Un soldat toulousain de cette époque, Amédée Delorme nous raconte sa guerre avec l’Armée de la Loire au travers d’un titre édité par Hachette : « Le journal d’un sous-officier » publié en 1901.
Après s’être engagé à Toulouse, il est dirigé sur Narbonne. Puis à Nevers pour constituer la 2e Armée de la Loire. Là il se retrouve au sein du 48è de marche où il assure le rôle de fourrier. Il décrit son parcours de caporal, puis de sergent pendant la guerre de 1870. Il nous fait vivre pour son séjour Blésois, un événement qui sera décrit par d’autres témoins, tout aussi triste dans d’autres lieux : les fusillés pour l’exemple [1].
/… A Blois, on nous fit établir nos bivouacs au sud-ouest de la ville, au delà de la gare. Nos tentes s’alignaient tout le long d’une avenue boisée qui aboutit à la forêt ; les dernières, les nôtres, en touchaient la lisière, et il y avait comme une sorte de mystère inquiétant dans ce voisinage immédiat. Bien que toutes les feuilles fussent tombées, les troncs d’arbres formaient, par leur foule, un mur impénétrable aux regards et d’où semblaient s’échapper, comme des fantômes, les vapeurs du matin.
La vie de Nevers se continua là, par un temps meilleur. J’y achevai plus agréablement mon apprentissage de fourrier. Il ne me laissait pas un instant de liberté, même pour assister aux exercices. Préparation des bons, direction des corvées, distributions de toute nature. Il n’y avait pas de temps à perdre pour arriver à tout. Ce ne fut pas d’ailleurs sans une certaine émotion que je pris charge des 18 000 cartouches destinées à ma compagnie. Quatre-vingt-dix pour chacun de nous.
Sur les recommandations réitérées de M. Eynard, nous les logeâmes dans le havresac, douillettement, de manière à les bien garantir de l’humidité.
Ces soins divers, multiples, nous absorbaient entièrement. Beaucoup d’entre nous avaient oublié la scène du départ de Nevers, mais non pas ceux qui avaient mission de s’en souvenir. Elle devait avoir son épilogue, logique, fatal et prompt.
L’accusé [2] fut traduit devant une cour martiale, où siégeaient un chef de bataillon, deux capitaines, un lieutenant et un sous-officier, et dont la sentence ne pouvait être ni révisée ni cassée. Cela dut tout d’abord ne point paraître sérieux au caporal Tillot, ainsi se nommait le malheureux accusé. Pour un instant d’oubli, pour une bénigne vivacité, mourir de la mort des assassins, des voleurs et des lâches ? Être tué par des Français, avant d’avoir affronté les Prussiens détestés !
Non, ce n’était pas vraisemblable. Il s’agissait sans doute de quelque simulacre de jugement et de supplice, à la manière maçonnique, afin d’éprouver le courage du patient. Mais il ne pouvait être question d’enlever au pays un de ses défenseurs dévoués. Telles durent être les pensées du caporal Tillot. Mais, pour les juges, qui ne pouvaient décliner leurs fonctions sans être honteusement mis en réforme, ils durent envisager leur rôle avec tristesse et terreur, car, entre un texte formel et un fait indéniable, il n’y avait pas de place pour une hésitation. La cour martiale n’hésita pas.
Notre lieutenant en faisait partie, en raison de son ancienneté de grade. Il nous annonça le verdict, sans commentaires. Certes il avait eu l’occasion de cuirasser son cœur, à Sedan. Plus d’une fois il menaça de son revolver des hommes qui maugréaient contre le service, et il aurait eu le courage de tuer un fuyard ; mais il veillait sur sa compagnie paternellement, quoique bien jeune. Il la réconfortait après les journées de fatigue. Il était bon, certainement, autant que brave. Toute sa bravoure lui fut nécessaire pour tenir jusqu’au bout le rôle qui lui était échu dans l’accomplissement de ce drame. L’arrêt qu’il avait contribué à rendre, il devait le prononcer le lendemain à la face du condamné, devant 8000 hommes assemblés pour en voir mourir un autre.
