
"Dix-neuf jours seulement après l’armistice, Françis, 31 ans, était pressé, Sylviane, 18 ans, s’était laissée séduire par la mâle assurance de l’homme mûr, râblé et fort, la culture physique entretenant chaque matin une musculature d’athlète, beau comme un héros revenu indemne quand les gueules cassées étaient légions, le cheveu gominé légèrement ondulé, la moustache guidonnante sur des lèvres finement ourlées, portant élégamment le costume croisé, le col dur sous le nœud papillonné, un regard droit et fier, sachant se faire rieur et de velours lorsqu’il décidait de lâcher prise un instant, un instant seulement, car le plus souvent, il restait concentré sur ce qu’il croyait être essentiel" (Extrait de Au prix du Silence).
Messages
1. Le 30 novembre 1918, le mariage de Sylviane Cardoche et de Francis Morinais, 7 novembre 2016, 12:06
Monsieur Orson évoque les arrieres plans articiciels de la photo ; En complement information je joins des liens à ce sujet. Ces décors trompe l’oeil étaient peints sur toiles sans chassis et se roulaient pour être stockés voir transporter en extérieur comme on le verra pour un photographe ambulant. Ces toiles étaient de ce fait fragiles et je n’en ai jamais vu sur des brocantes... sur la photo du lien joint prise chez le même photographe on retrouve en arrière plan le paysage scene galante avec deux personnages et à droite la fausse cheminée à colonne. au sol un tapis allant jusqu a la base des toiles peintes permettant de cacher la jonction au sol. Certains photographes avaient choix de toiles suivant les thèmes des photos voulues par les clients ; dans le lien soldats1 14 on voit de nombreux exemples......
https://www.delcampe.net/fr/collections/cartes-postales/france-photos/75017-paris-cpa-photographie-robert-paris-101-av-de-clichy-jeune-femme-elegante-chapeau-
fourrure-renard-1914-81806503.html
http://combattant.14-18.pagesperso-
orange.fr/Representer/RImg08.html
dans le lien suivant nous voyons un photographe ambulant ayant installé un arriere plan peint calé sur une charette derrière le client à chapeau !
http://numelyo.bm-lyon.fr/BML:BML_01ICO001014cd156a098b47
De petits meubles eux bien réels étaient rajoutés devant pour intégrer l illusion et aussi permettre aux clients de s’accouder , d’avoir une présence plus vivante moins statufiée !!!!
de la part de B.Chabrier
2. Le 30 novembre 1918, le mariage de Sylviane Cardoche et de Francis Morinais, 4 novembre 2016, 10:19, par monique simon
Bonjour,
Je doute que la robe de la mariée - à cette époque - ait eu besoin d’un cerceau. Cette mode n’est venue que beaucoup plus tard. C’est le mouvement de la mariée (la main sur l’épaule de son mari) qui donne cette impression.
Ma tante dont le mariage a eu lieu en 1918, portait une robe de ce genre, à la cheville, laissant voir bas et souliers blancs.
Pour ma part - en 1952 - un cerceau donnait un air "crinoline" à ma robe et les pieds étaient cachés on ne voyait que le bout de l’escarpin.
Petit détail, certes.
Monique
1. Le 30 novembre 1918, le mariage de Sylviane Cardoche et de Francis Morinais, 22 octobre 2016, 16:37, par Orson
Notons le décor artificiel typique de l’époque : la photo a bien évidemment été prise dans l’atelier du photographe et pas dans une église. Notons également la "Croix-de-guerre", qui témoigne d’une respectabilité suffisante pour être arborée en un tel jour, et du cerceau dans la robe de la mariée, qui étant donnée la pose choisie, n’est pas du meilleur effet. A l’évidence, il ne s’agit pas de gens des plus communs, puisque les toilettes, spécifiques d’un mariage (robe blanche, papillon blanc, oeillet à la boutonnière, pochette,...chaussures neuves, de belle facture et assorties..., révèlent une certains aisance.
Deux ou trois points de "modernité" aussi : la "pose" qui n’est pas ordinaire pour l’époque..., est-ce le choix du photographe ou celui des mariés ? Les regards des mariés parait plus communiquer avec le photographe plus qu’entre eux, peut-être parce que leur découverte mutuelle reste encore largement à faire, en dépit du "doux sentiment" qui parait les animer....Le marié n’a ni gants, ni chapeau, contrairement à l’usage assez largement répandu.... S’il les avait achetés spécifiquement pour cette cérémonie, il les aurait mis ou au moins laissés sur un guéridon visible sur la photo....
