vistule » (1920-21).

Sans pouvoir l’affirmer formellement, on peut donc en conclure qu’il existe un fort faisceau de présomptions, tant par les dates que suggèrent ces bribes de journaux que par le genou de la femme, nous conduisant vers les premières années de la décennie 1920.

Reste à en savoir plus sur ce couple. Pourra-t-on jamais retrouver leurs familles ?
En tous cas, nous avons décidé que, si une personne pouvait nous prouver, d’une manière suffisamment convaincante, un lien de parenté avec un des deux personnages, nous lui remettrions gracieusement l’original de cette photographie en lui demandant toutefois une petite faveur : qu’il nous en offre une copie en souvenir.

Appel aux bonnes volontés !
Merci à tous pour votre aide...

Messages

  • Bonjour,

    Pourquoi voir un uniforme belge ? Les militaires français avaient aussi des chevrons sur leurs uniformes.
    Sur cette tenue, à dater je pense de la guerre de 1914-18, cet officier a 5 chevrons donc 3 ans de présence au front.
    Photo prise en 1917 ?

    Sur le ruban de la Croix de Guerre, il y a une étoile correspondant à une citation.

    Je crois voir sur la 2e photo un bouton orné des canons croisés de l’artillerie.
    Dans ce cas, ce pourrait être un lieutenant du 278e Régiment d’Artillerie de Campagne.
    Il faudrait faire un agrandissement sur la photo d’origine.

    Cordialement.
    Michel Guironnet

    • Bonjour Michel,

      J’ai un doute sur une photo prise en 1917 si l’on considère que c’est le 278e R.A.C. celui-ci ayant été formé beaucoup plus tard.

      Le 278e R. A. C. a été formé le 25 août 1918, sous le
      commandement du chef d’escadron Vésignier, avec des
      éléments du 176e R. A. T. et des renforts venus du
      C. Ô. A. C. de Nemours.
      Jusqu’au jour de l’armistice, il s’est préparé à entrer en
      ligne à Beaumont-du-Gâtinais (Seine-et-Marne), lieu où il
      s’est formé. A partir de cette date, les batteries qui le
      composaient (41e à 49e batteries) sont disséminées et dis-
      soutes successivement du 1er mars au 30 septembre 1919.

      Voir l’historique du 8e R.A.C. sur Gallica

      Je penche pour une date de prise de vue plus tardive (après la fin de la guerre)

      Amitiés
      Franck

    • Bonjour,
      Je pencherai pour une date aux alentours des années 1923, 24, 25 en observant la toilette de la jeune femme.
      Celle-ci a une robe très courte qui laisse voir son genou. C’est une robe floue mais pas encore taille basse comme dans les années 25 et suivantes, la taille est à sa place, c’est une robe très soignée avec des "jours". la coiffure de la jeune femme est aussi un indice, il semble qu’elle ait les cheveux courts.
      Cette photo a t’elle été prise le jour de leur mariage ? Mais il n’y a pas d’alliance à la main gauche de l’homme et la femme cache sa main gauche dans un repli de la robe.
      J’ai noté aussi les 2 barrettes au-dessus du revers de la manche gauche de l’homme, mais je ne sais pas ce que cela signifie, lieutenant ?

  • Bonjour,

    Dans « Le Temps » du 19 septembre 1921 :
    « Varsovie, 18 septembre.
    Au cours de la réception de la délégation de l’armée finlandaise, organisée par le chef d’état-major Sikorski, de nombreux discours ont été prononcés, dont l’un par le général Mouriaux, représentant le général Niessel, actuellement en congé.
    L’orateur a exprimé sa satisfaction de l’union fraternelle des deux armées sur le sol du pays auquel il s’est attaché pendant un séjour de deux ans.
    En terminant ; le général, a déclaré que l’armée polonaise était une garantie de la paix et de l’équilibre dans l’est européen. »

    https://www.retronews.fr/journal/le-temps/19-septembre-1921/123/757443/1?from=%2Fsearch%23phrase%3D%25C2%25AB%2520major%2520Sikorski%2520%25C2%25BB%26sort%3Dscore%26advancedUi%3Dtrue%26page%3D1%26searchIn%3Dall%26total%3D1&index=0

    Réflexion en passant : cette photo a pu être quelques années mise en valeur dans un cadre, sur un mur ou sur un meuble, avant d’être reléguée au fond du "miroir magique".