Spectacle douloureux. Acte le plus pénible de la vie militaire, car, quelque bien établi qu’il soit que l’armée forme un tout complet qui doit se suffire, il n’en reste pas moins terrible d’être obligé de passer, sans préparation, à l’état et de juge et de justicier. Nul ne peut répondre qu’il ne deviendra pas le bourreau sans pitié de son camarade coupable d’une peccadille, qu’il ne sera pas forcé de viser au cœur un ami digne de son estime quand même. Le code de justice militaire, en effet, mieux pondéré que le décret du 2 octobre 1870, qui avait institué les cours martiales, distingue entre les crimes contre la discipline militaire : il en reconnaît de honteux, pour lesquels la dégradation accompagne la mort, et d’autres qui entraînent seulement la mort. Mais il est muet pour la désignation des exécuteurs. Ce point était alors réglé par le décret du 13 octobre 1863, où il était dit : « Le commandant de place fait commander pour l’exécution un adjudant sous-officier, quatre sergents, quatre caporaux et quatre soldats, pris à tour de rôle, en commençant par les plus anciens, dans le corps auquel appartenait le condamné. »
Dans l’amalgame que nous formions, personne, parmi les hommes de troupe, n’était fixé sur son ancienneté relative. Il était probable que, dans une telle incertitude, le sort, le hasard, remplacerait la règle. Tous, nous avions à craindre d’être désignés pour faire partie du fatal peloton. Brûler ainsi sa première cartouche, quelle épreuve !
Mauvaise nuit que celle qui précéda l’exécution. Pourtant nos appréhensions furent vaines. Aucun gradé, aucun homme de notre compagnie ne fut requis. Seul le 2e bataillon avait été chargé de former le peloton. Dès l’aube, tout le régiment s’était préparé à prendre les armes, dans une sorte de recueillement. Il était à peine aligné en avant du front de bandière, que l’alerte sonnerie de clairons des chasseurs à pied se fit entendre venant de la ville : « As-tu vu la casquette, la casquette ? »
Le 10e bataillon de marche défilait devant nous, d’une vive allure. Puis, le puissant roulement des tambours, sourd d’abord, plus distinct, plus sonore d’instant en instant, sembla faire trembler le sol. C’était un aussi beau régiment que le nôtre, le 51e. Il venait de son campement, sur l’autre rive de la Loire. Il passa devant nous, et, à la suite des chasseurs, s’enfonça dans la forêt, où nous nous engageâmes à notre tour. Allant en faire les frais, nous faisions aussi les honneurs de cette première réunion de notre brigade.
A distance, le bois et les chemins se perdaient dans le brouillard ; mais ce voile, sans se dissiper, semblait reculer devant nous, dessinant, à mesure que nous avancions, un cadre approprié à la cérémonie où nous étions conduits. Les arbres dépouillés étendaient lamentablement leurs branches, comme les bras d’un peuple de squelettes ; l’herbe disparaissait sous la litière des feuilles desséchées, terreuses, qui s’affaissaient en grinçant sous nos pas. Quittant bientôt la grande route qui partage la forêt, la colonne prit un étroit chemin, mal frayé, défoncé par les chariots des bûcherons. Tout à coup s’ouvrit devant nous une immense clairière, où nous nous engageâmes en face du 51e de marche et à côté du 10e bataillon.
Clairons et tambours s’étaient tus ; mais derrière nous se faisait entendre la voiture cellulaire qui, entre deux gendarmes, cahotait dans les ornières. Il lui fut impossible d’avancer au milieu des fougères qui nous cachaient jusqu’à la ceinture. La portière s’ouvrit, et le condamné, invité à descendre, put contempler une dernière fois la voûte du ciel, qui, dans ce large espace, n’était plus voilé par la brume.
Le caporal Tillot était vêtu de la petite veste bleu foncé, avec ses galons. Un aumônier le soutenait, car il semblait prêt à faiblir, comme au terme d’un trop long voyage. Il recueillait les dernières consolations de la bouche du prêtre. Son visage, douloureusement contracté, exprimait pourtant la résignation. Sa marche était pénible, mais non pas hésitante. Les herbes et les fougères avaient été fauchées sur un carré de quelques mètres. C’était l’endroit où le malheureux devait mourir. Il y parvint enfin. Il se laissa bander les yeux et s’agenouilla devant ses compagnons d’armes rangés à dix pas de lui.
