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Ma fascination pour les vieux outils

jeudi 12 février 2009, par Michel Bertrand

Avec Luce, ma sœur, nous avons passé la presque totalité de nos vacances d’été des années de guerre au Puy-notre-Dame, chez mes grands parents paternels. Il ne fait aucun doute que c’est là que j’ai « contracté » ma fascination pour les outils.

Chez mon grand-père

A l’origine, compagnon charpentier, il avait été obligé de quitter le métier après un accident, mais il avait gardé une collection d’outils fabuleuse.
Il y avait aussi, pendus aux murs tout blancs du long corridor d’entrée, en souvenir de son travail de compagnon, une série de tréteaux miniatures , simples, doubles et triples , aux entretoisements plus ou moins compliqués, qui faisaient inlassablement l’objet de mon admiration.

Dans le hangar donnant sur l’allée qui conduisait au grand tilleul, au fond de la propriété, d’un côté il rangeait méticuleusement les outils de jardinage, et de l’autre, au dessus d’un grand établi, il suspendait sa panoplie impressionnante d’outils de menuisier charpentier. Chaque outil avait sa place, et, après usage, il ne la retrouvait jamais sans que mon grand père l’ait au préalable bichonné avec un chiffon imbibé d’huile de lin.

J’étais d’autant plus curieux de tout cet attirail luisant, impeccablement rangé et propre, que si j’étais admis à risquer un œil sur le pas de la porte, il m’était interdit d’entrer seul. Quelquefois, dans ses rares accès de sollicitude, il me prodiguait une leçon de chose, qui se terminait toujours par une leçon de morale ! l’outil était le compagnon fidèle de l’artisan, il fallait le respecter, le nettoyer après usage, le ranger à sa place, pour le conserver en état de fonctionnement le plus longtemps possible…

Un jour que j’étais autorisé à pénétrer plus avant dans l’atelier, je fus très intrigué de m’apercevoir qu’il y avait deux énormes pioches rangées avec les outils de menuiserie ; lui qui était si maniaque, je voyais là une anomalie et je lui en fis la remarque, il piqua d’abord une colère feinte, pour montrer qu’il ne supportait pas mon ignorance, et puis m’expliqua. Je découvris la bisaiguë.

C’est un outil de charpentier, en fer d’une seule pièce, qui se termine par un bout en ciseau à bois, et par l’autre en bédane, pour parer les mortaises. Il a l’avantage de réunir en un seul les propriétés de ces deux outils, et en outre celle du maillet que remplace le poids de l’ensemble, manœuvré par sa poignée latérale. Par sa longueur il permet de tailler debout les pièces posées à même le sol ou simplement sur chantiers et sur cales.

J’ai appris plus tard que, pour les Compagnons, la bisaiguë était un outil fondamental de la charpenterie, qui représente la rectitude dans l’effort et la dualité se fondant dans l’unité.

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La bisaiguë
Je suis très fier d’avoir pu récupérer une bisaiguë
et de l’exposer, avec quelques bouvets de sa fabrication,
dans notre jardin d’hiver.

Chez mon oncle bourrelier sellier

Quand j’étais chez mes grands parents, nous montions souvent voir mon oncle André, dans son atelier.

Il fallait en effet monter dans le bourg, l’atelier était situé dans une légère courbe, à mi-pente de la Grande Rue qui monte vers l’église. En face il y avait une mercerie, dans l’angle d’une ruelle qui menait à la poste, et un peu plus haut une boucherie.

Du temps de mon grand oncle, Albert Cornuault, qui avait créé la bourrellerie, et que l’on aperçoit dans l’encadrement de la porte du haut, dans la photo ci-dessus, il y avait deux grandes pièces. L’atelier proprement dit où s’effectuaient la plupart des travaux de bourrellerie, et le magasin deux marches plus haut, avec une grosse machine à coudre, une grande table pour les tracés des travaux de sellerie, et des vitrines où étaient entreposés les produits finis mis en vente.

Mon oncle paternel, André Auriault, avait repris le fonds dans les années 30, et autant que je me souvienne, je n’ai pas connu les inscriptions en façade, et le magasin du haut était toujours fermé.

