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Louis Amedée Champin et Joséphine Bohn

Le vendredi 14 octobre 2022, par Annie Chambault

Début 1979, en vidant la maison de Thérèse CHAMPIN veuve Edouard DUPONT notre grand-tante nous avons trouvé une valise remplie de documents (actes notariés, factures, baux, plans, reçus etc.). Je commençais ma généalogie "sur papier"... puis envahie par une foule de renseignements, j’ai oublié la valise. J’ai repris toutes ces fiches sur Généatique en 2003 mais en n’indiquant que le principal. Le confinement a eu du bon, un grand nettoyage du grenier et la réouverture de cette valise. Grace à tous les documents triés, classés, scannés, j’ai écrit plusieurs histoires dont celle de mes arrière-grands-parents Louis Amédée CHAMPIN sosa 24 et Joséphine BOHN sosa 25.

Louis Amédée est né le 23 novembre 1863 à Saint-Ouen-en-Brie (Seine-et-Marne) fils de

  • Louis Eugène CHAMPIN maître tuilier et propriétaire de la tuilerie de Saint-Ouen-en-Brie, né le 15 septembre 1832 à Saint-Ouen-en-Brie, décédé le 2 février 1873 à Paris 11e - marié le 17 juin 1856 à Paris 7e avec
  • Marie Julie MADELAIN née le 18 avril 1837 à Paris, décédée le 6 juillet 1920 à Paris 10e.

Il a un frère aîné Jules CHAMPIN né le 17 décembre 1858 à Saint-Ouen, notaire, décédé le 28 novembre 1939 à Clichy-sous-Bois (93) ; marié le 22 novembre 1892 à Paris 7e avec Louise Marie ROUCHON, née le 31 décembre 1862 à Paris 14e, décédée le 21 mars 1938 à Paris 7e. Dont un garçon Robert (1898-1980) ancien élève de Polytechnique, attaché à la direction du Crédit Lyonnais, croix de Guerre marié le 15 mars 1930 à Paris 6e avec Madeleine SIMON-JUQUIN, fille de Louis SIMON-JUQUIN et Augusta GRIPON-DESCHAMPS. Les témoins de la mariée sont M. Paul DOUMER président du Sénat et le bâtonnier Henri-ROBERT de l’Académie française.

De son enfance on ne sait rien, mais comme son frère il a dû faire des études. Je n’ai pas trouvé sa fiche matricule. Est-il considéré comme chef de famille ? Alors que j’ai bien trouvé la fiche de son frère Jules (Melun 1878 n° 299).

Il entre à la Préfecture de Police de Paris avant 1902 puisqu’il est écrit qu’il vient du 3e bureau de la 2e division. Il prend sa retraite le 1er janvier 1922 il a 58 ans. Est-il malade, il décède 1 an 1/2 après.

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Le 25 janvier 1889 nait Louis BOHN, fils de Joséphine et de père non dénommé, elle accouche à Paris 4e chez ses parents (ce n’est pas possible, ils habitaient tous les 2 à Sélestat) alors qu’elle est domiciliée 15 quai Bourbon. Le 19 février 1889 elle reconnaît Louis et le 15 février 1892 il est légitimé par le mariage de Joséphine et Louis Amédée CHAMPIN.

Le 30 décembre 1891 nait Thérèse BOHN, fille de Joséphine et de père non dénommé. Elle accouche à son domicilie au 8 rue Guy de la Brosse à Paris 5e. Est présent Louis Amédée CHAMPIN, employé, demeurant à la même adresse. Thérèse est aussi légitimée par le mariage de Joséphine et Louis Amédée.

Louis Amédée et Joséphine (d’après Thérèse se sont rencontrés au bal des Alsaciens à Paris) vivent ensemble au 8 rue Guy-de-la-Brosse. Ils se marient le 15 février 1892 à Paris dans le 3e arrt.. Lors du mariage Louis est dit demeurer chez sa mère au 35 bd Magenta et Joséphine au 3 Passage de la Réunion, immeuble appartenant en indivision (depuis 1873 décès de leur père) à Louis Amédée et son frère Jules ! Il n’est pas fait de contrat de mariage, ce mariage ne doit pas trop plaire à Marie Julie MADELAIN car, contrairement à son frère Jules qui reçoit 50 000 fr de dot lors de son mariage, Louis n’a rien et cette somme lui sera remise dans le partage après le décès de leur mère.