A cheval auprès du peloton, le colonel Koch était visible de tous les points de la clairière. Il commanda : « Portez vos armes !—Tambours, ouvrez le ban...! »
A un roulement lugubre comme un glas, succéda un silence plus lugubre encore. Dans cet espace où, sous le ciel, 8000 hommes respiraient, on entendit, semblable à un râle d’agonie, le souffle oppressé du condamné.
A cet instant solennel, la voix sonore, nette et vibrante du lieutenant Eynard s’éleva du centre de ce cirque et prononça l’inexorable arrêt que terminaient ces mots :
« Au nom de la patrie envahie, le caporal Tillot est condamné à la peine de mort. »
La dernière parole fut couverte par une détonation que les échos de la forêt répercutèrent comme un grondement de tonnerre. Puis, un coup isolé, sec, sinistre, le coup de grâce, tandis qu’un blanc nuage de fumée s’élevait lentement dans l’air en s’y évaporant peu à peu. Le caporal Tillot avait achevé de souffrir.
M. Eynard nous rejoignit de son pas long et souple. Nous ne savions trop s’il fallait admirer cette maîtrise de soi-même ou craindre la cruauté que dénotait le sang-froid de notre chef. Pourtant il était livide et sa main trembla en cherchant la poignée du sabre qu’il tira du fourreau pour défiler. Il n’essaya pas d’ailleurs de dissimuler. « J’ai passé, nous dit-il à demi-voix, par bien des émotions ; mais celle-ci est la plus cruelle. »
« Armes au bras ! » reprit cependant la voix calme et froide du colonel. Les tambours roulèrent de nouveau, et le défilé commença devant le corps du supplicié. Auprès se tenaient le prêtre et le docteur, et autour de ce groupe quatre hommes en sentinelle formaient le carré à dix pas les uns des autres. Le malheureux s’était affaissé sur le côté droit, sa veste portait dans le dos les petites déchirures rondes des balles qui l’avaient traversé de part en part, et le visage exsangue touchait terre, baignant dans une mare d’un rouge noir dont l’herbe s’imprégnait.
/…
La famille fit certainement édifier et entourer la tombe à l’endroit de sa mort où il fut enseveli sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois. Vers 1900, un dessinateur nous donne une image du monument. Disparue dans la végétation, elle a été retrouvée et est en passe d’être restaurée en lien avec le souvenir Français.

- Dessin de la tombe vers 1900
Nous ne voulons pas laisser passer le cent-cinquantenaire sans lui redonner l’aspect de ces nombreux monuments mémoriels [3] qui jalonnent notre pays où s’est déroulée la retraite de cette valeureuse armée conduite par Chanzy constituée de mobilisés volontaires, mal équipée, sous armée et tiraillées entre deux fonctions inconciliables : protéger Paris et Tours en même temps [4].

- Nouvelle république, édition du Loir et Cher en 2006
Nous souhaitons redonner une identité complète à ce pauvre caporal Tillot (est-ce l’orthographe exacte ou Picot) ?

- L’Avenir du Loir et Cher exécution du 18 nov 1870 du caporal Picot
Vous avez pu vous rendre compte qu’Amédée ne cite jamais les prénoms dans son récit. Le décès n’a pas été transcrit sur Blois, mais sans doute dans son village natal. Ce décès a du avoir lieu entre le 20 et 22 novembre d’après mon calcul avec une indécision d’une journée. Amédée Delorme précise dans la partie du récit sur Nevers, qu’il était marié et sans doute papa. « Le malheureux était inculpé de voies de fait envers un supérieur. Aussitôt dégrisé ou calmé, il demeura stupéfait, prêt sans doute à faire des excuses, à s’humilier. Car, déjà mûr, marié, assurait-on, et père de famille, il n’avait plus la fougue de la prime jeunesse. Rengagé volontairement à bonne intention, il dut regretter vite un premier mouvement inconsidéré... »
Merci à tous pour votre aide et pour l’entraide généalogique de la Gazette...
Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? 
