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Une orthographe fluctuante ou quand le Maire confond gallo et français dans les actes d’état civil


jeudi 18 décembre 2014, par Cécile Daniel

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Une des branches de ma famille porte le nom BIGUET. C’est une famille d’origine bretonne, basée à Domagné, petit village de l’Ille et Vilaine, situé à 30 km à l’Est de Rennes. La langue locale n’est pas le breton mais le gallo. Moins connue que le breton, cette langue concerne pourtant une région aussi vaste que le breton, toute la Bretagne à l’Est d’une ligne entre Vannes et St Brieuc. C’est une langue romane issue du latin populaire qui s’est enrichie au cours du temps, le gallo n’a rien à voir avec le breton qui est une langue celte. Le gallo est encore parlé et/ou compris par les personnes âgées en campagne et plusieurs associations la font vivre et connaître aux générations plus jeunes. Les personnes qui parlent le gallo sont des gallesants. L’existence du gallo est attestée depuis le Moyen âge en Haute Bretagne et cette langue est aujourd’hui reconnue par le conseil régional de Bretagne tout comme le breton.

L’ancêtre le plus ancien que j’ai trouvé pour cette famille est Pierre BIGUET qui s’est marié en 1704. De cette date jusqu’à aujourd’hui, l’orthographe du nom de famille BIGUET est stable sauf entre les années 1858 et 1861, période de naissance de mon arrière-grand-père Constant Prosper (1861) et d’une de ses sœurs Florentine (1858).

La prononciation par contre a évolué avec la généralisation du français. En Français, le nom se prononce BIGUET avec un « GUE » et en gallo BILLET avec un « YE », les personnes les plus âgées de la famille se souviennent encore de la prononciation en gallo. Certains lieux-dits de la commune de Domagné présentent la même différence entre l’orthographe et la prononciation.

La situation de mon arrière-grand-père Constant Prosper est originale : BILLET sur son acte de naissance, BILLET sur son registre militaire, BIGUET sur son acte de mariage et son acte de décès.

De plus, Constant Prosper savait lire et écrire car il signe les actes de naissances de ses enfants d’un joli BIGUET.

Idem pour sa sœur Florentine : BILLET sur son acte de naissance et BIGUET sur son acte de mariage et les autres membres de la fratrie, les frères et sœurs de Constant Prosper portent bien le nom de BIGUET sur tous leurs actes !

J’ai donc cherché une explication à ces bizarreries orthographiques, j’ai finalement trouvé que cette orthographe BILLET est due à une seule personne, le Maire de Domagné, Mr Victor Alexandre GANDON. Pendant tout son mandat et ensuite sa présence au conseil municipal, il a écrit le nom de ma famille comme il se prononce en gallo, c’est-à-dire BILLET.

Quant à son registre militaire, Constant Prosper a dû aller à Rennes pour son enregistrement en 1881, il a sûrement prononcé son nom BILLET comme il était habitué à le faire en gallo. Dans la grande ville de Rennes, le gallo était déjà moins présent ou le militaire en charge de son enregistrement n’était pas de la région, il a écrit son nom comme il l’a entendu. Sûrement intimidé de quitter sa campagne et de faire son service militaire, mon arrière-grand-père alors jeune conscrit, n’a pas signalé que son nom s’écrivait avec un G. Et c’est comme ça que plus de 100 ans après, je me suis posé bien des questions sur cette orthographe fantaisiste !

PS : Dans la série M des archives départementale, on peut trouver les archives des mairies et en particulier les comptes rendus d’élection. Les 16 membres du conseil municipal de Domagné ont été élus le dimanche 12 septembre 1852. La liste électorale a été arrêtée le 31 mars 1850, elle comportait 521 électeurs, c’était un siècle avant le vote des femmes ! Le scrutin a eu lieu dans la salle de l’école de 8h à 16h. Les électeurs ont été appelés les uns après les autres par ordre alphabétique et devaient remettre chacun un bulletin fermé contenant autant de noms que de conseillers municipaux à élire. Il y a eu 208 votants soit 60% d’abstention ! et Victor GANDON a obtenu 206 suffrages.

Lors de l’élection suivante le dimanche 19 août 1860, Mr GANDON a été réélu dans le conseil municipal sans être maire.

Source : Archives départementales de l’Ille et Vilaine.