    Cordialement.
    Michel Guironnet

  • Bonjour Eric, Bonjour à tous.

    Pour la seconde médaille, je pencherai personnellement pour la "Distinguished Conduct Medal" : décoration anglaise représentant Georges V avec son ruban rouge-bleu sombre-rouge, médaille décernée aux sous-officiers et aux hommes et femmes servant dans toutes les forces armées britanniques ou alliées, pour conduite distinguée en campagne.

    Voir cette image , ce montage photo et cet article Wikipédia

    Reste à trouver un sous-officier du 278e ayant reçu Croix de Guerre et DCM...

    Cordialement
    Franck

    • Bonsoir Franck,

      Bravo pour la médaille !
      Pour être (à peu près) sûr du régiment, un gros plan sur les boutons serait très utile.
      J’ai parlé d’artillerie avec toutes les réserves voulues !

      Comment comprendre qu’une photo soit prise dans les années 20 à 25 et, presque tout de suite, utilisée comme carton au fond d’un miroir ?
      Sauf à admettre qu’elle n’ait eu cette utilisation que bien plus tard...et que les journaux, contemporains de la photo et retrouvés avec elle (ce n’est qu’une hypothèse), aient servi à confectionner le miroir.

      Du côté de la Croix de Guerre, il doit être possible de trouver quelque chose...avec beaucoup de patience.

      A suivre.
      Michel

  • Bonsoir,

    Deux frères lieutenants, médaillés et jeunes mariés dans la "Bonne Société" :

    « Nous apprenons le très prochain mariage du lieutenant Roger Bérard, de l’aérostation militaire, décoré de la croix de guerre et du Distinguished Conduct Medal, fils aîné de M. Philippe Berard, ancien secrétaire d’ambassade, chevalier de la Légion d’honneur, décédé, et de madame née Dana ; avec Mlle de Mimont, fille de M. Albert de Mimont, décédé, et de madame née Forbes. »
    « Le Figaro » du 16 juin 1918

    « Hier a été célébré à une heure, au temple du Saint-Esprit, rue Roquépine, le mariage du lieutenant Maurice Bérard, de l’aéronautique militaire, chevalier de la Légion d’honneur, décoré de la croix de guerre et de la Distinguished Conduct Medal, avec Mlle Yolande de Loys-Chandieu, fille de feu le marquis de Loys-Chandieu et de la marquise née Pourtalès.
    Les témoins du marié étaient : M. Alfred Bérard, son oncle, et le lieutenant Roger Bérard, son frère aîné ; ceux de la mariée : les comtes Paul et Hubert de Pourtalès, ses oncles.
    Une assistance très nombreuse des amis des deux familles était venue apporter aux jeunes époux ses félicitations et ses vœux. »
    « Le Figaro » du 29 décembre 1918

    Ce n’est, bien sûr, qu’une hypothèse.

    Michel Guironnet

    • Tiens c’est marrant...
      On suit la même piste ! 😉

      Roger est mort très vite...
      https://gallica.bnf.fr/ark :/12148/bpt6k5378742/f2.item

      Mais c’est sans doute une fausse piste pour 2 raisons : Aucun attribut correspondant à une appartenance à l’aéronautique n’est visible sur l’uniforme de notre personnage et les frères Bérard sont tous les deux "chevalier de la Légion d’Honneur" . Hors le protocole voudrait que la médaille qui correspond à cette distinction vienne en premier avant la croix de guerre...

      Amitiés
      Franck

    • Bonjour Franck,

      Roger Bérard, à bien lire les articles qui lui sont consacrés lors de son mariage et de son décès, n’a pas la Légion d’Honneur.
      Peut être qu’après sa mort de la typhoïde, à 29 ans, après à peine un an de mariage,sa veuve (avec lui sur la photo) s’est résolue à "occulter" cette image du bonheur perdu.
      Un fils posthume de Roger est né en mai 1919.

      Mais rien n’est prouvé dans ma belle histoire.

      Amitiés.

      Michel Guironnet

    • Bonjour Michel, bonjour à tous,

      Il ne peut s’agir de Roger BÉRARD, car lors de son mariage le 25.06.1918 à Paris 8e avec Marguerite Lucie Céline QUENTIN de MIMONT, il est dit sous-lieutenant du Génie, ce qui ne correspond absolument pas à la photo.