On pouvait entrer par la porte du couloir, au centre du bâtiment, pour se retrouver, dans une quasi obscurité, au pied de l’escalier en bois, lugubre, qui menait aux trois chambres de l’étage, et de chaque côté une porte s’ouvrait sur un des ateliers qu’il fallait traverser pour rejoindre soit la cuisine, en bas, soit la salle à manger, deux marches plus haut. Enfin la salle à manger et la cuisine donnaient sur une cour exiguë recouverte d’une tonnelle. Il y avait là, outre la table circulaire en ardoise qui occupait tout le centre, un lavabo pour faire la vaisselle, un cabanon avec des WC en bois, un escalier en pierre, très raide et profond, qui descendait dans la cave, et un escalier en bois qui montait à une mezzanine, espace réservé à la fabrication des matelas, encombré de panières à laine, à crin ou à bourre, où trônait la cardeuse à balancier.

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Etabli, à gauche, en entrant. Les outils de travail du cuir.
Prise en 1985, alors que mon oncle ne travaillait plus depuis de nombreuses années, ces photos montrent l’atelier resté en l’état, tel que je l’ai connu, enfant.

L’atelier était en fait la seule pièce de la maison relativement grande, quoique un peu sombre quand la grande porte vitrée était fermée, ce qui était rarement le cas en été. C’est là que j’ai passé des heures merveilleuses.

Assis sur mon petit banc (Je l’ai encore aujourd’hui !), que je retrouvais rangé à gauche en entrant, entouré d’outils, tous plus bizarres les uns que les autres, je regardais mon oncle travailler.

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Etabli à droite en entrant. Les outils de travail du bois, pour les colliers et autres travaux de sellerie…

Mon oncle André était bourru, mais contrairement à mon grand père il était bavard et m’expliquait tout ce qu’il faisait.

Grand et sec, très nerveux, avec son tablier à bavette de grosse toile noire fripée, renforcé de cuir sur le devant, et son inséparable béret rond vissé sur la tête, il travaillait avec des gestes rapides et précis.

Il fabriquait surtout des harnais, les vendait, les entretenait et les réparait. En fait il travaillait à la commande et raccommodait plus qu’il ne créait. Il fournissait aussi des sacoches, des sangles et des ceintures. Et hors de l’atelier, dans un local situé un peu plus bas, en retrait de la Grande Rue, il réalisait des matelas ou des capotes de carrioles, en toile de bâche ou en cuir ciré.

Les travaux de couture obéissaient à une sorte de cérémonial immuable que j’observais toujours avec la même attention.

D’abord il préparait le fil de chanvre en le torsadant. Il mesurait alors deux longueurs de cordonnet de ses deux bras étendus, et il le passait dans un petit rectangle de cuir plié en deux, qu’il avait, au préalable, rempli à demi d’un mélange visqueux de poix, de suif et de cire jaune. Le fil étant prêt, il enfilait deux aiguilles à bout rond à chaque extrémité.

Il préparait ensuite les deux pièces de cuir à coudre en les ajustant avec le couteau à pied pour qu’elles soient rigoureusement de la même taille, et il passait la griffe à molette sur la pièce supérieure pour marquer l’emplacement des trous où il passerait les aiguilles.

Il rapprochait le tabouret de l’établi et saisissait la pince à coudre. C’était une sorte d’étau bizarre, droite, toute en bois, formée de deux pièces dont l’une avait un peu plus d’un mètre de longueur et l’autre environ la moitié, réunies en bas par deux charnières faites de tenons et mortaises à même le bois. Ces deux pièces formaient une mâchoire dans le haut pour y introduire le travail.

Ce qui était encore plus bizarre était la façon de l’utiliser. Il s’asseyait sur le tabouret, mettait la pince entre ses jambes, la jambe gauche plus haute que la droite. Il engageait les lanières de cuir, sur plus de la moitié de leur largeur, dans la mâchoire, et exerçait une forte pression avec ses jambes pour les y maintenir.

Il perçait le premier trou avec l’alêne, passait une aiguille qu’il montait à bout de bras à la même hauteur que l’autre, et alors, la « machine » était lancée… Il cousait à points continus : percer avec l’alêne - passer une aiguille d’un côté - puis l’autre aiguille, dans le même trou, de l’autre côté – croiser - tirer … le geste était cadencé, énergique, ponctué d’un souffle rauque, j’avais l’impression qu’il souffrait. La pression des jambes occasionnait de la fatigue, de plus, le travail disposé ainsi le forçait à courber la poitrine, gênant la respiration.

Il s’arrêtait de temps en temps, il était fier de la régularité de ses coutures, et me prenait à témoin. Lorsque l’opération était terminée, il passait la pièce au laminoir. Il introduisait la partie piquée dans les rouleaux superposés et donnait la pression nécessaire pour boucher les trous d’alêne et unir les inégalités du cuir.

Et, satisfait, il allait boire un coup dans la cuisine !