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3. Le 30 novembre 1918, le mariage de Sylviane Cardoche et de Francis Morinais, 23 octobre 2016, 14:00
https://www.delcampe.net/fr/collections/photographie/photos-anciennes-av-1900/photographie-cdv-c-1900-robert-photographe-avenue-de-clichy-paris-garcon-mars-phot4-307246654.html
voici le verso D UNE PHOTO DE CE PHOTOGRAPHE AVEC DIVERSES INDICATIONS
B.Chabrier
4. Le 30 novembre 1918, le mariage de Sylviane Cardoche et de Francis Morinais, 23 octobre 2016, 13:49
quand je dis surprise dans mon message precedent ce n est pas pour la photo mais pour la référence du photographe et on trouve aussi sur eBay ce photographe .
infos complémentaires :
Dates
entre 1880 et 1900
Robert exerce au 101 avenue de Clichy à Paris à partir du milieu des années 1890. B.Chabrier
5. Le 30 novembre 1918, le mariage de Sylviane Cardoche et de Francis Morinais, 23 octobre 2016, 13:37
BONJOUR , j ai agrandi la photo avec photoshop et l ’ai beaucoup contrastée en bas à droite la signature gaufrée du photographe comme souvent à cette époque. J ai trouvé juste avant la chaussure un M majuscule de belle calligraphie initiale prenom ou nom ...apres illisible sur trois à quatre lettres CAR SUR CHAUSSURE et e r t EN MINUSCULE DONC FIN DU NOM ! ensuite
dessous RIS le début du mot invisible car sur chaussure de suite ; ; ; ;j ai pensé PARIS.
dessous 101 Avenue (ce mot écrit en abrégé) de CLICHY
DONC le photographe était de PARIS !
j ai poursuivi sur internet mes investigations en tapant diverses choses liées à photographe ancien Paris et des éléments de l’adresse et là suis tombée sur eBay je vous joins le lien.CAR SURPRISE !!!!!!
http://picclick.fr/Photographie-Ancienne-Portrait-Dun-Couple-Photographe-Robert-A-401049933827.html
Peut être que ces éléments peuvent vous faire avancer dans vos recherches .B.Chabrier
6. Le 30 novembre 1918, le mariage de Sylviane Cardoche et de Francis Morinais, 22 octobre 2016, 19:05, par André Vessot
Bonsoir Alain,
Heureux de te retrouver sur la gazette. Merci pour cette belle photo qui illustre bien ton livre "Au prix du silence" que j’avais beaucoup aimé.
Bien amicalement.
André
7. Le 30 novembre 1918, le mariage de Sylviane Cardoche et de Francis Morinais, 22 octobre 2016, 16:37, par Orson
Notons le décor artificiel typique de l’époque : la photo a bien évidemment été prise dans l’atelier du photographe et pas dans une église. Notons également la "Croix-de-guerre", qui témoigne d’une respectabilité suffisante pour être arborée en un tel jour, et du cerceau dans la robe de la mariée, qui étant donnée la pose choisie, n’est pas du meilleur effet. A l’évidence, il ne s’agit pas de gens des plus communs, puisque les toilettes, spécifiques d’un mariage (robe blanche, papillon blanc, oeillet à la boutonnière, pochette,...chaussures neuves, de belle facture et assorties..., révèlent une certains aisance.
Deux ou trois points de "modernité" aussi : la "pose" qui n’est pas ordinaire pour l’époque..., est-ce le choix du photographe ou celui des mariés ? Les regards des mariés parait plus communiquer avec le photographe plus qu’entre eux, peut-être parce que leur découverte mutuelle reste encore largement à faire, en dépit du "doux sentiment" qui parait les animer....Le marié n’a ni gants, ni chapeau, contrairement à l’usage assez largement répandu.... S’il les avait achetés spécifiquement pour cette cérémonie, il les aurait mis ou au moins laissés sur un guéridon visible sur la photo....
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1. Le 30 novembre 1918, le mariage de Sylviane Cardoche et de Francis Morinais, 4 novembre 2016, 10:19, par monique simon
Bonjour,
Je doute que la robe de la mariée - à cette époque - ait eu besoin d’un cerceau. Cette mode n’est venue que beaucoup plus tard. C’est le mouvement de la mariée (la main sur l’épaule de son mari) qui donne cette impression.
Ma tante dont le mariage a eu lieu en 1918, portait une robe de ce genre, à la cheville, laissant voir bas et souliers blancs.
Pour ma part - en 1952 - un cerceau donnait un air "crinoline" à ma robe et les pieds étaient cachés on ne voyait que le bout de l’escarpin.
Petit détail, certes.
Monique