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46 Messages

  • bonjour
    mon ancêtre le plus ancien THIEFFAIN Sébastien + 1704
    a eu pour enfants :
    TIFAIN Jeanne, TIEFFAIN Louis, TIEFFINE Jean Louis qui signe THIEFFINNE à son X, TIEFFINE Antoine
    le curé de VASSOGNE Aisne entendait comme le maire de Domagne

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    • Une orthographe fluctuante qui perdure au moins un siècle et demi ! 11 février 2015 18:01, par Christophe GUINOT

      Effectivement si nous trouvons fréquemment dans notre généalogie des variantes orthographiques au fil des générations, il arrive qu’on en découvre au sein d’une même fratrie (mais rarement aussi diversifiées que celle que vous avez rencontré ! ) Ou d’un seul individu d’un acte à l’autre comme les deux exemples que nous donne Cécile Daniel dans son article, qui à titre personnel m’apprend l’existence du gallo et qui plus généralement nous rappelle que nos ancêtres avaient leur prononciation locale propre, ce qui explique en grande partie ces différences orthographiques.

      Pour ma part, mon premier ancêtre connu en ligne masculine s’appelait François Guine, né probablement à la fin du XVIIe siècle, vivant en Haute-Vienne. Ses descendants sont nommés indifféremment Guine ou Guinot au fil des différents actes (mais concernant de mêmes individus), il faudra attendre le milieu du XIXe siècle pour voir se figer l’orthographe de chacun, Guine pour la descendance des uns, Guinot pour celles des autres...

      Par hypothèse, j’imagine que le « e » final de Guine devait ne pas être « muet » et se prononcer d’une manière proche de celle du pronom personnel « eux », et que le « o » de Guinot devait s’entendre d’une façon proche de mots actuels dans lesquels il est juxtaposé avec « eu » comme dans « un boeuf » voire comme « des boeufs » par exemple. Du coup pour le rédacteur, à une époque ou l’orthographe était plus « libre »" qu’aujourd’hui, d’autant s’agissant de noms propres, il était sans doute peu important de passer d’une variante à l’autre, qui à l’oreille n’en était pas une !

      C’est ainsi qu’en faisant ma généalogie je me suis découvert un cousin Guine, à qui je dois énormément pour la progression de ma généalogie paternelle, sachant que j’habite en Haute-Normandie et étant dépourvu d’indices suffisants au départ pour demander les actes par correspondance...

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  • Un de mes ancêtres a pour nom LANDHUYT, sa fille née LANDHUYT se verra affublée au fil des naissances de ses enfants et de son décès des patronymes : LANDOË (prononcé Landwè en wallon), LANDOIS, LANDOIT et même LONDOT, pour être née en région bruxelloise et avoir emménagé en Brabant Wallon...j’avoue avoir transpiré mille morts avant d’avoir pu établir son ascendance...D’où la nécessité d’avoir l’esprit ouvert et accepter la remise en question !!

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  • Bonjour,
    Autre exemple :
    Ma branche FERTRAY s’évanouissait dans la région de LOUDÉAC, PLESTAN...où je ne rencontrais que des FRETRAY.
    J’ai alors appris que la différence dans l’orthographe du nom se trouvait dans la prononciation, en gallo le « r » était déplacé. « Fer » est donc dit « Fre ». (Source : Maézo - Institut d’Etudes Britto-Romanes).
    Cordialement.
    Jacqueline

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  • Le gallo n’est pas que parlé en Haute-Bretagne (la Basse-Bretagne étant le pays du breton), mais aussi en Mayenne (Maine et Anjou mayennais) en Loire-Atlantique, forcément, peut-être en Sud-Manche aussi.
    C’est une langue qu’on peut apprendre à l’école (option au bac), dans laquelle on peut lire de nombreux ouvrages (notamment les albums de Tintin, dont « l’Ile Naire », pour l’Ile Noire) et qui donne lieu aujourd’hui à des fêtes traditionnelles et des festivals d’humour avec de nombreux chansonniers connus localement (Marie Guerzaille, Le Conteu & le Diseu,...).
    Si ça ressemble largement au français, la plupart des Brétiliens parlant un mix entre les deux, il est largement incompréhensible dans ses formes les plus « pures » dans les campagnes profondes.
    On y pratique volontiers le passé simple (ex : « il fut surpris », ce qui ajoute un supplément de malice) et des formes qui ressemblent à ce qu’on imagine être du vieux français « j’m’en va te dire c’que j’en pense », « t’es rendu sans ta mariée ? » (tu es venu sans ta femme ?), « avec un conscrit on a baisé une fillette au bourg » (avec un copain du même âge ou a bu une demi-bouteille de vin au village), « la-celle, c’est la classe » (j’ai le même âge qu’elle), « c’est une pièce rapportée » (il est de la famille, mais seulement par alliance),"ilon eu le pti gars" (ils ont reçu leur petit-fils) ...etc...
    La « corvée », c’est le travail fait en commun,"l’image", c’est la facture, le « pochon », c’est le sac, les « bourres », la saleté et le « bourrier », la serpillère, les « remèdes » sont les médicaments, la « pierre de suc », le morceau se sucre, etc....
    Il existe un petit dictionnaire sur le sujet aux Editions Bonneton (la passion des régions).