      Cordialement.
      Jacques

    • Je crains qu’il ne faille définitivement abandonner l’hypothèse "Roger Bérard".
      En effet, dans la relation de son décès, il est écrit "décoré de la Croix de Guerre avec palme"(Le Gaulois, 26 janvier 1919, page 2)
      Or, sur la photo, la Croix de Guerre ne porte pas de palme. Ce n’est donc pas lui...hélàs !

    • Bonjour
      Lu attentivement et bien regardé la photo il ne peut s agir de Margueritte de Mimont et de son mari, celle ci etant ma grand mère et je peux ainsi affirmer que ce n est pas elle
      Mais tres amusant cette recherche

  • Petit détail
    "Un mauvais ruban de scotch ne remplissant plus sa fonction" S’il s’agit bien d’un ruban adhésif moderne, transparent et collant sur une face, ce type de produit semble avoir été créé aux USA vers 1925 (Wikipédia)d’usage sans doute plus tardif en France. S’il s’agit toujours d’un ruban adhésif standard tel que nous les connaissons aujourd’hui, ceux-ci, du moins avant la création des "scotch invisible", vieillissaient très vite, le support se désolidarisant de la colle, qui restait,collante et jaunie, sur le support. Combien de pages de livres ont-elles été ainsi involontairement dégradées ? Ce serait alors une intervention bien plus récente. Peut-être pour remplacer les journaux ?

    J’ai le souvenir de mon grand-père utilisant du ruban kraft gommé, il ne connaissait sans doute pas encore l’adhésif transparent. j’en ai d’ailleurs récemment changé un, à l’identique, au dos d’un grand cadre avec photo de famille du début des années 20. Si longtemps après, le kraft s’était en partie décollé, la poussière était entrée dans le cadre,jusqu’à passer entre vitre et photo... Un rouleau de kraft gommé, ou du kraft découpé en lanières et enduit par mon grand-père de colle artisanale, lui servait à bien des usages et l’occupait avec minutie lorsque, vieillissant, il bricolait tant bien que mal dans les années 50 /60.

    Il n’est pas impossible que cette très grande photo, que l’on souhaitait garder mais peut-être sans la montrer, ait été ainsi conservée bien à plat au dos d’un miroir présentant une surface plane suffisante !

  • Bonjour,
    Je pense que les chevrons foncés sur le haut de la manche n’indiquent pas un grade mais un genre d’honorariat comme un général peut être 1re classe honoraire d’un régiment.
    Quant au grade, il peut s’agir d’un lieutenant (deux barrettes sur la manche).
    Bonne recherche
    Jivet

  • Bonjour ,

    J’éviterais de me prononcer sur la grande tenue du militaire ,la tenue des aviateurs n’étant pas totalement fixée en 14/18 , mais l’ histoire de la jeune femme si on retient l’hypothèse formulée par Michel de René Bérard et de sa jeune épouse ou fiancée Marguerite de Mimont expliquerait le sort de la photographie :en consultant son acte de naissance (30 juillet 1897 à la houssaye en Brie ( Seine et Marne) et les mentions marginales indiquées en fin de registre , on constate qu’elle s’est remariée très rapidement ,le 23 Mai 1920 avec Lefebre Maxime à Salbris (indication qu’on trouve aussi sur Geneanet).Elle aurait donc pu vouloir dissimuler cette photo d’ un précédent mariage sans la détruire. Il nous manque une autre photo de Marguerite ,peut_être détenue par un contributeur geneanet pour confirmer !

    Martine

    • "Elle aurait donc pu vouloir dissimuler cette photo d’un précédent mariage sans la détruire."

      Bonjour,

      C’est la première réflexion que je me suis faite.

      Mais en regardant bien la photo, aucun geste tendre de l’un envers l’autre. La main de Monsieur ne touche pas l’épaule de la jeune fille. Mademoiselle se serre les mains.
      Ils sont peut être frère et sœur.

      Vivement la suite.
      Gabrielle

  • Bonjour, quelques infos, les chevrons sur la manche de gauche indiquent comme cela a été dit la durée de la présence au front. Premier chevron pour 1 ans et 6 mois pour chacun des autres. Sur la manche droite ils indiqueraient des blessures. Les 2 galons qui semblent dorés en bas de la manche indiquent probablement le grade de lieutenant.

    Cordialement.