Messages
1. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 25 juin 2021, 11:42, par martine hautot
bonjour, j’ai bien trouvé un Picot Michel de Batz sur mer ,soldat décédé le 22 Novembre 1870 mais à l’ hôpital de limoges !il me semble que même s’ il y a transcription dans son village ,on devrait trouver l’acte de décès dans une commune autour de Blois
1. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 25 juin 2021, 15:26, par Alain GAUTHIER
Merci, mais nous avions déjà ce Picot. Le problème c’est qu’il n’y a pas de déclaration des décès de ces fusillés. Nous espérons qu’ils ont été déclarés dans leur commune de résidence, mais là encore nous n’en sommes pas sur. Peut-être y a t’il que la famille qui a été informée ?
Nous espérons néanmoins pouvoir lui redonner sa vraie identité.
La question chemine actuellement dans les arcanes administratives, mais nous ne sommes pas sur d’avoir une réponse (et quelle réponse ?) avant le 101e anniversaire de sa mort
2. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 25 juin 2021, 15:33, par Balthazar
Bonjour,
Je ne comprends pas, il était prussien ou français ? Le récit parle d’une exécution au sein des troupes françaises, mais la coupure de presse parle d’un soldat prussien.
3. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 25 juin 2021, 16:03, par martine hautot
l’armée l’a peut -être dit "disparu".Mais comment sait-on s’ il s’agit de Picot ou de Tillot ?
4. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 25 juin 2021, 19:08, par Jacques
Bonjour,
Pourquoi parler d’un PICOT, alors que toutes les sources citent un caporal TILLOT ?
Cordialement.
Jacques
1. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 25 juin 2021, 20:19, par Alain GAUTHIER
Bonsoir,
Je vais essayer de répondre aux trois messages précédents :
La narration de l’exécution, si elle est fiable sur le parcours et les "événements de l’Armée de la Loire, les noms sont souvent confus et surtout sans prénoms.
L’impréparation de cette armée fait que les "rôles" des participants n’étaient pas parfaitement enregistrés pour les "conscrits".
Depuis la proposition de mise en ligne, nous avons découvert dans un entrefilet de l’Avenir du Loir et Cher l’exécution du soldat le 22 novembre et c’est bien Picot "Maximilien".
La relation de la Nouvelle République et des deux dames montrent que l’histoire est toujours difficile à écrire. Je pense qu’elles ne pouvaient imaginer que l’on pouvait fusiller des soldats simplement "pour l’exemple". Mais la tombe était bien réelle, nous l’avons retrouvée sous l’humus de la forêt.
Pour l’instant son emplacement reste secret pour éviter la moindre dégradation des reliques, notre objectif étant de redonner une filiation à ce pauvre soldat engagé à défendre son pays qui ne l’a pas remercié !
Ce fut une défaite qui prépara la guerre suivante...
5. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 25 juin 2021, 21:21, par thierry62
Bonjour
l’exécution fait suite a un conseil de guerre regulièrement constitué, avec un proc militaire, un proc, des juges du même métal..on peut consulter les jugements sur les fiches des fusillés de 14 sur mémoire des hommes.c’est très réglé..
consulter le j.m.o du régiment au S.h.d, il y aura tout, cette exécution est tout sauf clandestine comme le montre son organisation...
cordialement
Thierry
1. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 25 juin 2021, 22:16, par Alain GAUTHIER
Bonsoir et merci,
Pour la guerre de 1914 pas de soucis sauf cas particulier. Mais pour 1870 cela semble beaucoup plus compliqué et le côté administratif ou judiciaire a été peu ou prou traité.
Il n’y a pas de JMO et les archives de 1870 n’ont pas été mises en lignes malgré des réponses positives depuis quelques années aux services concernés.
L’exemple est patent : ici à Blois et dans la forêt de Marchenoir où nous sont rapportées deux exécutions, les registres d’état civil n’ont pas été renseignés !
Le décret de Gambetta sur les cours martiales date de octobre 1870.
J’ai oublié de préciser que la décision a été rendue le 17 et l’exécution a eu lieu le 19 novembre.
Alain
2. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 26 juin 2021, 09:35, par thierry62
Bonjour
Un conseil de guerre est quelque chose de très formel avec obligatoirement une trace écrite...
Ceux de 14-18 font 30 à 40 pages, même pour des faits clairs..
Prenez contact avec le S.H.D, éventuellement via une des associations ayant obtenu la diffusion des listes de fusillés de 14, ils doivent avoir leurs entrées...