    La prononciation est particulière aussi, comme dit jacqueline Vanhoucke le « r » est souvent déplacé, il n’est qu’à voir tous les gens qui s’appellent « Bertron » en Mayenne et dans les « Marches-de-Bretagne », qui signifie tout bonnement « breton » en Gallo (la Bretagne se prononçant « Bertagne » en gallo. De même le village de Poilley (Poilley-Lyonnais en Ille-et-Villaine ou même Poilley-Ducey en Sud-Manche) se prononce « po-yé » et en aucun cas « poil-é ».
    .
    Evidemment, je n’ai pas épuisé le sujet.

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    • Bonjour,
      Le Gallo, le Normand et les langues parlées dans l’Ouest en général sont très proches les unes des autres et les locuteurs se comprendraient très largement. Leur distinction est essentiellement politique. Il serait probablement inconvenant que dire que le Gallo, c’est du Normand et inversement, mais il y a bien une continuité linguistique entre les deux régions. Le parler du Sud Manche est très proche du parler du Nord Ile et Vilaine, pour ne pas dire quasiment identique. Il s’agit pourtant bien d’un parler reconnu comme Normand par les Normands, au sens où il est compris, pour l’essentiel de tous les Normands, avec des variantes bien sûr. De même, le parler du Sud de l’Orne est très proche du parler du Maine et inversement bien sûr.
      En fait ces frontières régionales n’ont pas de traduction linguistique. Nous pourrions tout aussi bien dire que le Gallo et les parlers du Maine sont des variantes du Normand, comme dire que le Gallo est parlé en Bretagne de l’est et en Sud Normandie, jusqu’à la ligne Joret, qui est une vraie frontière linguistique, traversant la Normandie, depuis Granville jusqu’en Picardie et en Belgique. Ce qui n’empêche pas les Normands de considérer que leur langue est unique....
      N’oublions pas que le Normand, dans ses formes locales, est une langue officielle à Jersay (le Jerriais) et à Guernesay (le Guernsiais). C’est dire combien l’affaire est politique, langue officielle là-bas et patois décrié et méprisé, en voie de disparition ici...

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  • bonjour,
    le patois de la Haute bretagne n’est pas plus une langue que l’était le normand dont pourtant l’anglais a pris beaucoup de mot, ou le picard toujours vivant ?
    Pourquoi toute cette énergie pour vouloir faire une langue d’un simple patois régional qui ne s’appelle gallo que pour opposer ses locuteurs aux bretonnants de la basse bretagne. D’ailleurs personne ne le parle plus ...Dam vère...

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    • Bonjour Kuster,

      Pourquoi vouloir faire de « ma » langue, que d’éminents linguistes ont baptisée normanno-picarde, un patois ?
      Parce que ce « simple patois » est bien plus pur, plus proche de ses racines latines, que ce mauvais « normand » que gâtent les français :-D))
      Votre réaction n’est pas nouvelle : notre grand Corneille se vit reprocher le parler des harengères de ses dialogues par les fins lettrés de son siècle ; il n’empêche qu’aujourd’hui, si nous ne prononçons et ne conjuguons plus l’imparfait en « oi » c’est bien du à l’origine des premiers membres de l’académie françoèse, pardon française qui étaient en grand nombre Normands.
      Patois ou langue, le parler de canadiens venus pendant la Grande guerre aux quels les rouennais demandaient de quel canton ils arrivaient ?
      Etc...

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      • bonjour mon cher ami normand,

        que je sache le patois est un parler local dont les locuteurs étaient principalement des ruraux ; Mais je suis d’accord avec vous l’origine de la langue française est bien la langue Picarde. Je vis au coeur de cette région.
        Je veux dire que ce qui était encore parlé dans les années 60 et qui ne l’est plus aujourd’hui, n’était plus qu’un patois aux consonances bien charmantes, principalement le gallo en haute bretagne pays d’origine de ma mère, qui ne peut être qualifié de langue

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        • Si j’entends bien le sens de votre raisonnement, le français qui nous véhicule aujourd’hui n’est donc qu’un futur « patois » pour les locuteurs de ceux que nous désignons sous le générique de « jeunes »...