  • Bonjour à tous
    Roger Edouard Philippe Bérard fait partie de la classe 1909 matricule 2290 p444 à Versailles
    1.81m pourquoi pas mais visage rond !?Quoi qu’il a peut etre changé de 1909 à 1919.Mort pour la France par maladie contractée au service.Indication suicude entre parentheses.
    Sur la fiche matricule ,pas de DCM pas de croix de guerre pas de citation pas de 278 RI ni RA.

  • Bonjour,

    Serait-il possible de penser à une analyse ADN parce que pour coller une photo de cette envergure il y a quand même beaucoup de manipulation ?
    Cordialement.
    Guy Douret

  • Pour la situation de Roger Berard en 1917 ,cet extrait du JO
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63595492/f6.item.r=BERARD.zoom

    détaché auprésde l’armée britannique
    Martine

  • bonjour, on peut aussi essayer d’examiner le collier de la jeune femme. On dirait un collier de petites perles très foncées sans doute de taille biseautée. De quelles perles peut-il s’agir ?

    • soit du corail, orange foncé, dans ce cas, la jeune femme est peut-être originaire d’Italie ou pays méditerranéen.
    • soit du jais (pierres noires), portées par les veuves.
      Mais dans les années 20, les femmes portaient plutôt des sautoirs. Un sautoir de jais était un modéle courant mais le corail plus précieux se portait plutôt court à cause de son prix.
      Cordialement
  • Je me suis focalisée davantage sur la jeune femme, sa robe est de bon goût, chic, d’un style recherché. Ses bijoux : montre, bracelet, collier, me paraissent, par contre, très quelconques.

    Ma mère, dans ces années là, avait un collier de petites perles de corail qui ne ressemblait pas du tout à celui de la photo et une montre nettement plus "bijou" qu’utilitaire.

    Monique

    • Bonjour,

      Je reviens sur la jeune femme photographiée, en me basant toujours sur des photos de ma mère.

      Ce n’est que bien après la fin de la guerre que les femmes se sont fait couper les cheveux, en abandonnant le chignon. Quant à montrer ses genoux, même assise, ce n’était guère de mise avant les "années folles".....et encore !

      Monique

  • Bonjour à tous,
    je ne suis pas spécialiste, mais un détail a retenu mon attention. Sur le photomontage réalisé par Franck Boulinguez, le ruban de la distinguished conduct medal apparaît plutôt clair sur les rayures latérales, celle du milieu semblant plus foncée. C’est le contraire sur la médaille arborée par notre mystérieux personnage. Pour le reste, les 2 médailles semblent correspondre.
    Cordialement.
    D.Jeanne

  • Bonjour,

    Je trouve une certaine ressemblance concernant la femme, avec celle ci-dessous ?
    Marguerite Yvonne Marie HAMEL
    http://h1-online.heredis.com/fr/phil1950/g_roger/individus#269
    Elle a été mariée deux fois. Son second mariage a lieu en 1931...à l’age de 27 ans.
    Peut être une piste.
    Michel

  • Il y a eu quand même un nombre relativement considérable de décorations anglaises données à des Français en 14/18,dans retronews on trouve à la date du 20 Novembre 1915(république française )145 médailles de la conduite distinguée remises et il y eut aussi une remise de décorations en 1917 aux Invalides ( petit parisien et petit journal du 27 septembre 1917(12 médailles de la conduite distinguée) Mais malheureusement pas la liste des distingués.
    POur en revenir à Roger Berard ,on a deux fiches dans la base des morts pour la France de mémoire des hommes et une fiche dans la base des membres de l’aéronautique militaire

    A l’origine il est dans l’artillerie comme militaire et dans le civil banquier ,fondé de pouvoir de la banque équitable (Voir ce lien). Pour être définitivement fixé sur sa carrière militaire ,il faudrait avoir accès à son dossier d’ officier .
    Martine

  • bonjour
    voici un lien qui pourrait etre utile
    http://tableaudhonneur.free.fr/8e-208e-278eRAC.pdf

    on y parle du 278 RAC et et dépôt du 8 RAC (page 18)
    mais je n ai pas trouver leur journal de marche.
    il peut peu etre aussi s agir du sous lieutenant BARE cité plus haut (page 8) officier d etat major decore avec etoile