Beaucoup plus tard, lors de mes rares visites, je lui avais plusieurs fois demandé si je pourrais un jour récupérer ses outils pour en faire une exposition, dans notre jardin d’hiver. En souvenir de toutes ces heures passées dans l’atelier et de ma curiosité renouvelée, il avait fini par m’autoriser à les récupérer lorsqu’il ne serait plus, car il tenait à rester dans son atelier, en l’état, jusqu’à son dernier jour. Ma promesse le comblait. J’ai alors pris les photos ci-dessus de son atelier, pour fixer les emplacements et mieux réaliser la reconstitution, le jour venu.

J’ai tenu parole et réalisé deux panneaux d’outils sur les murs de notre jardin d’hiver, sans pouvoir toutefois reconstituer à l’identique, mais les outils sont là.

Les outils de l’atelier

Je liste ici les outils spécifiques au travail du cuir, il y en avait quantité d’autres pour la fabrication des colliers, par exemple, mais ils m’intriguaient moins car c’était les mêmes que ceux de mon grand-père.

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Alênes
Sortes de poinçons d’acier, de multiples formes, droits ou courbes, pour percer le cuir et faciliter le passage de l’aiguille.

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Compas à rainette
Utilisés pour marquer un cercle dans l’épaisseur du cuir, la pointe sèche permet d’encastrer le fil de couture.

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Cornette à tracer
Outil pour marquer le cuir

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Couteaux à pied
C’est l’outil principal de l’ouvrier du cuir. Le saint patron des bourreliers, Crépin, l’a toujours en main. Son nom vient de l’analogie du mouvement de bascule, qu’on lui imprime pour couper correctement, avec celui du pied en marche. On l’appelle aussi couteau demi-lune.

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Couteau mécanique
La lame est amovible et se positionne sur une verge coulissante graduée. Il est utilisé pour couper des bandes de cuir aux dimensions choisies. Avec trois lames de rechange

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Couteau à bomber/ à parer
Pour assurer une égale épaisseur de bande de cuir, on l’introduit, préalablement mouillé, entre le guide et la lame, on règle l’épaisseur désirée avec les ailettes de serrage, puis on tire.

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Couteaux à main
Par opposition aux couteaux à pied,
couteaux pour travailler le cuir qui prennent différentes
formes et dimensions.

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Crochets à tendre
Se présentent sous la forme de crochets à étrier pour tendre les bandes de toile afin de les coudre.

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Emporte-pièce à enchapure
Outils pour découper toutes sortes de formes dans le cuir. Il faut travailler sur une plaque de plomb pour éviter d’émousser les taillants.

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Emporte-pièce
Emporte-pièce à mortaise : pour pratiquer des
ouvertures dans les harnais.
Emporte-pièce à rondelle : pour découper des
rondelles de cuir d’un diamètre constant.

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Emporte-pièce à main

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Griffe à molette
Roulette dentelée emmanchée
pour marquer, par une suite de petits trous,
l’emplacement des points à coudre ou seulement
décorer par de fausses piqûres.

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Pince à coudre

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Marteaux
Marteaux de sellier-harnacheur et marteaux de carrossier-garnisseur.
Marteaux de carrossier-garnisseur

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Pince à tendre
Pour tendre les cuirs et les tissus qu’on veut clouer.

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Rainettes
Outils à marquer le pourtour des ouvrages de cuir pour les décorer. Un grand U d’acier, dont l’écartement est réglable avec une vis, se termine sur une branche par un taillant destiné à tracer un sillon.

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Modèles de rainettes simples en buis.

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Rembourroirs
De toutes formes et de toutes tailles, utilisés pour pousser la paille dans la verge des colliers, pour rembourrer et bien placer le crin dans les parties à garnir.

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Cardeuse
Machine à balancier avec siège attenant. Elle peut être graduée suivant l’état de la laine, du crin ou de la bourre que l’on veut traiter. La graduation se fait par une petite mollette à cran d’arrêt, permettant de régler la hauteur d’une carde à l’autre, en graduant une ou deux fois pour arriver à un résultat sans pour cela tordre les dents. La cardeuse en bois blanc de mon oncle, à l’origine peinte en vert. Je l’ai décapée, teintée bois et installée en déco. dans la salle de séjour.

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Laminoir

Messages

  • Quelles collections magnifiques vous avez là et quelle joie ce doit être pour vous de redonner vie à tous ces témoins du travail mais aussi de l’intelligence des artisans . J’ai , très modestement , hérité des outils de mon père qui était ouvrier menuisier / charron , et de ceux d’un ami qui était marbrier . J’aime fouiner dans les brocantes ou sur les marchés pour compléter cette collection .
    Bravo encore et souhaitons que longtemps après nous ,des gens s’intéressent à tous ces témoins du passé et passent le flambeau ...
    Très sincèrement B.Legouis .