Leurs témoins de mariage sont : Marie Julie MADELAIN veuve CHAMPIN mère époux ; Simon Alphonse GUEIT-DESSUS, oncle époux ; François DUVAL, cousin époux, Morand Maurice EBERLIN, beau-frère épouse ; Georges Joseph BURTH, neveu épouse.

Joséphine BOHN est née le 2 mai 1865 à Sélestat (Bas-Rhin) 7e et dernière fille de :

  • Joseph BOHN, né le 27 avril 1808 à Bantzenheim (Haut-Rhin), décédé le 27 mai 1892 à Sélestat, tisserand, marié le 23 juillet 1849 à Sélestat avec
  • Marie-Thérèse ROHMER, née le 8 mars 1820 à Sélestat, y décédée le 13 décembre 1890.

Ils ont eu 7 filles :

1 - Thérèse, née le 16 mai 1850 à Sélestat, cuisinière, mariée à Neuilly-sur-Seine le 8 mai 1869 avec Jean BURTH, né le 6 mai 1845 à Schwindratzheim (Bas-Rhin), garçon pâtissier, décédé le 19 décembre 1886 à Paris 15e dont un fils Georges Joseph né 7 mars 1870 à Neuilly-sur-Seine.

2 - Anne, née le 11 mars 1852 à Sélestat, cuisinière, décédée en septembre 1931. A optée pour la nationalité française à Sélestat le 21 août 1872. C’est Thérèse qui a payé aux PFG son convoi et le service religieux à Saint-Jean-Baptiste. Mariée le 18 avril 1901 à Neuilly-sur- Seine avec Morand Maurice EBERLIN (dispense du Président de la République du 2.3.2001 pour mariage entre beau-frère et belle- soeur) né le 22 septembre 1845 à Carpasch (Haut-Rhin), décédé le 11 avril 1908 à Neuilly-sur- Seine, employé veilleur au Bon Marché. Sans postérité.

3 - Caroline, née le 10 août 1855 à Sélestat y décédée le 6 juillet 1856.

4 - Caroline, née le 15 avril 1857 à Sélestat, décédée le 28 juillet 1899 à Paris 15e - A optée pour la nationalité française à Sélestat le 21 août 1872. Mariée (pas trouvé mariage) avec Morand Maurice EBERLIN. Sans postérité.

5 - Madeleine, née le 16 février 1859 à Sélestat, y décédée le 25 décembre 1861

6 - Elise, née le 10 septembre 1861, couturière puis cuisinière, décédée à Puteaux (92) le 4 octobre 1894, mariée à Puteaux le 7 septembre 1892 avec Louis DE BOXTEL, né le 2 octobre 1852 à Hilsenheim (67) armurier à Puteaux. Dont 2 garçons Louis Joseph né le 18 août 1883 à Puteaux et Edmond, né le 18 novembre 1893 à Fontenay-Saint-Père (78).

7 - Joséphine.

Ils vont avoir plusieurs logements à Paris :

  • 8 rue Guy de la Brosse Paris 5e
  • 17, rue de l’Ecole Paris 5e - jusqu’au 30 mars 1898
  • 46, bd du Montparnasse Paris 5e - propriété du Crédit Foncier et Agricole d’Algérie - du 1er avril 1898 au 30 août 1923 (décès de Louis Amédée) Joséphine y reste jusqu’au 19 septembre 1927.

Grâce au bail, leur logement se compose d’un appartement au 4e au-dessus de l’entresol, consistant en une antichambre, un salon, une salle à manger, trois chambres, deux cabinets, une cuisine, un water-closets et une cave. L’appartement est orné de 4 glaces. Tout cela pour un loyer annuel de 1 500 fr eau et tapis compris.