  • Bonjour
    Les boutons de l’uniforme sont ceux de l’artillerie et en bas de manche, nous avons les galons d’un lieutenant
    Cordialement

  • Bonsoir Éric.
    Vous dites que vous êtes allé récemment dans cette brocante, ou plutôt ce vide-grenier. Peut-être pourriez-vous retrouver votre vendeur, si c’est un habitué. Et peut-être se souviendra-t-il d’où il a récupéré ce miroir. Sans doute dans le quartier, ou pas très loin. Ceci pourrait peut-être confirmer le lien avec la famille Bérard.
    Cordialement,
    Florence

  • Bonjour,

    Je crois qu’il faut abandonner la piste BÉRARD ; nulle part il n’est indiqué que celui-ci a appartenu au 278e régiment, qu’il soit d’infanterie ou d’artillerie.

    Cordialement.
    Jacques

  • Bonjour ,
    La nuit porte conseil ...

    Ce qui gêne pour l’hypothèse de Michel,c’est le chiffre 278 inscrit sur le col du militaire.Comme il semble qu’il appartenait à l’artillerie et que ce régiment dans l’artillerie n’ a été créé que le 25 Août 1918 , Roger Bernard ne peut porter cet uniforme à son mariage en Juin 1918 mais il pourrait le porter lors du mariage de son frère Maurice en décembre 1918 où il est présent en tant que témoin. Grand mariage si on en croit le Gaulois ,d’ où la robe raffinée et de bon ton de celle qui pourrait être Marguerite .
    Je signale , pour information,sans rapport avec l’énigme ,que la famille Bérard était de confession protestante et en lien avec la banque "equitable " d’origine américaine ...
    https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k537846s/f2.item.r=%22maurice%20bérard%22.zoom
    Martine

    • Bonjour à tous,

      Je suis d’accord avec Jacques : la piste Bérard est bien fragile. Je n’ai fait cette hypothèse que parce qu’elle réunissait 2 éléments sûrs de cette recherche :

      • le grade de Lieutenant
      • les deux médailles (la D.C.M identifiée par Franck est quasi certaine)

      Nulle part en effet, dans l’hypothèse Roger Bérard, il n’est fait mention du 278e d’artillerie..Il vient du Génie !

      Par contre, il semble bien que les boutons de l’uniforme de "notre inconnu" en porte l’insigne.
      A ce sujet, pour en être tout à fait sûr, ce serait bien qu’Eric se manifeste et fasse un agrandissement de ces boutons.

      Le 278e R.A.C étant crée en août 1918, les chevrons "datent" la présence de ce militaire au front de 3 ans. Donc il serait de la classe 1915.

      Nous avons donc, par hypothèse, à chercher un Lieutenant du 278e R.A.C de la classe 1915 avec les deux médailles...Espérons qu’il ait laissé des traces quelque part !

      Cordialement.
      Michel Guironnet

    • Bonjour à tous,

      Voici ce que je trouve sur ce forum et qui j’espère va relancer l’enquête passionnante :

      https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=17605&start=870

      278e RAC (septembre 1918), source : JMO
      Régiment en cours de formation à l’automne 1918

      Commandant le régiment : commandant VESIGNIE
      Adjoint au commandant : lieutenant ECHINARD

      1° groupe : commandant LAURE
      Adjoints : lieutenant PILIERE, s/lieutenants BALMADIER, GENTET, FALCO et VERNOT
      Médecin : aide-major 2° classe FOURRIER
      41° bie : lieutenant BASSAGET, s/lieutenant ANTOINE, aspirants BAILLAT et FONTANA
      42° bie : lieutenants BOGROS et RENUCCI, aspirant GAIGNAULT
      43° bie : s/lieutenant MICHELET, aspirant PERREAU

      44° bie : s/lieutenant COUPEAUD, aspirant THUREL, aspirant ARNOULT
      45° bie : lieutenant MARTY, adjudant BEGUET
      46° bie : lieutenant GROS, s/lieutenant CLARISSE, aspirant LALANDE

      47° bie : lieutenants TRAVERS et RICH, adjudant NICOLAS
      48° bie : lieutenant ROBINE, s/lieutenant VOIZOT, aspirants GAUTHIER et CARDOT
      49° bie : (grade non indiqué) GUIBAUT, aspirant RAMEAU

      Hervé FAURE

      9 officiers et 741 hommes

      Cordialement.
      Françoise P86

    • Super !