  • Mon rêve ! Votre collection est magnifique ! Ma passion pour les vieux outils vient de mon enfance et, comme Bernard, j’ai hérité des outils de mon Père (grand jardinier et bricoleur) et d’outils laissés à l’abandon ou jetés ou chinés et que je restaure de mon mieux avec un immense plaisir. Mon époux quant à lui collectionne d’anciens fers à repasser.
    Sincèrement bravo et, comme le dit Bernard, souhaitons que longtemps après nous, ces merveilleux témoins du passé continuent d’intéresser.
    Cordialement

    • Claudine -
    • Bonjour,je viens de lire votre message qui date de presque 2 ans, mais je tente ma chance.
      J’habite dans le Calvados et je recherche pour une manifestation sur le jardin,des personnes qui voudraient bien venir exposer leurs vieux outils de jardin.
      Merci de me dire si vous avez bien reçu ce message,connaissez un cite où je pourrai trouver d’autres collectionneurs ?

  • J’ai été très intéressé par cet article "Ma fascination pour les vieux outils" et bravo pour cette magnifique collection. j’aimerais savoir si vous recherchez d’autres outils, car je possède aussi les outils de mes deux grands pères, dont l’un était Maréchal-Ferrant, aussi compagnons (il avait fait son tour de France durant 5 ans, plus deux ans au Maroc pour apprendre à marteler le cuivre rouge). contrairement à vous je n’ai pas l’espace de les exposer et après moi (j’ai 75 ans) mes descendant n’auront pas le soin de les garder.seriez-vous intéressé par un complément d’anciens outils divers.j’ai aussi des varlopes, bouvets,riflard...Me contacter si vous le souhaitez. Merci encore pour l’amour que vous portez à ces témoins du passsé.je réside dans l’essonne.

  • Félicitations pour cette belle initiative. Je collectionne les outils aratoires anciens et j’ai créé un petit musée pour les rassembler. Je chine moi aussi. Je les restaure avec amour et j’ai un grand local pour les présenter. Sur de grandes tables recouvertes de très anciens draps en chanvre cela fait beaucoup d’effet. Malheureusement j’ignore souvent le nom et l’usage de ces outils et si quelqu’un veut bien m’aider, je suis preneur de cette aide. Ces témoins d’un autre âge disparaissent peu à peu et je suis fière de pouvoir les faire revivre. Bravo encore à tous ceux qui sauvent ce petit patrimoine. Brigitte

  • bonjour
    Cet article m’a tout de suite attiré l’oeil
    Je m’appelle aussi Michel BERTRAND et j’adore les vieux outils
    J’aimerais entré en relation
    cordialement
    Michel

  • Très belle collection. En lisant votre article sur votre grand père, cela m’a rappelé de vieux souvenirs car comme le votre il était menuisier charpentier tonnelier. C’est lui qui m’a donné deux virus celui des vieux outils et les brocantes (avant c’était les vendues, avec un commissaire priseur). Lorsque j’ai eu environ dix ans j’ai eu droit, sous sa surveillance et bien qu’étant une fille, de travailler le bois. J’ai encore cette odeur de copeaux.
    J’ai une partie de ses outils. Je fais de la généalogie et j’ai beaucoup d’ancêtres manuels entre autre des sabotiers. Malheureusement lors de mes chines, je ne trouve pas beaucoup d’outils de cette corporation.

    Merci de nous avoir fait partager vos souvenirs.

  • Bonjour à tous,

    Ce sont des gens comme vous et moi qui en collectionnant ces "Vieux trucs" que nous faisons revivre le passé.
    Les vieux outils et les vieilles machines, après restauration, renaît en eux un savoir faire dépassé par le progrès.
    Ce savoir faire que nos parents, grand-parents, voire leurs ancêtres ont ébauché le début des techniques d’aujourd’hui, et malheureusement certaines ont disparu.
    Des vieux outils sans nom à la première approche, mais que de souvenirs pour ceux qui les ont connus et plus encore pour ceux qui les ont utilisés.
    J’ai aussi commencé une collection d’outils anciens manuels de toutes sortes que, si le temps me le permet, j’exposerais sur les murs de ma grange.
    Existe-il un lien où l’on peut aujourd’hui retrouver ces noms ?
    J’avais pensé à ce catalogue de Manufrance des années 50.