Louis Amédée a une passion la photographie. Il développe et fait ses agrandissements lui-même. J’ai une photo 40 x 50 hr certainement prise en Alsace au bord d’un ruisseau : Joséphine, Louis et Thérèse, signée L. Champin 1900 ; et d’autres où ils sont tous les quatre sur l’herbe et l’on voit le fil du déclencheur automatique.

Avec un peu d’argent, des revenus réguliers, un bon salaire, le 10 avril 1900 il achète, par adjudication, un terrain de 303 m2 (n° 6 de l’ilot n° 2 du plan) pour 52 200 fr. Ce terrain est situé sur l’emplacement de l’ancienne prison Mazas, démolie en 1898 afin d’éviter la vue d’une prison aux visiteurs de l’Exposition Universelle de 1900.

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Pour payer tous ces travaux il faut beaucoup d’argent. Deux emprunts sont faits :

  • A la Banque Hypothécaire, mais elle a fait faillite et c’est le Crédit Foncier de France qui la reprend : prêt n° 1549 - Pas connaissance de la date ni du montant. Au décès de Louis Amédée (1923) il reste à payer à La Banque Hypothécaire de France 16 763.35 fr. En janvier et juillet 1924 Joséphine verse 2 mensualités de 501.90 fr.
  • Au Crédit Foncier de France : Prêt n° 120 872 le 30 avril 1903 de 125 000 fr à 4.3 % durant 75 ans, contrat signé chez Me MOREL- D’ARLEUX. Au décès de Louis Amédée il reste à payer 118 988 fr.

Remboursements :

  • 1924 - 30 avril : 2 793.35 ; 31 octobre : 2 816.24
  • 1925 - 30 avril : 2 793.15 et 16 788.85 ; 31 octobre 2 391.25 ; 21 décembre : 20 000
  • 1926 - 30 avril : 1 917.15 ; 16 juillet : 20 000 ; 31 octobre : 1 441.70
  • 1927 - 30 avril : 1 442.30 ; 23 avril : 20 000 ; 31 octobre : 954.37 ; 10 novembre : 10 000
  • 1928 - 4 février : 15 000 ; 30 avril : 713.05

Un savant calcul indique qu’au 30 avril 1928 il reste encore dû : 14 645.37 fr. Selon son courrier du 30 mars 1928 Joséphine pourra effectuer le 17 avril de 9 h à 15 h le remboursement total de son prêt n° 120 872. Opération à effectuer très exactement à la date indiquée au Guichet K (salle 2), se munir de la présente lettre.
Elle aura donc payé entre 1924 et 1928 134 700 fr.

En 1920 Louis Amédée avait hérité d’un immeuble Passage du Caire (voir ci-dessous). Le 25 novembre 1921 cet immeuble a été vendu 100 000 fr chez MOREL-D’ARLEUX.
Il n’y a aucune trace des noms des entreprises qui ont construit cet immeuble, ni du montant total des travaux. Au décès de Louis Amédée en 1923 le 15 rue Parrot est évalué à 280 000 fr.

Suite aux décès le 16 décembre 1888 à Paris 5e de Marie Sophie MADELAIN/GUEIT-DESSUS leur tante, sans enfant, et de Marie Julie MADELAIN leur mère le 6 juillet 1920, Jules et Louis Amédée CHAMPIN vont faire deux gros héritages. C’est l’étude MOREL D’ARLEUX qui va s’occuper des successions mais Jules est notaire, il "pinaille" le moindre centime est décompté.

La succession de Marie Sophie se monte à 291 695 frs son mari Simon Alphonse GUEIT-DESSUS reçoit 20 000 frs en toute propriété, le solde en usufruit, la nue propriété de rentes, obligations et 2 immeubles partagée entre Jules et Louis Amédée.