      Il ne reste plus qu’à trouver le bon lieutenant parmi tout ces noms...Bon courage à tous.

      Michel

    • Dommage qu’il n’y ait pas les prénoms !
      Merci à Hervé Faure pour ce travail.

    • Bonjour à tous,

      Le post d’Hervé repris par Françoise (merci Françoise) sur le forum 14-18 porte en référence :

      278e RAC (septembre 1918), source : JMO

      Il faut donc en priorité retrouver ce JMO qui nous indiquera surement des indices de recherche...

      C’est parti !

      Cordialement
      Franck

    • Pour ceux qui veulent chercher voici le lien vers les JMO :

      http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/arkotheque/inventaires/ead_ir_consult.php?&ref=SHDGR__GR_26_N_II

      Notre personnage n’aurait pas eu de changement d’affectation, il serait resté au 278e jusqu’à la fin de la guerre ? (je n’y connais rien).

      Petit commentaire sur la photo : probablement une photo de mariage, la dame étant en blanc. Sur les photos de cette époque dans ma famille, les femmes sont toutes en noir. Dans toutes les familles de cette époque, elles portaient toutes le deuil d’un proche.
      Je note que l’homme de la photo a un regard bien triste comme s’il était profondément marqué encore par ce qu’il avait vécu.
      Françoise

    • Le 7 avril 1919 le JMO s’arrête et le régiment a été constitué en août 1918 .La photo correspondrait à un mariage ou des fiançailles entre ces deux dates ?
      je n’ai trouvé qu’une fiche matricule,celle de Pilière Léon Marie qui a eu la légion d’ honneur en 1918,croix de guerre et citation mais marié en 1912 !
      Bonne soirée
      Martine

    • Bonjour,

      La photo ne montre pas les mains droites de l’un et l’autre.
      Sans en être sûr, certains "Protestants" portaient l’alliance à l’annulaire de la main droite.
      Ces personnes ne pourraient-elles pas être garçon et demoiselle d’honneur, si l’on est certain qu’il s’agisse bien d’un mariage ?
      BàV
      03/12/2018

    • bonjour ;
      Parmi les lieutenants cités Pierre Marie Roger Gros ,né le 6 Août 1893 à Saint Rambert,Rhône matricule 1523
      Ardèche Privas ,nommé lieutenant en 1917,affecté à la 46 ème batterie du 278 RAC en septembre 1918 ,Croix de guerre , a rendu de grands services en dirigeant un service téléphonique il s’est marié en 1918 mais au mois de Mars (3 Mars 1918 )à Lyon,il n’était donc pas encore au 278 ème . Fausse piste !Pour ceux qui s’intéressent à la vie Lyonnaise ,son père était président de la caisse d’ épargne de Lyon .Du beau monde au mariage .
      Martine

  • Bonjour,
    D’abord, merci à tous. Je n’aurais jamais pensé que cette photo allait susciter autant de réactions !
    Vous me demandez une photo d’un bouton, mais c’est techniquement quasi-impossible tant c’est flou. Description cependant, sans garantie vu le grand flou : une hémisphère dont l’ouverture, vers le haut, est fermée par un disque avec un large bourrelet, sur le dessus trois sortes de "flammes" : courbée vers la gauche, droite vers le haut, courbée vers la droite.
    Pour ce qui est de l’article dans "Le Temps" du 19-09-1921, bingo ! C’est très exactement celui-là même qui est collé sur le carton, et en deux endroits différents en plus : les ciseaux pour faire des bandelettes sont donc passés au milieu de l’article !
    Pour ce qui est d’avoir trouvé la DCM, chapeau ! Je ne vois pas de contradiction entre la couleur réelle du ruban et le rendu sur la photo. La pellicule argentique est insensible au rouge qui apparait donc noir, inversement elle est très sensible au bleu qui, même sombre, va apparaitre comme gris.

    Enfin, je ne pense pas que l’absence de geste de tendresse entre les deux partenaires soit significative. A cette époque et chez les bourgeois, tout geste de tendresse en public, et a fortiori sur une photo, était considéré comme une incorrection de mauvais goût. Par contre, l’absence d’alliance chez l’homme, à une époque où elle était quasiment obligatoire pour fiançailles ou mariage, semble indiquer que la piste "mariage" peut être mise en doute.
    Bonne continuation dans vos recherches !

