Georges Petitjean et René Villain, deux amis séparés par la Guerre, correspondent par cartes postales. Le ton utilisé entre eux est très libre et "met le doigt là où ça fait mal". Ces courriers ont, malgré tout, passé la censure.
Accueil > Chroniques de nos ancêtres > La vie militaire > « Nos Poilus »
« Nos Poilus »
-
La Campagne d’Orient vue de l’intérieur : deux courriers non censurés !
1er juillet 2008, par Danièle Lainé, Michel Guironnet -
"Depuis les pieds jusqu’à la tête, on est couleur de boue"
4 août 2008, par Danièle Treuil †, Michel GuironnetJoseph Renaud, né en septembre 1873, s’est engagé dans l’active comme sous lieutenant au 54e régiment d’infanterie coloniale. D’abord dans la région de Vauquois puis sur le front d’Orient à partir d’octobre 1915. Jusqu’à son départ pour l’Orient, il a tenu chaque jour son journal sur un petit carnet, au crayon, d’une écriture fine et serrée.
-
Un nom, un homme, un soldat : Jules Leteur, Poilu de Suilly La Tour
23 août 2008, par Michel Guironnet« Ne restent plus aujourd’hui au village que des noms gravés sur une stèle au cimetière ou sur une plaque dans l’église… Le temps a en partie effacé les patronymes de ceux qui sont « Morts pour la France »… Avant que l’oubli n’ensevelisse à son tour tous ces jeunes hommes… J’ai tenté de les faire « témoigner »… de raconter la guerre à travers ceux qui l’ont faite !
-
En route vers Salonique avec Elie Burnod de l’Armée d’Orient (avril-mai 1917)
1er septembre 2008, par Claire Girardeau-Montaut, Michel GuironnetCe « carnet de route » est tenu par Elie Burnod, simple brigadier envoyé en Macédoine. Son récit débute le 27 avril 1917 et se termine le 15 janvier 1918. Son texte nous a été transmis par Madame Claire Girardeau-Montaut, sa petite-fille.
-
En Macédoine avec Elie Burnod (mai 1917 à janvier 1918)
18 septembre 2008, par Claire Girardeau-Montaut, Michel GuironnetCe « carnet de route » est tenu par Elie Burnod, simple brigadier envoyé en Macédoine. Son récit débute le 27 avril 1917 et se termine le 15 janvier 1918. La semaine dernière, nous avons fait avec lui le voyage de Vienne à Salonique (avril - mai 1917). Aujourd’hui, nous le suivons en Macédoine pendant neuf mois de guerre (mai 1917 à janvier 1918).
-
Adolphe Rousseaux : « Prisonnier, pas blessé »
1er octobre 2008, par Jacqueline Bizet, Yvonne RousseauxLe 31 Juillet 1914, c’étaient les vacances. Comme chaque année, nous allions partir à la Ferté-Macé (Orne). Hélas ! les événements en décidèrent autrement : 4 août, l’Allemagne déclarait la guerre à la France. Mon père devait rejoindre son unité : le 26° régiment d’infanterie à Mayenne. Il prit le train à la gare de Vanves Malakoff. Pour le voyage, ma mère lui avait mis de la nourriture et un peu de linge dans une musette. L’image de son départ est restée gravée dans ma mémoire : nous pleurions, ma soeur et moi car jamais papa ne nous avait quittées, et bien que petite, je comprenais que ce moment était très grave.
-
Espoir de paix dans les tranchées : les courriers d’Eugène Lepage
9 octobre 2008, par Michel Guironnet, Nicole LepageJe possède quelques lettres (juin et octobre 1918) que mon grand-père
écrivit à ma grand-mère durant cette guerre, où il est mort à la veille de l’armistice, ainsi que ses deux médailles et l’extrait annonçant son attribution de la médaille militaire. Outre leur lecture émouvante, ces courriers à sa femme Marie sont très révélateurs de l’espérance vécue dans les tranchées de voir bientôt la fin des combats. -
Même bien « dissimulés », la faucheuse les a trouvés
16 octobre 2008, par Didier PillonUne des grandes causes de la guerre de 14/18 est la reconquête de l’Alsace-Lorraine. La peur de l’espionnage était partout. Le fait seulement d’avoir un nom alsacien était suspect. Pour « mourir au champ d’honneur », sans avoir à se justifier sur leurs origines, mes deux grands oncles Albert et Charles Muckensturm ont été obligés de se « Dissimuler » sous les noms de MARON pour l’un et de FRANÇOIS pour l’autre, avec l’accord de leurs chefs.
-
Plus jamais ça...
30 octobre 2008, par Alain MorinaisAujourd’hui, j’ai envie de crier ton exemple, celui de ces hommes dont plus de la moitié périrent dans la nuit, du 10 au 11 juillet 1916, sur la route de Verdun aux abords de Thiaumont, que d’autres hommes comme vous, bien qu’Allemands, attaquaient sur ordre. « Tu trouveras peut-être un jour une citation pour une décoration. Dis-toi bien qu’il n’y a rien de grand à cela. La trouille, mon grand… la trouille seule est à l’origine des exploits dans ces cas-là… »
-
Faire mentir Roland Dorgelès
30 octobre 2008, par Michel Guironnet« Je me trouvais là le soir où il est sorti, ce caporal qui voulait faire sauter le réseau allemand avec des pétards de dynamite. Il n’avait pas avancé de dix mètres qu’une fusée l’a découvert et tous les créneaux ont tiré en même temps. Il est mort sans souffrir, dans la griserie de sa bravoure. Bientôt, cette nuit peut-être, un autre se dévouera comme lui. Combien de victimes coûtera-t-il encore, ce petit bois où, l’an dernier, les filles de Laon venaient aux fraises ; et tous les bois de France, et tous les prés, et tous les champs...
N’est-ce pas atroce de penser, devant ce jeune mort étendu, que la guerre terminée, des milliers de sacrifices pareils tomberont dans l’oubli et que rien, jamais rien, ne paiera les héros : pas même un souvenir ».