    La doleure, la chèvre de charpentier, le vanneur, le touret à corde ... rudimentaires mais si efficaces.
    J’en ai reconstitué quelques unes et c’est extraordinaire ce que cela attire les curieux lorsque je les fais fonctionner en public.
    Qui n’avait pas fabriqué son petit tabouret à trois pattes pour traire les vaches à la campagne.
    On se suffisait quelques fois d’un petit rien.
    Ma passion le moyen-âge, mon loisir est la fabrication de cotte de maille, "haubergier" disait-on en ce temps très reculé.
    C’est ainsi que le "fond de casserole", en maille qui durait des années, fut remplacé par le tampon vert aujourd’hui.

    Le progrès n’a apporté que la motorisation et la difficile réparation ...

    Mestre Jehan

    Voir en ligne : http://haubergier.monsite.orange.fr

  • Que de persévérance et de passion pour cette collecte ! Je comprends votre fascination, un grand bravo. Je réverais maintenant de l’association des vieux outils aux GESTES mêmes de ces artisans qui les ont affinés par des années de pratique, quelquefois de l’art !
    En ce qui concerne les outils, j’ai été stupéfié par la diversité des outils de jardinage propres à chaque région,souvent micro région ( Outils LEBORGNE, musée).

  • bonjour,
    je suis une femme et je suis fascinée également par les vieux outils et un grand merci pour le bonheur que vous nous donnez avec cet article ; je n’ai pas de grand-père charpentier ni bourrelier mais je trouve les vieux outils si émouvants avec leur lustre du à des heures de travail ou leurs usures, témoins de leur utilisation régulière ! Dans les brocantes, je suis irrésistiblement attirée par les outils et je me désole de ne pas savoir les reconnaitre...Même aidée par des livres, on ne peut pas tout appréhender et je crois que cela explique en partie l’indifférence de certains.

    Merci encore pour ce moment de rêve

    Bien à vous Chantal

  • Bonjour,
    Un internaute m’a fait découvrir votre trés beau site et je l’en remercie. Ce site fera désormais partie de mes "Favoris".
    Bravo à cette trés belle présentation d’outils anciens. On voit que vous tenez à coeur de préserver le patrimoine des anciens.
    Comme vous, mon coeur vibre à l’évocation de ces vieux outils ou... machines. Je suis fille et petite fille de sabotier. Actuellement je me bats pour sauvegarder tout le patrimoine familial ; l’autre héritière préférant privilégier l’intervention de brocanteurs....
    Comment peut-on brader ce qui a permis de faire vivre nos ancêtres et grâce auxquels nous sommes devenus ce que nous sommes ?
    Merci pour votre action. Elle m’encourage à continuer à me battre.
    Cordialement
    Canole

  • merci pour m’avoir fait partager votre passion, et cette collection d’outils ! Bien que je sois une femme ! pour ma part , je garde des outils "féminin " qui ont appartenus a mes grand-mères, mère , tantes. " rouet , livres de broderies , broderie, cotons , crochets pour attacher les botines ........ Il est vrai que tous ces vieux outils , font rêver , en nous faisant remonter le temps, et l’arbre généalogique . Merci encore . Michéle

  • Merci pour ce beau texte sur les vieux outils, j’ai pris un réeul plaisir à le lire

  • Et , grâce à vous, vos anciens vivent encore avec nous....

  • Votre "article" m’a beaucoup intéressé.
    Je suis responsable du Comité des Fêtes d’Arnac la Poste , une petite commune du Limousin.(Haute Vienne).
    Nous organisons une assemblade sur le thème des métiers et j’imagine volontiers pouvoir faire partager cette passion pour les vieux outils aux visiteurs de notre manifestation.
    De toute manière Bravo.
    JPV

  • Bonjour Michel,

    J’ai beaucoup apprécié votre article et cette magnifique collection d’outils qui redonnent vie à votre oncle. Je comprends cette fascination pour les outils, qui peut exister aussi pour d’autres objets et qui rendent nos ancêtres plus présents, notre généalogie plus vivante. Les photos sont magnifiques.

    Merci donc. Bien cordialement.

    André

  • Merci pour tous ces beaux outils ! J’ai 30 ans et avec mon compagnon, nous aspirons a un mode de vie plus proche du passé, de ses valeurs, de l’artisanat et de l’amour des bonnes choses. Je souhaite travailler la laine de mouton et j’étais à la recherche d’une cardeuse quand je suis arrivée sur votre article. Ces outils sont magnifiques et d’une qualité apparente à la hauteur de ceux que j’espère un jour trouver pour les faire revivre. Cela me redonne de l’espoir...
    Au passage, si un lecteur, par hasard, connaissait une belle occasion sur une cardeuse à balancier en bon état en Mayenne, ou Pays de Loire, je vous serais reconnaissante de me contacter : linda7953 chez hotmail.fr.