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          • bonsoir
            Le patois (qui n’est pas un terme péjoratif) c’était ce français aménagé par une communauté de paysans plus ou moins importante. A l’inverse de ce que vous avancez le langage que l’on peut entendre dans les banlieues, utilisé par une communauté aussi plus ou moins importante est comme le patois de nos ancêtres paysans. Il se nourrit de la langue française, la déforme, l’enrichit, la rend plus imagée, en fait la fait vivre. Le monde paysan a disparu, place à celui des banlieues. Le latin est une langue morte, il a fait place au gallo romain, puis au français, on dit que le patois Picard a le plus apporté au français moderne, comme l’anglais a emprunté beaucoup au patois cauchois
            En ce qui me concerne je suis vraiment nostalgique de ce passé pas si lointain et qui a définitivement disparu en une seule génération.
            Vous savez on a ouvert la boîte de Pandorre et demain existera t’il pour nos enfants ?

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            • Bonjour,
              Le sujet est sensible. Alors, je me permets d’apporter une petite précision : le patois n’est pas du « français aménagé » par une communauté de paysans. Nous parlons tous une sorte de latin qui a évolué différemment selon les régions pour donner des parlers régionaux différents, parce qu’ayant évolué différemment en fonction des influences reçues et autres phénomènes linguistiques. Les dialectes d’oil font partie de ces parlers latins et sont tous relativement proches, depuis la Walonnie, la Picardie jusqu’à la Saintonge.
              Parmi ces parlers, on trouve le Français, qui a pris le dessus pour des raisons politiques. Soit. Mais les autres parlers, tels que le Picard ou le Normand existent bel et bien et ne sont pas du tout du Français aménagé, ou, comme on a voulu nous le faire croire à l’école de la république, du mauvais Français.
              Toutes les langues évoluent. Le Français n’échappe pas à la règle.
              Mais vous seriez surpris de constater à quel point le Normand est encore aujourd’hui très présent dans les campagnes. Il a aussi beaucoup évolué et a subi de fortes influences du Français, mais il est encore bien vivant.

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    • Cher Monsieur ou Chère Madame,
      Vous posez une très bonne question : pourquoi tant d’énergie pour faire des langues de simples patois ?
      Probablement parce que le problème n’est pas aussi futile qu’il vous apparaît.
      Après deux siècles de tentative d’éradication des parlers locaux, avec un acharnement sans cesse renouvelé, nous sommes nombreux à ressentir que c’est bien notre culture que la France a tenté d’éradiquer.
      Nous ne retrouvons pas ce phénomène avec une telle ampleur dans les autres pays européens où les langues locales sont protégées comme des trésors culturels.
      Pour avoir vécu la blessure que représente l’interdiction de parler son langage maternel, le rabaissement et le mépris permanent, je peux vous assurer qu’il s’agit d’une véritable blessure.
      Aujourd’hui, alors que le gouvernement nous a concocté une réforme régionale depuis Paris, avec une logique bien jacobine, vous pouvez vous apercevoir que les identités régionales, malgré plus de deux siècles de tentative d’effacement, sont bien toujours vivantes, même si les langues régionales ont été piétinées et largement effacées.
      Il y a beaucoup de raisons pour que tant d’énergie soit déployée et une autre encore : le temps qui passe et qui voit les tenants d’une France uniforme gagner chaque jour un peu plus leur pari fou d’un effacement total des cultures régionales.

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      • bonjour,

        je suis né dans une paroisse de haute Bretagne ou l’on parlait un délicieux patois dont les derniers véritables locuteurs ont disparu depuis quelques années. Pourquoi aujourd’hui vouloir qualifier de langues ces parlers locaux Cela me surprend énormément. On voit la même chose en Normandie, en Picardie et ailleurs. mais on ne peut faire renaître ce qui est mort. Le monde paysan tel que je l’ai connu s’est éteint et avec lui son langage.
        Dam vère mon gas...

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        • Bonjour,

          Bien sûr que le monde paysan des années 1900 a disparu ce n’est pas une raison pour ne pas s’en souvenir aujourd’hui et faire vivre le gallo qui est une langue, je maintiens. Le latin et le grec ancien ne sont plus parlés non plus et pourtant toujours enseignés. Les soldats de la grande guerre aussi sont morts et pourtant ils ont fait l’actualité de cette année 2014 et non, on ne les fera pas revivre ! C’est notre histoire, et même si c’est fini, c’est important de s’en rappeler. Quand mes enfants entendent parler gallo, ils sont aux anges, idem quand je leur raconte l’histoire de notre famille, et pourtant ils sont nés à Paris et sont des enfants d’aujourd’hui branchés sur internet... C’est peut-être ça les racines, se souvenir d’un temps révolu !