Sur les registres de napoléon 1er, des déserteurs condamnés par un conseil de guerre ont été acquittés en appel par un autre conseil.. ou recondamnés, voire fusillés..
Personnellement, je cherche deux morts à la conquête de madagascar et pareil, pas la moindre doc.. Cordialement
Thierry
3. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 26 juin 2021, 11:56, par thierry62
Bonjour Alain
j’ai un peu cherché sur internet et j’ai surtout trouvé des interrogations sur le s.h.d, son fonctionnement, son accès et ses mises en ligne..
c’est vrai que pour le 150 aire de 1870 un effort aurait pu être fait....
cordialement
thierry
4. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 26 juin 2021, 19:28, par DELAGE
Bonjour,
Pour les archives des territoires comme Madagascard allez sur le Site ANOM ou prenez contact avec GAMT.
Peut-être pourront-ils vous aider.
Cordialement.
5. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 27 juin 2021, 09:30, par thierry62
Bonjour Delage
Oui, mais je cherche au moment de la conquete, donc avant l’état civil..
On peut faire quelques trouvailles dans les registres de l’hôpital militaire, mais c’est plus tardif et limité.
Il y a eu 5000 morts, dont 300 au combat, le reste de maladie, donc dispersés un peu partout..
Je ne les trouverai que dans les archives régimentaires, donc après diffusion par le s.h.d...
De plus les noms des bleds locaux ne donnent pas envie de se plonger dans les registres...
Cordialement
Thierry
6. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 25 juin 2021, 22:30, par Colette Boulard
Bonjour,
Juste une petite question de forme, adressée au site : Il y a une image, à côté du titre, qui reprend le dessin de la tombe illustrant le texte. Pourquoi ne pas avoir pris le dessin /logo utilisé par Histoire et généalogie estampillant les textes à thématique guerre de 1870-71 ?
1. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 26 juin 2021, 06:07, par Michel Guironnet
Excellente idée : voilà qui est fait !
Michel
7. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 26 juin 2021, 09:17, par monique
Bonjour,
Je ne comprends pas : votre récit parle d’un soldat français et les "dames du journal " parlent d’un Prussien. Il y a deux histoires différentes, alors pourquoi mettre cette coupure de journal différente de votre unique histoire, laquelle est la bonne pour cette tombe, ou bien : 2 morts mais une seule tombe trouvée.
Amicalement.
Monique
1. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 26 juin 2021, 14:08, par Alain GAUTHIER
Bonjour Monique,
Nous avons voulu donner le maximum de renseignements. Mais nous sommes sur pour des raisons qui seraient trop longues à exposer ici, que c’est la même personne et sur que c’est notre fusillé. Il n’y a pas d’autre possibilité, d’autant que les prussiens n’avaient pas en dehors des morts dans les communes de passage et des officiers d’enterrer les morts. Ce sont les habitants qui leur ont donné des sépultures, le plus souvent anonymes.
Les morts au combat ramassés par eux-même étaient le plus souvent brûlés.
Mais l’interrogation était normale, avant que nous ayons fait le tour de nos connaissance sur ce sujet.
Merci
Alain
8. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 26 juin 2021, 09:30, par martine hautot
s’ il s’agit bien de Maximilien Picot ,vous pouvez aller voir sur my heritage , pour les combattants de 70 deux documents à ce nom,mais qui ne sont visibles que sur inscription à ce site
1. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 26 juin 2021, 13:54, par Alain GAUTHIER
Bonjour,
Merci de cette information que nous allons prendre en compte.
Alain
2. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 27 juin 2021, 13:21, par Annick Cottencin
Bonjour Martine,
Je suis inscrite sur my Heritage, puisque j’ai déposé mon ADN. cependant je ne peux pas accéder au site ? En avez-vous la possibilité ? pouvez-vous nous aider.
Je suis une amie d’Alain et nous cherchons dans la même direction.
Annick
3. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 27 juin 2021, 22:39, par martine hautot
j’ai fait un essai gratuit mais n’ai rien trouvé sur my heritage qui corresponde .Sur une autre base de données des Picot morts pendant la guerre de 70 mais aucun à cette date . A tout hasard un Picot Maximilien né à rennes le 15 juin 1858 et un Picot Maximilien né à Ormes sur Voulzy le 29 août 1827
4. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 28 juin 2021, 07:22, par martine hautot
rien de correspondant sur my heritage:j’aiessayé l’accès gratuit !
5. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 28 juin 2021, 09:09, par Alain GAUTHIER
Merci Martine,
Merci pour la consultation de My Héritage. Pour les deux noms proposés, j’élimine le premier, car trop jeune.
Nous allons nous pencher sur le second bien que un peu âgé pour l’époque : 42 ans. Nous tablions sur un maximum de 35 ans mais pourquoi pas ?
Je rajoute un problème : le prénom de Maximilien nous est donné seulement dans l’entrefilet du journal ayant publié la nouvelle sur Blois : prénom d’usage ou d’état civil ? Les gens de cette époque ont souvent trois prénoms et aussi un prénom usuel !
Il va falloir réussir à rentrer au SHD pour en avoir le cœur net.
Alain
6. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 28 juin 2021, 09:17, par Michel Guironnet
Bonjour Alain,
Et si vous ajoutiez cet entrefilet du journal dans votre article...
Cordialement.
Michel Guironnet
7. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 28 juin 2021, 09:43, par Alain GAUTHIER
Merci Michel,
J’y pensais mais je ne vois pas comment le faire ?
Il n’y a pas de possibilité pour une pièce jointe. J’envoie à l’adresse de Thierry Sabot ?
Alain
8. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 28 juin 2021, 10:06, par Michel Guironnet
Oui Alain, en y joignant un petit commentaire.
Michel
9. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 26 juin 2021, 10:00, par NATHALIE LAMORE
Bonjour,
Je viens de relire l’article du journal.
Avez vous pensé à contacter l’office national des forêts ?
Peut-être ont-ils une trace dans leurs registres puisque qu’il y avait une réception d’argent ? Cela donnerait un piste pour le lieu d’habitation de la famille qui peut-etre donnera suite pour l’acte de décès.... On peut toujours y croire....
Nathalie
1. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 26 juin 2021, 14:01, par Alain GAUTHIER
Bonjour Nathalie,
Merci de cette idée, mais nous avons des liens très étroits avec l’ONF qui nous ont fait questionner les anciens. La mémoire, là comme ailleurs s’est perdue, par mutation et décès.
Les archives récentes n’étant pas déposées, nous n’en avons retrouvé trace que dans les documents d’exploitation de la forêt sans précision particulière, sauf de cette existence.
Il semble, par oui-dire, que la prestation du garde était plus une affaire privée. S’il vivait encore la recherche aurait été plus facile sans doute ?
Alain
10. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 26 juin 2021, 19:27, par Corinne Decabane
Bonjour Alain,
Peut-être pourriez vous trouver des infos dans les archives militaires du SHD, concernant les cours martiales de la 2e armée de la Loire.
Bien cordialement,
Corinne
1. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 27 juin 2021, 13:08, par Alain GAUTHIER
Merci Corinne de cette recherche que nous n’avons pas réalisée.
Il nous faut maintenant trouver quelqu’un qui puisse facilement accéder au SHD, ce qui, de province est quasiment impossible sauf à rester une semaine sur place.
Si vous connaissez un ou une intéressé(e) n’hésitez pas, l’association peut participer aux frais si ce n’est pas trop onéreux.
Alain
2. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 27 juin 2021, 14:09, par Corinne Decabane
Les bénévoles du Fil d’Ariane peuvent effectuer des recherches au SHD.
Il y a aussi ceux de FranceGenWeb.
Cependant, le Fil d’Ariane annonce que les réservations en salle de lecture du SHD Vincennes sont actuellement complètes jusqu’à mi-juillet...
Ensuite, le site du SHD informe que la fermeture estivale aura lieu entre le 2 et le 14 août...
Ca ne va pas être simple... Essayez tout de même d’expliquer votre demande au Fil d’Ariane, on ne sait jamais !
Corinne
11. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 27 juin 2021, 13:28, par Annick Cottencin
Je participe à la recherche avec mon ami Alain nous souhaitons donner une véritable identité à notre soldat fusillé et peut-être retrouver sa famille.
On peut s’interroger sur le dessinateur de la tombe : Marc TISSOT qui a dessiné vers 1900 soit 30 ans après l"exécution la tombe de notre soldat ? le dessinateur connaissait l’endroit et peut-être sa famille ?