  • Bonjour,

    Histoire de compliquer un peu les choses, je voudrais apporter un autre éclairage à propos du militaire.

    On cherche un lieutenant du 278e RAC de la guerre 14-18. Or, ce régiment a été créé en août 1918.
    Deux hypothèses :

    1. Ce lieutenant a été nommé avant ou en 1918 ; ayant passé 3 ans au front il était forcément dans un autre régiment (y était-il déjà lieutenant ou encore sous-lieutenant ?). En général on restait sous-lieutenant 2 ans avant de passer au grade de lieutenant. Peut-être que notre homme est passé par l’Ecole Polytechnique, d’où sortaient nombre d’officiers de l’Artillerie.

    2. Il a été nommé lieutenant après la guerre 14-18. N’oublions pas qu’il semblerait que la photo date d’environ 1920. Il faut savoir que le 278e RAC a fait partie de l’armée du Levant qui est allé combattre en Afrique (Syrie entre autres) au début des années 1920.
    Le 278e RAC a été administré par le 7e Groupe d’artillerie à pied d’Afrique.

    Jacques

    • Bonjour,

      Je pense que le bouton est bien celui de l’uniforme des artilleurs.
      La jeune femme a une robe floue sans corset, typique des années 1920 car plus tard la taille descendra. Cette robe est peut-être enfilée par-dessus une jupe plus longue qu’on ne distingue pas.

      J’imagine que c’est une photo de fiançailles prise avant le départ du 278e RAC en Afrique, d’où une certaine tristesse sur le visage du garçon.

      Cela ne nous dit pas qui ils sont il est vrai.

      Dans un intérieur, ce genre de portrait photographique devient vite lassant par sa taille. Le cadre est réemployé pour y mettre un miroir et la photo, bel objet cependant sert de fond.

  • Bonjour,
    Pendant la guerre 14-18 il était nullement nécessaire d’être Saint Cyrien pour devenir lieutenant. Mon arrière grand oncle était instituteur avant la guerre. Il est devenu capitaine pendant la guerre. Il est mort de ces blessures en 1926.
    Bonne recherche.
    Roland

  • Bonsoir,

    La jeune femme parait être à la fois calme et apaisée, elle est en confiance, ce qui n’est pas le cas du jeune homme, incontestablement plus stressé par cette situation (ne sachant d’ailleurs pas comment ranger son bras droit)...!
    Ces deux-là paraissent être fiancés (d’où la photo qui sert sûrement à le prouver)sans être déjà mariés. Peut-être une photo pour mémoire avant un départ de l’homme vers une nouvelle mission au loin. Mission à partir de laquelle (s’il en revient),le mariage prévu sera officialisé et...conclu !

    Sa "croix-de-guerre" est française (14/18), incontestablement, mais l’étoile qui y est portée, je ne sais pas l’interpréter, sûrement une marque supplémentaire due à son mérite...

    Bravo pour la précision et la clarté de votre expression.
    Bien à vous.

  • Bonjour,

    Et si cette photo était, simplement, une épreuve du photographe non retenue par les (futurs) mariés ?
    Elle aurait donc, tout naturellement, trouvé son utilisation comme fond du miroir.
    La "version adoptée" de la photo (avec une pose différente ?) est peut être encore dans un cadre sur un meuble...quelque part !

    Cordialement.
    Michel Guironnet

  • Bonjour à tous ,
    D’aprés ce site sur les décorations anglaises

    https://england1418.wordpress.com/category/400-medaille/

    la médaille des services distingués était donnée aux soldats et sous-officiers, la croix étant réservée aux officiers.

    Martine

    • Bonjour Martine, bonjour à tous,

      Ce qui signifie que notre homme a reçu cette décoration (qui n’est pas la médaille des services distingués : distinguished service order, mais la médaille de "bonne conduite" : distinguished conduct medal) en étant sous-officier, donc avant son appartenance au 278e RAC.