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          • Oui le patois de nos pères a définitivement disparu tel que que je l’entendais parler dans mon village haut breton il y a trente ans. D’un patois on voudrait aujourd’hui en faire une langue morte. C’est étrange. Bon ? nos braves locuteurs paysans étant partis j’ai bien sur la nostalgie de ce patois que j’aimais tant entendre dans ces fêtes campagnardes où le bon cidre pétillait, la galette-saucisse répandait sa bonne odeur et où l’on dansait et l’on écoutait les conteurs à l’accent et la verve rustique du parler gallo.

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  • Bonjour,
    Pour aider certains,le nom d’une famille GOYER (T) de la Mayenne dans notre généalogie, se prononce et s’écrit GOGUET en français. Je reconnais avoir cherché longtemps « le pourquoi » de cette transformation... surtout, avec la migration des personnes dans une autre région. Bonne réception.

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  • Merci Craon.A la lecture de votre message je me suis replongée dans mon enfance .Je suis « bertonne » de la région de Saint-Brieuc et mes parents comme mes grands-parents parlaient le gallo et il n’est pas rare d’entendre les personnes de plus de 80 ans l’utiliser au quotidien .
    Le nom de GOUPILLIERE est orthographié de différentes façons ,sans i ou sans e à la fin ou sans i et sans e et cela dans la même fratrie .Le plus surprenant est que sur certains actes il est noté de la Goupilliére .Cette particule apparait puis disparait au gré des actes .

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  • Attention au franco-centrisme, ce n’est pas toujours le gallo ou les autres langues régionales qui déforment le français. On peut voir l’inverse. Ainsi j’ai dans mes ascendants une Marie Guillemin (Djémin en gallo que le curé a transcrit maladroitement Glémin. De même j’ai des ancêtre Bihan du pays bretonnnant qui sont de devenus francisés en Bian voire Bienne.

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  • Oh la la ! Pour moi c’est déja compliqué de faire mon arbre étant donné que j’habite maintenant au Brésil, mais en lisant votre article, alors la c’est encore plus désespérant pour moi.

    J’ai adoré ces informations car très interressant et informatique pour moi.
    J’ai beaucoup apprécié en particulier la réponse de Craon sur les déboires provoqués.
    C’est passionnant de voir notre histoire raconté avec des détails surprenants.Je crois comprendre maintenant pourquoi les canadiens ont une si particulière façon de parler. Ce doit être d’où ils viennent originairement de France. J’adore écouter les cadadiens parler, mais au début ce n’était pas facile.

    Merci à Thierry Sabot de nous donner toujours des articles super interéssants.

    Michelle

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  • Bonjour et Joyeux Noël !
    Je m’étonne qu’on puisse écrire et que le gallo n’est pas une langue, et qu’il n’est plus parlé.
    Elevée dans le Poitou et en ville, ne parlant même pas le « parlhange poitevin-saintongeais », j’ai appris le gallo, si proche du normand que ma grand-mère parlait dans le Cotentin, via des cours par Internet et les albums de Tintin. J’ai même un dictionnaire et peux vous dire que cette langue très imagée est bien plus riche que le français.
    Je lis le gallo (enfin, un des...) et je pourrais l’écrire. Mais je ne le parle pas faute d’occasion. Je ne crois pas que mon cas soit exceptionnel et quand mes moyens me le permettaient j’allais tous les ans au Festival Interceltique de Lorient et -entre autres- j’y écoutais les conteurs en gallo et en « gallo aménagé » (un peu plus proche du français). Je n’étais pas la seule !
    Comprendre le gallo ne m’a pas permis de remonter très loin dans une de mes branches établies dans la région de Surgères (Charente-Maritime) tout simplement parce que là, on n’y a sans doute jamais parlé gallo. Mais pour déformer les noms, on s’y entend... La grand-mère de ma grand-mère s’appelait Prémoran... peut-être ! J’ai trouvé dans les tables décennales puis dans les registres plus anciens : Prémoron, Premorand (ce qui serait encore assez proche)... et Plémorin. Vérification faite, c’était bien un ancêtre dont les enfants se sont appelés Prémoran. Le nom semble rare. Si quelqu’un l’a croisé, merci de me le dire !