Jules reçoit des espèces, des rentes et un immeuble, 4 rue Sainte-Foy à Paris qui a 4 locataires avec baux : M. LAPROVOTÉ, M. MOREL, M. BRINDEAU et M. RUTH pour un loyer annuel total de 4 930 fr + :

  • des locations verbales à termes échus payables par trimestres : CASTEIX 300 ; FRANCRU 260 ; GALEY 260 et CASTAIRE 200 soit 4 080.00 frs annuellement
  • des locations verbales payables par trimestres d’avance : Mlle DELORME 260 ; Mme CAHEN 300 ; M. GEORGES 260 ; M. BUQUEL 260 ; M. ANGY 260 ; M. GOULEL 350 ; M. GRIZELLI 250 ; M. HISSE 225 ; M. DALAISON 260 ; M. JEANBOIS 200 soit 2 865 soit un revenu annuel de 8 815 fr. (Est-ce qu’il s’agissait des "chambres de bonnes")

A Louis Amédée, également des espèces, des rentes, des obligations et un immeuble 143, 143 bis et 151 Passage du Caire à Paris. Il a 3 locataires M. DELISLE, Mme BREVIER et M. RIBOULET pour un loyer annuel total de 6 900 fr. Il n’y a aucune location verbale.

Simon Alphonse GUEIT-DESSUS docteur en médecine, décède le 5 février 1895 à Paris 4e. Ils héritent en pleine propriété des immeubles, regroupent leurs obligations et rentes et se les partagent à parts égales. Suivant le testament de sa femme du 21 janvier 1888 Simon Alphonse GUEIT-DESSUS devra verser à sa belle-soeur Marie Julie une rente viagère de 6 000 frs jusqu’à son décès. Celui-ci étant décédé avant Marie Julie la rente viagère est reportée sur ses enfants mais qu’elle a réduit à 2 500 frs.

Marie Julie MADELAIN épouse de Louis Eugène CHAMPIN décède le 6 juillet 1920 à Paris 10e, 35 bd Magenta ; le partage est fait le 13 juin 1923. Lors du décès de leur père Louis Eugène le 25 février 1873 à Paris 11e, Jules avait 15 ans et Louis Amédée 10 ans, la succession n’a pas été faite. Marie Julie est nommée tutrice naturelle et légale. Différents biens meubles et immeubles sont restés en possession de Marie Julie :

  • Une petite propriété située à La Chapelle-Gauthier (S et M) qui a été vendue depuis le décès de Mme CHAMPIN à Mme Veuve DESHAUTELS, suivant contrat dressé par Me GOMMIER, notaire à La Chapelle Gauthier le 25 septembre 1920 moitié pour M. Jules CHAMPIN moitié pour M. Louis Amédée CHAMPIN.
  • Deux pièces de terre sur le territoire de Saint-Ouen (S et M) qui ont été vendues également après le décès de Mme CHAMPIN à M. BRAILLY suivant contrat dressé par Me Gommier le 16 septembre 1921 montant également partagé en deux.
  • des titres et obligations.

Jules Eugène s’est marié avec Louise Marie ROUCHON le 22 novembre 1882 à la mairie du 7e. Aux termes de son contrat de mariage Marie Julie lui constitue une dot de 50 000 frs.
Louis Amédée s’est marié à la mairie du 3e le 15 décembre 1892 sans contrat de mariage, Marie Julie ne lui a pas fait de dot. Somme qui sera réintégrée dans la succession.

Peu avant son décès elle avait déclaré qu’ayant donné à ses petits enfants Thérèse CHAMPIN et Louis CHAMPIN pour leur cadeau de noces à chacun une somme de 6 000 frs elle entendait qu’il soit donné à son petit-fils Robert CHAMPIN une somme égale soit 6 000 frs qui devra lui être remise lors de son mariage ou à 30 ans.

Suit plusieurs pages de savants calculs, ventes des bijoux, des meubles de Paris et de La Chapelle-Gauthier, frais d’obsèques, frais de timbres etc. Jules conserve tous les titres de propriétés qu’il remettra à son frère s’il lui en fait la demande.

Louis Amédée décède le 30 août 1923 dans son appartement du 46 bd du Montparnasse. Il est inhumé le 3 septembre au Père Lachaise dans la concession n° 113 P/1862 située Avenue des acacias 17e division, concession perpétuelle n° 162 816. Cette concession a été achetée par Louis François Julien MADELAIN pour y inhumer sa femme Désirée Virginie LANDIEU. décédée le 15 février 1862 à Paris 4e.