  • Bonjour Michel,
    Collection vraiment magnifique.
    Tous ces vieux outils ont retrouvés une nouvelle jeunesse et une nouvelle vie, non pas pour travailler mais pour se faire admirer par les visiteurs du Web curieux de voir avec quoi on travaillés nos ancêtres.
    Je suis sur qu’en écoutant bien, on entend ces vieux outils dire merci à tous ces passionnés comme vous pour les avoir sauvés de l’oubli et de la rouille qui les mangeait.
    Merci et continuez longtemps encore.
    Je suis collectionneur de vieux outils depuis 1998....! avec environ 1200 Outils....!
    mon site : http://www.3jlp.com

  • a l’attention de michel bertrand. bonjour, je me permet de vous contacter , suite a la lecture de votre article, je suis sellier bourrelier en activité, et je suis a la recherche de documents sur les laminoirs de sellier , comme votre photo et le seul et unique document d’un exemplaire réel, voila pourquoi je me permet de vous importuner, comme je suppose que vous n’ètes pas vendeur, ma demande est simple, pouvez vous me faire parvenir d’autres photos de ce laminoir, sous tous les angles , ainsi que quelques dimensions, afin que je puisse en faire fabriquer un
    c’est un outil qui me fait défaut, et bien sur introuvable
    donc, si cela vous est possible, merci de donner suite a ma demande
    en esperant que ce message vous parvienne

    cordialement
    benoit lacoste

    • Bonjour,

      Je me permets de vous contacter car je fais actuellement une recherche sur les outils de maroquinerie d’hier a aujourd’hui et je voulais savoir si vous pouviez m’aider, ne serais ce qu’en m’indiquant des ouvrages ou je pourrais trouver un historique.

      Merci d’avance pour votre reponse mm negative.

      Votre collection est magnifique
      Cordialement

  • Monsieur,
    Je vend actuellement une maison familiale avec ses dépendances sur Orléans. Je possède de nombreux vieux outils en bon état ayant appartenu à des charpentier et menuisier : ciseaux à bois, scies, rabots à bois de différentes tailles, clés en toutes sortes, limes, serre joints de menuisier et maçon, ancien établi de charpentier, pinces en toutes sortes, marteaux, mèches à bois-béton-acier, chignole à main, rabots, serpes, haches, ancienne meule, ...

    Dans un soucis de conservation du patrimoine, de la connaissance et la sauvegarde culturel de nos aïeux, ou dans un but pédagogique, seriez-vous intéressé par ce type de vieux outils ?

    Je reste à votre disposition pour des compléments éventuels (photos disponibles).

    Cordialement,

  • bonjour
    j’ai trouvé cet outil et on m’a dit que cela servait autrefois aux fabricants de chaussures
    peut-être quelqu’un pourra me confirmer et m’en donner le nom...
    bravo pour ce super site !

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  • Est-il possible d’avoir un contact direct avec l’auteur de cet article car fils de maître sellier je souhaiterais obtenir des photos de détail concernant un couteau mécanique, identique à celui de la photo, que remets en état et pour lequel il me semble manquer des pieces relatives à la fixation du couteau.

  • bonjour,
    j’ai un vieux outils et je recherche a quoi ca pouvais servir et dans quel metier !
    j’ai des photos
    cordialement
    pierric

  • bonjour monsieur
    quelle belle collection vous avez là !
    mon atelier de jeune bourrelière semble bien modeste, a coté.
    je réagis pour apporter quelques précisions :
    tout d’abord, le couteau à pied, ou demi lune, tire son nom de sa taille, mesurée d’une pointe a une autre : 33,55... cm , soit un pied anglais, (neuf, bien sur, avec l’affutage et l’usage la taille se réduit peu a peu)
    , le pied etant la mesure qui était utilisée autrefois pour la mesure du cuir
    (en pied ou pied carré, maintenant on la mesure en metres carré)
    ensuite, les outils en buis que vous présentez comme des rainettes sont en fait des formoirs, c’est un outil que l’on passe sur les bordure pour les lisser et marquer un joli fil bruni. il ne crée pas de gouje, contrairement a la rainette qu’on utilise pour encastrer les coutures.
    enfin, ces erreurs sont négligeables face a la belle collection très bien présentée.
    auriez vous des informations sur une petite machine manuelle qui servait a désépaissir les cuir sur un coté seulement (une pareuse) ?

    je vous laisse mon adresse si vous voulez me répondre :
    delphine viau,
    feldine chez sellerie-talaron.net

  • Bonjour,

    Sauriez-vous me dire à quoi pouvait servir cet outil en bois.
    Cela ressemble à une bouchonneuse ou à une sertisseuse.
    Le levier est d’environ 40 cm et la hauteur utile de serrage varie entre 10 et 18 cm.
    Un encoche d’environ 3 cm de diamètre de positionnement est dans la base et le levier.