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  • Au sujet de l’orthographe des noms
    Bonjour à tous,
    J’ai eu moi aussi des difficultés à remonter le temps en raison d’une évolution orthographique parfois surprenante vraisemblablement due à la prononciation du patronyme lors de l’enregistrement d’actes .
    Mes ascendants paternels portaient le nom de COR.
    Jusqu’à la 6e génération j’ai pu les retrouver sans difficulté à Bussière - Badil où ils étaient implantés malgré l’ orthographe fluctuante de ce patronyme qui a pris toutes les formes imaginables : COR,CORS, CORRE,CORPS,...mais à l’oreille, on retrouvait toujours la même consonnance

    Puis subitement , le trou... ils étaient introuvables sur Bussière même dans les communes voisines . J’ai donc d’abord pensé que nous venions de Bretagne où ce patronyme est très répandu
    Mais en consultant l’acte de décès de l’un des collatéraux j’ai pu déterminer qu’ils étaient originaires de Champniers, commune proche de celle de leurs descendants .
    Mes recherches se donc orientées de ce côté mais toujours pas de « COR » sous quelque forme que ce soit.
    Par contre après ces recherches infructueuses j’ai fini par trouver un « CAUX » dont la naissance correspondait bien à ce que je cherchais puis d’autres CAUX , CAU, CAUD, même CEAU ... qui avaient tout à fait le profil requis pour être ceux que je cherchais et même en 1717 un « COURT » . Il n’y avait plus aucun doute , à force de confronter les actes des uns et des autres, j’ai pu avoir la certitude qu’il s’agissait bien de mes aieux .

    Lorsqu’ils étaient encore à Champniers ils s’appelaient CAU, puis en arrivant à Bussière- Badil, le secrétaire de Mairie a ajouté un « r » ce qui a donné COR
    Pas très surprenant en fait , vu qu’ils étaient illettrés et qu’ils ne pouvaient le contredire . L’accent du terroir et le patois y ont sans doute été pour quelque chose ;

    Voilà que mes ancêtres que je croyais Bretons , étaient de bons Périgourdains , au moins depuis presque 3 siècles.

    Répondre à ce message

  • « Une orthographe fluctuante ou quand le Maire confond gallo et français dans les actes d’état civil »

    Bonjour à tous, passez d’agréables fêtes de fin d’année .

    J’ai également été confrontée à des bizarreries orthographiques et je pense que nous l’avons tous été à un moment ou à un autre mais avec un peu de détermination, on arrive à avancer malgré tout.

    Ma branche paternelle est originaire du nord de la Dordogne plus précisément de Bussière-Badil pour les générations 3, 4, 5, et 6 . Je n’ai pas eu de mal à les retrouver malgré les orthographes fantaisistes que les Maires ou les secrétaires de Mairie ont imaginées : COR, CORS, CORRE CORPS...

    Mais à partir de la 7e génération, le « trou », les « COR » demeuraient introuvables tant à Bussière que dans les communes environnantes.

    En consultant l’ acte de décès de mon aieul de la 6e génénération j’ai pu avoir cependant la certitude qu’ils étaient originaires de Champniers commune proche de Bussière- Badil

    Cet acte donnait son âge, son lieu de naissance : Chèvre -morte à Champniers où je me suis rendue ( par le net) mais à Champniers point de « COR » sous quelque forme que ce soit, je désespérais .Jimaginai donc que mes aieux, portant ce patronyme, venaient sûrement de Bretagne ou il est est très répandu

    Néanmoins, je continuai à m’obstiner et il devint évident que mon aieul, était bien né à Champniers au lieu indiqué sous le nom de Pierre CAUX et ensuite j’ai trouvé d’autres CAUX, ou CAUD, ou CAU et même CEAU .
    En 1917 j’ai même trouvé un ascendant qui s’appeleit COURT

    Lorsqu’ils sont arrivés à Bussière, la famille n’était pas connue dans le village , le Maire a écrit ce qu’il avait entendu : CORS ( tout bien réfléchi , CAUX, CORS, ce n’est pas si différent à l’oreille )et avec l’accent du terroir les RRR roulés , on peut facilement imaginer que le Maire ait pu se « tromper ». Et comme ils étaient illettrés ils ne pouvaient le contredire .
    Bon gré mal gré, ils avaient changé de patronyme sans qu’on leur ait demandé leur avis !

    Et voilà comment j’ai maintenant la quasi certitude ,que mes ancêtres que je croyais Bretons , étaient en fait Périgourdains depuis au moins environ 3 siècles . Mais après tout peut- être qu’avant 1700 ils étaient Bretons ou Normands , le pays de Caux , c’est bien par là ? !

    PS. Je découvre que le Gallo comporte beaucoup d’expressions que l’on retrouve dans le patois charentais. Normal, en migrant nos ancêtres ont apporté dans leurs bagages leur langue, leurs coutumes et bien d’autres choses encore .

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  • {{}}Le GALLO n’est qu’un simple PATOIS c’est à dire un FRANCAIS déformé et variable d’une commune à l’autre.
    Il est encore parlé entre gens de la campagne (moins qu’autrefois évidemment)...

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  • Merci pour votre intéressante histoire.J’avais entendu parler du gallo,je me doutais qu’il était parlé par mes ancêtres d’Essé et autres villages des environs,mais j’ignorais tout de cette langue concurrente du breton.Je vais essayer d’approfondir ma connaissance grâce à vous.