      Jacques

    • La suite SVP ! Ce qui est certain, c’est qu’à l’époque on ne badinait pas avec les titres et uniformes. Donc toutes les informations qui apparaissent sur le document sont vraies ! La suite SVP.
      FR

  • Bonjour à tous,
    Le principal problème subsistant, à mon avis, est l’appartenance du militaire : 278è RA ou 278è RI ?
    L’hypothèse "Infanterie" a rapidement été écartée pour deux raisons :
    1) plusieurs d’entre vous ont cru voir sur un bouton les canons croisés de l’artillerie
    2) le 278è RI a été dissous en janvier 18, alors que nous savons que la photo est postérieure.
    Ayant le privilège de pouvoir regarder l’original à la loupe, malgré le flou du grossissement, je peux raisonnablement prétendre qu’il n’est pas question d’y voir des canons croisés, comme je vous l’ai déjà décrit.
    Mon scénario, hypothétique j’en conviens, est le suivant :
    1) ce militaire, pendant ses 3 ans au front, y a gagné ses 2 médailles. Nous savons qu’il était alors sous-lieutenant.
    2) il est rapatrié à l’arrière et est nommé lieutenant avant la dissolution de son régiment
    3) la paix revenue, il n’est démobilisé que de nombreux mois après comme ce fut souvent le cas.
    4) rendu à la vie civile, il n’a alors qu’une idée en tête, comme des milliers d’autres militaires de tous grades : immortaliser ses souffrances et surtout sa survie par une photo "officielle" faite par un pro. Alors il enfile son ancien uniforme avec ses 2 belles médailles. Cela s’appelle une commémoration et cela existe toujours de nos jours.
    Conclusion : l’hypothèse "Infanterie", à mon avis, a peut-être été "enterrée" un peu trop rapidement.

    Il y a encore du grain à moudre !
    Eric

    • Bonjour,

      La broderie de la robe de la jeune femme, sur la poitrine serait-elle l’initiale de son prénom, un "C" ?

      Anne

    • Bonjour,
      En regardant la photo à la loupe, je pense plutôt qu’il s’agit d’une fleur stylisée.
      Au centre, une série d’étamines en cercle. Autour, les pétales de la corolle, puis en dessous le calice stylisé.
      Bien en dessous, deux feuilles opposées. Entre le calice et ces feuilles, il existe une tige extrêmement fine, presque invisible.
      Mais rien n’interdit de penser que cette broderie a volontairement introduit un C au milieu des pétales, clin d’œil au prénom de la femme...

    • Bonjour,

      Pourtant, sur la photo grossie (celle des médailles), on distingue assez bien deux éléments qui se croisent.
      On ne trouve cela que sur les boutons d’uniforme de l’artillerie : deux canons croisés surmontés d’une grenade :
      http://idata.over-blog.com/1/84/42/23//Bouton-artillerie-1873-1914-copie-1.jpg

      Les boutons d’infanterie représentent une grenade :
      https://www.ebay.fr/i/232958263079?chn=ps&dispItem=1

      Cordialement.
      Jacques

    • Bonjour,

      Je me rends compte que Jacques et moi ne parlions pas des mêmes boutons...
      Sur la photo grossie des médailles, on voit effectivement une forme comme un grand X sur tout le diamètre du bouton. On voit même à la loupe une "bosse" au dessus du X, probablement la grenade au dessus des canons croisés.
      Me concernant, j’avais choisi le bouton du haut, juste sous le collet, qu’on voit partiellement sur la photo grossie du collet. Et celui-là, sauf illusion d’optique, il ne ressemble pas au précédent mais à la description que j’en avais faite.
      Question : est-il possible qu’on trouve deux styles de boutons sur le même uniforme ?
      J’ai lu que, pendant le conflit, il y eut souvent des pénuries d’uniformes, de boutons, etc. et que les soldats devaient faire avec ce qu’ils trouvaient, l’autorité militaire fermant les yeux.
      Confirmez-vous que le bouton du haut, juste sous le collet, semble avoir une "allure" différente des autres boutons ?
      Et si oui, comment l’expliquer ?

    • Bonsoir Eric,

      Pour des photos plus ou moins officielles, il était impératif que l’uniforme soit "nickel".
      Tous les boutons sont donc forcément identiques.
      Je pense que celui dont vous parlez semble différent à cause d’un reflet (flash, projecteur de photographe ?), mais c’est bien le même.

      J’aimerais comprendre la raison de cette médaille britannique.

      Cordialement.
      Jacques

  • Bonjour, Sur Facebook, il y a un groupe qui se nomme "sauvons nos photos de l’oubli".
    Peut-être qu’en diffusant cette photo, on retrouvera sa famille... Ce que je souhaite car c’est vraiment une belle et touchante photographie

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