    Merci et bien à vous,

    Bauduin Haine

  • Bonjour,
    Vous avez un bien joli site, et une collection bien fournie. J’ai moi aussi construit un site sur les outils de bourrelier de mon père, vous pouvez le voir à : http://sites.google.com/site/ifojoss/outils-bourrelier-sellier
    Mon père a malheureusement décidé de se séparer de sa collection, si des pièces vous intéressent, vous pouvez me contacter.
    Bien cordialement

  • Bonjour Monsieur,

    Fabuleuse votre collection !!
    Serait vous ou je pourrais trouver des vieux outils de carrossiers et de charron.

    Je suis un passionné !

    MERCI ET MERCI pour votre réponse.
    Sincèrement,
    Eric GANCI

  • lors de ma visite chez le parrain de ma compagne,cet homme fatigu par l’amiante ma donn 3 rabots en 2003, ce jour il y en a environ 500 d’exposer dans notre maison plus les caisses.

  • mon papa était menuisier indépendant pendant les années 50, je possède quelques vieux outils (ciseaux, rabots,scies ,marteaux,clous vis ,établis ,etc ceux emcombre ma cave.

  • Bonjour,
    Vous semblez être plus spécialisé dans les outils de menuisier
    toutefois je voudrais soumettre à votre sagacité cet ustensile dont j’ignore la fonction
    Merci d’avance
    cordialement,
    Claude Cazelles

  • Bonjour ,
    j’ai beaucoup de vieux outils au grenier , si cela vous interesse
    cordialement

  • Bonjour

    Votre site m’interesse étant donné que j’aimerais me separer
    d’une belle collection de vieux outils

  • J’ai des vieux outils a donner
    au lieu de les jeter je préfère les donner

    Cordialement

    • bonsoir,
      collectionneur de longue date d’outils anciens de vignerons
      tonnelier caviste (mème à restaurer ).
      j’habite en bourgogne dépar.71
      je serais éventuellement interressé par votre offre.
      avec mes remerçiements , recevez mes sincères et
      cordiales salutations D M.

  • J’ai trouvé un objet qui pourrait être un fendoir de charpentier.
    Celui-ci possède les indications suivantes : A.Banerfeld (le forgeron ?) et "le faisant "( la forge ?).
    Pourriez-vous me renseigner (Est-ce bien un fendoir ? ,date ? etc...)ou le cas échéant m ’indiquer un site qui pourrait m’ aider .
    Vous remerciant par avance , cordialement .
    Mr haller

  • bonsoir je vous rejoins pour vous dire que j’ai en ma possession un outil dont je ne connais pas le nom ni a quoi il sert j’aime vous envoyer une photo si vous pouviez m’aider

    sincères salutations M Chabrol

  • Bonjour,

    En vidant mon garage j’ai retrouvé beaucoup de vieux outils de menuisier, alors peut être que cela peut vous intéresser si vous en cherchez encore, bien que vous ayez déjà une magnifique collection !

    Cordialement

  • Bonjour, j’ai une quantité importante
    d’outils antiques de menuiserie, de plomberie,de cordonnerie et d’autres articles anciens et quelques meubles.

  • Bonjour,
    Tres bien, et tres bien construit votre site, moi voyez vous j’ai dans la tete de remettre en fonction un vieux marteau pilon ( année 1930) fabriqué à Dijon de marque VERNET, voila ma question avez vous dans vos connaissances l’adesse d’un atelier de mecanique "pas trop chére" en effet l’usure a eu raison des axes et alesages de cet outils.
    Avec mes remerciements.

  • Bonjour,
    Je viens de rencontrer dans un inventaire après décès une expression qui renvoie à un outil sur lequel vous avez peut-être quelques idées, "l’apion".
    expression : "quatre aches deux apions pesant avec leurs manches de bois vingt livres,"
    J’espère que vous connaissez cet outil
    Merci de votre site
    Cordialement
    Dominique MARENCO

  • Bonjour, étant sellière et amatrice de vieux outils du métier, je trouve votre blog très sympa.
    je me permet juste de vous apporter des infos et corrections à apporter, car il existe suffisamment d’erreurs reproduites qu’au bout d’un moment les noms et usages seront perdus :

    Dans les compas, seul celui de gauche est un compas rainette. Les autres sont juste des compas à pointe sèche pour tracer, pas incruster le fil.