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  • Bonjour,
    Et les Des Champs, De Champs, Déchamps Dèchant, Dechamp, Dechent... ?
    Mon nom de famille s’est « stabilisé » vers 1828, auparavant il n’était que phonétique et dépendait de l’humeur du curé ? J’ai remarqué que les curés Picard ou belge ( écrivant septante ou nonante ) l’écrivaient systématiquement Dechamps, alors que les Notaires, même les plus ancien ( 1680) l’écrivaient Deschamps ?
    Un frère de mon aïeul de la fin du XVIII ème a lui utilisé le nom Dechamp(s) qui existe encore de nos jours ?

    A Soissons, Veslud, Ressons le long, les deux orthographes cohabitent à la même époque pour une origine commune et je me suis demandé si ce n’était pas voulu pour être différencié sur les actes (nombreux a cette époque) ! Ex : un boucher qui avait une vache trop maigre passait par un notaire pour confier sa vache pendant 15 jours à une personne qui prendrait soin de la faire paître !
    En fait tout viens de la phonétique qui pouvait varier sur 40 km au point qu’étant enfant je me posais déjà la question pourquoi ma grand mère disait :
    ch’prein un sieu pour deuner à bouaire a ch vieu alors que ma tante dans l’Aisne disait elle :
    ch’prein un sio pour deuner a bouaire a ch’ vio ?

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  • Et s’il n’y avait que dans les noms propres que les maires et officiers d’état-civil mélangeaient le patois au français !
    j’ai renseigné sur ce site (ou un autre de généalogie) une personne dont les ancêtres étaient nés et mariés à Menou, dans la Marne, écrit ainsi dans les actes officiels !. Et elle ne retrouvait pas cette localité ! Ma mère étant née à Sainte Ménéhould, j’ai pu lui faire retrouver ses ancêtres, car Menou (en sautant au passage le Sainte !) est la prononciation en champenois de cette ville !

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  • les racines de ma famille sont du pays de retz, je ne pense pas, pour mon cas, que la langue ou le patois sont le résultat des différentes orthographes du nom mais plutôt du savoir écrire du rédacteur (et même du savoir lire) ainsi des enfants ROCHAIS ou ROCHé naissent et le pére et la mère sont orthographiés ROCHER
    Au début du 18°siècle dans les paroisses de Saint-Pére-en-Retz et de Sainte-Opportune-en-Retz, de la même filiation, le rocher devient rochais.Outre l’écriture phonique, je pense que le rédacteur prenait des libertés afin de différentier telle famille rocher d’une autre famille rocher.

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  • Le même phénomène est observable dans le Nord-Cotentin à la même époque. Par exemple, selon les curés ou les vicaires, un descendant de CROISY pourra être noté CROISIER, un descendant de DOSSIER, DOSSY, etc. ou inversement. C’est que chez nous un pommier est un poumy, un merisier, un m’risy , etc. Les hypercorrections ’"il me dit s’appeler Fleury parce qu’il ne connaît que le patois, je vais rétablir Fleurier..." n’arrangent pas les choses.

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  • arrêtez de chipoter entre « Langues » & « Patois ».
    De fait dans les langues romanes pratiquées sur ce qui est à présent le territoire français il y avait deux deux familles : la langue d’Oc (en gros la moitié sud) et la langue d’Oil (soit la moitié nord).

    Ce que nous appelons Gallo, Normand et Picard était de la famille Oil et à ce titre véritablement une langue.
    Mais ce qui a été parlé pendant des siècles différait avec chaque village. La nuance s’entendait parfois à moins de 10 km de distance, je le vis dans le Vimeu avec le Picard ou « Comme ça » peut se dire « comme cha », « comme Cheu », ou comme Au" de Ault à Friville- Escarbotin.

    Et pour les adeptes de la grande Langue d’Oc, le provençal diffère autant du parler du Rouergue que le Gallo du Chtimi qui est aussi du Picard.

    Donc le Gallo est bien une Langue, et ce qui était parlé dans tous les villages de son ère, en était des dérivés donc des patois.
    Et de Compiègne à Namur on parle Picard chacun dans la variante locale.