Sont inhumés dans cette concession :

  • Désirée Virginie LANDIEU février 1862
  • Jules Auguste MADELAIN juin 1867
  • Louis François Julien MADELAIN novembre 1877
  • Louis Eugène CHAMPIN février 1873
  • Marie Sophie MADELAIN épouse GUEIT-DESSUS décembre 1888
  • Marie Julie MADELAIN veuve CHAMPIN le 8 juillet 1920
  • Louis Amédée CHAMPIN le 3 septembre 1923
  • Joséphine BOHN veuve CHAMPIN le 2 février 1946

Joséphine tenait bien ses comptes. Un seul carnet est parvenu jusqu’à nous pour l’année 1932 début 1933.

Ses revenus pour 1932 sont de :

  • janvier : pension : 2 165.50 ; Thérèse : + arriéré loyer : 365.00 viager mars : 1 500.00
  • avril : pension : 2 165.50 Thérèse ; 200.00 viager juin : 1 500.00
  • juillet : pension : 2 165.20 viager sept : 1 500.00
  • octobre : pension : 2 165.50 Thérèse : 1600.00 viager décem : 1 500.00
    Soit 16 825 + intérêts février, mai, août, novembre : 9 750 x 4 = 39 000 TOTAL : 55 825 frs

Elle "reçoit" le 2e mardi du mois. Ces jours là elle achète des gâteaux, mokas et petits fours. Après le décès de Thérèse nous nous sommes partagées (avec ma soeur) un service de table de 24 personnes et une superbe nappe (immense avec 24 serviettes de table). Le 8 mars 1932 elle écrit c’est mon dernier mardi (petits fours 22.50 fr).
Elle a un abonnement à la Comédie Française et à l’Opéra Comique 600 fr pour les 2.

Elle sort aussi beaucoup avec Thérèse et les Bertin de Lévignen lorsqu’ils viennent à Paris. Deux à trois fois par mois elle va manger chez Thérèse et vice versa. D’après les carnets de Thérèse :

  • 1926 ; Elle va à Lévignen au moins 4 ou 5 jours par mois ; en Alsace avec Thérèse du 28 juillet ou 25 août
  • 1927 ; Thérèse est malade et elle fait plusieurs allers et retours
  • 1928 ; Lévignen du 18 au 24 février (chasse à courre) ; du 25 juillet au 18 août à Lièpvre avec Thérèse, Rachel est avec elles quelques jours, visites : Le Chalmont, le Haut-Koenigsbourg, La Vancelle, le Howald et Sainte-Odile.

Il n’y a pas de carnet en 1929 et dans celui de 1930 apparemment Joséphine ne va plus à Lévignen, Thérèse, elle, avait indiqué dans son carnet "je suis fâchée avec mère".
Le 15 juillet 1932 Joséphine prend le train à 21 h 30 pour Grenoble puis Uriage. Elle rentre le 9 septembre. Elle a fait ses comptes : voyage A et R : 400 ; hôtel 36 jours à 35 = 1 960 ; pourboires : 80 ; bagages porteur : 10 ; déplacements : 300 ; supplément café : 150 - total : 2 900 fr.

Le 1er septembre 1927 Joséphine signe son contrat avec la Compagnie d’Electricité pour son logement au 15 rue Parrot 12e jusque vers 1944/1945. Le 30 août elle avait visité l’appartement avec Thérèse et choisi le papier, Thérèse s’occupe de tout, électricité, menuisier, peinture, elle lui fait ses rideaux. Le 20 septembre 1er déménagement (il fait très beau), le 23, 2e déménagement et installation définitive le 24 avec l’aide de la cousine VIDÉ. Elle n’est plus propriétaire de l’immeuble 15 rue Parrot qui a dû être vendu, mais quand ? car dans ses carnets elle indique en dépenses en 1932 un loyer mensuel de 1 060 fr. C’est grâce à son contrat d’abonnement à la Compagnie Parisienne de distribution d’Electricité que l’on sait qu’elle habite au 3e étage 1re porte gauche (voir plan n° 6 du 3e et 4e étage ci-dessous) puis elle va habiter avec Thérèse à Lévignen (60) où elle décède le 29 janvier 1946. Elle est inhumée au Père Lachaise.

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