    La cornette à tracer est un couteau à surtailler, on enlève l’excédent de peausserie en le coulissant le long de la couture.

    Couteau à pied, appelé ainsi non pas pour le pied (mesure) car il en existe de toutes tailles ! Mais autrefois on écrivais à "pic", devenu "à pié" lors de la modification, puis donc "à pied". Je corrige une internaute.

    Crochets à tendre, dit "Tendeurs de bourrelier", pour tendre les sangles à coudre.

    Emporte-pièces : à mortaise pour les enchapures de boucle, à ogive, ronds, ovales, pour les trous d’ardillons, pas pour des rondelles !

    Rainette en métal : Rainettes de bourrelier pour encastrer la couture, pas pour décorer.

    En bois : Formoirs en buis pour faire un filet décoratif le long du cuir et resserrer les fibres. Pas rainettes simples.

    Rembourroirs : uniquement les 2 du haut, ensuite passe-corde et passe lanière, puis passe billot courbe en dessous.

    Si vous pouviez modifier, car nous nous devons de garder le patrimoine et de diffuser de bonnes infos.
    J’ai les catalogues et planches de ces outils si vous voulez. Par mail.
    cdt

  • Bonjour

    Belle collection d’outils. Je suis aussi professionnel et collectionneur de ces outils.
    Il est dommage que cette liste comprenne de nombreuses erreurs d’identification, déjà signalées et jamais corrigées depuis plusieurs années. Ces erreurs vont peut-être mener des visiteurs à reproduire des inepties sur d’autres sites, blogs.

    Cordial salut.

  • Dans le cadre de la mise en valeur d’une bergerie qui expose des outils anciens, je suis amenée à identifier des outils anciens viticole, vinicole et agricole en vue de réaliser l’étiquetage de ces objets ainsi que la création d’un guide de références pour les visiteurs.
    Autodidacte et n’ayant pas d’expérience dans ce domaine, je suis à la recherche de personnes qui pourraient m’aider dans cette tâche difficile mais au combien passionnante !
    merci pour votre retour
    Cordialement

  • Mon père bricolait pas mal et possédait des outils anciens. Cela m’avait marqué. Je les admirais. Je le regardais travailler pendant des heures quand je n’étais pas à l’école. Et puis j’ai découvert votre site qui m’a captivé et qui m’a replongé dans mon enfance (je suis né en 1937).
    Belle collection que vous avez là. C’est bien de conserver tous ces outils du passé. Cela montre que les artisans de l’époque travaillaient de leurs mains et ne connaissaient pas le chômage. La mécanisation n’était pas encore tout à fait née.
    Merci pour cet instant d’émotion.

  • Bonjour,
    Incroyable collection !!!
    J’ai trouvé dans un vieux chalet Haut Savoyard, un outil en bois dont je n’ai aucune idée de son utilisation. Peut être pourriez vous m’aider à le découvrir si je vous envoyais une photo ?

    Merci d’avance
    Eric

  • bonjour j ai en m a possession une très grosse clés dont je ne trouve rien sur internet.Pourriez vous m aidé a l identifier ?
    elle mesure 70 cm pour 6 kg
    dessus il y a marque LACOR SCDG
    pour les photos.

    cordialement

  • Bonjour Monsieur

    J’ai retrouvé et nettoyer un vielle outil/ mécanisme qui a priori servait pour une machine a bois, mais malgré de nombreuse recherche sur le www et auprès d’anciens, impossible de trouvé précisément a quoi il sert. La seul chose que j’ai trouvé c’est qu’il a été fabriqué a priori a partir d’un brevet de Mr Paul Carn inventeur parisien 1902/1995. Je ne sais pas comment vous transmettre des photos j’ai fait une vidéo voici le lien :
    https://www.youtube.com/watch?fbclid=IwAR38xUCM1m4s1mC1SG8XW7iptY1Fy6o-oDhsPNW1MoXZ-JxAfdw4gmOosFw&v=zvPycDgCBPc&feature=youtu.be
    Si quelqu’un connait l’outil ou la famille de Mr Carn je serais heureux de pouvoir partager.
    Merci beaucoup pour votre aide pour l’instant je ne progresse plus dans mes recherches

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