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    • Bonjour
      Je suis bien d’accord
      La frontière entre "langue"et « patois » est imprécise . Le patois est en fait un « parler local » de la langue d’oc ou de la langue d’oil mais le terme de patois a une connotation péjorative ,et c’est dommage car nos aieux étaient les véritables artisans de la langue fraçaise . Lorsque le mot manquait à leur vocabulaire, ils en inventaient un, souvent imagé qui ensuite était repris par leurs enfants
      En Charente la limite OC / OIL n’est pas nette et le patois est fortement influencé par la Vendée mais aussi par le parler du sud
      Je me souviens avoir souvent entendu dire « ce verre sent le fraîchin » ;cette expression employée chez moi en Charente serait venue de Vendée ( à rapprocher de l’odeur de la marée mais pas fraîche ) ; elle désigne une odeur difficile à définir, fade , voisine de celle du blanc d’oeuf, désagréable en tout cas mais tout le monde n’a pas la faculté de la deceler , moi je la ressens et je n’ai trouvé aucun mot français pour la désigner.
      Un autre mot me revient souvent : ma mère disait : il faut ramasser le linge parce que le « serin tombe ». ou bien « il serine » , en clair : l’humidité tombe , il bruine ....ce terme est également beaucoup employé en Vendée mais ce n’est que bien plus tard que j’ai fait le rapprochement avec « la serena » (le soir en espagnol)donc le serin pourrait bien nous venir de la langue d’oc.
      Egalement nos célèbres « cagouilles » viennent tout droit de l’occitan « cagolhe », elle-même dérivé de l’Espagnol « caracol »
      Maintenant tout le monde connait ce mot.
      Et que dire de nos « mogettes » ?(qui ceci dit en passant ont obtenu le label européen en 2010) terme qui nous vient de temps reculés.
      Alors est-ce que ce sont toujours des mots de patois ?
      Non ces deux derniers termes ,entre autres , ne sont plus des mots patois limités à une région : ils sont officiellement entrés dans le langage français.

      Normal : la région Poitou Charente est une zone « tampon » entre le nord et le sud donc le parler s’est doublement enrichi de mots puisés dans le parler du nord et dans le parler du sud

      Pour toutes ces raisons je n’aime pas le mot « patois » car il déprécie le parler de nos ancêtres
      Tous les mots , adoptés récemment par nos académiciens, sont d’anciens mots de patois du XXIe siècle,de l’argot de mots nés du parler imagé de nos jeunes qui ont été d’abord dénigrés par les puristes mais qui se sont finalement imposés , et la langue va continuer à s’enrichir encore et toujours parce que c’est une langue vivante

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      • Mes ancêtres français sont arrivés au Québec en 1653 pourtant ma mère utilisait cette expression, quand j’étais jeune elle me disait : rentre tes jouets le serin va tomber bientôt, et qui avait la même signification que la vôtre.

        Certaines expressions de votre langue régionale ont été transmises au delà des frontières de la France et toute sa beauté n’est pas perdue.

        Je trouve dommage que les Français utilisent de plus en plus d’anglicisme. Ici au contraire on tente de conserver le plus possible la langue française,

        Exemple au tennis vous utilisez : un break ici on utilise un bris d’égalité.

        Vous allez shoppé, ici on va faire des emplettes.

        Vous allez parker votre auto, ici on stationne notre auto. Etc.

        Notre langue est si belle pourquoi ne pas tenter de la conserver.

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        • Les Canadiens parlent comme les Charentais de la 1re moitié du XXe : même accent et beaucoup d’expressions similaires Lorsque je suis allée au Canada j’ai été frappée par cette ressemblance . En fait les Canadiens Français sont les descendants de Français venus de l’Ouest : Bretagne Normandie Poitou Saintonge . Pas étonnant donc que la langue ait perduré . Et l’éloignement favorise toujours le désir de renforcer notre identité et permet même souvent de la découvrir . Lorsqu’on ne quitte pas sa terre natale, on n’a pas toujours conscience de cela : ayant vécu durant 20 ans hors de France je sais de quoi je parle
          Pour ce qui est des anglicismes , ça fait partie de l’évolution , ça vient tout seul, on n’y peut rien . On n’impose pas des mots : ils s’imposent d’eux-mêmes et ces anglicismes ont un avantage : ils sont compris de tous les peuples du monde entier : nous ne sommes plus tout seuls .

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  • La même chose doit probablement s’observer chaque fois qu’il y a deux langues avec deux graphies pour le même son. J’ai un exemple entre occitan et français : la ville de Génolhac en Cévennes est en graphie occitane et ce nom se prononce « genouillac » d’où le nom d’un collègue à moi qui s’écrivait GENOUILLAC. Probablement que le nom de la ville a été relevé sur une carte ou un document ancien et que l’ancêtre de mon collègue a prononcé son nom qui a été retranscrit par une personne qui écrivait le français et pas l’occitan - il y a beaucoup de retranscriptions avec ce genre d’erreur d’autant plus que le mouvement du félibrige a adopté la transcription de la langue occitane par des sons français et non pas l’éthymologie.

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