Annick
12. Qui est le soldat, 27 juin 2021, 14:31, par Frédéric hiernaux
Bonjour,
Je pense que vous avez déjà recherché aux AD 41 en série R (Affaires militaires) et sur les registres de "successions et absences" où tous les décès sont enregistrés (série 3Q) Voir peut-être aux archives municipales de Blois ?
1. Qui est le soldat, 27 juin 2021, 18:41, par Alain GAUTHIER
Bonsoir Frédéric,
Nous n’avons pas recherché sur les registres successions et absences puisque nous sommes certains que ce M Picot n’est pas de notre département, mais la série R a été épluchée.
C’est vrai qu’après avoir vu les États civils de Blois et des communes avoisinantes, nous n’avons rien demandé aux archives municipales. Cela reste à faire !
Merci
Alain
2. Qui est le soldat, 27 juin 2021, 19:13, par Frédéric hiernaux
Bonsoir Alain,
Il ne faut pas négliger la piste des registres de décès et absences que l’on trouve aux AD en série Q (sous-série 3Q généralement).
Voir par exemple cette page sur le département de l’Ain, sur la 2e ligne le soldat François BURR, décédé en 1870 à l’hôpital de Bourg et originaire de Meurthe. Le dossier est ensuite transmis au département concerné.
https://www.archives.ain.fr/ark:/22231/vta5350afd78448033f/daogrp/0/12
Cordialement.
Fred
13. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 27 juin 2021, 19:25, par Alain GAUTHIER
Merci Fred,
On apprend toujours avec ces discussions autour d’un sujet de recherche, et c’est vrai que cela a été négligé, même si la période n’a pas été propice aux visites des AD41. Mais je pense que c’est identique ailleurs...
Dès demain je les sollicite. Très cordialement
Alain
14. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 28 juin 2021, 08:21, par martine hautot
bonjour
d’aprés ce texte sur la première armée de la la Loire ( page 31 )sur Gallica ,les condamnations en cour martiale étaient toujours annoncées sur le journal officiel
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k36269j/f38.item.texteImage
15. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 28 juin 2021, 08:47, par martine hautot
Bonjour ,pour la première armée de la Loire ,les archives correspondant aux cours martiales interrogatoires et condamnations se trouvent au service historique de la défense cote GR LD 10 ,avec la date du jugement en écrivant ,vous devriez avoir votre réponse .Bon courage
Martine
16. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 28 juin 2021, 10:50, par TOUZALIN Michèle
Bonjour,
Je pense juste que vous pourriez prendre contact avec M. Gérard BOUTET, écrivain, qui a beaucoup écrit sur la région, ses habitants, ses vieux métiers, ses coutumes. Il a énormément rencontré de personnes, les a écoutées, a certainement pris et conservé des milliers de notes.Cette histoire lui est certainement connue. M. Boutet est une source de connaissances locales.
Il est né à Josnes, me semble-t-il.Il doit y habiter.
J’espère que mon idée va fonctionner.
Cordialement.
1. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 28 juin 2021, 14:19, par Alain GAUTHIER
Bonjour Michèle,
Je connais bien Gérard, nous sommes de la même génération, mais je suis un "petit"historien à côté de lui.
Non il n’a pas la réponse à notre interrogation, mais cela ne m’empêche pas d’utiliser ses connaissances à travers ses ouvrages qui sont dans ma bibliothèque.
Merci de votre proposition
Alain
17. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 30 juin 2021, 15:20, par martine Hautot
Un autre mystère, trouvé dans les archives de Blois (1870 page 586/657)décès d’ un inconnu le 4 Décembre 1870, militaire au XVI de ligne ,immatriculé sous le numéro 4072 ,décédé en la maison de la gare du chemin de fer. Un autre malheureux destin...
18. Qui est le soldat dont la tombe est sur le bord de l’Allée Anne de Bretagne en forêt de Blois ? , 20 juillet 2022, 09:43, par BRILLET
bonjour je ne sais pas si votre démarche a aboutie mais si un prêtre accompagnait le condamné il a du consigner les faits .Vous devriez donc trouver dans les archives diocésaines de Blois c est Monsieur Jean-Paul Sauvage qui s en occupait bonne journée